Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Mon, 02 Mar 2015 12:17:04 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ Belgique : les évêques s'opposent à l'euthanasie de personnes démenteshttp://news.catholique.org/55665-belgique-les-eveques-s-opposent-a-l 2015-03-02T11:17:04Z text/html fr Catholique.org Les évêques de Belgique réaffirment «  la dignité de la personne humaine, même démente  », dans une déclaration publiée ce 2 mars 2015 : ils s'opposent fermement à l'euthanasie de personnes démentes. Ils dénoncent un «  climat d'euthanasie  » en Belgique depuis 2002, année du vote de la loi sur l'euthanasie  : «  La dérive prédite à l'époque est devenue réalité. Les limites de la loi sont systématiquement contournées, voire transgressées. L'éventail des groupes de patients entrant en ligne de compte pour l'euthanasie ne cesse de s'élargir.  » Ils mettent en garde contre deux critères qui favorisent le «  climat d'euthanasie  »  : «  l'autonomie  », qui peut être marquée «  par un individualisme excessif  » alors qu'elle devrait être en «  relation  » ou en «  communion  ». Et la notion de «  qualité de vie  » qui ne bénéficie pas de «  définition objective, si bien que les éléments subjectifs risquent toujours d'être prépondérants  ». Les évêques expriment leur «  opposition résolue  » à «  un nouvel élargissement de la loi afin de pouvoir procéder à l'euthanasie de personnes démentes  »  : «  la confrontation avec une personne démente doit d'abord susciter, auprès de tous, la responsabilité éthique d'en prendre soin  ». Ils rappellent qu'«  un être humain, même atteint de démence, demeure une personne à part entière jusqu'à sa mort naturelle. La dignité humaine ne peut dépendre de ce qu'on possède ou non certaines capacités. Elle est liée de manière inaliénable au simple fait d'appartenir à l'espèce humaine  ». «  Le niveau moral d'une société se mesure au traitement qu'elle réserve aux plus faibles de ses membres  », soulignent-ils, appelant à ouvrir «  non pas la porte de l'euthanasie  » mais «  celle de la fraternité et de la solidarité  ».  Il encouragent la société à «  prendre en charge ses membres les plus vulnérables en se mobilisant pour la détection et le diagnostic précis de la démence, en assurant un soutien aux soignants bénévoles, des ressources suffisantes pour les soins palliatifs aux malades lors des stades ultimes de la démence et des moyens adéquats pour les maisons de repos et de soins... la société se doit de continuer à offrir, en fin de vie, des soins de haute qualité  ». A.K. Déclaration des évêques Le vieillissement croissant de la population constitue un défi majeur pour notre société. Il va de pair avec une augmentation des cas de démence. La société investit, de longue date et largement, en faveur des personnes âgées, voire très âgées, des personnes souffrant d'un handicap mental profond ou gravement perturbées, des patients comateux et des malades en phase terminale. Nous voudrions avant tout exprimer notre reconnaissance vis-à-vis de tous ceux et celles qui sont engagés dans l'accompagnement de ces personnes fragiles. Ce n'est pas économiquement rentable, mais nous estimons – toutes obédiences confondues – qu'il doit en être ainsi. Cette conviction répond à un choix purement éthique. Mais nous craignons que ce choix soit mis à rude épreuve en raison du «  climat d'euthanasie  » dans lequel nous baignons depuis 2002 et face au risque d'appliquer légalement l'euthanasie aux personnes démentes. Parce que les personnes concernées sont justement celles qui peuvent le moins faire entendre leur voix, nous jugeons, en tant qu'évêques, que c'est un impérieux devoir pour nous de faire entendre la nôtre en leur faveur. En tout premier lieu, un être humain, même atteint de démence, demeure une personne à part entière jusqu'à sa mort naturelle. La dignité humaine ne peut dépendre de ce qu'on possède ou non certaines capacités. Elle est liée de manière inaliénable au simple fait d'appartenir à l'espèce humaine. Toute personne, même en état de démence, mérite donc le respect et doit recevoir en conséquence les soins appropriés. L'autonomie est très importante dans notre société. Mais nous nous demandons si certaines manières de la mettre en œuvre ne sont pas marquées par un individualisme excessif. «  Moi, et moi seul, décide de ce que je fais de ma vie et les autres n'ont pas à s'en mêler  » semble être devenu le slogan du jour. Cela va si loin qu'un acte devrait être considéré comme bon du seul fait qu'il est le fruit d'un choix autonome. Une telle conception de l'autonomie en vient à considérer chacun comme un îlot sans lien avec autrui. Mais les individus ne sont pas des îles. Chaque être humain vit dans un environnement social, culturel, historique et relationnel. C'est pourquoi une autonomie en «  relation  » ou en «  communion  » rend beaucoup mieux compte de notre vraie identité et du fonctionnement effectif de notre liberté. De la naissance à la mort, nous dépendons les uns des autres. La tradition chrétienne exprime cela en considérant les êtres humains1 comme des frères et sœurs, reliés au même Père. Mais il n'est pas nécessaire d'être chrétien pour comprendre combien nous avons besoin les uns des autres. En plus du critère de l'autonomie, la notion de qualité de vie joue également un rôle important dans pas mal de décisions. Le problème de ce second critère est la difficulté d'en donner une définition objective, si bien que les éléments subjectifs risquent toujours d'être prépondérants. En ce qui concerne les personnes démentes, le risque est grand que des tiers projettent sur le patient leurs préoccupations et angoisses personnelles. La confrontation avec une personne démente doit d'abord susciter, auprès de tous, la responsabilité éthique d'en prendre soin. L'appel lancé par le prochain qui a besoin de soins renforce le fait que nous sommes ses frères et sœurs en humanité. Je suis le gardien de mon frère, que je le veuille ou non. Même s'il nous est possible d'étouffer cet appel de notre conscience, cela n'enlève rien à notre obligation morale de prendre soin de notre prochain. Depuis la loi de 2002 sur l'euthanasie, le constat s'impose  : la dérive prédite à l'époque est devenue réalité. Les limites de la loi sont systématiquement contournées, voire transgressées. L'éventail des groupes de patients entrant en ligne de compte pour l'euthanasie ne cesse de s'élargir. La souffrance existentielle, comme, par exemple, la fatigue de vivre, est ainsi placée sans hésitation dans le champ d'application de la loi sur l'euthanasie par des personnes ayant autorité dans la société – sans indice de désordre psychologique ou psychiatrique sous-jacent, ce qui d'ailleurs n'est pas de la compétence de la médecine. Demande est aussi faite d'un nouvel élargissement de la loi afin de pouvoir procéder à l'euthanasie de personnes démentes, et ce à un moment précédemment indiqué par elles, sur base d'une déclaration de volonté anticipée. On en viendrait ainsi, par exemple, à une déclaration anticipée stipulant que l'euthanasie est demandée dès lors qu'on ne reconnaîtrait plus les membres de sa propre famille. Alors qu'auparavant on argumentait à partir du critère de «  souffrance intolérable  », on va maintenant un cran plus loin. Lorsqu'on perd sa capacité cognitive, on perdrait aussi son identité individuelle. Selon cette logique, on devrait, dès ce moment, pouvoir mettre un terme à la vie de cette personne. Nous nous opposons résolument à cette tendance. Une perte d'autonomie n'est pas pour nous synonyme de perte de dignité. Pareil raisonnement – nous y insistons – nous engage de manière encore plus périlleuse sur la pente entamée. Le danger n'est pas illusoire que l'on veuille réserver le concept de personne humaine – et les droits qui y sont afférents – à ceux qui sont capables de reconnaître pour et par eux-mêmes la valeur de leur propre vie. Ceux qui ne le peuvent pas, ou ne le peuvent plus, risquent d'être éliminés ou de se voir privés des soins nécessaires. Notre société doit continuer à prendre en charge ses membres les plus vulnérables en se mobilisant pour la détection et le diagnostic précis de la démence, en assurant un soutien aux soignants bénévoles, des ressources suffisantes pour les soins palliatifs aux malades lors des stades ultimes de la démence et des moyens adéquats pour les maisons de repos et de soins. Malgré les économies à réaliser en divers domaines, la société se doit de continuer à offrir, en fin de vie, des soins de haute qualité. Le niveau moral d'une société se mesure au traitement qu'elle réserve aux plus faibles de ses membres. Beaucoup de personnes fragiles interpréteront un éventuel élargissement de la loi sur l'euthanasie dans ce domaine comme une invitation à ne pas se montrer égoïste au point de devenir un fardeau pour autrui. Le risque n'est-il pas grand que beaucoup comprennent une extension de la loi sur l'euthanasie comme «  une invitation à en finir  », voire comme un «  devoir de mourir  »  ? Mais, selon notre conception, jamais, dans une société authentiquement humaine, l'autre ne peut devenir une charge inutile. Et quand un frère ou une sœur en humanité réclame une attention et des soins redoublés, cette charge supplémentaire sera portée avec amour. Telle doit être la réponse. Une réponse qui témoigne d'une solidarité inconditionnelle. Ce n'est pas la porte