Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Sat, 01 Aug 2015 07:17:02 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ Israël : “Le judaïsme qui brûle églises et mosquées n'est pas le nôtre”http://news.catholique.org/57904-israel-le-judaisme-qui-brule-eglises-et 2015-08-01T05:17:02Z text/html fr Catholique.org “Le judaïsme qui brûle des églises et des mosquées n’est pas le nôtre”, déclare le rabbin Alon Goshen-Gottstein. Le patriarcat latin de Jérusalem salue une “belle initiative de solidarité” : celle de l’Elijah Interfaith Institute, un collectif réunissant plusieurs représentants de diverses confessions engagés dans le dialogue interreligieux, et fondé par le Rabbin Alon Goshen-Gottstein. C’est sous l’impulsion de ce dernier qu’une collecte a été lancée, pour recueillir des fonds pour la restauration du sanctuaire de Tabgha. La campagne, lancée il y a quelques jours, a recueilli la signature du porte-parole du Parlement israélien, la Knesset, Yuli Edelstein. Le promoteur de cette opération, le rabbin Alon Goshen-Gottstein déplore et condamne la recrudescence des actes de vandalisme anti-chrétiens en Terre Sainte, et il explique le sens de la collecte : “Cette campagne ne vise pas seulement à restaurer l’Eglise ; elle veut également délivrer un message au monde. Le judaïsme qui brûle des églises et des mosquées n’est pas le nôtre”, affirme-t-il : “C’est une manière d’exprimer notre soutien concret à l’amitié entre les religions”. Le 18 juin dernier, l’Eglise de la multiplication des pains de Tabgha, sur la rive nord-ouest du Lac de Tibériade a été visée par un incendie criminel ; une bonne partie du cloître a été endommagée. Les dégâts se chiffrent en millions de shekels. Un graffiti haineux en hébreu a été découvert à proximité sur un mur. Mercredi 29 juillet, la police israélienne a annoncé avoir arrêté deux jeunes hommes suspectés d’être à l’origine de l’incendie ; un troisième suspect aurait été inculpé le jeudi 30 juillet. Selon un communiqué de la police, cet acte criminel aurait été mû par des “motifs de haine envers le christianisme”. Selon les informations du Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, les trois hommes feraient partie “d’un groupe à l’idéologie radicale, actif depuis 2013 et soupçonné d’autres actes antichrétiens et d’agressions contre des civils palestiniens”. Toujours selon le Shin Bet, un site Internet proche de ce groupe aurait appelé à “la lutte contre les idolâtres et la présence d’églises en Terre Sainte”. Cet incendie a suscité une très vive émotion en Terre Sainte. Les Patriarches et chefs d’Eglises de Jérusalem ont dénoncé une profanation “inacceptable”, appelant les autorités israéliennes à agir avec diligence et sévérité contre les auteurs de tels actes, récurrents depuis quelques années. Quelques jours après l’incendie, quelque 3 000 personnes ont manifesté leur indignation devant le sanctuaire. News de Catholique.org Trois jours pour faire l'expérience de la “Joie de la Miséricorde”, à Lourdeshttp://news.catholique.org/57903-trois-jours-pour-faire-l-experience-de-la 2015-08-01T02:17:02Z text/html fr Catholique.org Trois jours pour faire l’expérience de la “Joie de la Miséricorde” : c’est ce que propose le congrès de la Miséricorde organisé à Lourdes du vendredi 21 août au dimanche 23 août 2015, sous la présidence du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon. Pour une inscription, même last minute, il suffit de cliquer ici. On peut adresser un courriel à : misericordefr@yahoo.fr . Un petit traité de la miséricorde Comme l’indique Mgr Albert-Marie de Monléon o.p., Coordinateur des Congrès de la Miséricorde en France, le déroulement du congrès intègre la perspective du jubilé de la Miséricorde, annoncé par le pape François le 11 avril dernier, et notamment la Bulle Le Visage de la Miséricorde qui est, souligne-t-il, “un merveilleux petit traité de la Miséricorde”. Les laudes du vendredi 21 août seront animées par les jeunes de la Route Chantante Sitio. La matinée et le début de l’après-midi permettront de découvrir Lourdes sur les pas de sainte Bernadette ou de se rendre aux “piscines” ou de suivre un parcours intitulé : “Entrer dans la Miséricorde" Puis rendez-vous à 17h pour la procession eucharistique qui sera suivie, à 18h par la messe présidée par Mgr A.M. de Monléon, dans la basilique Saint Pie X. La journée se conclura apr la procession mariale aux flambeaux à 21h. Les jeunes de la Route Chantante Sitio animeront aussi les laudes du samedi 22 août, en la fête de Marie Reine. Puis le cardinal Barbarin donnera un enseignement sur "La Joie de la Miséricorde", à 9h15. L’enseignement sera suivi de la messe présidée par le cardinal Barbarin à 10h30. Le programme du samedi après-midi propose le Chemin de Croix (13h40) et le Chapelet à la Grotte animé par le cardinal Philippe Barbarin (15h30) et un temps de prière silencieuse (16h). A 17h30, des “parcours interactifs” seront animés par des évêques et des responsables d’associations, congrégations, mouvements