Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Fri, 18 Sep 2015 08:17:01 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ Prière Eucharistique III : deux syllabes de poidshttp://news.catholique.org/58157-priere-eucharistique-iii-deux-syllabes-de 2015-09-18T06:17:01Z text/html fr Catholique.org Amen ! Pour la quatrième fois, l’assemblée se fait entendre. Deux interventions étaient communes au prêtre et à l’assemblée : le Sanctus et l’anamnèse. L’amen final, au contraire, est une réponse à l’invitation du prêtre, comme dans le dialogue qui précède la préface. Certes, la réponse est brève : deux syllabes. Il est bon que le chant l’amplifie et la fasse résonner. Mais elle perdrait de sa force si elle était simplement la conclusion de la phrase précédente. Elévation Pendant que le prêtre dit ou chante la doxologie, il élève le calice et la patène. S’il est assisté d’un diacre, il remet le calice au diacre. Cette élévation était appelée autrefois « petite », parce que le geste est moins ample que celui qui suit la consécration. Mais sa signification est nettement plus importante. Elle est d’ailleurs bien plus ancienne : on en trouve mention à Orléans au 4ème siècle. Après la consécration, la double élévation est, pourrait-on dire, fonctionnelle : l’assemblée veut voir le pain consacré et le calice pour adorer la Présence réelle du Seigneur. C’est une ostension. Le destinataire est l’assemblée. L’élévation qui accompagne la doxologie est une offrande. C’est Dieu qui est le destinataire. Le prêtre célébrant le plus souvent face à l’assemblée, il est particulièrement inutile d’exagérer le geste. L’assemblée peut s’associer au geste du prêtre, comme cela se fait ici ou là. « Offrir » est le propre du sacerdoce. Tourner les mains vers le ciel est une manière de gestuer le sacerdoce commun des fidèles et de s’associer au sacerdoce du ministre de l’Eucharistie. Avec lui, avec nous La doxologie commence en désignant clairement le Christ. « Par lui », puisqu’il est l’unique médiateur. « En lui », comme saint Paul et saint Jean le disent très souvent : « Vous êtes vivants pour Dieu en Jésus Christ », « hors de moi vous ne pouvez rien faire. » Ces deux prépositions vont de soi dans la foi chrétienne. La troisième est plus originale : « avec lui ». En célébrant l’Eucharistie, chaque fidèle et l’assemblée entière est entraînée, aspirée par et dans l’offrande du Christ. Nous sommes avec lui et il est avec nous pour rendre grâce au Père. « Dieu qui nous a créés sans nous ne sauvera pas malgré nous » : la parole de saint Augustin s’applique éminemment et positivement à l’Eucharistie. Dans la Prière III comme dans les autres, alternent les termes d’action de grâce, d’eucharistie, de bénédiction, de louange, d’une part ; d’offrande et de sacrifice, d’autre part. Il n’y a pas à choisir : c’est en offrant sa vie que le Fils rend gloire à son Père. « Tu ne voulais ni holocauste ni victime ; alors j’ai dit : ‘Voici, je viens’ ». « Je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire » (Jean 17, 4), dit Jésus en anticipant de quelques heures sur sa Passion. Il sait que son Père le glorifiera en retour - c’est la Résurrection - et cette gloire s’étendra à tous ceux que le Père lui a « donnés » (Jean 17, 24). Je veux que « là où je suis, vous soyez, vous aussi » (Jean 14, 3). L’autre nom de Jésus n’est-il pas l’Emmanuel, « Dieu avec nous » ? « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » sont ses dernières paroles dans l’évangile selon saint Matthieu. S’unir de cœur, et peut-être par le geste, à l’offrande du Christ nous prépare à répondre l’Amen qui est le sommet de la Prière eucharistique. Deux syllabes de poids ! Avec « Alleluia » et « Hosanna », « Amen » est un des mots que nous avons reçus d’Israël. De même qu’un peu de grec (« Kyrie ») et un peu de latin (« Sanctus ») donnent la dimension de l’universel, un peu d’hébreu empêche d’oublier nos racines : « En toi, toutes nos sources » (Psaume 86-87, 4). Mieux vaut ne pas chercher à traduire les deux syllabes de l’Amen. Jadis, les prières se terminaient en disant « ainsi soit-il ! ». C’était la transposition en français de la traduction de l’hébreu au grec. Telle était la réponse de la Vierge à l’ange Gabriel : « Qu’il m’advienne selon ta parole. » Mais cette traduction ne convient pas dans tous les cas. Très souvent, Jésus introduit un enseignement par ces mots : « Amen, amen, je vous le dis… ». Il s’engage totalement dans sa parole. Elle est solide. On peut y croire. Les gens faisaient la différence avec les scribes : Jésus, lui, parlait avec « autorité ». « On vous a dit ; moi, je vous dis ... » « Amen » est même un des noms de Jésus dans l’Apocalypse (3, 14). Parce que c’est solide, parce que c’est vrai, parce que je peux faire confiance, j’adhère du fond du cœur ; j’engage toute ma liberté. Quand le prêtre présente l’hostie au fidèle pour la communion, celui-ci répond « amen » : il professe sa foi en la présence du Christ et sa décision de communier au Christ, mort et ressuscité pour le salut du monde. La communion n’est pas une récompense mais un engagement. L’Amen qui conclut la Prière eucharistique a le même sens. Sa force, sa solennité vient de ce qu’il est prononcé par toute l’assemblée. Rien n’interdit d’ailleurs au prêtre de s’y joindre, comme les fidèles ont pu se joindre à son geste d’offrande lors de l’élévation qui précède. Le prêtre, lui aussi est un « fidèle du Christ ». « Le Fils de Dieu, le Christ Jésus, n’a pas été ‘oui’ et ‘non’ ; il n’a été que ‘oui’. Et toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur ‘oui’ dans sa personne. Aussi est-ce par le Christ que nous disons à Dieu notre ‘amen’, notre ‘oui’, pour sa gloire. » (2 Corinthiens 1, 19-21). Ces phrases de saint Paul ne sont-elles pas la meilleure conclusion de ce long parcours à travers la Prière eucharistique ? News de Catholique.org Prière Eucharistique III : la proclamation de la gloire de Dieuhttp://news.catholique.org/58120-priere-eucharistique-iii-la-proclamation-de 2015-09-11T06:17:02Z text/html fr Catholique.org Doxologie Toutes les Prières eucharistiques traditionnelles mentionnent les défunts et toutes se terminent par une proclamation de la gloire de Dieu (« doxologie »), ponctuée par l’Amen de l’assemblée. L’originalité de la Prière III est d’associer l’intercession pour les défunts et la doxologie, dans un même mouvement. Le Seigneur qui a été qualifié de « clément » est maintenant invoqué comme bienfaiteur, benignus, qui, en français, a donné « bénin ». « Bénigne » est le nom d’un évêque martyr du 2ème siècle qui serait le fondateur du diocèse de Dijon. C’était le prénom de Bossuet. C’est un des noms de Dieu dans le Coran. Ce qualificatif a sauté dans la version française de la Prière. Sans doute posait-il trop de problèmes aux traducteurs : dans notre langue, ce qui est « bénin », c’est un mal. « Comblés de ta gloire » Nous demandons au Seigneur d’admettre les défunts dans son Royaume et nous espérons nous joindre à eux pour être rassasiés, comblés de la gloire divine éternellement. Moi, dans la justice, je contemplerai ta face, au réveil, je me rassasierai de ton image. Rassasie-nous de ton amour au matin, nous serons dans la joie et les chants tous les jours. (Paumes 16-17, 15 ; 89-90, 14) Dans la lecture chrétienne de l’Ecriture, le « réveil » et le « matin » sont toujours interprétés comme des symboles de la Résurrection. Dans la Prière III, le Christ est d’ailleurs nommé immédiatement après : c’est « par lui » que nous serons comblés de la gloire divine ; mais c’est aussi « par lui » que le Père « donne au monde toute grâce et tout bien », la grâce étant inclue dans tous ces biens que le Seigneur accorde avec largesse. Au terme de la Prière, nous revenons à son point de départ, quand le prêtre disait : « C’est toi qui donnes la vie ; c’est toi qui sanctifies toutes choses, par ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur. » Mais, entre le début et la fin de la Prière, a été célébré le mémorial de la Passion, par laquelle Dieu s’est réconcilié toutes choses (Colossiens 1, 20, déjà cité à plusieurs reprises). Dans son encyclique sur l’Eucharistie (trop peu connue), le pape Jean Paul II évoque la diversité des lieux où il l’a célébrée, se rappelant sans doute les années de son ministère auprès des jeunes, tout autant que celles de son pontificat voyageur. Il écrit : « Ces cadres si divers me font fortement ressentir leur caractère universel et pour ainsi dire cosmique. Oui, cosmique ! … L’Eucharistie est toujours célébrée, en un sens, sur l’autel du monde. Elle est un lien entre le ciel et la terre. Elle englobe et elle imprègne toute la création. Le Fils de Dieu s’est fait homme pour restituer toute la création, dans un acte suprême de louange, à Celui qui l’a tirée du néant » (Ecclesia de Eucharistia, n° 8). « Tout honneur et toute gloire » Les dernières paroles de la Prière III, comme des autres, avant l’Amen final, ont trois avantages : elles rappellent que l’Eucharistie est, avant tout, une action de grâce ; elles sont trinitaires ; elles s’inscrivent dans la continuité de l’Ecriture. Les deux premiers aspects ont été suffisamment traités. Illustrons le troisième. Dans l’épître aux Romains, quand saint Paul évoque la situation d’Israël dans l’histoire du salut, il conclut sa réflexion en rendant gloire à Dieu, le Père : « Car tout est de lui et par lui et pour lui. A lui soit la gloire éternellement ! Amen » (Romains 11, 36). Au chapitre 9 (verset 5), il avait adressé, semble-t-il, la même bénédiction au Christ, « lequel est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement ! Amen ». C’est dans le livre de l’Apocalypse que nous trouvons les expressions les plus proches de la doxologie. Tu es digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance. C’est toi qui créas l’univers ; tu as voulu qu’il soit : il fut créé. Alleluia. Le salut, la gloire, la puissance à notre Dieu ! (Apocalypse 4, 11 ; 19, 1) L’Agneau est associé à la louange du Père : « Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange. » Toute créature dans le ciel et sur la terre, sous la terre et sur la mer et tous les êtres qui s’y trouvent, je les entendis proclamer : « A celui qui siège sur le Trône et à l’Agneau, la louange et l’honneur, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. » Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » (Apocalypse 5, 12-14) Toutes les créatures sont convoquées à la louange, comme le « monde » était mentionné dans la Prière, juste avant la doxologie. Le regard est orienté vers l’aboutissement de l’Histoire que l’Eucharistie anticipe. L’anamnèse est acte d’espérance dans l’avenir, autant que rappel du passé et actualité de la présence. News de Catholique.org Prière Eucharistique III : « Pour nos frères défunts… »http://news.catholique.org/58084-priere-eucharistique-iii-pour-nos-freres 2015-09-04T06:17:02Z text/html fr Catholique.org « Pour nos frères défunts… » L’Ancien Testament est plus que réservé sur le devenir des morts. Les ensevelir dignement est une œuvre de miséricorde : le vieux Tobie s’en acquitte, au péril de sa vie. Mais il n’y a, en Israël, ni culte ni invocation des morts. La prière pour les morts apparaît au 2ème siècle avant le Christ. Des soldats de Judas Macchabée meurent au combat. Or voici qu’ils portaient sur eux des objets consacrés aux idoles ! « Tous se mirent en prière en demandant que la faute commise fût entièrement effacée ». Une collecte est organisée pour qu’on offrît, à Jérusalem, un « sacrifice expiatoire, afin qu’ils fussent absous de leurs péchés » (2 Macchabées 12, 39-45). Le Nouveau Testament est tout entier illuminé par la Résurrection du Christ et la certitude de notre propre résurrection. En attendant, il ne faut pas être abattus comme ceux qui n’ont pas d’espérance : « Nous serons pour toujours avec le Seigneur. Réconfortez-vous les uns les autres » (1 Thessaloniciens 4). Les apôtres évitent de s’étendre sur le statut des défunts entre leur mort et la Résurrection, au Dernier Jour. Saint Paul a, cependant, la certitude d’être avec le Seigneur dès sa mort. C’est pourquoi il ne sait que choisir : désirer la mort ou rester au service de ses frères (Philippiens 1, 21-24). Offrir la Messe pour les morts est un usage très ancien. Au moment de sa mort, Monique disait à son fils Augustin : « Enterrez mon corps n’importe où. Je vous demande seulement de vous souvenir de moi à l’autel du Seigneur. » C’était en 387. Toutes les liturgies eucharistiques traditionnelles comportent la mention des défunts. Prier pour eux, c’est attester qu’ils ne sont pas tombés dans le néant. Malgré la séparation, nous sommes en communion avec eux, « la communion des saints ». Comme eux, nous sommes en attente de la Résurrection dernière. Nous demandons à Dieu de nous y préparer, de nous purifier : c’est ce qu’exprime la foi catholique en parlant du « purgatoire ». Selon les liturgies, l’intercession pour les défunts est plus ou moins développée. Dans la Prière III, elle est très sobre mais une formule, au contraire très loquace, est prévue pour les obsèques. Formule brève Le « nous » de la Prière Eucharistique réunit les hommes et les femmes. Curieusement, pour les défunts, ne sont mentionnés que les « frères ». C’est étrange : le vieux canon romain (Prière I), qui ne peut pas être accusé de féminisme excessif, distinguait « les serviteurs et les servantes ». Pourquoi, dans cette Prière récente comme dans les oraisons, seuls les « frères » sont-ils mentionnés ? L’intention des liturgistes n’était sûrement pas d’exclure les femmes du paradis. Malgré sa brièveté, l’intercession