de l'euthanasie qui doit s'ouvrir davantage, mais bien celle de la fraternité et de la solidarité. Les évêques de Belgique, le 26 février 2015 News de Catholique.org UNESCO : le pape reçoit la directrice Irina Bokovahttp://news.catholique.org/55664-unesco-le-pape-recoit-la-directrice-irina 2015-03-02T11:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François a reçu la directrice générale de l'Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Mme Irina Bokova, ce lundi matin, 2 mars 2015, à 10h. Mme Bokova a également rencontré le cardinal secrétaire d'Etat Pietro Parolin et Mgr Paul Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États. La directrice était à la tête d'une délégation de cinq personnes  : M. Getachew Engida, vice directeur général, de l'Éthiopie, M. Hao Ping, président de la Conférence générale de l'UNESCO, et vice-ministre de l'éducation de la République populaire de Chine, M. Mohamed Sameh Amr, président du Conseil exécutif et ambassadeur de l'Égypte auprès de l'UNESCO, Mme Nada Al-Nashif, directrice générale adjointe pour les Sciences Sociales et humaines, de la Jordanie, et Mme Paola Leoncini Bartoli, directrice de cabinet de la directrice générale News de Catholique.org Syrie : les prières du pape sont un soutien extraordinairehttp://news.catholique.org/55663-syrie-les-prieres-du-pape-sont-un-soutien 2015-03-02T10:17:02Z text/html fr Catholique.org Les prières du pape sont «  un soutien extraordinaire  » pour les Syriens chrétiens, affirme Mgr Audo. Mgr Antoine Audo, évêque des chaldéens de Syrie et président de Caritas Syrie, fait le point sur la situation du pays, au micro de Radio Vatican. Nous cherchons la paix Les prières du pape sont «  un soutien extraordinaire  », affirme-t-il  : «  Quand les chrétiens perdent tout, ils regardent vers l'Église, ils regardent le pape pour demander un soutien et la confiance. C'est leur attitude profonde.  » Mais la population syrienne ne se sent pas soutenue par la communauté internationale  : «  ils sentent plutôt un complot international contre la Syrie, pour détruire ce pays... Je pense que l'objectif de cette politique est de détruire la Syrie, de la diviser comme cela a été fait en Irak  ». L'évêque lance un appel : «  Nous cherchons la paix par la prière, par la réflexion, avec une bonne information. Nous y perdons tous dans la destruction de la Syrie : il faut faire la paix, dans le respect de tous.  » Situation de misère Il évoque également la situation actuelle, alors que les djihadistes de daesh ont rasé «  environ trente-cinq villages, essentiellement assyriens, mais aussi habités par des chaldéens  ». Des milliers de personnes ont fuit vers Hassaké. Sur le plan humanitaire, la situation est «  vraiment terrible  »  : « Avant la guerre, tous les Syriens, en particulier les chrétiens, pouvaient vivre et travailler. Maintenant, il y a ni sécurité ni travail. Les riches sont partis, la classe moyenne est devenue pauvre et les pauvres sont dans la misère !  » Cependant les chrétiens restent «  très actifs  » et Caritas a organisé un programme d'aide pour héberger les réfugiés de ces derniers jours, comme elle le fait déjà depuis plusieurs années dans le pays, où elle fournit «  nourriture, médicaments, écoles...  ». Tout cela «  sans distinction en fonction des confessions  », précise Mgr Audo. Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Kurdistan irakien : le premier ministre Barzani au Vaticanhttp://news.catholique.org/55671-kurdistan-irakien-le-premier-ministre 2015-03-02T06:17:03Z text/html fr Catholique.org Le pape François a reçu M. Nechirvan Barzani, premier ministre du gouvernement régional du Kurdistan (GRK) irakien, ce lundi matin, 2 mars 2015, au Vatican. Le premier ministre était à la tête d'une délégation de cinq personnes, dont le vice-premier ministre, le ministre des Affaires religieuses et le Chef du Département des Affaires étrangères. L'entretien privé, en anglais avec l'aide d'un interprète, a duré quinze minutes. À l'issue de celui-ci, Nechrivan Barzani a été reçu par le secrétaire pour les relations avec les États, Mgr Paul Richard Gallagher. D'après un communiqué du GRK rapporté par l'agence kurde BasNews, le premier ministre a informé le pape François sur la crise humanitaire de la région et lui a demandé d'encourager la communauté internationale à fournir davantage d'aides. M. Barzani a redit la volonté du gouvernement kurde d'accueillir «  les personnes de différentes croyances  » qui ont fui les djihadistes de daesh, afin de «  vivre au Kurdistan en paix  ». Mais il a souligné aussi que le grand nombre de réfugiés venus de Mossoul et de la plaine de Ninive était trop lourd pour la région. Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Amazonie : protéger les peuples indigènes, "don pour l'humanité"http://news.catholique.org/55670-amazonie-proteger-les-peuples-indigenes-don 2015-03-02T06:17:01Z text/html fr Catholique.org Face aux menaces écologiques en Amazonie, «  poumon de la terre où vivent des centaines de peuples  », l'Eglise rappelle que les indigènes, leurs ressources et leurs cultures « sont un don pour l'humanité  ». Le Réseau ecclésial panamazonien (REPAM), lancé en septembre 2014 à Brasilia, a été présenté ce lundi 2 mars 2015, au Saint-Siège. Voulu par le Conseil épiscopal latino-américain (Celam), parrainé par le Conseil pontifical "Justice et Paix" et encouragé par le pape François, il a pour but de «  répondre aux défis régionaux du contexte amazonien  ». Les intervenants étaient le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, président du Conseil pontifical "Justice et Paix", Mgr Pedro Ricardo Barreto Jimeno, sj, président du département Justice et solidarité du Celam, M. Michel Roy, secrétaire général de Caritas Internationalis et Mauricio López Oropeza, secrétaire exécutif du REPAM. Le cardinal Cláudio Hummes ofm, président de la Commission pour l'Amazonie de la Conférence épiscopale du Brésil, ne pouvant être présent, est intervenu à travers un message audio. "Eteindre les moteurs" de la croissance illimitée Michel Roy a évoqué les causes des menaces actuelles pesant sur l'Amazonie  : tout d'abord le bouleversement climatique, qui a «  des répercussions graves sur les populations les plus exposées aux sécheresses prolongées, aux inondations, aux tremblements de terre et aux tsunamis, aux conflits liés à l'accès à l'eau et aux migrations  ». Mais aussi «  le développement basé sur une croissance illimitée qui nécessite toujours plus de matières premières  » et dont les victimes sont «  les populations des pays riches en pétrole, en gaz et en minéraux, en fleuves, en forêts…  », a-t-il fait observer. Dans ce contexte, «  les populations les plus touchées sont les peuples indigènes, souvent considérés comme des encombrants, des obstacles à la réalisation de projets ambitieux de développement, et en général les plus pauvres et sans défense, dont les droits sont systématiquement bafoués  », a dénoncé Michel Roy. Il a souligné l'urgence d'« éteindre les moteurs » et de «  s'arrêter de vouloir produire à tout prix, de saccager et de détruire, s'arrêter de dépouiller les peuples de l'environnement qui leur permet de vivre, avec leur culture et leurs richesses humaines  ». Le choix d'un autre monde est possible Pour cela, a-t-il constaté, il faut «  un changement de style de vie pour tous, pour plus de simplicité, pour le respect de la création, pour protéger l'avenir de nos enfants  », a-t-il ajouté en affirmant  : «  le choix d'un autre monde est possible  ». Michel Roy a expliqué la participation de Caritas Internationalis au REPAM, dans la droite ligne de son engagement «  envers les plus pauvres  »  : «  La mission de Caritas est de promouvoir le développement humain et la justice sociale, pour un monde où les fruits de la terre sont partagés équitablement dans la famille humaine.  » «  Caritas Internationalis met au service du REPAM sa mission de coopérer pour le bien commun, à travers (...) l'échange de connaissances et d'expériences, la collaboration fraternelle  », afin de «  répondre de manière coordonnée aux défis de la Pan-Amazonie  ». Il a souligné que Caritas «  portera ces préoccupations au cœur des instances responsables des décisions  » au niveau international. Elle rappellera notamment « l'urgence de la protection de la Pan-Amazonie  », lors du sommet de Paris sur le climat (30 novembre-11 décembre 2015), «  pour que l'Amazonie soit protégée dans toutes ses composantes, et pour que son développement se produise sur la base de la richesse de ses habitants  ». Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Amazonie : le Vatican défend l'écosystème et les populationshttp://news.catholique.org/55669-amazonie-le-vatican-defend-l-ecosysteme-et 2015-03-02T05:17:05Z text/html fr Catholique.org Le Vatican et l'Église catholique amazonienne entrent en lice pour « la protection de la vie  » en Amazonie, à travers un réseau appelé à «  trouver des modalités respectueuses de la dignité humaine pour gérer les ressources naturelles amazoniennes  » et à «  favoriser le développement économique de la région  ». Le Réseau ecclésial panamazonien (REPAM), lancé en septembre 2014 à Brasilia, a été présenté ce lundi 2 mars 2015, au Saint-Siège. Voulu par le Conseil épiscopal latino-américain (Celam), parrainé par le Conseil pontifical "Justice et Paix" et encouragé par le pape François, il a pour but de «  répondre aux défis régionaux du contexte amazonien  ». Le cardinal Peter Turkson, président du Conseil pontifical « Justice et Paix », Mgr Pedro Ricardo Barreto Jimeno, sj, archevêque de Huancayo (Pérou) et président du département Justice et solidarité du Celam, Michel Roy, secrétaire général de Caritas Internationalis et Mauricio López Oropeza, secrétaire exécutif du REPAM, ont participé à la conférence. Le cardinal Turkson a souligné les caractéristiques principales du REPAM : la transnationalité d'abord, car les défis «  qui dépassent les frontières d'un seul État  » requièrent «  la synergie des forces vives de toutes les nations concernées  ». Autre caractéristique  : «  l'engagement pour la protection de la vie  », au service «  de différentes communautés qui au total représentent plus de trente millions de personnes  ». Ces communautés sont en effet menacées «  par la pollution, par le changement rapide et radical de l'écosystème dont elles dépendent et par le manque de protection des droits humains fondamentaux  ». Parmi les causes de cette situation, le cardinal a dénoncé «  la déforestation sans contrôle, des projets miniers et agricoles intensifs lancés sans consulter ni impliquer les populations locales d'Amazonie ». Le REPAM doit donc «  trouver des modalités respectueuses de la dignité humaine pour gérer les ressources naturelles amazoniennes, favoriser le développement économique de la région et promouvoir une gouvernance inclusive et démocratique, avec pour objectif le bien commun authentique de la famille humaine  ». Si cette présentation a lieu à Rome, a aussi expliqué le cardinal, c'est parce que le REPAM est conçu «  comme une plate-forme », qui «  pourrait servir de modèles à des Églises locales d'autres continents qui doivent affronter des défis analogues  ». Le réseau est appelé à «  devenir un instrument utilisable dans les domaines de la justice, la légalité, la promotion et la protection des droits humains, la coopération entre l'Église et les Institutions publiques à différents niveaux, la prévention et la gestion des conflits, l'étude et la diffusion des informations, le développement économique inclusif et équitable, l'usage responsable et solidaire des ressources naturelles dans le respect de la création, et la préservation de cultures et de modes de vie traditionnels de divers peuples  ». Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Le pape encourage les coopératives à investir sagementhttp://news.catholique.org/55668-le-pape-encourage-les-cooperatives-a 2015-03-02T05:17:02Z text/html fr Catholique.org «  Vous devez investir, et investir bien  !  »  : c'est l'encouragement du pape François aux coopératives. Il s'agit de trouver « les bons moyens pour réaliser de bonnes opérations... L'argent au service de la vie peut être géré d'une manière juste par la coopérative  ». Il exhorte également à «  promouvoir l'économie de l'honnêteté  »  : «  L'économie coopérative doit poursuivre une finalité transparente et limpide... Une économie d'assainissement dans la mer insidieuse de l'économie globale. Une vraie économie promue par des personnes qui ont dans le cœur et dans la tête le bien commun uniquement.  » Le pape a reçu les membres de la Confédération des coopératives italiennes, samedi dernier, 28 février 2015, en la salle Paul VI du Vatican. Il les a encouragés à avoir «  de l'imagination créative pour trouver les formes, les méthodes, les attitudes et les instruments afin de combattre la "culture de l'exclusion" » actuelle, où «  l'argent est au centre  ». Face à un «  système socio-politique qui semble fatalement destiné à étouffer l'espérance  », il a appelé à «   globaliser la solidarité  », en posant «  la dignité de la personne humaine au centre de l'économie mondiale  ». Il s'agit «  d'inventer de nouvelles formes de coopératives  », en vue desquelles le pape a formulé quelques suggestions  : entre autres, être «  protagonistes dans la réalisation de nouvelles solutions d'assistance sociale, en particulier dans le domaine de la santé  » afin de «  faire naître un réseau d'assistance et de solidarité efficace  ». Au centre de ce mouvement solidaire  : «  les personnes, à commencer par les plus nécessiteuses  », mais aussi les familles. Le pape a demandé aux coopératives de travailler à « l'harmonisation entre travail et famille  », notamment «  à aider les femmes à se réaliser pleinement dans leur vraie vocation et à faire fructifier leurs talents  ». A.K. Discours du pape François Frères et sœurs, bonjour  ! [La chorale] a été la «  coopérative  » la plus mélodieuse  ! Bravo  ! Merci pour cette rencontre avec vous et avec la réalité que vous représentez, celle de la coopération. Les coopératives défient tout, défient aussi les mathématiques, parce que dans une coopérative un plus un font trois  ! Et dans la coopérative, une faillite est une demie faillite. C'est ce qui est beau dans les coopératives  ! Avant tout, vous êtes la mémoire vive d'un grand trésor de l'Église italienne. En effet, nous savons qu'à l'origine du mouvement coopératif italien, déjà au XIXème siècle, de nombreuses coopératives agricoles et de crédit furent fondées et promues avec sagesse par des prêtres et des paroisses. Aujourd'hui, dans divers diocèses italiens, on a encore recours à la coopération comme remède efficace aux problèmes du chômage et aux différentes formes de détresse sociale. De nos jours il y a une règle, je ne dis pas normale, habituelle… mais on la voit si souvent  : «  Tu cherches du travail  ? Viens, viens dans cette entreprise  ». 11 heures, 10 heures de travail, 600 euros. «  Cela te va  ? Non  ? Retourne chez toi  ». Que faire dans un monde qui fonctionne ainsi  ? Parce qu'il y a la queue, des files des personnes qui cherchent du travail  : si cela ne te va pas à toi, cela plaira à un autre. Et la faim, la faim qui nous fait accepter ce qu'ils nous donnent, le travail au noir... Je pourrais demander, pour donner un exemple, aux employés de maison  : combien d'hommes et de femmes qui travaillent dans le service domestique ont-ils une épargne sociale pour la retraite  ? Tout cela est bien connu. L'Église a toujours reconnu, apprécié et encouragé l'expérience coopérative. Nous le lisons dans les documents du Magistère. Rappelons nous le cri lancé en 1891 par le pape Léon XIII, avec Rerum Novarum  : «  tous propriétaires et non tous prolétaires  ». Et vous avez aussi certainement vu les pages de l'encyclique Caritas in Veritate, où Benoît XVI s'exprime en faveur de la coopération dans le crédit et dans la consommation (Cf. nn. 65-66), soulignant l'importance de l'économie associative et du secteur du non profit (Cf. n. 41), pour affirmer que le Dieu profit n'est pas une divinité de fait, mais seulement une boussole et un critère d'évaluation de l'activité entrepreneuriale. Le pape Benoît nous a appris que notre monde a besoin d'une économie du don (Cf. nn. 34-39), c'est à dire une économie capable de donner la vie à une entreprise inspirée par le principe de la solidarité et capable de «  créer la sociabilité  ». A travers vous, résonne donc l'exclamation que Léon XIII prononça en bénissant les débuts du mouvement coopératif catholique italien, quand il dit que pour faire ceci, «  le catholicisme a une richesse de volonté merveilleuse  » (Enc. Rerum novarum, 15). Ceci et beaucoup d'autres affirmations de reconnaissance et d'encouragement adressées aux coopératives de la part de l'Église sont valides et actuelles. Je pense aussi à l'extraordinaire magistère social du bienheureux Paul VI. Nous pouvons confirmer et renforcer ces affirmations. Pour cela il n'est pas nécessaire de les répéter ni de les rappeler en toutes lettres. Aujourd'hui, je voudrais que notre dialogue ne regarde pas seulement le passé, mais se tourne surtout vers l'avenir, vers les nouvelles perspectives, les nouvelles responsabilités, les nouvelles formes d'initiatives des entreprises coopératives. C'est une vraie mission qui nous demande de l'imagination créative afin de trouver les formes, les méthodes, les attitudes et les instruments pour combattre la «  culture de l'exclusion  », celle que nous vivons aujourd'hui, la «  culture de l'exclusion  » cultivée par des pouvoirs qui régissent les politiques économico-financières du monde globalisé, où l'argent est au centre. Globaliser la solidarité – Il faut globaliser la solidarité  ! – aujourd'hui signifie penser à l'augmentation vertigineuse des chômeurs, aux larmes incessantes des pauvres, à la nécessité de reprendre un développement qui soit un vrai progrès intégral de la personne, qui a certainement besoin d'un revenu, mais pas seulement d'un revenu  ! Pensons aux besoins de santé, que les systèmes d'assistance sociale (Welfare) traditionnels ne réussissent plus à satisfaire  ; aux exigences les plus pressantes de la solidarité, en posant à nouveau, au centre de l'économie mondiale, la dignité de la personne humaine, comme vous l'avez dit. Comme le dirait aujourd'hui le pape Léon XIII  : pour globaliser la solidarité, «  le christianisme a une richesse de volonté merveilleuse  !  ». Donc ne vous arrêtez pas seulement à ce ce que vous avez su réaliser. Continuez à perfectionner, à renforcer et à mettre à jour les réalités bonnes et solides que vous avez déjà construites. Cependant, ayez aussi le courage de sortir d'elles, chargés d'expériences et de bonnes méthodes, pour porter la coopération aux nouvelles frontières du changement, jusqu'aux périphéries existentielles où l'espérance a besoin d'émerger et où, malheureusement, le système socio-politique actuel semble fatalement destiné à étouffer l'espérance, à voler l'espérance, augmentant les risques et les menaces. Ce grand bond de la coopération vous donnera la confirmation que tout ce que vous avez déjà fait non seulement est positif et vital, mais contribue aussi à être prophétique. Pour cela vous devez continuer à inventer – c'est cela le mot  : inventer – de nouvelles formes de coopératives, parce que même pour les coopératives cette affirmation est valable  : quand l'arbre crée de nouvelles branches, les racines sont vivaces et le tronc est fort  ! Ici, aujourd'hui, vous représentez des expériences valables dans de multiples secteurs  : dans la valorisation de l'agriculture, la promotion de la construction de nouvelles maisons pour ceux qui n'en ont pas, dans les coopératives sociales et le crédit coopératif, ici largement représenté, de la pêche à l'industrie, aux entreprises, aux communautés, à la consommation, à la distribution et à beaucoup d'autres genres de services. Je sais bien que cette liste est incomplète, mais assez utile pour comprendre combien la méthode coopérative est précieuse, et qu'elle doit aller de l'avant, créative. Elle s'est montrée ainsi face à de nombreux défis. Et elle le sera encore  ! Toutes les appréciations et tous les encouragements risquent de rester généraux. Par contre, je veux vous offrir quelques encouragements concrets. Le premier est celui-ci  : les coopératives doivent continuer à être le moteur qui soulève et développe la partie la plus faible de nos communautés locales et de la société civile. Car l'émotion n'en est pas capable. Il faut mettre en premier la fondation de nouvelles entreprises coopératives, conjointement au développement ultérieur de celles existantes, de manière à créer surtout de nouvelles possibilités de travail qui n'existent pas aujourd'hui. La pensée se tourne avant tout vers les jeunes, parce que nous savons que le chômage des jeunes, dramatiquement élevé – dans quelques pays d'Europe, il atteint 40 et 50% – détruit leur espérance. Mais pensons aussi à tant de femmes qui ont le besoin et la volonté de s'intégrer dans le monde du travail. Ne négligeons pas les adultes qui restent prématurément sans travail. «  Toi qu'es-tu  ?  » - «  Je suis ingénieur  » - «  Ah, que c'est beau, que c'est beau. Quel âge as-tu  ?  » - «  49 ans  » - «  On n'a pas besoin, va-t-en  ». Ceci arrive tous les jours. Outre les nouvelles entreprises, regardons aussi les sociétés qui sont en difficulté, celles qui ont de vieux patrons et qu'il vaut mieux laisser mourir alors qu'elles pourraient revivre avec les initiatives appelée «  Workers buy out  », «  empresas recuperads  » (entreprises récupérées), dans ma langue, entreprises sauvées. Et moi, comme je l'ai dit à leurs représentants, je suis un supporter des entreprises sauvées  ! Un second encouragement – sans ordre d'importance – est celui d'agir comme protagonistes dans la réalisation de nouvelles solutions d'assistance sociale (Welfare), en particulier dans le domaine de la santé, un domaine délicat où beaucoup de personnes pauvres ne trouvent pas de réponse adéquate à leurs propres besoin. Je connais ce que vous faites depuis de longues années avec cœur et passion, dans les banlieue des villes et de notre société, pour les familles, les enfants, les personnes âgées, les malades et les personnes handicapées ou en difficulté pour des raisons diverses, apportant dans leurs maisons cœur et assistance. La charité est un don  ! Ce n'est pas un simple geste afin de tranquilliser le cœur, c'est un don  ! Moi quand je fait la charité je me donne moi même  ! Si je ne suis pas capable de me donner, ce n'est pas de la charité. Un don sans lequel on ne peut pas entrer dans les maisons de ceux qui souffrent. Dans le langage de la doctrine sociale de l'Église, cela signifie se servir de la subsidiarité avec force et cohérence  : cela signifie mettre en commun les forces  ! Comme ce serait bien si, en repartant de Rome, dans les coopératives, les paroisses et les hôpitaux, je pense au "Bambino Gesù" en particulier, vous pouviez faire naître un réseau d'assistance et de solidarité efficace. Et que les personnes, à commencer par les plus nécessiteuses, soient mises au centre de tout ce mouvement solidaire  : les personnes au centre, les plus nécessiteux au centre. Ceci est la mission que nous nous proposons  ! Il vous revient d'inventer des solutions pratiques, de faire fonctionner ce réseau dans les situations concrètes de votre communauté locale, en partant de votre histoire, de votre patrimoine de connaissances, afin de conjuguer l'œuvre entreprise et la centralité de la personne. Vous avez fait tellement de choses, et il y a encore tant à faire  ! Continuez  ! Le troisième encouragement concerne l'économie, son rapport avec la justice sociale, avec la dignité et la valeur des personnes. Un certain libéralisme croit qu'il est d'abord nécessaire de produire la richesse, et peu importe comment, pour ensuite promouvoir quelque politique de redistribution de la part de l'État. D'abord remplir le verre et ensuite donner aux autres. D'autres pensent que c'est l'entreprise même qui doit concéder des brides de la richesse accumulée, acquittant ainsi la dite «  responsabilité sociale  ». On prend le risque de s'illusionner de faire le bien, pendant que malheureusement, on continue seulement à faire du marketing, sans sortir du cercle infernal de l'égoïsme des personnes et des entreprises qui sont centrées sur l'argent. Nous savons au contraire qu'en réalisant une économie de nouvelle qualité, on crée la capacité de faire grandir les personnes dans toutes leurs potentialités. Par exemple  : le membre de la coopérative ne doit pas être seulement un fournisseur, un travailleur, un utilisateur bien traité, il doit toujours être le protagoniste, il doit croître, à travers la coopérative, croître comme personne, socialement et professionnellement, dans les responsabilités, dans la concrétisation des espérances, dans le faire ensemble. Je ne dis pas que son revenu ne doit pas croître, mais cela ne suffit pas  : il faut que l'entreprise gérée par la coopérative croisse vraiment de manière coopérative, c'est à dire en impliquant tout le monde. Un plus un fait trois  ! C'est la logique. «  Coopérer », dans l'étymologie latine, cela veut dire travailler ensemble, coopérer, et donc travailler, aider, contribuer à atteindre une fin. Ne vous contentez-vous jamais du mot «  coopérative  » sans avoir la connaissance de la vraie substance et de l'âme de la coopération. La quatrième suggestion est la suivante  : si nous regardons autour de nous, l'économie ne se renouvelle jamais dans une société qui vieillit, au lieu de croître. Le mouvement coopératif peut exercer un rôle important pour soutenir, faciliter et aussi encourager la vie des familles. Réaliser la conciliation, ou encore mieux l'harmonisation entre travail et famille, c'est un objectif que vous avez déjà accompli et que vous devez toujours plus réaliser. Faire cela signifie aussi aider les femmes à se réaliser pleinement dans leur vraie vocation et à faire fructifier leurs talents. Des femme libres d'être toujours plus protagonistes, aussi bien dans l'entreprise que dans la famille  ! Je sais bien que les coopératives proposent déjà tant de services et tant de formes d'organisation, comme celle de mutuelles, qui répondent aux exigences de tous, des enfants et des personnes âgées en particulier, des crèches jusqu'à l'assistance à domicile. C'est notre façon de gérer les biens communs, ces biens qui ne doivent pas être seulement propriété de certains et ne doivent pas poursuivre d'objectifs spéculatifs. Le cinquième encouragement vous surprendra peut-être  ! Pour faire tout cela il faut de l'argent  ! Les coopératives en général n'ont pas été fondées par de grands capitalistes, au contraire on dit souvent qu'elles sont structurellement sous-capitalisées. Au contraire le pape vous dit  : vous devez investir, et investir bien  ! En Italie certainement, mais pas seulement, il est difficile d'obtenir de l'argent public pour combler la rareté des ressources. La solution que je vous propose est celle-ci  : mettez en commun avec détermination les bons moyens pour réaliser de bonnes opérations. Collaborez davantage entre coopératives bancaires et entreprises, organiser les ressources pour faire vivre avec dignité et sérénité les familles  ; payez de justes salaires aux travailleurs, en investissant surtout dans des initiatives qui sont vraiment nécessaires. Ce n'est pas facile de parler argent. C'est Basile de Césarée qui le disait, Père de l'Église du IVème siècle, repris ensuite par saint François d'Assise qui disait que «  l'argent est l'excrément du diable  ». Le pape le répète encore  : «  l'argent est l'excrément du diable  »  ! Quand l'argent devient une idole, il commande les choix de l'homme. Et alors il détruit l'homme et le condamne. Il le rend servile. L'argent au service de la vie peut être géré d'une manière juste par la coopérative, si cependant c'est une coopérative authentique, vraie, où le capital ne commande pas aux hommes mais les hommes commandent au capital. C'est pour cela que je vous dis