de la Miséricorde en France. Ils comporteront deux temps : conférence de 30 mn puis temps d’échanges. A20h45, la veillée reprendra le thème de la "Joie de la Miséricorde". Elle sera suivie d’un temps d'adoration et de confessions à la Grotte, à partir de 22h30. Tressaillir de joie Les jeunes de la Route Chantante Sitio animeront les laudes, suivies d’une lectio divina : une lecture savoureuse de la Parole de Dieu. A 9h45, le Pasteur Martin Hœgger re-proposera le thème de la joie par la Parole avec uen conférence intitulée : "A travers la Lectio divina, tressaillir de joie !" Les trois jours se concluront par la messe d'envoi en mission présidée par Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars, à 11h . Elle sera suivie d'une proposition de devenir "témoins de la Miséricorde". « Dans la miséricorde de Dieu, a déclaré Jean-Paul II en 2002, le monde trouvera la paix, et l'homme trouvera le bonheur ! Je confie ce devoir, très chers frères et sœurs, à l'Eglise qui est à Cracovie et en Pologne, et à tous les fidèles de la Miséricorde divine, qui viendront ici de Pologne et du monde entier. Soyez des témoins de la Miséricorde ! » En somme, le congrès de Lourdes est en quelque sorte une entrée anticipée dans le Jubilé de la miséricorde proposé par le pape François à toute l’Eglise, du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016. La miséricorde c’est l’héritage spirituel du saint pape Jean-Paul II qui a voulu que l’apôtre de la miséricorde, sœur Faustine Kowalska (1905-1938) soit la première sainte du Jubilé de l’An 2000. Elle a été canonisée le 30 avril 2000 : c’était le premier dimanche après Pâques, jour indiqué par le Christ à sœur Faustine comme le dimanche de la Miséricorde, que Jean-Paul II a institué. L’humanité confiée à la miséricorde C’était aussi le premier dimanche après Pâques, le 18 avril 1993, que Jean Paul II l'avait proclamée bienheureuse, le 18 avril 1993, Place Saint Pierre. Le jour suivant, pendant l'audience générale, il s'exprimait en ces termes : "Dieu nous a parlé par la richesse spirituelle de la Bienheureuse soeur Faustine Kowalska. Elle a laissé au monde un grand message de la Miséricorde divine, et aussi une invitation à se fier entièrement au Créateur. Dieu lui a donné une grâce toute singulière, afin qu'elle eût l'expérience de sa miséricorde sur la voie d'épreuves mystiques, et grâce à un don singulier de prière contemplative. Ô Soeur Faustine, ô Bienheureuse, je te remercie d'avoir rappelé au monde ce grand mystère de la Miséricorde divine, ce bouleversant mystère, le mystère inénarrable du Père, dont l'homme et le monde entier ont tellement besoin aujourd'hui." Sous l’icône de Jésus miséricordieux, peinte sous la direction de soeur Faustine à Vilnius (Lituanie) , le Christ a demandé que soit inscrite cette prière : « Jésus, j’ai confiance en toi ». Un message qui s’adresse à l’humanité tout entière : « Aujourd'hui, dans ce sanctuaire, je veux confier solennellement le monde à la Miséricorde divine », disait Jean-Paul II dans le nouveau sanctuaire de la miséricorde divine de Lagiewniki, près de Cracovie, qu’il a consacré le 17 août 2002. News de Catholique.org ONU : les changements climatiques, menace pour les Petits Etats Insulaireshttp://news.catholique.org/57898-onu-les-changements-climatiques-menace-pour 2015-07-31T08:17:02Z text/html fr Catholique.org Les changements climatiques sont « une menace existentielle » pour les Petits états insulaires en développement (PEID), avertit Mgr Auza. Mgr Bernardito Auza, nonce apostolique et observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU, à New York, est intervenu le 30 juillet à New York lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur les défis de la paix et de la sécurité auxquels sont confrontés les PIED. « Si nous voulons assurer une plus grande sécurité pour les PEID, la question la plus urgente à laquelle nous devons répondre est la lutte contre le changement climatique, comprenant à la fois les impacts auxquels les PEID sont confrontés actuellement ainsi que la réduction des futures menaces », a dit Mgr Auza. Parmi « les menaces les plus importantes pour les petites îles » le nonce apostolique a cité « l'élévation du niveau de la mer, les cyclones tropicaux et extratropicaux, l'augmentation des températures de l'air et de la surface de la mer, et la modification des modèles des précipitations ». Il a souligné qu’une « nouvelle approche du développement passant de combustibles fossiles polluants à l'énergie durable » et incluant la maximisation de « l'efficacité énergétique » était nécessaire. « Les pays en développement ont la possibilité de « sauter » (l’étape de) la dépendance des combustibles fossiles », « mais ils ont besoin de soutien mondial pour être en mesure de le faire », a ajouté Mgr Auza. En cette « année cruciale », selon les paroles de Mgr Auza, « nous avons une obligation morale de faire ensemble des progrès sur ces questions ». La communauté internationale est appelée à « intégrer les