Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Mon, 25 May 2015 11:17:04 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ L'Église ouvre en grand ses portes à toushttp://news.catholique.org/56892-l-eglise-ouvre-en-grand-ses-portes-a-tous 2015-05-25T09:17:04Z text/html fr Catholique.org « L’Église ne ferme la porte au nez de quiconque ! Même pas au pécheur, à personne !... Elle ouvre en grand ses portes à tous parce qu’elle est mère », affirme le pape François lors du Regina Coeli du dimanche 24 mai 2015. Pour la solennité de la Pentecôte, le pape a présidé la prière mariale place Saint-Pierre, depuis une fenêtre du palais apostolique : « L’Église ne naît pas isolée, elle naît universelle, une, catholique, avec une identité précise mais ouverte à tous, non fermée, une identité qui embrasse le monde entier, sans exclure personne », a-t-il déclaré. « L’Esprit Saint, descendu dans le cœur des disciples le jour de la Pentecôte, marque le début d’une nouvelle saison : la saison du témoignage et de la fraternité », a ajouté le pape : « Comme ce jour-là, jour de Pentecôte, l’Esprit Saint descend aujourd’hui sur l’Église et sur chacun de nous pour que nous sortions de notre médiocrité et de nos fermetures, et communiquions au monde entier l’amour miséricordieux du Seigneur. Communiquer l’amour miséricordieux du Seigneur : voilà notre mission ! » A.K. Paroles du pape François Chers frères et sœurs, bonjour. La fête de la Pentecôte nous fait revivre les débuts de l’Église. Le livre des Actes des apôtres raconte que, cinquante jours après Pâques, dans la maison où se trouvaient les disciples de Jésus, « un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent… et tous furent remplis d’Esprit Saint » (2,1-2). Cette effusion transforme complètement les disciples : la peur est remplacée par le courage, la fermeture cède le pas à l’annonce, et une foi pleine d’amour chasse tous leurs doutes. C’est le « baptême » de l’Église, le début de son cheminement dans l’histoire, guidée par la force de l’Esprit Saint. Cet événement change le cœur et la vie des apôtres, et des autres disciples, se répercutant aussitôt à l’extérieur du cénacle. En effet, cette porte tenue fermée pendant cinquante jours, est finalement ouverte en grand et la première communauté chrétienne, qui n’est plus repliée sur elle-même, commence à raconter aux foules de différentes provenances les merveilles de Dieu (cf. v. 11), c’est-à-dire de la résurrection de Jésus, qui avait été crucifié. Et chaque personne entend les disciples lui parler dans sa langue. Le don de l’Esprit rétablit l’unité de langage, perdue après Babel, et préfigure la dimension universelle de la mission des apôtres. L’Église ne naît pas isolée, elle naît universelle, une, catholique, avec une identité précise mais ouverte à tous, non fermée, une identité qui embrasse le monde entier, sans exclure personne. L’Église ne ferme la porte au nez de quiconque ! Même pas au pécheur, à personne ! Et ceci par la force, par la grâce de l’Esprit Saint. La mère Église ouvre, elle ouvre en grand, ses portes à tous parce qu’elle est mère. L’Esprit Saint, descendu dans le cœur des disciples le jour de la Pentecôte, marque le début d’une nouvelle saison : la saison du témoignage et de la fraternité. Une saison qui vient d’en haut, qui vient de Dieu, comme les langues de feu qui se posèrent sur la tête de chaque disciple. Cette langue de feu était la flamme d’amour qui brûlait toute rugosité ; c’était la langue de l’Évangile qui franchit les frontières placées par les hommes et qui touche les cœurs des multitudes, sans distinction de langue, de race ou de nationalité. Comme ce jour-là, jour de Pentecôte, l’Esprit Saint descend aujourd’hui sur l’Église et sur chacun de nous pour que nous sortions de notre médiocrité et de nos fermetures, et communiquions au monde entier l’amour miséricordieux du Seigneur. Communiquer l’amour miséricordieux du Seigneur : voilà notre mission ! La « langue » de l’Évangile et le « feu » de l’Esprit Saint nous ont été donnés à nous aussi pour que, au moment où nous annonçons le Christ ressuscité, vivant et présent au milieu de nous, nous réchauffions nos cœurs et celui des peuples en les rapprochant de Lui, le chemin – la vérité – la vie. Abandonnons-nous à l’intercession maternelle de Marie qui était présente comme mère au milieu des disciples à l’intérieur du Cénacle : c’est la mère de l’Église, la mère de Jésus devenue mère de l’Église. Remettons-nous à elle afin que l’Esprit Saint descende en abondance sur l’Église de notre temps, remplisse les cœurs de tous les fidèles et allume en eux le feu de son amour. Traduction de Zenit, Océane Le Gall News de Catholique.org A la Pentecôte, Marie accompagne l'Églisehttp://news.catholique.org/56891-a-la-pentecote-marie-accompagne-l-eglise 2015-05-25T09:17:02Z text/html fr Catholique.org Le jour de la Pentecôte, Marie est là, et de sa maternité, elle accompagne l’Église, explique en substance le pape dans son homélie de la messe de Pentecôte, dimanche 24 mai, en la basilique Saint-Pierre. « Avec eux se trouvait Marie, la Mère de Jésus, première disciple, mère de l’Église naissante. De sa paix, de son sourire, elle accompagnait la joie de la jeune Épouse, l’Église de Jésus », dit le pape. Voici le texte intégral de son homélie : une traduction officielle. Homélie du pape François « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie… Recevez l’Esprit Saint » (Jn 20, 21.22), nous dit Jésus. L’effusion qui a eu lieu le soir de la Résurrection se répète le jour de Pentecôte, renforcée par d’extraordinaires manifestations extérieures. Le soir de Pâques, Jésus apparaît aux Apôtre et souffle sur eux son Esprit (cf. Jn 20, 22) ; le matin de la Pentecôte, l’effusion se produit de façon retentissante, comme un vent qui s’abat avec impétuosité sur la maison et fait irruption dans les esprits et dans les cœurs des Apôtres. En conséquent, ils reçoivent une énergie telle qu’elle les pousse à annoncer en différentes langues l’événement de la Résurrection du Christ : « Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues » (Ac 2, 4). Avec eux se trouvait Marie, la Mère de Jésus, la première disciple, et ici Mère de l’Église naissante. De sa paix, de son sourire, de sa maternité, elle accompagnait la joie de la jeune Épouse, l’Église de Jésus. La Parole de Dieu, spécialement celle d’aujourd’hui, nous dit que l’Esprit agit, dans les personnes et dans les communautés qui en sont remplies, il les rend capables de recipere Deum, “capax Dei”,disent les Pères de l’Église. Et que fait l’Esprit Saint par cette nouvelle capacité qu’il nous donne ? Il conduit dans la vérité tout entière (Jn 16, 13), renouvelle la face de la terre (Ps 103) et donne ses fruits (Ga 5, 22-23). Il conduit, il renouvelle et il fructifie. Dans l’Évangile, Jésus promet à ses disciples que, lorsqu’il sera retourné au Père, il enverra l’Esprit