que vous faites bien – et je vous dis également de le faire toujours mieux – de contrer et combattre les fausses coopératives, celles qui prostituent le véritable nom de coopérative, c'est à dire d'une réalité très bonne, pour tromper les personnes avec des objectifs lucratifs contraires à celle de la vraie et authentique coopération. Je vous le dis, vous faites bien, parce que dans l'environnement dans lequel vous opérez, assumer une façade honorable et poursuivre en réalité une finalité déshonorante et immorale, souvent dédiées à l'exploitation du travail, ou bien à la manipulation du marché, et même à de scandaleux trafics de corruption, est un mensonge honteux et très grave que l'on ne peut absolument pas accepter. Luttez contre cela  ! Mais comment lutter  ? Avec les idées  ? Luttez avec la coopération juste, celle qui est vraie, celle qui vainc toujours. Si elle est authentique, si elle veut développer une fonction sociale forte, si elle veut être une protagoniste du futur d'une nation et d'une quelconque communauté locale, l'économie coopérative doit poursuivre une finalité transparente et limpide. Elle doit promouvoir l'économie de l'honnêteté  ! Une économie d'assainissement dans la mer insidieuse de l'économie globale. Une vraie économie promue par des personnes qui ont dans le cœur et dans la tête le bien commun uniquement. Les coopératives ont une forte tradition internationale. Même en cela vous avez été de vrais pionniers  ! Vos associations internationales sont nées bien avant celles que les autres ont crées plus tard. Maintenant il y a la nouvelle grande globalisation, qui réduit quelques déséquilibres mais en crée beaucoup d'autres. Par conséquent, le mouvement coopératif ne peut rester étranger à la globalisation économique et sociale, dont les effets arrivent dans tous les pays, et même dans nos maisons. Mais les coopératives participent-elles comme les autres entreprises à la globalisation  ? Existe-t-il un mode original qui permet aux coopératives d'affronter les nouveaux défis du marché global  ? Comment les coopératives peuvent-elles participer au développement de la coopération en sauvegardant les principes de la solidarité et de la justice  ? Je le dis à vous comme je le dis à toutes les coopératives du monde  : les coopératives ne peuvent pas rester enfermées chez elles, mais ne peuvent pas non plus sortir de chez elles comme si elles n'étaient pas des coopératives. C'est cela le double principe  : elles ne peuvent pas rester enfermées chez elle, mais ne peuvent pas non sortir de chez elles comme si elles n'étaient pas des coopératives. Non, non on peut pas penser à une coopérative à double face. Il faut avoir le courage et l'imagination de construire la juste route pour intégrer, dans le monde, le développement, la justice et la paix. Enfin, ne laissez pas la collaboration entre mouvement coopératif et les paroisses et diocèses être seulement un fait de mémoire. Les formes de la collaboration doivent être multiples, par rapport à celles des origines, mais le chemin doit être toujours le même  ! Là où sont les vieilles et nouvelles périphéries existentielles, où sont les personnes désavantagées, ou sont les personnes seules et exclues, où sont les personnes qui ne sont pas respectées, leur tendre la main  ! Je sais que depuis quelques années vous êtes en train de collaborer avec d'autres associations coopératives – même si elles ne sont pas liées à notre histoire et à nos traditions – afin de créer une Alliance des coopératives italiennes. Pour le moment c'est une Alliance en devenir, mais vous êtes confiants d'arriver à une Association unique, à une Alliance toujours plus vaste entre coopérateurs et coopératives. Le mouvement coopératif italien a une grande tradition, respectée dans le monde des coopératives internationales. La mission coopérative en Italie a été très liée depuis les origines à l'identité, aux valeurs et aux forces sociales présentes dans le pays. S'il vous plaît, respectez cette identité  ! Cependant, avec le temps, les choix qui distinguaient et divisaient ont été souvent plus forts que les choix qui, inversement, réunissaient et unifiaient les efforts de tous. A présent vous pensez pouvoir mettre au premier plan ce qui au contraire vous unit. Et autour de ce qui vous unit, qui est la partie la plus authentique, la plus profonde et la plus vitale des coopératives italiennes, vous voulez construire votre nouvelle forme associative. Vous avez raison de vous projeter ainsi, comme cela vous faites un pas en avant  ! Certes, il y a des coopératives catholiques et non catholiques. Mais la foi nous sauve-t-elle si nous restons enfermés sur nous-mêmes  ? Je vous le demande  : la foi nous sauve-t-elle si nous enfermés sur nous-mêmes  ? En restant seulement entre nous  ? Vivez votre Alliance de chrétiens, en réponse à votre foi et à votre identité sans avoir peur  ! Foi et identité sont le socle. Allez de l'avant, donc, et avancez ensemble avec toutes les personnes de bonne volonté  ! C'est aussi un appel chrétien, un appel chrétien pour tous. Les valeurs chrétiennes ne sont pas seulement pour nous, elles doivent être partagées  ! Et les partager avec les autres, avec ceux qui ne pensent pas comme nous mais veulent les mêmes choses que nous nous voulons. Allez de l'avant, courage  ! Soyez créatifs, «  poètes  », en avant  ! Traduction de Zenit, Hugues de Warren News de Catholique.org Afrique du Nord : le courage des pasteurs de ces périphérieshttp://news.catholique.org/55667-afrique-du-nord-le-courage-des-pasteurs-de 2015-03-02T01:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape salue «  le courage, la fidélité et la persévérance des évêques  » d'Afrique du Nord, en particulier de Libye, qui « demeurent dans le pays malgré les dangers multiples  »  : «  Ils sont d'authentiques témoins de l'Évangile  » dans les «  périphéries  », affirme-t-il. Le pape François a reçu les évêques de la Conférence épiscopale des régions du Nord de l'Afrique (C.E.R.N.A.), à l'occasion de leur visite "ad limina apostolorum", ce lundi matin, 2 mars 2015, au Vatican. Le Saint-Siège donne la liste des participants, parmi lesquels quatre provenant d'Algérie  : Mgr Claude Rault, M. Afr., évêque de Laghouat, Mgr Ghaleb Moussa Abdalla Bader, archevêque d'Alger, Mgr Paul Desfarges, S.I., évêque de Constantine, Mgr Jean-Paul Vesco, O.P., évêque d'Oran ; deux de Libye  : Mgr Sylvester Carmel Magro, O.F.M., vicaire apostolique de Benghazi, Mgr Giovanni Innocenzo Martinelli, O.F.M., vicaire apostolique de Tripoli ; deux du Maroc  : Mgr Vincent Landel, S.C.I. De Béth, archevêque de Rabat, Mgr Santiago Agrelo Martínez, O.F.M., archevêque de Tanger ; ainsi que Mgr Ilario Antoniazzi, archevêque de Tunis en Tunisie et le P. Mario León Dorado, O.M.I., préfet apostolique du Sahara occidental. Dans le texte qui leur a été remis en français au cours de la rencontre, le pape encourage les fidèles des diocèses du Nord de l'Afrique dans «  le généreux témoignage qu'ils rendent à l'Évangile de paix et d'amour de Jésus  ». Il assure «  du soutien de toute l'Église  »  : «  Vous êtes "aux périphéries", avec le service particulier de manifester la présence du Christ en son Église dans cette région. Votre témoignage de vie dans la simplicité et la pauvreté est un signe éminent pour toute l'Église. Soyez sûrs que le Successeur de Pierre vous accompagne sur votre rude chemin et qu'il vous encourage à être toujours des hommes de l'espérance.  » Encourageant «  à poursuivre les efforts pour contribuer à la paix et à la réconciliation  » dans la région, il souligne le rôle «  d'un dialogue en vérité et dans l'amour entre chrétiens et musulmans  »  : «  Vous savez combien la méconnaissance mutuelle est la source de tant d'incompréhensions et parfois même d'affrontements... L'antidote le plus efficace contre toute forme de violence est l'éducation à la découverte et à l'acceptation de la différence comme richesse et fécondité.  » Le pape appelle à être «  une Église de la rencontre et du dialogue, au service de tous sans distinction  » et à «  manifester la charité du Christ et de l'Église auprès des plus pauvres, des malades, des personnes âgées, des femmes dans le besoin, des prisonniers et des nombreux immigrants originaires d'Afrique  ». A.K. Discours du pape François Chers Frères dans l'épiscopat, C'est avec joie que je vous accueille en ces jours où vous accomplissez votre visite ad limina. Je souhaite que votre pèlerinage auprès du tombeau des Apôtres raffermisse votre foi et consolide votre espérance afin de poursuivre le ministère qui vous a été confié dans chacun de vos pays. Je remercie Monseigneur Vincent Landel, Archevêque de Rabat et Président de votre Conférence, qui a exprimé au nom de tous vos sentiments de communion avec le Successeur de Pierre. À travers vous, je rejoins les fidèles de vos diocèses du Nord de l'Afrique. Portez-leur l'affection du Pape et l'assurance qu'il demeure proche d'eux et qu'il les encourage dans le généreux témoignage qu'ils rendent à l'Évangile de paix et d'amour de Jésus. Mon salut cordial s'adresse aussi à tous les habitants de vos pays, particulièrement aux personnes qui souffrent. Depuis plusieurs années, votre Région connaît des évolutions significatives, qui permettaient alors d'espérer voir se réaliser certaines aspirations à une plus grande liberté et à la dignité et favoriser une plus