richesses de la foi et des traditions spirituelles, la gravité de la recherche scientifique, la responsabilité publique du leadership politique et le travail précieux de la société civile dans les efforts concrets à tous les niveaux », a déclaré l’observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU. Mgr Auza a souligné que la délégation du Vatican considérait « la préoccupation pour le changement climatique comme inséparable de la préoccupation pour le développement humain ». « Protection de l'environnement et la réduction de la pauvreté ne sont pas des défis distincts, a-t-il dit, mais les parties d'un seul et même défi de fournir un développement humain intégral et authentique ». Il a rappelé les paroles du pape François qui invitait les pays riches de prendre une responsabilité pour une « dette écologique en aidant les pays pauvres à se tourner vers les voies du développement durable ». Mgr Auza a énuméré les « trois domaines » dans lesquels le travail de l’ONU pourrait aboutir au progrès « dans les prochains mois ». Il s’agit, d’abord, de « la réalisation d'un accord à Paris pour lutter contre le changement climatique ». Deuxièmement, une allocation « des ressources financières suffisantes pour lutter contre le changement climatique et répondre aux besoins actuels » est nécessaire. Une augmentation d’« accès à l'énergie renouvelable » est, d’après le porte-parole de la délégation du Saint-Siège, un autre point important du travail de l’ONU. « Les pays riches doivent aider les pays pauvres à développer des formes moins polluantes de production d'énergie en leur donnant un meilleur accès à la technologie et les ressources financières », a conclu Mgr Auza. News de Catholique.org Belgique : 22e anniversaire du décès du roi Baudouinhttp://news.catholique.org/57897-belgique-22e-anniversaire-du-deces-du-roi 2015-07-31T07:17:06Z text/html fr Catholique.org La crypte royale de Laeken (Belgique) a été ouverte ce 31 juillet de 10h à 17h à l’occasion du 22ème anniversaire du décès du roi Baudouin (7 septembre 1930 – 31 juillet 1993) - époux de la reine Fabiola (11 juin 1928-5 décembre 2014) - à Motril, en Espagne, en odeur de sainteté. Il était le frère du roi Albert II qui lui a succédé et l’oncle de l’actuel roi Philippe. Il y a deux ans, en 2013, l'occasion des 20 ans du décès du roi Baudouin la messe de commémoration avait eu lieu exceptionnellement en la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, comme cela avait été le cas pour le 10e anniversaire, en 2003. Le cardinal Godfried Danneels, qui avait présidé les funérailles du souverain en 1993, avait célébré la messe. "Le roi Baudouin était un Roi tel le roi David dans la Bible, l'icône de toute royauté véritable. En effet il y a des Rois qui sont plus que des Rois : ils sont les bergers de leur peuple", avait déclaré le cardinal. "Il était soucieux des valeurs et des normes pour rendre plus heureux son peuple. Et il les pratiquait lui-même", avait ajouté le cardinal belge. Il avait évoqué un éventuel procès de béatification en disant : "Si Dieu le veut, cela viendra. Mais les statues sur les places publiques et les autels dans les églises, ce n'est que l'extérieur de la sainteté. Dieu l'a vue déjà beaucoup plus tôt." News de Catholique.org Prière Eucharistique III : « … remplis de l'Esprit Saint »http://news.catholique.org/57896-priere-eucharistique-iii-remplis-de-l-esprit 2015-07-31T07:17:04Z text/html fr Catholique.org Les chroniques précédentes ont été centrées sur la personne du Christ : récit de l’Institution puis mémoire du « Mystère de la foi », mort et résurrection du Seigneur Jésus, dans l’attente de sa venue. Le Père n’était pas absent : c’est à lui qu’est présentée « l’offrande vivante et sainte », le « sacrifice de toute l’Eglise ». La Prière Eucharistique va maintenant rappeler que le Fils et l’Esprit Saint sont indissociables. Le Saint-Esprit avait déjà été invoqué deux fois avant la consécration : sur la Création que le Père sanctifie par son Fils « avec la puissance du Saint-Esprit », et sur les offrandes pour qu’elles deviennent le corps et le sang du Christ. Pour montrer la continuité dans le Plan de Dieu, il était dit que l’Esprit qui consacre le pain et le vin est « le même » que l’Esprit qui sanctifie la Création. Les deux fois, quand l’Esprit est nommé, c’est en lien direct avec le Christ. Pourquoi invoquer encore l’Esprit Saint ? Invoquer l’Esprit Saint pour la consécration se comprend aisément. S’il est déjà à l’œuvre pour vivifier et sanctifier le monde, à plus forte raison quand il s’agit de donner au monde le Pain de Vie, le « Saint de Dieu » (Marc 1, 24). Mais, une fois le Christ réellement présent, la mission de l’Esprit Saint n’est-elle pas achevée ? Toutes les Prières eucharistiques proposées depuis la réforme liturgique « Vatican II » répondent : « non ». Elles ont tenu à nommer l’Esprit Saint dans ce qu’on pourrait appeler le « second versant » de la Prière eucharistique, entre la consécration et l’Amen final. Le plus