Saint qui les « conduira dans la vérité tout entière » (Jn 16, 13). Il l’appelle vraiment « Esprit de vérité » et il leur explique que son action sera celle de les introduire toujours plus dans la compréhension de ce que Lui, le Messie, a dit et a fait, en particulier de sa mort et résurrection. Aux Apôtres, incapables de supporter le scandale de la passion de leur Maître, l’Esprit donnera une nouvelle clé de lecture pour les introduire dans la vérité et dans la beauté de l’événement du salut. Ces hommes, d’abord effrayés et bloqués, enfermés dans le Cénacle pour éviter les répercussions du vendredi saint, n’auront plus honte d’être disciples du Christ, ils ne craindront plus devant les tribunaux humains. Grâce à l’Esprit Saint dont ils sont remplis, ils comprennent « la vérité tout entière », c’est-à-dire que la mort de Jésus n’est pas sa défaite, mais l’expression extrême de l’amour de Dieu ; amour qui, dans la Résurrection, vainc la mort et exalte Jésus comme le Vivant, le Seigneur, le Rédempteur de l’homme, le Seigneur de l’histoire et du monde. Et cette réalité, dont ils sont témoins, devient la Bonne Nouvelle à annoncer à tous. Ensuite, l’Esprit Saint renouvelle – guide et renouvelle – renouvelle la face de la terre. Le Psaume dit : « Tu envoies ton souffle… et tu renouvelles la face de la terre » (Ps 103, 30). Le récit des Actes des Apôtres sur la naissance de l’Église trouve une correspondance significative dans ce Psaume, qui est une grande louange au Dieu Créateur. L’Esprit Saint que le Christ a envoyé du Père, et l’Esprit créateur qui a donné la vie à toute chose, sont un seul et le même. C’est pourquoi le respect du créé est une exigence de notre foi : le “jardin” dans lequel nous vivons ne nous est pas confié pour que nous l’exploitions mais pour que nous le cultivions et le gardions avec respect (cf. Gn 2, 15). Mais cela est n’est possible que si Adam – l’homme formé de la terre – à son tour se laisser renouveler par l’Esprit Saint, s’il se laisse remodeler par le Père sur le modèle du Christ, nouvel Adam. Alors oui, renouvelés par l’Esprit, nous pouvons vivre la liberté des fils, en harmonie avec tout le créé, et nous pouvons reconnaître en chaque créature un reflet de la gloire du Créateur, comme l’affirme un autre psaume : « Ô Seigneur notre Dieu, qu’il est grand ton nom par toute la terre ! » (8, 2.10). Il conduit, il renouvelle et donne, il donne du fruit. Dans la Lettre aux Galates, saint Paul veut montrer quel est le “fruit” qui se manifeste dans la vie de ceux qui marchent selon l’Esprit (cf. 5, 22). D’un côté, il y a la « chair » avec le cortège de ses vices que l’Apôtre énumère, et qui sont les œuvres de l’homme égoïste, fermé à l’action de la grâce de Dieu. Au contraire, dans l’homme qui par la foi, laisse l’Esprit de Dieu faire irruption en lui, fleurissent les dons divins, résumés en neuf vertus joyeuses que Paul appelle « fruits de l’Esprit ». De là l’appel, répété en ouverture et en conclusion, comme un programme de vie : « Marchez sous la conduite de l’Esprit Saint » (Ga 5, 16.25). Le monde a besoin d’hommes et de femmes qui ne soient pas fermés, mais remplis d’Esprit Saint. La fermeture à l’Esprit Saint est non seulement manque de liberté, mais aussi péché. Il y a tant de manières de se fermer à l’Esprit Saint : dans l’égoïsme de son propre avantage, dans le légalisme rigide ­– comme l’attitude des docteurs de la Loi que Jésus appelle hypocrites –, dans le manque de mémoire pour ce que Jésus a enseigné, dans le fait de vivre la vie chrétienne non comme service mais comme intérêt personnel, et ainsi de suite. Au contraire, le monde a besoin du courage, de l’espérance, de la foi et de la persévérance des disciples du Christ. Le monde a besoin des fruits, des dons de l’Esprit Saint, comme énumère saint Paul : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Ga 5, 22). Le don de l’Esprit Saint a été accordé en abondance à l’Église et à chacun de nous, pour que nous puissions vivre avec une foi authentique et une charité active, pour que nous puissions répandre les germes de la réconciliation et de la paix. Fortifiés par l’Esprit – qui conduit, nous conduit dans la vérité, qui nous renouvelle, nous et toute la terre, et qui nous donne les fruits – fortifiés par l’Esprit et par ses multiples dons, devenons capables de lutter sans compromissions contre le péché et de lutter sans compromissions contre la corruption, qui s’étend toujours plus dans le monde de jour en jour, et de nous dévouer avec une persévérance patiente aux œuvres de la justice et de la paix. [Texte original : Italien] © Librairie éditrice du Vatican News de Catholique.org "Si on enlève la pauvreté de l'Évangile, on ne comprend rien"http://news.catholique.org/56900-si-on-enleve-la-pauvrete-de-l-evangile-on-ne 2015-05-25T06:17:02Z text/html fr Catholique.org « La pauvreté est au cœur de l’Évangile. Jésus est venu prêcher aux pauvres, si vous enlevez la pauvreté de l’Évangile, on ne comprend rien », affirme le pape François, qui évoque son travail, son sommeil, le fléau de la pauvreté, sa proximité avec le peuple, son ministère... dans un entretien publié ce 25 mai 2015 par le quotidien argentin « La Voz del Pueblo ». Dans une synthèse de l'édition italienne de Radio Vatican, le pape explique pourquoi il conclut ses interventions par « Priez pour moi » : « Parce que j’en ai besoin. J’ai besoin que la prière du peuple me soutienne. C’est un besoin intérieur. » Il évoque sa relation avec le peuple : « Je ne sais pas bien pourquoi cela se produit... c’est comme si les gens comprenaient ce que je veux dire... J’essaie d’être concret » et « cela me fait du bien d’être avec les gens, c’est comme si ma vie se mêlait à eux, et moi, psychologiquement, je ne peux pas vivre sans eux ». Le pape se souvient également de son élection, plus de deux ans après l'événement : s’il n’avait « jamais pensé être élu » sur la chaire de Pierre, il s’est entièrement confié à Dieu, « en priant le chapelet, calmement » pendant le dépouillement des bulletins. Ce qui lui manque le plus ? « Sortir dans la rue, aller me promener dans les rues. Ou encore, aller dans une pizzeria manger une pizza... Ce qui est beau, c’est d’y aller. J’ai toujours été un marcheur. Quand j’étais cardinal, cela m’enchantait de marcher dans les rues... la ville me fascine, je suis un citadin dans l’âme. » Quant à sa réputation « d’être indiscipliné », le pape précise : « je ne suis pas beaucoup le protocole, je le trouve froid » mais quand il y a des « choses officielles, je m’y tiens totalement ». Malgré le poids des soucis, le pape affirme qu'il a « un sommeil profond » : « dès que je me mets au lit, je m’endors. Je dors six heures. Normalement, je vais dans ma chambre à 9 heures et je lis jusqu’à environ dix heures [en ce moment saint Silouane du Mont Athos] ; quand j’ai un œil qui commence à pleurer, j’éteins la lumière et je dors jusqu’à environ 4 heures quand je me réveille tout seul, c’est mon horloge biologique. Mais j’ai besoin de la sieste. Je dois dormir entre 40 minutes et une heure, j’enlève mes chaussures et je me mets au lit ». « En ce moment, ce qui me fatigue, c’est l’intensité du travail. Je maintiens un rythme de travail très fort, c’est le syndrome de la fin de l’année scolaire, qui se termine en juin », poursuit-il. A cela s'ajoute « mille choses et problèmes... des problèmes […] avec ce que tu dis ou ne dis pas… les moyens de communication prennent parfois un mot et le sortent de son contexte ». Il confie qu’il verse des larmes en pensant aux « drames humains », comme le « peuple rohingya », les « enfants malades » : « Quand je vois ces créatures, je demande au Seigneur : ‘Pourquoi eux et pas moi ?’ ». De même dans les prisons, se rappelant que « personne ne peut être certain de ne jamais commettre de crime », le pape se demande « pourquoi ils n’ont pas eu la chance » de ne pas commettre de crime, et cela le pousse à « pleurer intérieurement ». Toutefois, ajoute-t-il, « je ne pleure pas en public » : « il me semble que je dois aller de l’avant ». Le pape François se définit comme « un téméraire » et dit « ne pas avoir peur, en général », même s’il a peur « de la souffrance physique » : « J’ai très peur de cela, non pas que j’ai peur d’une piqûre, mais je préfère ne pas avoir de problème de souffrance physique. » « Êtes-vous content qu’on vous décrive comme "le pape des pauvres" ? », demande le journaliste. « La pauvreté est au cœur de l’Évangile. Jésus est venu prêcher aux pauvres, si vous enlevez la pauvreté de l’Évangile, on ne comprend rien », répond-il. Pour le pape, les pires maux actuels contre lesquels se battre sont « la pauvreté, la corruption, la traite des personnes ». Enfin, comment aimerait-il qu’on se souvienne de lui ? « Comme une personne qui s’est engagée à faire du bien, je n’ai pas d’autre prétention. » Traduction de Constance Roques avec Anne Kurian News de Catholique.org L'œcuménisme du sang encourage à se rapprocherhttp://news.catholique.org/56899-l-oecumenisme-du-sang-encourage-a-se 2015-05-25T04:17:04Z text/html fr Catholique.org « Aujourd’hui, nous vivons un "œcuménisme du sang". Cela doit nous encourager à faire ce que nous faisons aujourd’hui : prier, dialoguer ensemble, raccourcir les distances entre nous, fortifier nos liens de fraternité », déclare le pape François. Le pape a fait parvenir un message-vidéo aux participants de la journée de dialogue et de prière organisée le 23 mai 2015 par le diocèse de Phoenix aux États-Unis, en collaboration avec un groupe de pasteurs évangéliques pentecôtistes, parmi lesquels l'Italien Giovanni Traettino. « Il y a quelqu’un qui "sait" que, malgré nos différences, nous sommes un. C’est celui qui nous persécute... Il sait que les chrétiens sont les disciples du Christ : qu’ils sont un, qu’ils sont frères ! Il ne se soucie pas de savoir s’ils sont évangéliques, ou orthodoxes, luthériens, catholiques ou apostoliques… Ils sont chrétiens. Et ce sang (du martyre) unit », souligne-t-il dans son message en espagnol. Pour le pape, « ce ne sont pas les théologiens qui mettront l’unité » : « Les théologiens nous aident, la science des théologiens nous assistera », mais c'est « le Saint-Esprit qui donne l’unité. Les théologiens sont utiles, mais encore plus utile est la bonne volonté de nous tous qui sommes sur ce chemin le cœur ouvert au Saint-Esprit ! » A.K. Discours du pape François (En anglais) Chers frères et sœurs, que la paix du Christ soit avec vous. Pardonnez-moi si je parle en espagnol, mais mon anglais n’est pas assez bon pour que je m’exprime correctement. Je parle en espagnol mais, surtout, je parle le langage du cœur. (En espagnol) J’ai à la main l’invitation que vous m’avez envoyée pour cette célébration de l’Unité chrétienne, cette journée de la réconciliation. Et je tiens à m’associer à vous d’ici. « Père, qu’ils soient un en nous pour que le monde croit que tu m’as envoyé ». C’est le slogan, le thème de cette rencontre : la prière du Christ à son Père pour la grâce de l’unité. Aujourd’hui, samedi 23 mai, de 9 heures du matin à 5 heures de l’après-midi, je serai avec vous spirituellement et de tout mon cœur. Nous chercherons ensemble, nous prierons ensemble, pour la grâce de l’unité. L’unité qui germe entre nous est cette unité qui commence sous le sceau de l’unique baptême que nous avons reçu. C’est l’unité que nous cherchons ensemble sur notre chemin. C’est l’unité spirituelle de la prière les uns pour les autres. C’est l’unité de notre travail uni à celui de nos frères et sœurs, et de tous ceux qui croient en la souveraineté du Christ. Chers frères et sœurs, la division est une blessure dans le corps de l’Église du Christ. Et nous ne voulons pas que cette blessure reste ouverte. La division est l’œuvre du père du mensonge, du père de la discorde, qui fait tout son possible pour nous garder divisés. Ensemble aujourd’hui, moi, ici à Rome et vous, là-bas, nous demanderons à notre Père d’envoyer l’Esprit de Jésus, le Saint-Esprit, et de nous donner la grâce d’être un, « pour que le monde croie ». J’ai envie de dire quelque chose qui pourra sembler discutable, ou même hérétique peut-être. Mais il y a quelqu’un qui « sait » que, malgré nos différences, nous sommes un. C’est celui qui nous persécute. C’est celui qui persécute les chrétiens aujourd’hui, celui qui nous oint avec le (sang du) martyre. Il sait que les chrétiens sont les disciples du Christ : qu’ils sont un, qu’ils sont frères ! Il ne se soucie pas de savoir s’ils sont évangéliques, ou orthodoxes, luthériens, catholiques ou apostoliques… Il ne s’en soucie pas ! Ils sont chrétiens. Et ce sang (du martyre) unit. Aujourd’hui, chers frères et sœurs, nous vivons un « œcuménisme du sang ». Cela doit nous encourager à faire ce que nous faisons aujourd’hui : prier, dialoguer ensemble, raccourcir les distances entre nous, fortifier nos liens de fraternité. Je suis convaincu que ce ne sont pas les théologiens qui mettront l’unité parmi nous. Les théologiens nous aident, la science des théologiens nous assistera, mais si nous espérons que les théologiens seront d’accord entre eux, nous atteindrons l’unité le lendemain du Jugement dernier ! Le Saint-Esprit donne l’unité. Les théologiens sont utiles, mais encore plus utile est la bonne volonté de nous tous qui sommes sur ce chemin le cœur ouvert au Saint-Esprit ! En toute humilité, je me joins à vous comme n’importe quel participant en cette journée de prière, d’amitié, de proximité et de réflexion. Avec la certitude que nous avons un seul Seigneur : Jésus est le Seigneur. Avec la certitude que ce Seigneur est vivant : Jésus est vivant, le Seigneur est vivant en chacun de nous. Avec la certitude qu’il a envoyé l’Esprit qu’il nous a promis pour que cette « harmonie » entre tous ses disciples puisse se réaliser. Chers frères et