pour les défunts distingue deux situations. « Nos frères défunts » : ce sont, d’abord, les baptisés. Mais la Prière mentionne aussi les autres : c’est encore un signe de l’horizon universaliste de la Prière III. De ces hommes, quels qu’ils soient, qui ont quitté ce monde, « Dieu connaît la droiture » : l’Eglise ne s’arroge pas le droit de les juger. Elle remet le jugement à Dieu : lui seul sonde les reins et les cœurs. Le texte originel est un peu différent. Il parle de « ceux qui te plaisent ». Il ne s’agit pas de l’arbitraire d’un Dieu qui déciderait simplement parce que « tel est notre bon plaisir ». Ce qui plaît à Dieu, c’est de « faire la vérité », d’agir selon sa conscience, d’aimer son frère qu’on voit, même si l’on ne croit pas en Dieu qu’on ne voit pas. Le seul péché que Jésus déclare impardonnable est le blasphème contre l’Esprit Saint : voir le Mal partout, appeler « mal » ce qui est « bien ». Formule développée Comme la formule brève, celle qui est propre aux Messes pour les défunts, concerne d’abord les baptisés, puis s’élargit à tous les autres, appelés « frères » eux aussi. Les deux intercessions commencent par le mot traditionnel « souviens-toi », memento. Au moment où l’Eglise présente au Père le « mémorial » de la mort et résurrection de son Fils, comment le Père ne « se souviendrait-il » pas de ceux pour qui son Fils a donné sa vie ? Il est « mort, a été enseveli, est descendu aux enfers », c’est-à-dire compté parmi les morts, disons-nous dans le Credo. L’intercession pour les défunts a donc bien sa place au cœur de l’Eucharistie. La formule des Messes pour les défunts comporte deux amplifications : l’une concerne les baptisés ; l’autre, la vie glorieuse de l’au-delà. L’une et l’autre sont, presque mot à mot, des citations du Nouveau Testament. La première vient de l’épître aux Romains (6, 3-5). « Ignorez-vous que, baptisés dans le Christ Jésus, c’est dans sa mort que tous nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle. Car si c’est un même être avec le Christ que nous sommes devenus par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable. » La suite vient de l’épître aux Philippiens (3, 20-21) : « Notre cité se trouve dans les cieux d’où nous attendons ardemment, comme sauveur, le Seigneur Jésus Christ qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire. » Quand saint Paul avait prêché sur l’Acropole d’Athènes, ses auditeurs avaient buté quand il avait annoncé « la résurrection des morts » (Actes 17, 32). Jésus avait rencontré la même incompréhension sur ce sujet. Pour Paul, si la résurrection des morts est impossible, le Christ lui-même n’est pas ressuscité : alors, vide est notre foi ; nous sommes encore dans nos péchés et les prédicateurs de l’Evangile sont des faux témoins (1 Corinthiens 15). Alors que la première amplification est empruntée à saint Paul, la seconde s’inspire de saint Jean. A deux reprises, l’Apocalypse reprend une promesse du prophète Isaïe : Dieu essuiera toute larme de nos yeux (Isaïe 25, 8 ; Apocalypse 7, 17 ; 21, 4). Les larmes empêchent de voir clairement. Or, pour saint Jean comme pour les Pères de l’Eglise après lui, la vue est le sens par lequel Dieu s’imprime en nous : nous sommes changés en ce que nous voyons « Dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous lui serons semblables parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jean 3, 2). Saint Paul aurait souscrit, car il disait aux Corinthiens : « Nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face » (1 Corinthiens 13, 12). La prière pour les défunts est donc, en définitive, un acte d’espérance. Elle ouvre sur l’horizon ultime de notre existence : la « gloire », c’est-à-dire l’épanouissement de la vie. News de Catholique.org Prière Eucharistique III : « Et maintenant, nous te supplions… » (2/2)http://news.catholique.org/58047-priere-eucharistique-iii-et-maintenant-nous 2015-08-28T07:17:01Z text/html fr Catholique.org « Et maintenant, nous te supplions… » (2/2) La prière d’intercession fait alterner l’universel et le particulier : elle vise « le monde entier », « l’ensemble des évêques », les prêtres et les diacres de partout (universo clero) ; mais elle nomme le pape actuel et l’évêque du diocèse où l’Eucharistie est célébrée. Notons au passage que, si le prêtre appartient à un autre diocèse, il nommera l’évêque du lieu et non celui de son diocèse personnel : le prêtre ne célèbre pas en son nom propre mais, d’abord, pour les fidèles présents. Tout le peuple des rachetés Cette expression rappelle une des préfaces du dimanche : « Nous portons désormais ces noms glorieux : nation sainte, peuple racheté, race choisie, sacerdoce royal. » En arrière-fond se trouve la Première Epître de Pierre (2, 9) : « Vous êtes la race élue, la communauté sacerdotale du roi, la nation sainte, le peuple que Dieu s’est acquis. » Tous ces titres viennent de l’Ancien Testament où ils sont appliqués à Israël. Quand Paul prend congé des anciens d’Ephèse, il leur recommande de prendre soin de « l’Eglise de Dieu qu’il s’est acquise par le sang de son propre Fils » (Actes 20, 28). Ce « peuple » unique, c’est donc l’Israël nouveau, unifié par la Trinité Sainte, selon la parole de saint Cyprien reprise par le concile Vatican II. Mais au lieu de traduire « tout le peuple des rachetés », il serait grammaticalement aussi logique de lire : « chaque peuple que tu as racheté ». Nous l’avions vu au début de la Prière : là où le français dit « toute la création », le texte originel dit « chaque créature ». Quand il chante le Créateur, le livre de la Genèse se plaît à souligner les différences : l’expression « selon son espèce » revient à dix reprises. Non seulement, le Créateur dénombre les étoiles, mais il les appelle « chacune par son om » (Psaume 146-147, 4). Le Seigneur tient un « livre des peuples » (Psaume 86-87) : chaque homme est né dans l’un ou l’autre de ces peuples, même si c’est en Sion que tous renaissent. Le miracle de la Pentecôte n’est pas l’instauration d’une langue unique mais le fait que chacun entende proclamer, « dans sa langue », les merveilles de Dieu. On sait le respect dont le saint pape Jean Paul II entourait la diversité des cultures. Dans les visions de l’Apocalypse, la Jérusalem céleste est peuplée d’hommes venant de « toute race, langue, peuple et nation ». La Cité sainte n’est pas un camp de concentration, où l’homme est réduit à un matricule. La famille De nouveau, la vision se focalise sur l’assemblée : ceux qui « se tiennent » là, « debout » comme la Vierge au pied de la Croix, ont répondu à une « volonté » de Dieu. « L’Eglise », avant d’être une communauté de croyants, est une « convocation », un « appel » de Dieu. De même pour la communauté, grande ou petite, qui se tient près de l’autel. Cette communauté est appelée « famille ». Les évangiles nous renseignent sur les relations difficiles entre Jésus et sa famille de Nazareth : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? » Jésus ne récuse pas ces termes mais la filiation ne s’établira plus selon la chair et le sang, mais selon l’Esprit Saint. A sa mère, il donne pour fils le disciple bien-aimé. Ses frères et ses sœurs, ce sont ceux qui font la volonté de son Père. « Frères » est l’expression la plus usuelle pour désigner les disciples dans les premiers temps de l’Eglise. Nous sommes de la « maison » de Dieu (Ephésiens 2, 19). Parmi tous les symboles évocateurs de l’Eglise, la famille est privilégiée par les Africains qui ont un sens de la famille beaucoup plus étendu que les Occidentaux d’aujourd’hui. Les papes n’hésitent pas, non plus, à parler de la « famille humaine ». « Qu’as-tu fait de ton frère ? » : la question que Dieu pose à Caïn s’adresse à tout homme dans son rapport à tout autre homme, puisqu’ils sont « frères ». Mais ici, il s’agit bien des frères et sœurs rassemblés en ce lieu, à cette heure, pour offrir le sacrifice de toute l’Eglise. Le « premier-né d’une multitude de frères » (Romains 8, 29) est aussi celui qui a promis d’être présent, là où deux ou trois sont réunis en son nom (Matthieu 18, 20). Les enfants dispersés Ce passage de la Prière III peut, évidemment, inclure la recherche de l’unité entre les chrétiens. Mais ce n’est, sans doute, pas sa visée première, qui est universaliste. Les mots sont une citation presque littérale de saint Jean. Caïphe voyait dans la condamnation de Jésus le moyen, pour le peuple d’Israël, d’échapper à un risque d’anéantissement par Rome. L’évangéliste commente : « Etant grand-prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation - et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jean 11, 51-52). L’image est chère à saint Jean : le loup disperse les brebis, alors que le Bon Pasteur les rassemble (Jean 10). Cette symbolique vient d’Ezéchiel. Quand Jérusalem a été prise par les Babyloniens, la population a été emmenée en exil et dispersée. Le prophète annonce qu’un jour viendra (ce sera le retour d’Exil) où Dieu « retirera ses brebis de tous les lieux où elles furent dispersées, au jour de nuées et de ténèbres » (Ezéchiel 34, 12). De là vient la sinistre dénomination « Nacht und Nebel », « Nuit et Brouillard ». Le rassemblement n’est pas une fin en soi : au goulag, les hommes étaient bien rassemblés. La Prière III précise : « ramène à toi ». Le texte original est même plus fort : « unis à toi », le terme étant celui qui désigne l’union des « conjoints ». C’est dans le Christ que nous sommes rassemblés. C’est en lui que notre vie trouve son unité : « Qui n’amasse pas avec moi, dissipe », disperse (Luc 11, 23). La Prière eucharistique s’adresse tout entière au Père. Elle proclame ce qu’il fait et formule ce que l’Eglise lui demande. Mais elle ne dit pas grand-chose sur lui. Exception : il est ici qualifié de clemens, « très aimant », dit le français. C’est cette clémence que la Prière va maintenant invoquer pour les défunts. News de Catholique.org Prière Eucharistique III : "Et maintenant, nous te supplions..." (1/2)http://news.catholique.org/58011-priere-eucharistique-iii-et-maintenant-nous 2015-08-21T07:17:01Z text/html fr Catholique.org « Et maintenant, nous te supplions… » (1/2) La prière d’intercession évoque, successivement, en phrases brèves, le monde, l’Eglise, clercs et fidèles, l’assemblée et les enfants de Dieu « dispersés ». Viendront ensuite les défunts. Pour le monde tout entier Dans le dialogue qui introduit la Prière sur les offrandes, les fidèles avaient répondu au prêtre qu’ils étaient prêts à offrir le sacrifice de toute l’Eglise « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ». Le Sanctus et le début de la Prière eucharistique avaient invoqué le Seigneur, « Dieu de l’univers », lui qui « sanctifie toutes choses ». Il n‘est donc pas étonnant que le « salut » du monde soit, de nouveau, évoqué. Ce sont des mots chers à saint Jean : Dieu a envoyé son Fils « pour que le monde soit sauvé » (Jean 3, 17). Incidemment, la première épître à Timothée (2, 4) nous assure que « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés ». Juste avant, l’épître recommandait « qu’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois et tous les dépositaires de l’autorité, afin que nous puissions mener une vie calme et paisible » (1 Timothée 2, 1-2). Le salut éternel des personnes et le bien-être de la cité temporelle ne sont donc pas totalement étrangers l’un à l’autre. Mais le « salut du monde entier » ne se limite, ni à l’horizon temporel, ni à la seule humanité. Le chapitre 8 de l’épître aux Romains associe toute la Création au salut final que nous espérons : elle « espère être libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8, 20-21). Le gage de cette espérance nous est donné dans l’Eucharistie : en elle, le pain et le vin, « fruits de le terre, de la vigne, et du travail des hommes », servent de support à la présence réelle de Celui « en qui sont réconciliés tous les êtres, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Colossiens 1, 20). Le « salut » et la « paix » s’embrassent, comme, dans le psaume 85 (verset 11), la Justice et la Paix. Dans la prière chrétienne, il ne faut jamais opposer l’immédiat et l’ultime, le physique et le plus spirituel. Le « pain » que nous demandons dans le Notre Père est aussi bien celui dont manquent tant d’affamés que le Pain de la Parole et de l’Eucharistie. De même pour le salut et la paix. Pour l’Eglise pèlerine De la prière pour le monde entier, nous passons à l’Eglise, « au long de son chemin sur la terre ». Pour elle, nous demandons qu’elle soit « affermie » dans la foi et la charité. Pourquoi pas dans l’espérance ? Parce que l’espérance est inclue dans le terme traduit par « chemin ». La Prière III, nettement marquée par le concile Vatican II, emploie un mot fréquemment utilisé par le concile quand il parle de l’Eglise : peregrinans, en pèlerinage. Il se trouve, en particulier, dans les quatre textes majeurs : l’Eglise, l’Eglise dans le monde de ce temps, la Révélation, la Liturgie. Pour les Latins, un « pèlerin » est quelqu’un qui voyage à l’étranger. Il n’est pas dans son pays. Il est, en quelque sorte, en exil. C’est le statut du chrétien, tel que le décrit l’Epître à Diognète (2ème siècle ?) : « Les chrétiens résident chacun dans sa propre patrie, mais comme des étrangers domiciliés… Toute terre étrangère leur est une patrie et toute patrie une terre étrangère. » Saint Paul avait déjà dit : « Notre cité se trouve dans les cieux » (Philippiens 3, 20). Quand le concile parle de l’Eglise en pèlerinage, il n’envisage pas la mission à travers l’espace, sur la surface du globe. Le texte qui a inspiré le concile est une phrase