souvent, l’Esprit Saint est invoqué pour rassembler les fidèles, pour établir la communion. « Communion », « unité » sont des mots qui vont de pair avec le Saint Esprit. Au début de la Messe, une des formules d’ouverture est empruntée à saint Paul (2 Corinthiens 13, 13) : « La grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint soient toujours avec vous » : ce vœu initial atteint son maximum de réalisme dans la célébration eucharistique. L’acclamation qui conclut la Prière eucharistique (« doxologie ») rend gloire au Père « dans l’unité de l’Esprit Saint » et, autrefois, cette formule se trouvait dans la conclusion de toutes les oraisons. Comme elle était répétée à chaque fois, nous n’y prêtions guère attention. Il est logique d’invoquer l’Esprit Saint pour que l’assemblée fasse corps, alors que le corps du Christ est réellement présent. La Prière III dit : « … être un seul corps et un seul esprit ». Il importe que ce corps soit le Corps du Christ et l’esprit, l’Esprit Saint. Car l’esprit de corps peut aussi tourner au sectarisme. A la fin du discours sur le Pain de vie, Jésus dit aux quelques disciples qui sont restés : « C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie » (Jean 6, 63). « Faire de nous une éternelle offrande à ta gloire » Dans le Discours après la Cène, Jésus a dit que l’Esprit Saint nous rappellerait toutes choses (Jean 14, 26). Il exerce pleinement cette mission en nous permettant de célébrer le « mémorial » de la Passion. Il nous donne l’Eucharistie, comme il est venu sur Marie au jour de l’Annonciation. C’est lui qui permet de proclamer « Jésus est Seigneur » (1 Corinthiens 12, 3) ; de même, dans la célébration, c’est lui qui permet de « discerner le Corps » (1 Corinthiens 11, 29) : sans doute le Corps du Christ dans son Eucharistie comme le Corps du Christ dans son Eglise. Mais il ne s’agit pas seulement de discerner. Il s’agit d’adhérer, d’entrer dans le sacrifice du Christ. Comment cela serait-il possible sans l’Esprit Saint ? Le Christ lui-même s’est offert à Dieu « par un Esprit éternel » : grâce à son offrande, nous pouvons « rendre un culte au Dieu vivant » (Hébreux 9, 14). Pour définir son apostolat, saint Paul se présente comme « un officiant (liturge) du Christ Jésus parmi les nations (païennes), consacré au ministère (le mot comporte la notion de « sacré ») de l’Evangile de Dieu, afin que les nations deviennent une offrande agréable, sanctifiée dans l’Esprit Saint » (Romains 15, 16). Son apostolat ne se limite pas à la célébration eucharistique mais celle-ci en est quand même la source et le sommet. Par elle, mieux et autrement que de n’importe autre manière, us devenons une « offrande agréable, sanctifiée dans l’Esprit Saint ». Le plus original dans la Prière eucharistique III est ce qui sert de titre à cette chronique : « …quand nous serons nourris de son corps et de son sang et remplis de l’Esprit Saint ». Le Christ, dans la communion, donne l’Esprit. Cette perspective est plutôt celle de saint Jean. Sur la Croix, Jésus, en expirant, « transmet l’Esprit » (Jean 19, 30). Juste après, de son côté transpercé coulent le sang et l’eau. Ce sont les « trois témoins » dont parle la Première Epître de Jean (5, 8) : « Et ces trois tendent au même but. » On pourrait traduire : les trois convergent. Quand saint Paul essaie de lever les objections des Corinthiens contre la résurrection, il leur explique qu’on est semé « corps psychique » mais qu’on ressuscite corps « spirituel », adjectif correspondant à l’ « Esprit » Saint. Le Christ, dernier Adam, est devenu, par sa Résurrection, « esprit vivifiant » (1 Corinthiens 15, 44-45). L’Esprit qui habitait en lui durant sa vie terrestre peut désormais se répandre « sur toute chair » (Joël 3, 1). « Il vous est bon que je m’en aille. » Les quelques mots de la Prière III (« remplis de l’Esprit Saint ») nous mettent en garde contre les schémas trop simplistes. L’Esprit Saint annonce le Christ (les prophètes) ; il le fait venir au monde (Incarnation, Eucharistie) ; il nous unit au Christ et nous rassemble en lui. Mais, en retour, le Christ nous donne part plus largement à son Esprit, comme il l’a promis à ses disciples. Le propre du Mystère trinitaire est ce renvoi perpétuel de l’Un à l’Autre. News de Catholique.org Foi dans le Painhttp://news.catholique.org/57895-foi-dans-le-pain 2015-07-31T07:17:01Z text/html fr Catholique.org Dimanche XVIII du Temps ordinaire – Année B – 2 août 2015 Rite Romain : Ex 16,2-4.12-15 ; Ps 77 ; Ep 4,17.20-24 ; Jn 6,24-35 1) Pain offert par amour. L’Evangile de dimanche dernier nous proposait le miracle de la multiplication des pains et des poissons. En contemplant Jésus qui donne du pain à la foule, nous avons appris de Lui à partager la nourriture avec compassion. L’évangile d’aujourd’hui nous montre Jésus qui ne donne plus du pain, mais se donne comme Pain. Jésus Christ est le vrai Pain, qui donne la vie éternelle et permet d’appliquer la loi de la vie, qui est le don de soi : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle » (Jn 12, 23-26). « Je suis le bon pasteur ... ; et je donne ma vie pour mes brebis » (Jn 10,14s). Aujourd’hui Jésus nous redit sa volonté de se donner, répétant haut et fort : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif... Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ... En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 32.35.54.55). Et à la messe nous redisons ses paroles les plus fortes : « Prenez, mangez : ceci est mon corps donné pour vous » (cf. Mt 26,26 ; Lc 22,19). Donc, notre existence chrétienne, comme celle de Jésus, doit être vécue comme un don d’amour qui va jusqu’au sacrifice, un don complet de soi pour servir le monde. A ce propos Sain Paul écrit : « Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu 1 ; c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte. Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait » (Rm 12,1-2). Ces paroles peuvent paraître paradoxales car le sacrifice exige normalement qu’il y ait mort de la victime. Saint Paul, lui, affirme au contraire que les personnes qui se sacrifient sont vivantes et que c’est pour elles « la juste manière de lui rendre un culte ». Par cette expression, l’apôtre décrit un nouveau mode de vie : le sacrifice dont il parle n’est pas moins concret que celui des temps anciens. Bien au contraire, il s’agit pour lui de rendre un culte plus concret et plus réaliste – un culte où l’homme, dans sa totalité, c’est-à-dire un être doté de raison et de cœur, devient « adoration », « glorification » du Dieu vivant. En disant cela, l’apôtre des Gentils nous aide à comprendre ou à approfondir le sens et la valeur d’une vie offerte à Dieu, base de toute notre existence chrétienne. L’exhortation à « présenter son corps » se réfère à la personne tout entière ; en effet, dans Rm 6, 13 saint Paul dit « je vous invite à présenter votre corps ». Par ailleurs, l’explicite référence à la dimension physique du chrétien coïncide avec l’invitation à « rendre gloire à Dieu dans votre corps » (1 Co 6,20) : il s’agit d’honorer Dieu dans la vie quotidienne, en menant une existence la plus concrète possible. En effet, plus que vouloir dire souffrir, mourir, ou faire quelque chose de particulier, offrir sa personne en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu veut dire se donner à la charité de Dieu, vivre comme Dieu le veut, consacrer à Dieu nos corps, mais aussi nos sentiments, les personnes que nous aimons et le travail que nous faisons. Cela veut dire laisser Dieu entrer dans nos vies et donner ainsi une valeur profondeur à tout ce que nous faisons. Si « se donner » veut dire rendre un culte, alors nous ne pourrons plus vivre l’eucharistie comme quelque chose de détaché de notre vie, de ce que nous faisons dans la journée. Au contraire, notre journée devrait être un prolongement de l’eucharistie. Comment ? Nous devons tout simplement apprendre à faire dans la journée les mêmes pas que nous sommes appelés à faire à chaque eucharistie. Celle-ci est un sacrifice de communion qui permet de faire la communion, en recevant la présence du Christ en nous. Cela implique que nos cœurs soient ouverts et nous portions à l’autel le « oui » de notre amour. Ce « oui » (= Fiat, Amen) apporte sur l’autel notre don qui est le don de nos vies à l’Amour. Cette ouverture à vivre une rencontre profonde et réelle avec Jésus à la messe, nous permet de nous ouvrir les uns aux autres, de rencontrer notre prochain en Dieu. Vivre le moment de la consécration eucharistique, nous apprend à consacrer à Dieu tout ce que nous faisons, chaque rencontre, chaque pensée ou projet. Puis recevoir la bénédiction de Dieu doit réveiller en nous l’appel à devenir « bénédiction » pour tout le monde. Chacun de nous devrait pouvoir transmettre la bénédiction de Dieu aux personnes, que nous rencontrons tous les jours. Si nous parvenons à faire ces pas dans la vie quotidienne, nous verrons comme il est beau et merveilleux de se donner comme Jésus à la sainte Messe, et nous sentirons que Jésus élève réellement au Père tout ce que nous avons vécu et cherché à offrir dans notre journée. 2) Imiter l’Hostie, Pain de vie et de miséricorde. Pour développer un peu plus l’invitation de saint Paul à offrir nos corps en sacrifice capable de plaire à Dieu, nous pouvons méditer le passage d’un texte de saint Grégoire Palamas dans lequel, à la question « quand vivons-nous ce don ? », celui-répond : « Lorsque nos yeux ont un regard doux, lorsqu’ils nous attirent et nous transmettent la miséricorde d’en haut, lorsque nos oreilles sont attentives aux enseignements divins, non pas seulement pour les entendre, mais, comme le dit David, « pour se souvenir des commandements de Dieu, afin de les accomplir » (Psaumes Cil, 18)..., lorsque notre langue, nos mains et nos pieds sont au service de la volonté divine ». On peut puiser aussi au patrimoine des théologiens latins. Là nous trouvons saint Thomas d’Aquin qui offre un excellent point de départ pour approfondir notre imitation de l’hostie : « La petitesse