sœurs, je vous salue et vous embrasse chaleureusement. Je prie pour vous. Je prie avec vous. Et je vous demande, s’il vous plaît, de prier pour moi. Parce que j’ai besoin de vos prières pour être fidèle à ce que le Seigneur veut de mon ministère. [Bénédiction] Que Dieu vous bénisse. Que Dieu nous bénisse tous. Traduction de Zenit, Constance Roques News de Catholique.org Ces femmes qui ont suivi les traces de sainte Ritahttp://news.catholique.org/56898-ces-femmes-qui-ont-suivi-les-traces-de 2015-05-25T04:17:02Z text/html fr Catholique.org Quatre Italiennes ont reçu le Prix international Sainte Rita 2015 pour leurs valeurs éthiques et morales sur les traces de la religieuse augustine. Sainte Rita est connue notamment pour avoir obtenu par sa bonté la conversion de son mari violent, et pour avoir pardonné aux assassins de ce dernier. Veuve et ayant perdu aussi ses deux fils, elle entre chez les Augustines de Cascia. L’Église célébrait en effet la mémoire de sainte Rita de Cascia, « sainte patronne des causes désespérées », vendredi dernier, 22 mai : dans la ville de la sainte, en Ombrie, une messe a été présidée par le cardinal Gualtiero Bassetti, archevêque de Pérouse. Jeudi après-midi, a eu lieu la remise du Prix international Sainte Rita 2015, décerné depuis 27 ans à des femmes qui se sont distinguées par leurs valeurs éthiques et morales ou pour avoir imité les vertus de la religieuse augustine. Il s'agit cette année de Claudia Francardi, Lucia Fiorucci, mère Agnese Grasso (pour le compte des Sœurs de la Sainte Famille de Spolète) et Franca Pergher, dont Radio Vatican explique les œuvres : Veuve d’Antonio Santarelli, gendarme mort après environ un an de coma le 25 avril 2011, à la suite d’une agression à un poste de garde, Claudia Francardi a parcouru, avec la mère de l’agresseur, un chemin de pardon et de réconciliation et a fondé l’association « AimeCaïnAbel », pour aider les personnes qui vivent des situations similaires. Les sœurs de la Sainte Famille de Spolète reçoivent le prix pour avoir mis la famille au centre de leur apostolat et parce que, comme sainte Rita, elles œuvrent pour être porteuses de paix. Ténacité, acceptation de la croix, charité et service du prochain sont les valeurs incarnées par Lucia Fiorucci, qui a transformé sa souffrance causée par la mort de sa fille, victime d’un accident de la route, en espérance pour d’autres vies, à travers le don des organes de la jeune fille et des œuvres de solidarité réalisées avec l’association « EL.BA. onlus ». Franca Pergher a été choisie comme « femme de sainte Rita », pour avoir pardonné à l’auteur de l’accident qui a handicapé à vie son fils, Alessandro, atteint à la tête à l’âge de 6 ans par une poutre de béton armé. Elle a été choisie parce qu’elle s’occupe de celui-ci depuis 42 ans et a affronté avec confiance en Dieu la mort de son mari et sa propre maladie, la leucoencéphalite. Traduction de Constance Roques News de Catholique.org Irlande : sauver la "définition fondamentale du mariage"http://news.catholique.org/56897-irlande-sauver-la-definition-fondamentale-du 2015-05-25T03:17:04Z text/html fr Catholique.org La « définition fondamentale du mariage » ne doit pas être changée, car à sa base il y a « une complémentarité unique entre l’homme et la femme », estime Mgr Diarmuid Martin, archevêque de Dublin en Irlande. L'archevêque évoque à l’antenne de Radio Vatican le référendum national irlandais organisé le 22 mai sur la question de l’ouverture du mariage aux personnes du même sexe : 62% des votants se sont prononcés en faveur de cette ouverture. Il met en garde : cette approbation ne sera pas en mesure de « résoudre les problèmes » car « le mariage a sa place dans la construction de la société » et « modifier sa définition aura des conséquences à long terme ». L'archevêque dénonce les dangers qui suivront une loi éventuelle, notamment son impact « sur les programmes scolaires qui parleront du mariage entre deux personnes et non entre l’homme et la femme ». Il souligne également les conséquences sur les enfants « qui doivent avoir droit à un père et à une mère ». « Il était difficile de dire "non" lors de ce référendum, estime Mgr Martin, car les opposants s’appuient sur des choses différentes dans leur argumentation. Les uns ont comme soutien "des principes fondamentaux" et les autres les "histoires individuelles". » S'il faut « écouter des personnes homosexuelles, car elles ont beaucoup souffert dans le passé », l'archevêque plaide pour « répondre à leurs besoins par une autre forme de législation qui n'exige pas le changement de la définition du mariage ». News de Catholique.org Les trois regards de Jésushttp://news.catholique.org/56896-les-trois-regards-de-jesus 2015-05-25T03:17:02Z text/html fr Catholique.org Jésus regarde l'homme « avec amour », affirme le pape François lors de son homélie du 22 mai 2015 à la Maison Sainte-Marthe. Il médite sur les trois « regards » de Jésus sur les chrétiens : celui de « l’élection », celui du « pardon » et celui de la « mission ». « Comment me regarde-t-il, Jésus ? Avec un appel ? Avec un pardon ? Avec une mission ? », s'est-il demandé. « Nous sommes tous sous le regard de Jésus. Il nous regarde toujours avec amour. Il nous demande quelque chose, nous pardonne et nous donne une mission. » Ces trois « regards » de Jésus ont été notamment expérimentés par saint Pierre : « l’élection » d'abord, lorsque Jésus s’adresse à Simon-Pierre et le choisit. « Et comment se trouve l’âme de Pierre en cet instant ? Elle est enthousiaste. C'est le moment de suivre le Christ. » Mais au soir du Jeudi Saint, lorsque Pierre a renié Jésus trois fois, « il a tout perdu. Il a perdu son amour » : « Cet enthousiasme de suivre Jésus se transforme en larmes, parce qu'il a péché : il a renié Jésus. » Le regard de Jésus sur lui à ce moment-là « change le cœur de Pierre, plus qu'avant », poursuit le pape : « le premier changement était celui du nom et aussi de la vocation. Ce second regard est un regard qui change le cœur, c’est une conversion à l'amour ». Enfin, le « troisième regard » de Jésus est celui de « la confirmation de la mission » dans l'Evangile du jour (Jn 21, 15-19) où Jésus demande la confirmation de l’amour de Pierre, par trois fois. Après la troisième question, Pierre était « affligé, pleurant presque... Il est attristé parce que c’est la troisième fois que Jésus lui demande : « m’aimes-tu ? » Et il dit : 'Mais, Seigneur, tu sais tout, tu sais que je t'aime'. Jésus répond : 'Sois le berger de mes brebis.' C’est le troisième regard, le regard de la mission. » « Le premier, le regard de l'élection, avec l'enthousiasme de suivre Jésus ; le second, le regard de la repentance au moment de ce péché si grave de renier Jésus ; le troisième regard est le regard de la mission : 'Sois le berger de mes agneaux', 'Sois le berger de mes brebis' », a résumé le pape. Il a conclu son homélie en recommandant