de saint Augustin dans la Cité de Dieu : « L’Eglise avance dans son pèlerinage, entre les persécutions du monde et les consolations de Dieu. » Le chapitre 7 de la constitution sur l’Eglise a pour titre : « Le caractère eschatologique de l’Eglise pérégrinante et son union avec l’Eglise du ciel ». Logiquement, le chapitre suivant de la Constitution est consacré à Marie. L’Eglise est en pèlerinage vers la cité céleste, vers le Royaume où Marie se trouve déjà. Selon une formule en vogue à l’époque du concile, le temps de l’Eglise est celui « du déjà là et du pas encore ». Saint Paul dit que Dieu nous a fait asseoir avec le Christ dans les cieux (Ephésiens 2, 6). Mais il dit aussi que « demeurer dans ce corps, c’est vivre en exil (la traduction latine dit : ‘pérégriner’) loin du Seigneur ». Le verset suivant éclaire la Prière eucharistique : « Car nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision » (2 Corinthiens 5, 6-7). Pour son pèlerinage, l’Eglise doit être affermie dans la foi et dans la charité. Dans la foi, parce que celle-ci « est la garantie des biens que l’on espère, la preuve des réalités qu’on ne voit pas » (Hébreux 11, 1). La charité, parce que celle-ci est déjà l’éternité. Elle « ne passe jamais » (1 Corinthiens 13, 8). Le pèlerinage vers un sanctuaire est un beau symbole de l’existence chrétienne comme de toute l’Eglise. Le pèlerin porte déjà en lui le lieu vers lequel il se dirige : une grâce l’y attend. Mais, pour l’instant, il faut marcher. Clercs et fidèles Comme pour le « salut et la paix » du monde, regarder loin n’empêche pas de regarder aussi l’immédiat. C’est pourquoi nous prions pour le pape, successeur de celui à qui le Christ a dit « sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise », « pais mes brebis » : il est le garant de la catholicité. Nous prions pour l’évêque, pasteur de l’Eglise locale en laquelle prend corps l’Eglise universelle. Tout sacrement est célébré en communion avec l’évêque du lieu : à plus fort raison, l’Eucharistie, sacrement du Corps du Christ. Pour éviter l’esprit de chapelle, la Prière III évoque « l’ensemble des évêques » qui, unis au pape, ont en charge, collégialement, l’évangélisation du monde. Le mot « clergé » n’ayant pas bonne presse dans la langue française de notre époque, la traduction a préféré parler des prêtres et des diacres qui, mariés ou non, sont des « clercs » par leur ordination. Pour marquer le lien entre l’évêque et ses prêtres, un usage ancien voulait qu’un fragment du pain consacré par l’évêque soit porté aux divers lieux où célébraient les prêtres, qui agissent au nom de l’évêque là où celui-ci ne peut se trouver. Quant aux diacres, s’ils ne président pas l’Eucharistie, leur ministère est aussi eucharistique, dans la préparation et dans la distribution. Les fidèles sont mentionnés ensuite, de trois manières différentes : nous prendrons le temps d’écouter ce que dit la Prière III. (à suivre) News de Catholique.org Marie, « la grande croyante »http://news.catholique.org/58219-marie-la-grande-croyante 2015-08-17T00:17:13Z text/html fr Catholique.org "La foi est le cœur de toute l’histoire de Marie ; elle est la croyante, la grande croyante", explique le pape avant l'angélus de l'Assomption, samedi 15 août, place Saint-Pierre. Après l'angélus, le pape a dit sa proximité à la population de la ville chinoise de Tianjin frappée par des explosions et des incendies meurtriers (cf. Zenit du 15 août). Voici notre traduction intégrale des paroles du pape François avant et après l'angélus de l'Assomption, depuis la fenêtre du bureau du palais apostolique qui donne place Saint-Pierre. Paroles du pape avant l'angélus Chers frères et sœurs, bonjour, et bonne fête de la Vierge Marie. Aujourd’hui, l’Église célèbre l’une des plus importantes fêtes dédiée à la Bienheureuse Vierge Marie : la fête de son Assomption. À la fin de sa vie terrestre, la mère du Christ est montée en son âme et en son corps au Ciel, c’est-à-dire dans la gloire de la vie éternelle, dans la pleine communion avec Dieu. La page d’Évangile d’aujourd’hui (Lc 1,39-56) nous montre Marie qui, sitôt après avoir conçu Jésus par l’opération du Saint-Esprit, se rend auprès d’Élisabeth, sa cousine âgée, elle aussi miraculeusement enceinte d’un fils. Lors de cette rencontre remplie de l’Esprit-Saint, Marie exprime sa joie par le cantique du Magnificat car elle a pris pleine conscience du sens de ces grandes choses qui sont en train de s’accomplir dans sa vie : par son intermédiaire, c’est toute l’attente de son peuple qui est accomplie. Mais l’Évangile nous donne aussi la vraie raison de la grandeur de Marie et de son bonheur : cette raison, c’est la foi. En effet, Élisabeth la salue avec ces paroles : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1,45). La foi est le cœur de toute l’histoire de Marie ; elle est la croyante, la grande croyante. Elle sait – et elle le dit – que dans l’histoire pèsent la violence des puissants, l’orgueil des riches, l’arrogance des superbes. Malgré tout cela, Marie croit et proclame que Dieu ne laisse pas seuls ses enfants, humbles et pauvres, mais qu’il les secourt avec miséricorde, rapidement, car il renverse les puissants de leurs trônes et perd les orgueilleux dans les chemins tortueux de leur cœur. Telle est la foi de notre Mère, telle est la foi de Marie ! Le Cantique de la Vierge Marie nous laisse aussi percevoir le sens plénier de l’histoire personnelle de Marie : si la miséricorde du Seigneur est le moteur de l’histoire, alors il ne pouvait « connaître la dégradation du tombeau, le corps qui avait mis au monde l'auteur de la vie » (Préface). Tout cela ne concerne pas seulement Marie. Les « grandes choses » faites en elle par le Tout-puissant nous touchent profondément, nous parlent de notre voyage en cette vie, nous rappellent le terme qui nous attend : la maison du Père. Notre vie, vue à la lumière de Marie emportée au Ciel, n’est pas un vagabondage dépourvu de sens mais un pèlerinage, lequel, en dépit de toutes ses incertitudes et de toutes ses souffrances, a un terme assuré : la maison de notre Père, qui nous attend avec amour. Il est beau de penser que nous avons un Père, qu’il nous attend avec amour et que notre Mère Marie elle aussi est là-haut et qu’elle nous attend avec amour. En attendant, tandis que la vie s’écoule, Dieu fait resplendir « un signe qui guide son peuple encore en chemin et soutient son espérance » (ibid.). Ce signe a un visage, ce signe a un nom : le visage lumineux de la Mère du Seigneur, le nom béni de Marie, la pleine de grâces car elle a cru dans la parole du Seigneur : la grande croyante ! Membres de l’Église, nous sommes destinés à partager la gloire de notre Mère car nous aussi, grâce à Dieu, nous croyons au sacrifice du Christ sur la croix et, par le Baptême, nous sommes insérés