de l’Hostie signifie l’humilité, sa rondeur l’obéissance parfaite, sa minceur l’économie vertueuse, sa blancheur la pureté, l’absence de levain la bienveillance, sa cuisson la patience et la charité. (Sermon pour la Fête-Dieu). Il est évident que Jésus ne propose pas qu’une simple dévotion au Très Saint Sacrement. Il propose la vie du Fils, que nous célébrons dans le saint sacrement du pain de vie. Ce pain est la marque d’amour du père pour tous ses enfants, symbole du corps du Fils donné à tous ses frères. Il est le signe de notre vie partagée avec tous. Le pain de vie est un aliment vivant, impérissable. Pour expliquer l’importance de manger de ce Pain de miséricorde, pour devenir ce que nous mangeons et pouvoir nous offrir en don en même temps que Jésus, on peut citer l’exemple de l’enfant qui a commis une faute et dans les yeux duquel domine non pas l’image de celui qui a brisé quelque chose, mais de la mère qui le regarde en souriant et du père qui le prend dans ses bras. Plus que se regarder soi-même et regarder ses propres fragilités de pécheurs, il est plus juste de regarder le Christ s’offrir à nous comme Pain de Vie, riche en miséricorde. Plus que nous regarder nous-mêmes, il est plus juste de se tourner vers (= se con-vertir) le Christ, qui pardonne et nourrit en se donnant comme vrai Pain. Ce qui fait la grandeur de l’homme, à l’image de celui qui l’a créé, c’est sa capacité à se donner. La loi de l’existence humaine, comme la loi divine, exprime l’amour dans sa réalité dynamique, c’est-à-dire le don de soi. Comme Jésus avait dit : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera » (Lc 9, 24), soulignant le caractère paradoxal de cette loi : atteindre le bonheur par le sacrifice. Mais plus on acceptera cela, plus on arrivera à élargir notre champ d’application. Les Vierges consacrées dans le monde en sont un bel exemple. Ces femmes, en offrant leur vie tout entière par le biais de la virginité consacrée, annoncent au monde entier que le Christ peut vraiment combler toute leur (et la nôtre) vie. Jésus est l’homme divin qui fait fleurir l’homme. Le Pain renferme tout ce dont la vie à besoin - amour, sens, liberté, courage, paix, beauté – pour être entretenue et durer jusqu’à l’éternité. Raison pour laquelle l’évêque, au cours de la prière de consécration, élève cette invocation : « O Dieu, Toi qui aimes demeurer dans le corps des personnes chastes comme dans un temple et qui privilégient les âmes pures et intactes ...Pose ton regard, o Seigneur, sur ces filles qui déposent dans tes mains leur volonté de rester pures et chastes, volonté dont tu es l’inspirateur et qu’elles t’offrent purement et dévotement » (Rituel de Consécration des Vierges, n. 64). Les Vierges consacrées montrent par leur vie que croire c’est comme manger du pain, il faut le goûter dans la bouche, et l’assimiler intimement afin qu’il se répande dans tout le corps. En vivant à l’image de Jésus, comme des hosties vierges, elles montrent que Jésus est un corps qui sanctifie et se transforme en cœur, chaleur, énergie, pensées, sentiments, chant. Le christianisme n’est pas un corps doctrinal auquel puiser quelque nouvelle définition dogmatique ou morale, mais une vie divine à assimiler, l’Amour à faire entrer, afin que l’homme céleste qui est en nous arrive à maturation, afin que l’amour et la liberté naissent dans le temps et dans l’éternité. Traduction d’Océane Le Gall Lecture patristique S. Augustin d’Hippone (+ 403) Commentaire sur l'évangile de Jean, 24, 1.6.7 (CCL 36, 244.24) Les miracles accomplis par notre Seigneur Jésus Christ sont vraiment des oeuvres divines. Ils disposent l'intelligence humaine à connaître Dieu en partant de ce qui est visible, puisque nos yeux sont incapables de le voir en raison même de sa nature. En outre, les miracles que Dieu opère pour gouverner l'univers et organiser toute sa création ont tellement perdu de leur valeur à force de se répéter, que presque personne ne prend la peine de remarquer quelle oeuvre merveilleuse et étonnante il réalise dans n'importe quelle petite graine de semence. C'est pourquoi il s'est réservé, dans sa bienveillance, d'accomplir au moment choisi certaines actions en dehors du cours habituel des choses et de l'ordre de la nature. Ainsi, ceux qui tiennent pour négligeables les merveilles de tous les jours, restent stupéfaits à la vue d'oeuvres qui sortent de l'ordinaire et cependant ne l'emportent pas sur celles-là. Gouverner l'univers est en vérité un miracle plus grand que de rassasier cinq mille hommes avec cinq pains ! Personne toutefois ne s'en étonne, alors que l'on s'extasie devant un miracle de moindre importance parce qu'il sort de l'ordinaire. Qui, en effet, nourrit aujourd'hui encore l'univers sinon celui qui, avec quelques grains, crée les moissons ? Le Christ a donc fait ce que Dieu fait. Usant de son pouvoir de multiplier les moissons à partir de quelques grains, il a multiplié cinq pains dans ses mains. Car la puissance se trouvait entre les mains du Christ, et ces cinq