cette prière durant la messe : « Seigneur, Tu es ici, parmi nous. Fixe ton regard sur moi et dis-moi ce que je dois faire. Comment dois-je pleurer mes erreurs, mes péchés ; quel doit être le courage avec lequel je dois continuer sur le chemin que tu as parcouru le premier. » News de Catholique.org Le premier guide du Vatican en arabehttp://news.catholique.org/56895-le-premier-guide-du-vatican-en-arabe 2015-05-25T02:17:01Z text/html fr Catholique.org « Le Vatican, ses significations et ses monuments », le premier guide du Vatican en langue arabe, a été présenté au Saint-Siège le 21 mai 2015. Il est publié par la Librairie éditrice vaticane (LEV). L'ouvrage, entièrement rédigé en arabe, a été écrit par Mgr Edmond Farhat, archevêque de Byblos au Liban et ancien nonce apostolique. Il a été présenté en présence de l’ambassadeur du Liban près le Saint-Siège, Georges El Khoury et de l’ambassadrice d’Égypte Wafaa Bassim, rapporte Radio Vatican. L'auteur a souligné l’intérêt du monde arabe envers le Vatican : « Pourquoi le Vatican ? Tout d'abord, parce que c’est un patrimoine universel, parce que le monde arabe est ouvert à la culture et en particulier à l'Église catholique de l'époque du Moyen-Age. La Bibliothèque du Vatican contient plus de 2500 manuscrits arabes : le plus ancien manuscrit arabe dans le monde est conservé au Vatican et probablement la plus ancienne copie du Coran est dans la Bibliothèque apostolique. Donc, l'intérêt envers le Vatican existe toujours. » Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, a salué « une passerelle vers la réalité culturelle du Vatican et surtout de la foi religieuse », soulignant l'importance de cette publication qui démontre la possibilité du « dialogue œcuménique », du « dialogue ouvert » entre les « communautés chrétiennes » et « les musulmans ». Pour Onorato Bucci, professeur à l'Université pontificale du Latran, ce guide est différent des autres ouvrages : « Il suit les anciennes routes et une ancienne tradition née au VIIe siècle », tandis que les guides actuels se content davantage « d'expliquer le monument : comment est-il…, combien de mètres de haut... » : des détails qui font « perdre le goût du livre ». Il a souhaité que l’ouvrage de Mgr Farhat « soit traduit en italien, en français, pour que les Italiens, les Allemands, les Français ressentent son importance ». News de Catholique.org Travailleurs italiens : "soyez fidèles aux pauvres"http://news.catholique.org/56894-travailleurs-italiens-soyez-fideles-aux 2015-05-25T00:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François appelle les Associations chrétiennes de travailleurs italiens (ACLI) à « la fidélité aux pauvres », notamment en luttant « contre la pauvreté et l’appauvrissement des classes moyennes » et en « apportant une réponse » à ceux qui ont perdu leur travail : une réponse « de proximité, de solidarité », « d'opportunités de travail et de nouveaux parcours de professionnalisation ». Le pape a reçu les membres des ACLI pour le 70e anniversaire de leur fondation, samedi dernier, 23 mai 2015, en la salle Paul VI du Vatican. S'inquiétant de « l'extension de la précarité, du travail au noir », il a appelé à « une réponse attentive et vigoureuse contre ce système économique mondial où l'homme et la femme ne sont plus au centre » mais où c'est « l'idole dieu-argent qui commande ». Le pape a plaidé pour un « travail libre, créatif, participatif et solidaire », développant chacune de ces quatre caractéristiques et encourageant en particulier à « faire en sorte que le travail ne soit pas un instrument d'aliénation mais plutôt d'espérance et de vie nouvelle ». « Chaque homme et chaque femme est un "poète", capable d’œuvre créatrice », a-t-il également affirmé en invitant à « voir toujours dans la finalité du travail le visage de l'autre et la collaboration responsable avec les autres personnes ». A.K. Discours du pape François Chers frères et chères sœurs, Je vous salue avec affection à l'occasion du 70° anniversaire de la fondation des Associations Chrétiennes des Travailleurs Italiens, et je remercie le Président pour ses paroles si courtoises. Cet anniversaire est une occasion importante pour réfléchir sur l'« âme » de votre association et sur les raisons fondamentales qui vous ont poussé et vous poussent encore à la vivre avec engagement et passion. Aujourd'hui de nouvelles interrogations frappent à la porte de votre Association, requérant des réponses nouvelles et qualifiées. Ce qui a changé dans le monde global ne sont pas tant les problèmes que leur urgence et leur dimension. L'amplitude et la rapidité de reproduction des inégalités sont inédits. Nous ne pouvons pas permettre cela ! Nous devons proposer des alternatives équitables et solidaires qui puissent être réellement mises en pratique. L'extension de la précarité, du travail au noir et du chantage malveillant fait expérimenter, surtout chez les jeunes générations, que le manque de travail enlève la dignité, empêche la plénitude de la vie humaine et réclame une réponse attentive et vigoureuse. Réponse attentive et vigoureuse contre ce système économique mondial où l'homme et la femme ne sont plus au centre : il y a une idole, le dieu-argent. Et c'est cela qui commande ! Ce dieu-argent détruit, provoque la culture de l'exclusion : on exclut les enfants, parce qu'on n'en fait plus ou parce qu'on les exploite ou on les tue avant la naissance ; on exclut des vieux, parce qu'ils n'ont pas de soins dignes, ils n'ont pas de soins médicaux, ils ont des pensions misérables… Et maintenant, on exclut les jeunes. Pensez, sur cette terre si généreuse, pensez à ces 40%, même un peu plus, de jeunes de moins de 25 ans qui n'ont pas de travail : ils sont la matière première de l'exclusion, mais ils sont aussi le sacrifice que cette société, mondaine et égoïste, offre au dieu-argent, qui est au centre de notre système économique mondial. Devant cette culture de l'exclusion, je vous invite à faire un rêve qui vole plus haut. Nous devons faire en sorte que, à travers le travail – le « travail libre, créatif, participatif et solidaire » (Cf Exhort. ap. Evangilii gaudium, 192) – l'être humain exprime et élargisse la dignité de sa vie. Je voudrais dire quelque chose sur ces quatre caractéristiques du travail. Le travail libre. La vraie liberté du travail signifie que l'homme, poursuivant l’œuvre du créateur, fait en sorte que le monde retrouve sa finalité : être l'œuvre de Dieu qui, dans le travail accompli, incarne et prolonge l'image de sa présence dans la création et dans l'histoire de l'homme. Trop souvent au contraire, le travail est soumis à des oppressions à différents niveaux : de l'homme sur les autres hommes ; de nouvelles organisations esclavagistes qui oppriment les plus pauvres ; en particulier beaucoup d'enfants et de femmes subissent une économie qui oblige à un travail indigne qui contredit la création dans sa