dans ce grand mystère de salut. Aujourd’hui, tous ensemble, nous la prions car lorsque se déroule notre chemin sur la terre, c’est elle qui tourne vers nous ses yeux miséricordieux, qui nous lance sur la route, qui nous indique le terme et qui, après cet exil, nous montre Jésus, le fruit béni de son sein. Et nous disons ensemble : ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie ! Paroles du pape après l’angélus Chers frères et sœurs, Mes pensées vont, en ce moment, à la population de la ville de Tianjin, en Chine du Nord, où plusieurs explosions dans la zone industrielle ont causé la mort de nombreuses personnes, en ont blessé beaucoup d’autres et fait d’immenses dégâts matériels. J’assure de ma prière ceux qui ont perdu la vie et toutes les personnes atteintes par cette catastrophe. Que le Seigneur les réconforte et soutienne tous ceux qui travaillent à soulager leurs souffrances. Je vous salue, vous tous, Romains et pèlerins de différents pays ! Je vous confie aux soins maternels de notre Mère, qui vit dans la gloire de Dieu et toujours accompagne notre chemin. Et comme il serait beau que, aujourd’hui, vous puissiez rendre une visite à la Vierge Marie, la Salus Populi Romani, à Sainte-Marie-Majeure : ce serait un beau geste. Je vous remercie d’être venus et je vous souhaite une bonne fête de la Madone. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir ! © Traduction de Zenit, Matthieu Gourrin News de Catholique.org La foi est « la vraie raison de la grandeur de Marie »http://news.catholique.org/58218-la-foi-est-la-vraie-raison-de-la-grandeur-de 2015-08-17T00:17:11Z text/html fr Catholique.org La foi est « la vraie raison de la grandeur de Marie », a dit le pape François dans son allocution avant l’angélus du samedi 15 août. À la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, il a adressé aux fidèles des paroles intenses consacrées à la Mère de Dieu et à son rôle dans l’histoire humaine. « La foi est le cœur de toute l’histoire de Marie, dit le pape, elle est la croyante, la grande croyante. » Malgré « la violence des puissants, l’orgueil des riches, l’arrogance des superbes » qui « pèsent dans l’histoire », « Marie croit et proclame que Dieu ne laisse pas seuls ses enfants, humbles et pauvres, mais qu’il les secourt avec miséricorde », explique le pape. « Telle est la foi de notre Mère, telle est la foi de Marie ! », s’exclame-t-il. Le pape commente le texte de l’Évangile selon saint Luc qui montre Marie lors de sa rencontre avec sa cousine Élisabeth. « Remplie de l’Esprit-Saint, Marie exprime sa joie par le cantique du Magnificat, explique le pape, car elle a pris pleine conscience du sens de ces grandes choses qui sont en train de s’accomplir dans sa vie : par son intermédiaire, c’est toute l’attente de son peuple qui est accomplie. » L’histoire de Marie concerne tous les chrétiens, estime le pape. « Les « grandes choses faites en elle par le Tout-puissant nous touchent profondément, affirme-t-il, nous parlent de notre voyage en cette vie, nous rappellent le terme qui nous attend : la maison du Père. » La vie humaine n’est plus « un vagabondage dépourvu de sens », dit le pape, mais « un pèlerinage » qui a « un terme assuré : la maison de notre Père, qui nous attend avec amour ». « Le visage lumineux de la Mère du Seigneur » accompagne les chrétiens dans leur vie terrestre. C’est Marie « qui tourne vers nous ses yeux miséricordieux, qui nous lance sur la route, qui nous indique le terme et qui, après cet exil, nous montre Jésus, le fruit béni de son sein », affirme le pape François. Il a appelé à prier Marie et « à partager la gloire de notre Mère car nous aussi, grâce à Dieu, nous croyons au sacrifice du Christ sur la croix et, par le Baptême, nous sommes insérés dans ce grand mystère de salut ». News de Catholique.org Pourquoi aller à la messe le dimanche ? Réponse du pape Françoishttp://news.catholique.org/58217-pourquoi-aller-a-la-messe-le-dimanche 2015-08-17T00:17:09Z text/html fr Catholique.org Pourquoi aller à la messe ? Le pape François répond à l'angélus du 16 août. Voici notre traduction intégrale des paroles du pape François avant l’angélus de ce dimanche 16 août. Chers frères et sœurs, bonjour ! Depuis plusieurs dimanches, la Liturgie nous propose, dans l’Évangile de Jean, le discours de Jésus sur le Pain de vie, qu’il est Lui-même et qu’est aussi le sacrement de l’Eucharistie. Le passage d’aujourd’hui (Jn 6,51-58) donne la dernière partie de ce discours et mentionne ceux qui, dans la foule, se scandalisent parce que Jésus a dit : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et moi je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6,54). La stupeur de ses auditeurs est compréhensible. Jésus, en effet, emploie le style propre aux prophètes pour provoquer chez les gens – et aussi chez nous – des questions et, au final, provoquer une décision. Et voici la plus importante de ces questions : que signifie « manger la chair et boire le sang » de Jésus ? Est-ce une image simplement, une manière de s’exprimer, un symbole ou est-ce que cela renvoie à quelque chose de réel ? Pour répondre, il faut essayer de percevoir ce qui se passe dans le Cœur de Jésus lorsqu’il partage les pains pour la foule affamée. Sachant qu’il devra mourir en croix pour nous, Jésus s’identifie à ce pain qu’il rompt et qu’il partage, et ce pain devient pour Lui le « signe » du Sacrifice qui l’attend. Ce geste trouve son accomplissement dans la Dernière Cène, quand le pain et le vin deviennent réellement son Corps et son Sang. C’est l’Eucharistie, que Jésus nous laisse dans un but bien précis : que nous puissions devenir un avec Lui. En effet, il dit : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (v. 56). Ce « demeurer », c’est Jésus en nous et nous en Jésus. La communion est une assimilation : en le mangeant, nous devenons comme Lui. Mais cela demande notre « oui », notre adhésion dans la foi. On entend parfois, à propos de la Sainte Messe, cette objection : « Mais à quoi ça sert, la Messe ? Moi je vais à l’église quand je le sens, ou bien, moi je prie mieux tout seul ». Mais l’Eucharistie n’est pas une prière privée ou une belle expérience spirituelle, elle n’est pas une simple commémoration de ce que Jésus a fait pendant la Dernière Cène. Nous disons, pour bien comprendre, que l’Eucharistie est « mémorial », c’est-à-dire un geste qui actualise et rend présent l’événement de la mort et de la résurrection de Jésus : le pain est réellement son Corps donné pour nous, le vin est réellement son sang versé pour nous. L’Eucharistie, c’est Jésus lui-même qui se donne entièrement à nous. Nous nourrir de Lui et demeurer en Lui par la Communion eucharistique, si nous le faisons avec foi, transforme notre vie, la transforme en un don à Dieu et aux frères. Nous nourrir de ce « Pain