pains étaient comme des semences que le Créateur de la terre multipliait sans même les confier à la terre. Cette oeuvre a donc été placée sous les sens pour élever l'esprit, et elle s'est offerte aux regards pour exercer l'intelligence. Il nous est ainsi devenu possible d'admirer le Dieu invisible en considérant ses oeuvres visibles (cf. Rm 1,20). Après avoir été éveillés à la foi et purifiés par elle, nous pouvons même désirer voir sans les yeux du corps l'Être invisible que nous connaissons à partir du visible. En effet, Jésus a fait ce miracle pour qu'il soit vu de ceux qui se trouvaient là, et ils l'ont mis par écrit pour que nous en ayons connaissance. Ce que les yeux ont fait pour eux, la foi le fait pour nous. Aussi bien, nous reconnaissons en notre âme ce que nos yeux n'ont pu voir et nous avons reçu un plus bel éloge, puisque c'est de nous qu'il a été dit : Heureux ceux qui croient sans avoir vu (Jn 20,29) ! D'après l'évangile, les gens dirent, à la vue du signe qu'il venait d'opérer : Celui-ci est vraiment un prophète (Jn 6,14). Or, il était le Seigneur des prophètes, l'inspirateur des prophètes, le sanctificateur des prophètes. Mais il était aussi un prophète, comme cela avait été dit à Moïse : C'est un prophète comme toi que je leur susciterai (Dt 18,18). Le Seigneur est prophète, il est la Parole de Dieu et, sans la Parole de Dieu, aucun prophète ne prophétise. La Parole de Dieu est avec les prophètes et la Parole de Dieu est prophète. Dans le passé, les hommes ont mérité d'avoir des prophètes inspirés et remplis de la Parole de Dieu (cf. He 1,1) ; nous, nous avons mérité d'avoir pour prophète la Parole même de Dieu. *** NOTE 1 Saint Paul qualifie ce mode de vie – le sacrifice – par ces trois adjectifs. Le premier desquels – vivant – exprime la vitalité. Le deuxième – saint – évoque l’idée d’une sainteté liée non pas à des lieux ou à des objets, mais à la personne même des chrétiens. Le troisième – capable de plaire à Dieu – renvoie à l’expression biblique du sacrifice « en agréable odeur pour le Seigneur » (cf. Lev 1,13.17 ; 23,18 ; 26,31 ; etc.). News de Catholique.org Pèlerinage œcuménique pour une « justice climatique »http://news.catholique.org/57894-pelerinage-oecumenique-pour-une-justice 2015-07-31T05:17:08Z text/html fr Catholique.org Remettre un « message international » avec des propositions d’engagements « concrets » aux protagonistes de la conférence de l'ONU sur le climat Cop21 tel est le but d’un pèlerinage œcuménique organisé depuis de Flensburg (Allemagne) jusqu’à Paris. Intitulé « Aller » il commencera le 13 septembre et arrivera dans la capitale française le 27, après avoir parcouru 1470 km. Une initiative saluée par L’Osservatore Romano en italien. Parmi « les exigences de fond » du document final « il y aurait des engagements contraignants pour tous les pays » sur « les normes de surveillance » pour que « l'objectif de deux degrés soit atteint et qu’il n’y ait pas d’augmentation des émissions jusqu'à la fin du XXI siècle », a expliqué Karin Kortmann, vice-président du Comité central des catholiques allemands, promoteur de l'initiative. Nous abordons ces demandes pour l'économie, la société civile et aussi pour nous-mêmes ». Le pèlerinage est promu par un large réseau d’associations œcuméniques et soutenu par Mgr Ludwig Schick, archevêque de Bamberg (Allemagne) et responsable de la commission « Église universelle » de la Conférence épiscopale allemande. Plusieurs activités y compris des réunions et des laboratoires socio-politiques sont prévus durant cette marche divisée en 12 étapes. Le point final sera mis à Paris le 28 septembre lors de la célébration interreligieuse concluante. Ce même jour, le message œcuménique sera confié aux dirigeants du monde. Les organisateurs du pèlerinage souhaitent qu’il y ait « des pèlerins motivés du point de vue religieux » ainsi que les membres « de plusieurs autres organisations qui demandent plus de justice climatique ». « Je souhaite que les groupes et les communautés religieuses viennent à Paris, a dit le vice-président du Comité central des catholiques allemands. Nous avons besoin d'un accord contraignant, ambitieux et équitable ». News de Catholique.org Chine : premier évêque ordonné publiquement depuis 2012http://news.catholique.org/57893-chine-premier-eveque-ordonne-publiquement 2015-07-31T05:17:06Z text/html fr Catholique.org Le père Joseph Zhang Yinlin sera ordonné évêque de Anyang, province du Henan (Chine), devenant ainsi le premier évêque chinois ordonné en public depuis les trois dernières années et le premier après que le Vatican et la Chine ont repris le dialogue en juin 2014. L’ordination aura lieu le 4 août, en la fête de saint Jean-Marie Vianney, patron des prêtres, annonce l’agence missionnaire italienne Misna. Le père Zhang Yinlin sera aussi le premier évêque chinois ordonné publiquement sous le pontificat du pape François. L'ordination, avec l'approbation du pape, avait été initialement prévue pour le 29 juillet, mais le diocèse a décidé