beauté et son harmonie. Nous devons faire en sorte que le travail ne soit pas un instrument d'aliénation mais plutôt d'espérance et d'une vie nouvelle. C'est à dire que le travail soit libre. Deuxièmement : le travail créatif. Chaque homme porte en lui une capacité unique et originale de tirer de lui-même et des personnes qui travaillent avec lui, le bien que Dieu a mis dans le cœur. Chaque homme et chaque femme est un « poète », capable d’œuvre créatrice. C'est cela que veut dire être poète. Mais ceci ne peut advenir que quand on permet à l'homme d'exprimer en liberté et créativité des formes d'entreprises, de travail collaboratif développé dans des communautés qui lui permettent ainsi qu'à d'autres personnes un plein développement économique et social. Nous ne pouvons pas rogner les ailes à ceux, en particulier les jeunes, qui ont tant à donner avec leur intelligence et leurs capacités ; ils doivent être libérés des poids qui les oppriment et les empêchent d'entrer de plein droit et le plus tôt possible dans le monde du travail. Troisièmement : le travail participatif. Afin de pouvoir avoir une influence sur la réalité, l'homme est appelé à exprimer son travail selon la logique qui lui est propre, celle de la relation. La logique de la relation, c'est à dire voir toujours dans la finalité du travail le visage de l'autre et la collaboration responsable avec les autres personnes. Là où, à cause d'une vision économiste, comme celle dont j'ai parlé avant, on pense à l'homme en termes égoïstes et aux autres comme un moyen et non comme une fin, le travail perd son sens premier de continuation de l’œuvre de Dieu, et pour cela il devient l’œuvre d'une idole ; à l'inverse, l’œuvre de Dieu est destinée à toute l'humanité, afin que tous puissent en bénéficier. Quatrièmement, le travail solidaire. Chaque jour vous rencontrez des gens qui ont perdu leur travail – cela fait pleurer –, ou bien en recherche de travail. Et qui prennent ce qui vient. Il y a quelques mois, une dame me disait qu'elle avait pris un travail, 10/11 heures par jour, au noir, pour 600 euros par mois. Et quand elle a dit : « mais rien de plus ? « Ah, si cela ne vous plaît pas, vous vous en allez ! Regardez la queue qu'il y a derrière vous ! ». Tant de personnes en recherche de travail, des personnes qui veulent porter le pain à la maison : pas seulement manger, mais porter à manger, c'est cela la dignité. Le pain pour leur famille. A ces personnes, il faut apporter une réponse. En premier lieu, c'est un devoir d'offrir sa proximité, sa solidarité. Les nombreux « cercles » des ACLI, qu'aujourd'hui vous représentez ici, peuvent être des lieux d'accueil et de rencontre. Mais il faut donner des instruments et des opportunités adéquats. Le travail de votre Association et de vos Services est nécessaire pour contribuer à offrir ces opportunités de travail et de nouveaux parcours d'engagement et de professionnalisation. Donc : liberté, créativité, participation et solidarité. Ces caractéristiques font partie de l'histoire de l'ACLI. Aujourd'hui plus que jamais vous êtes appelés à les mettre en œuvre, sans épargner vos forces, au service de la vie digne pour tous. Et pour motiver cette attitude, pensez aux enfants exploités, exclus ; pensez aux seniors exclus, qui ont une retraite minimum et ne sont pas soignés ; pensez aux jeunes exclus du travail : et que font-ils ? Ils ne savent pas quoi faire, ils sont en danger de tomber dans les dépendances, tomber dans mauvaise vie, ou aller chercher les horizons de la guerre, comme mercenaires. C'est ce que génère le manque de travail ! Je voudrais évoquer encore brièvement trois aspects – ce discours est un peu long, excusez moi -. Le premier : votre présence hors d'Italie. Commencée à la suite de l'émigration italienne, même outre-mer, elle a une valeur très actuelle. Aujourd'hui beaucoup de jeunes se déplacent pour chercher un travail adapté à leurs études ou pour vivre une expérience professionnelle différente : je vous encourage à les accueillir, à les soutenir dans leur parcours, à offrir votre aide pour leur insertion. Dans leur regard vous pouvez trouver un reflet du regard de vos parents ou de vos grands-parents qui allèrent loin pour travailler. Vous pouvez être pour eux un bon point de référence. En outre votre Association est en train d'affronter le thème de la lutte contre la pauvreté et celui de l’appauvrissement des classes moyennes. La proposition d'un soutien non seulement économique aux personnes en dessous du seuil de la pauvreté absolue, qui même en Italie ont augmenté dans les dernières années, peut apporter des bénéfices à toute la société. En même temps cela évite à ceux qui jusqu'à hier vivaient une vie digne, de glisser dans la pauvreté. Nous, dans les paroisses, dans les Caritas paroissiales, nous voyons ceci tous les jours : des hommes et des femmes qui se rapprochent un peu en cachette pour prendre de la nourriture pour manger... Un peu en cachette parce que ils sont devenus pauvres d'un mois à l'autre. Et ils ont honte. Et ceci arrive, arrive, arrive... Jusqu'à hier ils vivaient une vie digne… Il suffit d'un rien aujourd'hui pour devenir pauvre : la perte d'un travail, une personne âgée qui n'est plus auto-suffisante, une maladie dans la famille, même – pensez au terrible paradoxe – la naissance d'un enfant : cela peut t'apporter tellement de problèmes, si tu es sans travail. C'est une bataille culturelle importante, celle de considérer le welfare (bien être) comme une infrastructure du développement et non un coût. Vous, vous pouvez faire la coordination et le moteur de l' « Alliance nouvelle contre la pauvreté », qui se propose de développer un plan national pour le travail décent et digne. Et enfin, non par ordre d'importance, que votre engagement ait toujours son principe et son ciment dans ce que vous appelez inspiration chrétienne, qui renvoie toujours à la constante fidélité à Jésus Christ et à la parole de Dieu, à l'étude et à la mise en pratique de la Doctrine sociale de l’Église face aux nouveaux défis du monde contemporain. L'inspiration chrétienne et la dimension populaire déterminent le moyen de comprendre et de réactualiser la triple fidélité historique des ACLI aux travailleurs, à la démocratie, à l'Église. Au point que dans le contexte actuel, on pourrait dire d'une certaine façon que vos trois fidélités historiques – aux travailleurs, à la démocratie et à l'Église – se résument dans une nouvelle et toujours actuelle : la fidélité aux pauvres. Je vous remercie pour cette rencontre, et vous bénis vous et votre travail. S'il vous plaît, n'oubliez pas de prier pour moi, j'en ai besoin. Maintenant, avant de vous donner la bénédiction, je vous invite à prier la Vierge Marie : la Vierge Marie qui est si fidèle aux pauvres, parce qu'elle était pauvre. Je vous salue Marie... Traduction de Zenit, Hugues de Warren News de Catholique.org Le bienheureux Mgr