grande liberté de conscience. Mais parfois aussi ces évolutions ont conduit à des déchaînements de violence. Je voudrais saluer particulièrement le courage, la fidélité et la persévérance des Évêques de Libye, ainsi que des prêtres, des personnes consacrées et des laïcs qui demeurent dans le pays malgré les dangers multiples. Ils sont d'authentiques témoins de l'Évangile. Je les en remercie vivement, et je vous encourage tous à poursuivre vos efforts pour contribuer à la paix et à la réconciliation dans toute votre région. Votre Conférence épiscopale, qui rassemble régulièrement les pasteurs du Maroc, d'Algérie, de Tunisie et de Libye, est un lieu d'échange et de concertation important, mais elle doit aussi être un instrument de communion qui permet d'approfondir des relations fraternelles et confiantes entre vous. Votre pèlerinage à Rome est une heureuse occasion pour renouveler votre engagement commun au service de la mission de l'Église dans chacun de vos pays. Cette mission vous l'accomplissez avec vos prêtres, vos collaborateurs directs. Originaires de nombreux pays, il leur est parfois difficile de s'adapter à des situations très nouvelles pour eux. Il est donc particulièrement nécessaire que vous soyez proches de chacun d'entre eux et attentifs à leur formation permanente pour qu'ils puissent vivre leur ministère pleinement et sereinement. À chacun d'eux j'adresse mon salut le plus cordial et l'assurance de ma prière. Les religieuses et les religieux ont aussi une place de choix dans la vie et la mission de vos Églises. Je leur suis reconnaissant de leur témoignage de vie fraternelle et de leur engagement si généreux au service de leurs frères et sœurs. En cette Année de la Vie consacrée, je les invite à prendre une conscience renouvelée de l'importance de la contemplation dans leur vie et à faire ainsi resplendir la beauté et la sainteté de leur vocation. Au cœur de votre mission et à la source de votre espérance, il y a d'abord la rencontre personnelle avec Jésus Christ et la certitude qu'il est à l'œuvre dans le monde où vous avez été envoyés en son nom. La vitalité évangélique de vos diocèses dépend donc de la qualité de la vie spirituelle et sacramentelle de chacun. L'histoire de votre région a été marquée par de nombreuses figures de sainteté depuis Cyprien et Augustin, patrimoine spirituel de toute l'Église, jusqu'au bienheureux Charles de Foucauld, dont nous fêterons l'an prochain le centenaire de la mort, et plus proches de nous par ces religieux et religieuses qui ont tout donné à Dieu et à leurs frères jusqu'au sacrifice de leur vie. Il vous revient de développer cet héritage spirituel d'abord parmi vos fidèles, mais aussi en l'ouvrant à tous. Je me réjouis d'ailleurs de savoir que ces dernières années, plusieurs sanctuaires chrétiens ont pu être restaurés en Algérie. En y accueillant chacun, tel qu'il est, avec bienveillance et sans prosélytisme, vos communautés manifestent qu'elles veulent être une Église aux portes ouvertes, toujours « en sortie » (cf. Evangelii gaudium nn. 46-47). Dans les situations parfois difficiles que connaît votre région, votre ministère de pasteur connaît de nombreuses joies. Ainsi, l'accueil de nouveaux disciples qui vous rejoignent, ayant découvert l'amour de Dieu manifesté en Jésus, est un beau signe donné par le Seigneur. En partageant avec leurs compatriotes le souci de l'édification d'une société toujours plus fraternelle et ouverte, ils montrent que tous sont les enfants d'un même Père. Je les salue particulièrement et je les assure de mon affection, souhaitant qu'ils tiennent toute leur place dans la vie de vos diocèses. L'universalité est aussi une caractéristique de vos Églises, dont les fidèles viennent de nombreuses nations pour former des communautés bien vivantes. Je les invite à manifester sur leur visage la joie de l'Évangile, la joie d'avoir rencontré le Christ qui les fait vivre. C'est aussi pour vous une occasion de vous émerveiller devant l'œuvre de Dieu, qui se répand parmi tous les peuples et dans toutes les cultures. Je voudrais apporter mes encouragements aux nombreux jeunes étudiants venant d'Afrique sub-saharienne, qui forment une partie importante de vos communautés. En demeurant forts dans la foi ils seront capables d'établir avec tous des liens d'amitié, de confiance et de respect et ils contribueront ainsi à l'édification d'un monde plus fraternel. Le dialogue interreligieux est une part importante de la vie de vos Églises. Dans ce domaine aussi, l'imagination de la charité sait ouvrir d'innombrables chemins pour porter le souffle évangélique dans les cultures et dans les milieux sociaux les plus divers. (cf. Lettre Apostolique à tous les consacrés à l'occasion de l'Année de la Vie consacrée, 28 novembre 2014). Vous savez combien la méconnaissance mutuelle est la source de tant d'incompréhensions et parfois même d'affrontements. Pourtant, comme l'a écrit Benoît XVI dans l'Exhortation apostolique Africae munus « si nous tous, croyants en Dieu, désirons servir la réconciliation, la justice et la paix, nous devons œuvrer ensemble pour bannir toutes les formes de discrimination, d'intolérance et de fondamentalisme confessionnel » (n. 94). L'antidote le plus efficace contre toute forme de violence est l'éducation à la découverte et à l'acceptation de la différence comme richesse et fécondité. Aussi est-il indispensable que dans vos diocèses prêtres, religieuses et laïcs soient formés dans ce domaine. Et à ce propos, je suis heureux de relever que l'Institut pontifical d'Etudes arabes et islamiques (PISAI), qui célèbre cette année son cinquantième anniversaire, est né dans votre région, à Tunis. Soutenir et utiliser cette institution si nécessaire pour s'imprégner de la langue et de la culture permettra d'approfondir un dialogue en vérité et dans l'amour entre chrétiens et musulmans. Le dialogue, vous le vivez aussi au jour le jour avec les chrétiens de diverses confessions. Que l'Institut œcuménique, Al Mowafaqa, fondé au Maroc afin de promouvoir le dialogue œcuménique et interreligieux dans le contexte qui est le vôtre, contribue lui aussi à une meilleure connaissance réciproque ! Église de la rencontre et du dialogue, vous voulez aussi être au service de tous sans distinction. Avec des moyens souvent humbles, vous manifestez la charité du Christ et de l'Église auprès des plus pauvres, des malades, des personnes âgées, des femmes dans le besoin ou des prisonniers. Je vous remercie vivement pour la part que vous prenez afin de venir en aide aux nombreux immigrants originaires d'Afrique qui cherchent dans vos pays un lieu de passage ou d'accueil. En reconnaissant leur dignité humaine, et en travaillant à réveiller les consciences face à tant de drames humains, vous manifestez l'amour que Dieu porte à chacun d'entre eux. Chers Frères dans l'épiscopat, je voudrais enfin vous assurer du soutien de toute l'Église dans votre mission. Vous êtes « aux périphéries », avec le service particulier de manifester la présence du Christ en son Église dans cette région. Votre témoignage de vie dans la simplicité et la pauvreté est un signe éminent pour toute l'Église. Soyez sûrs que le Successeur de Pierre vous accompagne sur votre rude chemin et qu'il vous encourage à être toujours des hommes de l'espérance. Je vous confie à la protection de Notre-Dame d'Afrique, qui veille sur tout le continent et à l'intercession de saint Augustin, du bienheureux Charles de Foucauld et de tous les saints d'Afrique. De grand cœur je vous adresse une affectueuse Bénédiction apostolique, ainsi qu'à tous vos diocésains. © Librairie éditrice du Vatican News de Catholique.org La Curie romaine invitée à vivre "une vie de feu"http://news.catholique.org/55666-la-curie-romaine-invitee-a-vivre-une-vie-de 2015-03-02T00:17:02Z text/html fr Catholique.org « Le charisme de gouvernement, de prophétie, de sagesse se transmet dans le feu, dans une vérité vécue qui brûle les obstacles et qui est capable d'ouvrir de nouvelles voies  », souligne le P. Bruno Secondin qui invite le pape et la curie romaine à «  vivre une vie de feu  », en conclusion de la retraite de carême à Ariccia, vendredi 27 février 2015. Le prédicateur carme a invité les participants à être « des explorateurs de sentiers de nouveautés pour eux-mêmes et pour les autres », à ramasser le manteau d'Élie, son héritage, et à « sortir vers les frontières » en devenant des « prophètes de la fraternité ». La dernière méditation était en effet centrée sur le salut final d'Élie à Élisée et sur le début de la mission d'Élisée qui ramasse le manteau de son maître et est reconnu comme héritier du prophète (2R 2, 1-14). Le P. Secondin a donné Élisée pour modèle  : « En descendant maintenant vers la ville, en laissant cette solitude dans laquelle nous nous sommes un peu cachés, nous devons également accepter que les autres puissent voir en nous que quelque chose de l'esprit d'Élie est descendu sur nous : dans notre regard, dans notre style, dans notre capacité à ouvrir des voies d'authenticité et des sentiers de liberté, dans notre capacité à embrasser celui qui est mort pour qu'il revienne à la vie.  » L'esprit d'Élie, a-t-il ajouté, c'est aussi la capacité « à crier ses doutes… à ouvrir des chemins dans le tourbillon chaotique de la vie, de l'histoire, de cette société, ouvrir des sentiers de vie et de fidélité, ouvrir un passage », comme Élisée crie sur la rive du Jourdain : « Où est le Seigneur, le Dieu d'Élie ? », avant de frapper les eaux qui s'écartent. Enfin, le manteau d'Élie signifie aussi «  le feu, le service, le combat »  : le prophète a vécu une « vie de feu », marquée par des « paroles de feu », et qui se consume dans le feu « comme un holocauste ». « Le charisme de gouvernement, de culte, de prophétie, de sagesse se transmet dans le feu, dans une vérité vécue qui brûle les obstacles et qui est capable d'ouvrir de nouvelles voies.  » Les pasteurs sont appelés à « devenir des tisseurs de rencontres et des compagnons de tous ceux qui souffrent », à « se laisser continuellement surprendre par Dieu, apprendre à accueillir la nouveauté de Dieu » et à « être prêts à se mettre en chemin si la Parole demande de partir », a conclu le P. Secondin. En remerciant le prédicateur avant de rentrer au Vatican, le pape François a souhaité «  sortir d'ici avec un morceau du manteau d'Élie, dans la main et dans le cœur ». Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org "Seigneur, aie pitié de moi, intercède pour moi !"http://news.catholique.org/55654-seigneur-aie-pitie-de-moi-intercede-pour-moi 2015-03-01T10:17:04Z text/html fr Catholique.org Au retour de sa retraite de carême à Ariccia (22-27 février), le pape François publie un tweet sous forme de supplication, samedi 28 février 2015  : «  Jésus intercède pour nous, chaque jour. Prions : Seigneur, aie pitié de moi, intercède pour moi !  » Il avait souligné lors de la messe du 22 janvier dernier à Sainte-Marthe  : « Jésus est monté vers le Père et de là, il intercède encore, tous les jours, à tout moment », pour les hommes. « Jésus est capable de sauver d'une manière définitive ceux qui par lui s'avancent vers Dieu, car il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur... Jésus sauve et Jésus est l'intercesseur. Voilà les deux mots clefs », avait ajouté le pape en y voyant « la force de la foi » chrétienne : « Jésus est monté vers le Père et de là, il intercède encore, tous les jours, à tout moment », pour les hommes. « Cela, c'est actuel », avait-il insisté : « "Mais Jésus… oui, c'est fini, il est parti au ciel, il nous a envoyé l'Esprit-Saint, c'est la fin de l'histoire !" Non ! Actuellement, à tout moment, Jésus intercède ». Tous les jours, à chaque instant, « Jésus est devant le Père, il offre sa vie, la rédemption, il montre à son Père ses plaies, le prix du salut ». Le pape avait invité les personnes « découragées pour une raison ou une autre », à « se rappeler que Jésus prie pour [les hommes], qu'il intercède continuellement » et à lui formuler cette prière : « Seigneur Jésus, aie pitié de moi ! Intercède pour moi ! » News de Catholique.org En mars 2015, un mois avec le professeur Lejeunehttp://news.catholique.org/55653-en-mars-2015-un-mois-avec-le-professeur 2015-03-01T10:17:02Z text/html fr Catholique.org Par des citations accompagnant son service quotidien, Zenit propose à ses lecteurs de passer un mois, en mars, avec le professeur Jérôme Lejeune (1926-1994), en préparation au 21eanniversaire du rappel à Dieu de ce grand scientifique du XXème siècle, pionnier de la génétique moderne, et ardent défenseur de la dignité de toute vie humaine. Une messe pour la Vie sera célébrée à l'occasion de cet anniversaire, le 10 avril prochain, en l'église Saint-Augustin, à Paris, par Mgr Jean-Marie Mpendawatu, Secrétaire – «  numéro deux  » - du Conseil pontifical pour la santé. Soigner et guérir Le Professeur Lejeune a marqué l'histoire en mettant son immense intelligence et sa Foi profonde au service de ses patients trisomiques qu'il appelait « les pauvres parmi les pauvres », avec le souci inlassable de les soigner et de les guérir. Aussitôt après la découverte de la trisomie 21 en 1958, qui n'est qu'une étape dans sa vie, il se lance immédiatement dans la recherche d'un traitement pour ses patients et pour tous ceux qui, porteurs d'une maladie génétique, viennent à sa consultation dans l'espoir d'un diagnostic et d'un traitement. Devenu chef de l'unité de cytogénétique à l'Hôpital Necker Enfants Malades à Paris, il étudie avec son équipe plus de 30 000 dossiers chromosomiques et soigne plus de 9 000 patients atteints d'une maladie de l'intelligence. A force de patience et de recherche, il identifie d'autres maladies chromosomiques, comme la Maladie du cri du chat, en 1963, à laquelle il refuse de donner son nom. Un regard d'espérance et d'amour Ses titres français et internationaux manifestent la qualité de ses travaux pionniers en génétique mais ce qui frappe surtout chez le Professeur Lejeune c'est le regard qu'il porte sur chacun de ses patients, un regard d'espérance et d'amour inconditionnel, qui redonne force aux parents. Aussi, quand des lois injustes menacent la vie de ses patients, il n'a pas peur de prendre publiquement leur défense, et devient bientôt leur infatigable avocat à travers le monde. Témoin passionné de la Charité et de la Vérité, il a su réconcilier aux yeux du mondecontemporain, la Foi et la science, c'est pourquoi Saint Jean-Paul II, qui l'appelait frère Jérôme et vint se recueillir sur sa tombe lors des JMJ en 1997, lui confia la création de l'Académie pontificale pour la Vie. Aujourd'hui, l'exemple de cet homme qui a eu le courage de suivre sa conscience de médecin fidèle au serment d‘Hippocrate et de chrétien fidèle à son Baptême, inspire et fortifie les Serviteurs de la vie humaine à travers le monde. Cause de canonisation Son procès de canonisation ouvert à Paris en 2007, se poursuit aujourd'hui à Rome, par la rédaction de la Positio (l'étude sur l'héroïcité de ses vertus théologales et cardinales). Les très nombreux messages et intentions de prière qui parviennent du monde entier au postulateur manifestent l'espérance et l'impatience grandissantes de le voir un jour canonisé par l'Eglise. Pour obtenir la Prière par l'intercession du Serviteur de Dieu Jérôme Lejeune Les célébrations du 21ème anniversaire Messe Mgr Jean-Marie Mpendawatu, Secrétaire du Conseil pontifical pour la Santé, célébrera la Messe à Saint-Augustin (Paris), le 10 avril 2015 (19h30). Comme chaque année cette Messe anniversaire sera également une Messe pour la Vie et cette année elle marquera aussi le terme des célébrations du 20ème anniversaire de la mort de Jérôme Lejeune, initiées le 3 avril 2014. Evénements dans le monde Dans de nombreux pays, congrès, conférences et expositions ont été organisés par des universités et associations montrant combien le message de Jérôme Lejeune est d'une grande actualité ! Familles touchées par le handicap, médecins, chercheurs, personnes engagées au service de la vie humaine, jeunes en quête de réponse sur les grandes questions de la vie : Jérôme Lejeune est pour beaucoup une lumière dans la nuit de la pensée, un exemple pour leur vie professionnelle. Publications Cet anniversaire est aussi l'occasion de publier deux nouveaux ouvrages sur le Serviteur de Dieu Prier 15 jours avec Jérôme Lejeune,par Aude Dugast, postulateur de sa Cause de canonisation, et une introduction de Dom Jean Charles Nault, abbé de Saint Wandrille et vice postulateur de la Cause. Le livre paraît mi mars, aux éditionsNouvelle Cité. Premier livre évoquant la spiritualité du Serviteur de Dieu Jérôme Lejeune, telle qu'elle s'est développée depuis son baptême jusqu'à son engagement total au service de la vie humaine et de la vérité. Au commencement la vie, éd. Mame, septembre 2014  : un livre de textes inédits de Jérôme Lejeune, couvrant 20 ans de sa vie publique entre 1966 et 1986 : conférences, interventions devant de grandes instances internationales, interviews, publications scientifiques. Les thèmes abordés sont parfois d'une actualité brûlante, comme ceux traitant des critères de la mort cérébrale et de l'euthanasie… News de Catholique.org Malte : Mgr Scicluna nommé archevêquehttp://news.catholique.org/55658-malte-mgr-scicluna-nomme-archeveque 2015-03-01T03:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François a nommé Mgr Charles Jude Scicluna, 55 ans, archevêque métropolite de Malte, en date du 27 février 2015. Il était jusqu'à présent administrateur apostolique du diocèse, depuis la renonciation de Mgr Paul Cremona, O.P., le 18 octobre 2014. Né au Canada, Mgr Scicluna a obtenu un doctorat en droit de l'Université de Malte en 1984. Ordonné prêtre en 1986, il a poursuivi ses études en droit canonique à l'Université pontificale grégorienne de Rome. Il a ensuite servi l'Église à Malte au Tribunal métropolitain et dans un certain nombre de paroisses. Expert renommé en droit canonique, il a travaillé à la Congrégation pour la doctrine de la foi pendant les 19 dernières années. En octobre 2002, Mgr Scicluna a été nommé Promoteur de Justice de la Congrégation, chargé d'instruire et de poursuivre les « crimes les plus graves » réservés à la compétence exclusive du dicastère, notamment la pédophilie. Très engagé dans la lutte contre la pédophilie, il a donné de nombreuses conférences sur des questions relatives à la protection des enfants dans l'Église, visitant un certain nombre d'Églises locales en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique et en Australie. Depuis le 21 janvier dernier, il est président du Collège spécial au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi  : ce collège a pour mission de rendre plus efficaces les procédures d'appel dans les cas de délits « les plus graves » relevant de sa juridiction, à savoir les cas d'abus sexuels sur mineurs de la part de clercs. Benoît XVI l'avait nommé évêque auxiliaire de Malte le 6 octobre 2012. Son ordination épiscopale avait eu lieu le 24 novembre de la même année. News de Catholique.org Le chemin de Jésus conduit toujours au bonheurhttp://news.catholique.org/55657-le-chemin-de-jesus-conduit-toujours-au 2015-03-01T02:17:02Z text/html fr Catholique.org «  Le chemin de Jésus conduit toujours au bonheur. Il y aura une croix, des épreuves, mais à la fin il conduit toujours au bonheur  », affirme le pape François lors de l'angélus de ce 1er mars 2015, deuxième dimanche de carême, place Saint-Pierre. Commentant l'Évangile de la Transfiguration, le pape a invité les chrétiens à «  contempler le visage de Jésus  » afin d'être eux aussi «  transfigurés par l'Amour  »  : «  l'amour est capable de tout transfigurer. L'amour transfigure tout  !  », a-t-il souligné. Paroles du pape François avant l'angélus Chers frères et sœurs, Dimanche dernier la liturgie nous a présenté Jésus tenté par satan dans le désert, mais victorieux sur la tentation. A la lumière de cet Évangile, nous avons pris à nouveau conscience de notre condition de pécheurs, mais aussi de la victoire sur le mal offerte à ceux qui entreprennent le chemin de la conversion et, comme Jésus, qui veulent faire la volonté du Père. En ce deuxième dimanche de Carême, l'Église nous indique la destination de cet itinéraire de conversion, à savoir la participation à la gloire du Christ, qui resplendit sur son visage de Serviteur obéissant, mort et ressuscité pour nous. L'extrait évangélique raconte l'événement de la Transfiguration, qui a lieu au point culminantdu ministère public de Jésus. Il est en chemin vers Jérusalem, où s'accompliront les prophéties du “Serviteur de Dieu” et où son sacrifice rédempteur sera consommé. Les foules ne comprennent pas cela, et face à la perspective d'un Messie qui contrarie leurs attentes terrestres, l'ont abandonné. Elles pensaient que le Messie serait un libérateur de la domination romaine, un libérateur de la patrie, et cette perspective de Jésus ne leur plaît pas, elles le quittent. Même les Apôtres ne comprennent pas les paroles par lesquelles Jésus annonce l'issue de sa mission dans la passion glorieuse, ils ne comprennent pas  ! Alors Jésus montre à Pierre, Jacques et Jean une anticipation de sa gloire, pour les confirmer dans la foi et les encourager à le suivre sur le chemin de la Croix. Sur une haute montagne, immergé en prière, il se transfigure devant eux : son visage et toute sa personne irradient une lumière éblouissante. Les trois disciples sont effrayés, tandis qu'une nuée les enveloppe et que d'en-haut se fait entendre – comme lors du Baptême au Jourdain – la voix du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » (Mc 9,7). Jésus est le Fils fait serviteur, envoyé dans le monde pour réaliser le projet du salut à travers la Croix, pour nous sauver tous. Sa pleine adhésion à la volonté du Père rend son humanité transparente à la gloire de Dieu, qui est l'Amour. Jésus se révèle ainsi comme l'icône parfaite du Père, l'irradiation de sa gloire. Et l'accomplissement de la révélation ; c'est pour cela qu'à côté de Jésus transfiguré apparaissent Moïse et Élie, qui représentent la Loi et les Prophètes, comme pour signifier que tout finit et commence en Jésus, dans sa passion et dans sa gloire. La consigne pour les disciples et pour nous est celle-ci : “Écoutez-le !”. Écoutez Jésus. C'est Lui le Sauveur : suivez-le. Écouter le Christ, implique d'assumer la logique de son mystère pascal, de se mettre en chemin avec Lui pour faire de son existence un don d'amour aux autres, en obéissance docile à la volonté de Dieu, avec une attitude de détachement par rapport aux choses mondaines et de liberté intérieure. Il faut, en d'autres termes, être prêts à “perdre sa vie” en la donnant (cf. Mc 8,35), afin que tous les hommes soient sauvés  : ainsi nous entrerons dans le bonheur éternel. Le chemin de Jésus conduit au bonheur, ne l'oubliez pas  ! Le chemin de Jésus nous conduit toujours au bonheur. Il y aura [sur ce chemin] une croix, des épreuves, mais à la fin il nous conduit toujours au bonheur. Jésus ne nous trompe pas, il nous a promis le bonheur et il nous le donnera si nous allons sur son chemin. Avec Pierre, Jacques et Jean, montons nous aussi sur le mont de la Transfiguration et arrêtons-nous en contemplant le visage de Jésus, pour en recueillir le message et le traduire dans notre vie ; pour que nous aussi nous soyons transfigurés par l'Amour. En réalité l'amour est capable de tout transfigurer. L'amour transfigure tout  ! Y croyez-vous  ? Que la Vierge Marie nous soutienne en ce chemin, tandis que nous l'invoquons à présent avec la prière de l'angélus. Paroles du pape après l'angélus Chers frères et sœurs, Les nouvelles dramatiques de la Syrie et de l'Irak ne cessent malheureusement de nous parvenir, faisant état de violences, d'enlèvements de personnes et d'abus contre les chrétiens et d'autres groupes. Nous voulons assurer à ceux qui sont touchés par ces situations que nous ne les oublions pas, que nous sommes proches d'eux et que nous prions instamment pour qu'il soit mis fin au plus vite à l'intolérable brutalité dont ils sont victimes. Avec les membres de la Curie Romaine, j'ai offert la dernière messe de retraite de carême, vendredi dernier, à cette intention. En même temps, je demande à tous, selon leurs possibilités, de tout mettre en œuvre pour soulager les souffrances de ceux qui sont dans l'épreuve, souvent pour la seule raison de la foi qu'ils professent... Prions pour ces frères et ces sœurs qui souffrent pour la foi en Syrie et en Irak… Prions en silence. Je désire évoquer aussi le Venezuela, qui vit à nouveau des moments de forte tension. Je prie pour les victimes et, en particulier, pour le jeune tué il y a quelques jours à San Cristobal. J'exhorte tous au refus de la violence et au respect de la dignité de toute personne et de la sacralité de la vie humaine et j'encourage à reprendre un chemin commun pour le bien du pays, en ouvrant à nouveau des espaces de rencontre et de dialogue sincères et constructifs. Je confie cette chère Nation à l'intercession maternelle de Notre Dame de Coromoto. J'adresse un salut cordial à vous tous – familles, groupes paroissiaux, associations – pèlerins de Rome, d'Italie et de divers pays. Je salue les fidèles provenant de San Francisco, Californie, et les jeunes des paroisses de l'Île de Formentera. Je salue les groupes de Fontaneto d'Agogna et Montello ; les pompiers de Tassullo ; et les jeunes de Zambana. Je salue cordialement les séminaristes de Pavie ainsi que leur recteur et leur père spirituel. Ils viennent de terminer les exercices spirituels et aujourd'hui retournent dans leur diocèse. Demandons pour eux et pour tous les séminaristes la grâce de devenir de bons prêtres. A tous je souhaite un bon dimanche. N'oubliez pas, s'il-vous-plaît, de prier pour moi. Bon déjeuner et au-revoir ! © Traduction de Zenit, Anne Kurian News de Catholique.org Venezuela : le pape appelle à refuser la violencehttp://news.catholique.org/55656-venezuela-le-pape-appelle-a-refuser-la 2015-03-01T00:17:04Z text/html fr Catholique.org Le pape François appelle les habitants du Venezuela à "refuser la violence", lors de l'angélus de ce dimanche matin, 1er mars 2015. Au terme de la prière mariale, le pape a en effet évoqué le Venezuela, «  qui vit à nouveau des moments de forte tension  ». « Je prie pour les victimes et, en particulier, pour le jeune tué il y a quelques jours à San Cristobal  », a-t-il assuré. «  J'exhorte tous au refus de la violence et au respect de la dignité de toute personne et de la sacralité de la vie humaine et j'encourage à reprendre un chemin commun pour le bien du pays, en ouvrant à nouveau des espaces de rencontre et de dialogue sincères et constructifs  », a ajouté le pape avant de confier la Nation «  à l'intercession maternelle de Notre Dame de Coromoto  ». News de Catholique.org Tout faire pour soulager les victimes en Syrie et en Irakhttp://news.catholique.org/55655-tout-faire-pour-soulager-les-victimes-en 2015-03-01T00:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François appelle tous les hommes de bonne volonté, «  selon leurs possibilités, à tout mettre en œuvre pour soulager les souffrances de ceux qui sont dans l'épreuve  », victimes d'une « brutalité intolérable », en Irak et en Syrie. C'est l'appel du pape lors de l'angélus de ce dimanche 1er mars 2015, place Saint-Pierre  : «  Les nouvelles dramatiques de la Syrie et de l'Irak ne cessent malheureusement de nous parvenir, faisant état de violences, d'enlèvements de personnes et d'abus contre les chrétiens et d'autres groupes. Nous voulons assurer à ceux qui sont impliqués dans ces situations que nous ne les oublions pas, mais que nous sommes proches d'eux et que nous prions instamment pour qu'il soit mis fin au plus vite à l'intolérable brutalité dont ils sont victimes. Avec les membres de la Curie Romaine, j'ai offert la dernière messe de retraite de carême, vendredi dernier, à cette intention. En même temps, je demande à tous, selon leurs possibilités, de tout mettre en œuvre pour soulager les souffrances de ceux qui sont dans l'épreuve, souvent seulement à cause de la foi qu'ils professent.... Prions en silence.  » News de Catholique.org