de vie » signifie entrer dans les sentiments du Cœur du Christ, faire nôtres les choix du Christ, ses pensées, ses manières d’agir. Cela veut dire entrer dans un dynamisme d’amour et devenir des personnes de paix, des personnes de pardon, de réconciliation, de partage solidaire. C’est faire les mêmes choses que Jésus. Jésus conclut son discours avec ces paroles : « Qui mange ce pain vivra éternellement » (Jn 6,58). Oui, vivre dans une vraie communion avec Jésus sur cette Terre déjà nous fait passer de la mort à la vie. Le Ciel commence précisément dans cette communion avec Jésus. Et au Ciel nous attend Marie notre Mère – nous avons célébré hier ce mystère. Qu’elle nous obtienne la grâce de nous nourrir toujours avec foi de Jésus, Pain de vie. © Traduction de Zenit, Matthieu Gourrin News de Catholique.org Taizé : « La vie intérieure et la solidarité vont de pair »http://news.catholique.org/58216-taize-la-vie-interieure-et-la-solidarite 2015-08-17T00:17:07Z text/html fr Catholique.org « Pour nous le grand enjeu, c’est de montrer, comme frère Roger a tenté de le faire tout au long de sa vie, que la vie intérieure et la solidarité vont de pair », a dit le frère Benoît, de la communauté de Taizé, à l’antenne de Radio Vatican. Il était le coordonnateur du grand rassemblement œcuménique organisé sur le thème « Pour une nouvelle solidarité », à Taizé, en Bourgogne, du 9 au 16 août. « On ne peut pas être chrétien tout seul dans son coin, mais la foi nous amène à agir, nous conduit à un engagement pour les autres », a expliqué le frère Benoît. « Tout au long de la semaine, nous allons essayer de cheminer avec les jeunes du monde entier pour découvrir ces sources de la nouvelle solidarité enracinée en notre foi chrétienne. » Quelque 4 000 jeunes de différentes Églises et de tous les continents se sont rassemblés à Taizé pour prier et pour commémorer la mort du fondateur de la communauté, frère Roger, assassiné le 16 août 2005. Cette rencontre est « inédite », selon frère Benoît, puisqu’elle « marque des anniversaires particuliers » : le frère Roger « est né il y a cent ans, il est arrivé à Taizé il y a 75 ans et il est mort il y a 10 ans ». Le rassemblement permet de « faire cette expérience de communion avec des jeunes » d'Églises différentes, a dit le frère Benoît. Cette rencontre « dépasse vraiment les frontières » et associe « des responsables politiques, des gens de culture qui ne sont pas forcément chrétiens », « des jeunes qui viennent vraiment de beaucoup d’horizons différents ». « Je trouve que ça donne beaucoup d’espérance en l’avenir de notre famille humaine », a affirmé le coordonnateur du rassemblement. « L’urgence pour l’Église d’aujourd’hui reste de chercher des voies de communion, a-t-il dit. Comment être crédible dans l’annonce de l’Évangile si on reste divisés entre nous ? Le respect est une valeur très importante pour la recherche œcuménique et aussi pour l’ouverture de voies de solidarité dans la famille humaine. » Durant cette rencontre internationale, plus d’une centaine d’ateliers thématiques ont été préparés avec de nombreux intervenants, notamment six députés européens, rapporte Radio Vatican. News de Catholique.org Jeunes : « Vivre au quotidien la joie de l'Évangile »http://news.catholique.org/58215-jeunes-vivre-au-quotidien-la-joie-de-l 2015-08-17T00:17:04Z text/html fr Catholique.org Le pape François a encouragé les membres du Mouvement salésien des jeunes « à vivre au quotidien la joie de l’Évangile ». Il leur a adressé ses salutations lors du petit discours après la prière de l’angélus, ce dimanche 16 août, place Saint-Pierre, à Rome. Le pape a appelé les jeunes rassemblés à Turin pour célébrer le bicentenaire de la naissance de saint Jean Bosco « à vivre au quotidien la joie de l’Évangile, pour faire naître l’espérance dans le monde ». Il a salué aussi tout particulièrement « le groupe folklorique Organisation mexicaine d’art et de culture, les jeunes de Vérone qui sont en train de vivre une expérience particulière à Rome, et les fidèles de Beverare ». M.D. Voici notre traduction intégrale des paroles du pape François après l’angélus de ce dimanche 16 août. Chers frères et sœurs, Je vous salue avec affection vous tous, Romains et pèlerins : les familles, les groupes d’une même paroisse, les associations, les jeunes. Je salue le groupe folklorique Organisation mexicaine d’art et de culture, les jeunes de Vérone qui sont en train de vivre une expérience particulière à Rome, et les fidèles de Beverare. J’adresse un salut particulier aux nombreux jeunes du Mouvement salésien des jeunes, rassemblés à Turin dans les différents lieux où a vécu saint Jean Bosco, pour célébrer le bicentenaire de sa naissance ; je les encourage à vivre au quotidien la joie de l’Évangile, pour faire naître l’espérance dans le monde. À tous je souhaite un bon dimanche. Et, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi ! Bon déjeuner et au revoir ! © Traduction de Zenit, Matthieu Gourrin News de Catholique.org Le but de l'Eucharistie : « Devenir un avec Lui »http://news.catholique.org/58214-le-but-de-l-eucharistie-devenir-un-avec-lui 2015-08-17T00:17:02Z text/html fr Catholique.org Le Christ nous laisse l’Eucharistie « dans un but bien précis : que nous puissions devenir un avec Lui », a affirmé le pape François dans son allocution avant la prière de l’angélus. Il a poursuivi, le dimanche 16 août, une série de réflexions sur le texte de l’Évangile de saint Jean consacré au Pain de vie, devant les fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre à Rome. « La communion est une assimilation : en le mangeant, nous devenons comme Lui. Mais cela demande notre “oui”, notre adhésion dans la foi », a expliqué le pape en répondant à « la plus importante » des questions : que signifie « manger la chair et boire le sang » de Jésus ? « L’Eucharistie, c’est Jésus lui-même qui se donne entièrement à nous », a continué le pape. C’est pourquoi « la Communion eucharistique, si nous la faisons avec foi, transforme notre vie » : elle nous fait « entrer dans les sentiments du Cœur du Christ ». « Cela veut dire entrer dans un dynamisme d’amour et devenir des personnes de paix, des personnes de pardon, de réconciliation, de partage solidaire », a expliqué le pape François. « L’Eucharistie n’est pas une prière privée », « elle n’est pas une simple commémoration », a déclaré le pape avec force. Le pain eucharistique est « réellement » le « Corps » du Christ « donné pour nous, le vin est réellement son sang versé pour nous », a-t-il répété. C’est une réponse claire à tous ceux qui voient l’eucharistie juste comme « une belle expérience spirituelle » et n’arrivent pas à comprendre son sens profond. Le pape a conclu son allocution en commentant les paroles du Christ « Qui mange ce pain vivra éternellement ». Il a dit que « vivre dans une vraie communion avec Jésus » signifiait déjà « passer de la mort à la vie ». « Le Ciel commence précisément dans cette communion avec Jésus », a conclu le pape en s’adressant à la Vierge Marie et en lui demandant « qu’elle nous obtienne la grâce de nous nourrir toujours avec foi de Jésus, Pain de vie ». News de Catholique.org Syrie : la libération du père Antoine Boutros annoncéehttp://news.catholique.org/58213-syrie-la-liberation-du-pere-antoine-boutros 2015-08-15T23:17:21Z text/html fr Catholique.org En Syrie, le patriarche melkite catholique Grégoire III Laham a confirmé ce dimanche, 16 août, à Seidnaya, près de Damas, la libération du père Antoine (Tony) Boutros, 50 ans, à Soueida. Il était en charge de l'église Saint-Philippe-Apôtre, dans la ville syrienne de Shahba, quand il a été enlevé, le 12 juillet dernier. Il a été libéré le 15 août. La nouvelle de la libération du père Tony Boutros a été confirmée à Radio Vatican par le nonce apostolique à Damas, Mgr Mario Zenari. Elle avait été donnée par l'évêque du P. Boutros, Mgr Nicolas Antiba, métropolite de Bosra et Hauran. Cette nouvelle a été accueillie « comme un beau cadeau de la Vierge Marie en ce jour de l'Assomption », a déclaré Mgr Zenari. Le nonce rappelle qu'il y a six autres ecclésiastiques catholiques et orthodoxes enlevés en Syrie. Parmi eux, le jésuite italien Paolo Dall'Oglio et les deux évêques orthodoxes Boulos Yazigi, grec-orthodoxe et Yohanna Ibrahim, syro-orthodoxe, enlevés à Alep le 22 avril 2013. News de Catholique.org Turquie : un jésuite italien, le P. Bizzeti, vicaire apostolique d'Anatoliehttp://news.catholique.org/58212-turquie-un-jesuite-italien-le-p-bizzeti 2015-08-14T23:17:19Z text/html fr Catholique.org Le pape François nomme comme nouveau vicaire apostolique d’Anatolie (Turquie), un jésuite italien, le père Paolo Bizzeti, spécialiste du Moyen-Orient. Âgé de 68 ans, le père Bizzeti était jusqu’ici directeur à Padoue d’un centre ignacien de culture et de formation du laïcat, indique Radio Vatican. Il a publié entre autres un guide chrétien biblique, patristique et archéologique sur la présence chrétienne en Turquie où de nombreux lieux perpétuent la mémoire d’une Église qui s’était développée de manière extraordinaire. Première région évangélisée par les apôtres hors Palestine, le territoire de la Turquie actuelle fut en effet l’un des bastions du christianisme, mais les massacres, expulsions et conversions forcées ont réduit le nombre des chrétiens à quelques centaines de milliers. Antioche, Ephèse, Izmir, Pergame… dans certains endroits comme l’Anatolie, la présence chrétienne a quasiment disparu à la suite de la Première Guerre mondiale, toujours selon la même source. Le père Bizzeti connaît bien cette région, ajoute Radio Vatican : il a accompagné des pèlerinages au Moyen-Orient et organisé des parcours de formation sur les Terres bibliques ; il a fondé une association nommée « Amis du Moyen-Orient » et publié des méditations sur les Actes des Apôtres. Il succède à présent à un évêque martyr, Mgr Padovese. Évoquant l’assassinat d’un autre pasteur catholique, le père Andrea Santoro, tué dans son église en 2006, Mgr Padovese avait déclaré : « Ceux qui pensent pouvoir effacer la présence chrétienne sur cette terre en tuant un prêtre ne savent pas que la force du christianisme vient de ses martyrs. » Son prédécesseur, Mgr Luigi Padovese, capucin italien, a été assassiné de plusieurs coups de couteau par son chauffeur turc en juin 2010. Depuis le poste était vacant. L’archevêque d’Izmir, Mgr Franceschini, en était l’administrateur apostolique, rappelle la même source. News de Catholique.org Chine : tragédie de Tianjin, proximité du pape Françoishttp://news.catholique.org/58211-chine-tragedie-de-tianjin-proximite-du-pape 2015-08-14T23:17:17Z text/html fr Catholique.org “Ma pensée va en ce moment à la population de la ville de Tianjin, en Chine du Nord, où des explosions de la zone industrielle ont causé de nombreux morts et d’immenses dégâts”, a dit le pape après l’angélus, place Saint-Pierre, ce samedi 15 août, solennité de l’Assomption. “Je prie, a ajouté le pape, pour ceux qui ont perdu la vie et pour toutes les personnes éprouvées par cette catastrophe. Que le Seigneur les soulage et soutienne ceux qui travaillent à alléger leurs souffrances.” Selon l'AFP, les autorités chinoises ont procédé ce samedi à l'évacuation des habitations voisines du site des explosions survenues dans le port de Tianjin, mercredi, 12 août. Un bilan encore provisoire fait état de 114 morts, dont 21 pompiers et 70 disparus. Ces explosions survenues après l'incendie d'un entrepôt de produits chimiques dans la zone portuaire ont également fait plus de 700 blessés. Une équipe de 217 militaires spécialistes des armes nucléaires, bactériologiques et chimiques a entamé dès jeudi, 13 août, des opérations de nettoyage. L'appel du pape a été retransmis par la télévision officielle chinoise, signe de détente, après l’autorisation accordée à l’avion du pape de survoler la Chine à l’occasion de son voyage en Corée, il y a un an, en août 2014, et après l'ordination d'évêques avec l'assentiment du pape et des autorités. Mais une campagne de destruction de croix, protestantes et catholiques, dans la province du Zhejiang, manifeste le chemin qui reste encore à faire : nous rapportions dans notre édition du 14 août l'appel du cardinal John Tong, évêque de Hong Kong, à ce sujet. News de Catholique.org Ce qu'enseigne la vie de Marie, tweethttp://news.catholique.org/58210-ce-qu-enseigne-la-vie-de-marie-tweet 2015-08-14T23:17:15Z text/html fr Catholique.org Ce qu'enseigne la vie de Marie, le pape François le dit dans ce tweet, posté ce samedi 15 août sur son compte @Pontifex_fr : "La vie de Marie montre que Dieu accomplit de grandes choses par l’intermédiaire des plus humbles." C'est le second tweet "marial" du pape François en trois jours. Le 13 août, en effet le pape indiquait la Vierge Marie comme un "refuge sûr" contre la tentation, dans ce tweet : "Marie est pleine de grâce. Elle nous offre un refuge sûr au moment de la tentation." Récemment, le pape François a invité les jeunes, les malades et les nouveaux mariés à invoquer la Mère de Dieu. C'était le jour de la fête de la dédicace de la basilique romaine de Sainte-Marie-Majeure, lors de l’audience générale du mercredi 5 août : "Aujourd’hui, disait le pape, nous célébrons la dédicace de la basilique Sainte-Marie-Majeure, où l’on vénère l’icône de [Marie] « Salut du peuple romain ». Invoquez la Mère de Dieu, chers jeunes, pour sentir la douceur de son amour ; priez-la dans les moments de croix et de souffrance, chers malades (...) ; regardez-la, chers nouveaux mariés, comme le modèle de votre chemin conjugal de dévouement et de fidélité." News de Catholique.org