Romero appelle l'Église à l'unitéhttp://news.catholique.org/56893-le-bienheureux-mgr-romero-appelle-l-eglise-a 2015-05-24T23:17:01Z text/html fr Catholique.org La voix de Mgr Oscar Romero (1917-1980), évêque de San Salvador béatifié comme martyr le 23 mai 2015, « résonne encore aujourd’hui pour rappeler que l’Église, assemblée de frères autour de leur Seigneur, est la famille de Dieu, l’endroit où il ne peut y avoir de division ». Le pape François a fait parvenir une lettre à l’archevêque actuel de San Salvador, Mgr José Luis Escobar Alas, à l’occasion de la béatification qui a eu lieu à San Salvador, sur la Plaza del Divino Salvador del Mundo. Il rend hommage au nouveau bienheureux comme à « un exemple des meilleurs enfants de l’Église » qui sut construire la paix « par la force de son amour » jusqu’au sacrifice extrême de sa vie. Il fut capable de « voir et d'écouter les souffrances de son peuple », explique-t-il : à « une époque difficile », Mgr Romero « a su guider, défendre et protéger son troupeau, en restant fidèle à l’Évangile et en communion avec toute l’Église ». Son ministère épiscopal « a su se distinguer pour l’attention particulière qu’il accordait aux plus pauvres et aux personnes marginalisées » et au moment de sa mort, « alors qu’il célébrait le Saint Sacrifice de l’amour et de la réconciliation, il a reçu la grâce de s’identifier pleinement à Celui qui donna sa vie pour ses brebis », ajoute le pape. Il rend grâce à Dieu « qui a donné à l’évêque martyr la capacité de voir et d’entendre les souffrances de son peuple, et qui a façonné son cœur... jusqu’à transformer ses actions en un exercice complet de charité chrétienne ». La voix de l'évêque « résonne encore aujourd’hui pour rappeler que l’Église, assemblée de frères autour de leur Seigneur, est la famille de Dieu, l’endroit où il ne peut y avoir de division », peut-on lire également dans la lettre rapportée par Radio Vatican. « La foi en Jésus-Christ, correctement comprise et assimilée jusqu’à ses dernières conséquences, génère des communautés artisanes de paix et de solidarité. C’est ce à quoi l’Église est appelée aujourd’hui au Salvador, en Amérique et dans le monde entier : être une église pleine de miséricorde, qui soit un levain de réconciliation pour la société. » L'exemple de Mgr Romero « invite au bon sens et à la réflexion, au respect de la vie et à l’entente », à renoncer à la violence et à la haine : « Avec un cœur de père, il s’est soucié des populations les plus pauvres, demandant aux puissances de transformer "les armes en outils pour faucher les champs" ». En conclusion, le pape assure de ses prières pour que « la graine du martyre puisse pousser » et que « se fortifient, en suivant le droit chemin, les fils et filles de cette nation, laquelle se glorifie de porter le nom du divin sauveur du monde » : « C’est le moment opportun pour une véritable réconciliation nationale face aux défis d’aujourd’hui. » Traduction d'Océane Le Gall News de Catholique.org Journée de prière pour les catholiques de Chinehttp://news.catholique.org/56886-journee-de-priere-pour-les-catholiques-de 2015-05-24T10:17:03Z text/html fr Catholique.org C'est aujourd'hui la Journée de prière pour l'Église en Chine , comme chaque année le 24 mai. Le pape François a évoqué cette Journée lors de l'audience générale de mercredi dernier, 20 mai, place Saint-Pierre et il a appelé les chrétiens chinois à « être toujours des témoins crédibles » de l’Évangile et à « vivre spirituellement unis au roc de Pierre ». Le pape a rappelé que la Journée de prière pour l'Église en Chine a été fixée à la fête de Notre Dame de Sheshan, le sanctuaire marial de Shanghaï. La Vierge y est honorée sous le vocable « Marie Auxiliatrice des chrétiens ». La colline Sheshan doit son nom à un ermite, She, qui aurait vécu sur cette montagne (shan en chinois). Le pape a invoqué Notre Dame de Sheshan, dont la statue domine le Sanctuaire : « Marie élève son Fils, en le présentant au monde avec les bras grands ouverts en geste d'amour et de miséricorde. » Puis il a ajouté : « Nous demanderons nous aussi à Marie d'aider les catholiques de Chine à être toujours des témoins crédibles de cet amour miséricordieux au sein de leur Peuple et à vivre spirituellement unis au roc de Pierre sur lequel est construite l’Église. » Dans sa Lettre aux catholiques de République populaire de Chine du 27 mai 2007 – jour de la Pentecôte -, Benoît XVI avait souhaité que cette fête devienne une journée de prière pour l'Église en Chine. « Je désire manifester ma vive reconnaissance au Seigneur pour le témoignage de fidélité dans la souffrance donné par la communauté catholique chinoise dans des circonstances vraiment difficiles. En même temps, je ressens comme étant de mon devoir profond et indéfectible, et comme l'expression de mon amour de père l'urgence de confirmer dans la foi les catholiques chinois et de favoriser leur unité par les moyens qui sont propres à l'Église », écrivait le pape émérite. Il souhaitait « voir rapidement instaurées des voies concrètes de communication et de collaboration entre le Saint-Siège et la République Populaire de Chine ». « L'amitié se nourrit de contacts, du partage des sentiments dans les situations heureuses et tristes, de solidarité, d'aide réciproque », écrivait encore le pape. Voici la prière à la Vierge Marie que le pape émérite a composée pour l'occasion : « Vierge Très Sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère, vénérée dans le sanctuaire de Sheshan sous le vocable d'« Auxiliatrice des chrétiens », toi vers qui toute l'Église qui est en Chine regarde avec une profonde affection, nous venons aujourd'hui devant toi pour implorer ta protection. Tourne ton regard vers le peuple de Dieu et guide-le avec une sollicitude maternelle sur les chemins de la vérité et de l'amour, afin qu'il soit en toute circonstance un ferment de cohabitation harmonieuse entre tous les citoyens. Par ton « oui » docile prononcé à Nazareth, tu as permis au Fils éternel de Dieu de prendre chair dans ton sein virginal et d'engager ainsi dans l'histoire l'œuvre de la Rédemption, à laquelle tu as coopéré par la suite avec un dévouement empressé, acceptant que l'épée de douleur transperce ton âme, jusqu'à l'heure suprême de la Croix, quand, sur le Calvaire, tu restas debout auprès de ton Fils, qui mourait pour que l'homme vive. Depuis lors, tu es devenue, de manière nouvelle, Mère de tous ceux qui accueillent dans la foi ton Fils Jésus et qui acceptent de le suivre en prenant sa Croix sur leurs épaules. Mère de l'espérance, qui, dans l'obscurité du Samedi Saint, avec une confiance inébranlable, es allée au devant du matin de Pâques, donne à tes enfants la capacité de discerner en toute situation, même la plus sombre, les signes de la présence aimante de Dieu. Notre Dame de Sheshan, soutiens l'engagement de tous ceux qui, en Chine, au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer, afin qu'ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus. Dans la statue qui domine le sanctuaire, tu élèves ton Fils, le présentant au monde avec les bras grands ouverts en un geste d'amour. Aide les catholiques à être toujours des témoins crédibles de cet amour, en les maintenant unis au roc qui est Pierre, sur lequel est construite l'Église. Mère de la Chine et de l'Asie, prie pour nous maintenant et toujours. Amen ! » News de Catholique.org Kenya : le pape François évoque la nouvelle bienheureuse, Irene Stefanihttp://news.catholique.org/56879-kenya-le-pape-francois-evoque-la-nouvelle 2015-05-24T10:17:03Z text/html fr Catholique.org Le pape François salue la proclamation de la nouvelle bienheureuse, au Kenya, samedi 23 mai, soeur Irene Stefani, italienne, des Misisonnaires de la Consolata “qui a servi la population du Kenya avec joie, miséricorde et tendre compassion”. Le pape évoque la nouvelle bienheureuse en même temps que Mgr Oscar Romero, béatifié au Salvador, après la prière mariale du Regina Caeli de ce dimanche 24 mai, jour de la Pentecôte, place Saint-Pierre. “Que l’exemple héroïque de ces bienheureux suscite en chacun de nous le vif désir de témoignage de l’Evangile avec courage et abnégation”, a dit le pape. Radio Vatican en français précise que sœur Irène Stefani est née le 22 août 1891 près de Brescia dans le nord de Italie, Mercede Stefani entre à 20 ans chez les Missionnaires de la Consolata, prenant le nom de sœur Irène. L e 29 janvier 1914, elle fait sa profession religieuse et, à la fin de cette même année, elle part pour les missions du Kenya, où l’Evangélisation en est à ses débuts et où les écoles et les services sanitaires sont presque inexistants. Elle travaille ensuite plusieurs années dans les hôpitaux militaires où sont soignés les porteurs africains enrôlés pour transporter le matériel militaire durant la Première Guerre mondiale. En 1920, elle s’installe dans la mission de Gekondi, dans le centre du pays où elle se dédie à l’enseignement scolaire. C’est en soignant un malade de la peste que sœur Irène meurt, le 31 octobre 1930, à 39 ans seulement. Très populaire, elle était surnommée « Nyaatha », qui signifie « mère de toute miséricorde » en langue kikuyu. Un miracle lui est attribué quand, en 1989, en pleine guerre civile mozambicaine, près de 230 civils réfugiés dans une église, ont été sauvés des mains de miliciens en lui adressant une prière d’intercession. Sœur Irène a été béatifiée, samedi, 23 mai, à Nyeri au Kenya, non loin de la chapelle où repose sa dépouille, par le cardinal Polycarpe Pengo, archevêque de Dar Es-Salam en Tanzanie. News de Catholique.org Italie : il y a cent ans, la Première guerre mondialehttp://news.catholique.org/56885-italie-il-y-a-cent-ans-la-premiere-guerre 2015-05-24T10:17:01Z text/html fr Catholique.org Le pape François a rappelé qu’il y a un siècle, l’Italie est entrée dans la Première guerre mondiale, près la prière mariale du Regina Caeli de ce dimanche de Pentecôte, 24 mai, place Saint-Pierre. Il y a en effet cent ans, le 24 mai 1915, l’Italie entrait dans la « Grande Guerre » que le pape François a appelée, après Benoît XV, en le citant explicitement « un massacre inutile ». « Prions pour les victimes, en demandant à l’Esprit Saint le don de la paix », a recommandé le pape. L’Italie est d’abord restée neutre, sous l’influence du pape Benoît XVI et du Saint-Siège, quand le conflit a éclaté en 1914. Elle est ensuite entrée en guerre aux côtés de la France, du Royaume uni et de la Russie. Le conflit a fait quelque 18,6 millions de morts : 9,7 millions de morts pour les militaires et 8,9 millions pour les civils. En Italie, les victimes sont estimées à 1.240.010 (sur 35,6 millions d’habitants), dont 651.010 de militaires et 589.000 civils, et un million de militaires blessés. News de Catholique.org L'Esprit Saint ou le secret de la victoire contre la corruptionhttp://news.catholique.org/56878-l-esprit-saint-ou-le-secret-de-la-victoire 2015-05-24T10:17:01Z text/html fr Catholique.org Le monde a besoin d’hommes et de femmes qui ne soient pas fermés, mais remplis d’Esprit Saint » : c’est l’appel du pape François lors de la messe de la Pentecôte, ce dimanche 24 mai 2015, en la basilique Saint-Pierre. Il indique ainsi le chemin de la victoire contre « les compromissions, le péché et la corruption ». Le pape a indiqué ce que produit au contraire la fermeture à l’Esprit Saint : « La fermeture à l’Esprit Saint est non seulement manque de liberté, mais aussi péché. Il y a tant de manières de se fermer à l’Esprit Saint : dans l’égoïsme de son propre avantage, dans le légalisme rigide – comme l’attitude des docteurs de la Loi que Jésus appelle hypocrites –, dans le manque de mémoire pour ce que Jésus a enseigné, dans le fait de vivre la vie chrétienne non comme service mais comme intérêt personnel, et ainsi de suite. » « Le monde a besoin du courage, de l’espérance, de la foi et de la persévérance des disciples du Christ », affirme le pape. Il indique les fruits de la vie dans l’Esprit Saint, notamment la « réconciliation » et la « paix » : « Le monde a besoin des fruits de l’Esprit Saint : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Ga 5, 22). Le don de l’Esprit Saint a été accordé en abondance à l’Église et à chacun de nous, pour que nous puissions vivre avec une foi authentique et une charité active, pour que nous puissions répandre les germes de la réconciliation et de la paix. » Sans l’Esprit, conclut le pape, l’homme n’a pas la force de lutter contre le mal – notamment la « corruption » - et de le vaincre : « Fortifiés par l’Esprit et par ses multiples dons, devenons capables de lutter sans compromissions contre le péché et la corruption, et de nous dévouer avec une persévérance patiente aux œuvres de la justice et de la paix. » News de Catholique.org « Invoquons l'Esprit Saint chaque jour » : tweet du pape Françoishttp://news.catholique.org/56884-invoquons-l-esprit-saint-chaque-jour-tweet 2015-05-24T09:17:03Z text/html fr Catholique.org « Invoquons l’Esprit Saint chaque jour : qu’Il nous guide sur la route des disciples du Christ », exhorte le pape François dans un tweet posté sur son compte @Pontifex_fr, hier, samedi 23 mai, veille de la Pentecôte. Dans la bulle d’indiction du Jubilé de la miséricorde, le pape insiste aussi sur le rôle de l’Esprit Saint : « Que l’Esprit Saint qui guide les pas des croyants pour coopérer à l’oeuvre du salut apporté par le Christ, conduise et soutienne le Peuple de Dieu pour l’aider à contempler le visage de la miséricorde » écrit-il dans « Misericordiae Vultus (n. 4). Aux confesseurs, il rappelle que le don qu’il ont reçu pour pardonner les péchés dans le sacrement de la réconciliation vient de l’Esprit Saint : “Chacun de nous a reçu le don de l’Esprit Saint pour le pardon des péchés, nous en sommes responsables” (n. 17). News de Catholique.org