de reporter la date au 4 août pour coïncider l’événement avec la fête de saint Jean-Marie Vianney, le saint patron des prêtres. « Nous avons invité plusieurs évêques, mais nous ne pouvons pas confirmer qui assistera et qui présidera l'ordination, » a dit le père Zhang Yinlin à UCAnews. Au moins trois évêques sont tenus d'être présents pour une ordination épiscopale et, dans le cas de la Chine, au moins l'un des évêques présents doit être approuvé par le Vatican. La dernière ordination publique en Chine a été faite le 7 juillet 2012, lorsque Mgr Thaddeus Ma Daqin a été installé comme auxiliaire de Shanghai. Cependant, Mgr Ma Daquin a donné la démission en signe de protestation contre l'Association patriotique des catholiques chinois contrôlée par le gouvernement et reste en résidence surveillée à Sheshan, un séminaire à Shanghai, rapporte Misna. En Chine, la plupart des candidatures pour les nouveaux évêques sont proposées par la Conférence des évêques composée d'évêques reconnus par le gouvernement. Cependant, de nombreux candidats reçoivent l'approbation papale à l'avance et la majorité des électeurs soutiennent le choix du Vatican, bien que souvent les responsables gouvernementaux tentent de manipuler le processus électoral qui implique non seulement les prêtres, mais aussi les religieuses, les séminaristes et les dirigeants : la moitié des électeurs sont laïques. News de Catholique.org Europe : les servants d'autel ont rendez-vous avec le pape Françoishttp://news.catholique.org/57892-europe-les-servants-d-autel-ont-rendez-vous 2015-07-31T05:17:04Z text/html fr Catholique.org Les servants de messe et des acolytes d’Europe rencontreront le pape François à la fin du 9e Pèlerinage international des acolytes et des servants d'autel à Rome, le 4 août. La rencontre avec le pape qui se déroulera autour du thème « Je suis là : envoie-moi ! » : ce « sera un moment de dialogue et de prière », indiquent les organisateurs. Le pèlerinage dont la rencontre avec le pape François fait partie est promu par Coetus Internationalis Ministrantium (CIM), une organisation internationale qui rassemble divers groupes nationaux et diocésains des acolytes et des servants d'autel à travers l'Europe. C’est « un moyen de renforcer le potentiel spirituel des enfants, des adolescents et des jeunes qui se sont engagés au service à l'autel », soulignent les dirigeants du CIM. Plusieurs célébrations religieuses ainsi que des visites guidées sur des thèmes historiques, culturels et spirituels sont prévues lors du pèlerinage. Le pèlerinage international à Rome a lieu tous les cinq ans. Les pays qui devraient envoyer leurs jeunes comprennent la France, l’Italie, le Portugal, la Suisse, la Hongrie, la Serbie, la Malte et l'Autriche. Les servants d'autel d'Allemagne ne seront pas présents, car ils ont tenu leur pèlerinage et leur audience avec le pape François en août 2014. News de Catholique.org Jubilé de la miséricorde : calendrier des grands rendez-vous romainshttp://news.catholique.org/57891-jubile-de-la-misericorde-calendrier-des 2015-07-31T05:17:02Z text/html fr Catholique.org Le calendrier des grands rendez-vous avec le pape François pendant l’Année Sainte extraordinaire de la miséricorde est disponible sur le site internet du Jubilé de la Miséricorde qui pourrait attirer à Rome plus de 30 millions de pèlerins. Certains événements ont déjà été présentés le 5 mai dernier par Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, dicastère qui coordonne les événements jubilaires. Le dimanche 3 avril 201, dimanche de la Miséricorde divine, ce sera le Jubilé pour ceux qui adhèrent à la spiritualité de la Miséricorde divine, à l’école de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), apôtre de la miséricorde divine, canonisée par Jean-Paul II le 30 avril 2000. Le dimanche 4 septembre 2016 et le lundi 5 septembre, mémoire de la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta (1910-1997), ce sera le Jubilé des opérateurs et bénévoles de la miséricorde. Mère Teresa de Calcutta qui pourrait être canonisée à cette occasion, le dimanche 4 septembre. Un autre saint marquera ce jubilé : saint Pio da Pietrelcina (1887-1968) dont le corps devrait être transféré de San Giovanni Rotondo (Pouilles, Italie), où il repose, à Rome, à l’occasion de l’envoi en mission des « missionnaires de la miséricorde », les confesseurs extraordinaires envoyés par le pape dans le monde entier pour répandre la miséricorde, pour l’entrée en carême, le mercredi des cendres, le 10 février. Décembre 2015 Mercredi 8 décembre 2015 Solennité de l’Immaculée Conception Ouverture de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre Dimanche 13 décembre 2015 Troisième dimanche de l’Avent Ouverture de la Porte Sainte de la basilique Saint-Jean-du-Latran, cathédrale du pape, et dans les cathédrales du monde Janvier 2016 Vendredi 1er janvier 2016 Solennité de Marie, Mère de Dieu Journée mondiale pour la paix Ouverture de la Porte Sainte de la basilique Sainte-Marie-Majeure Mardi 19 janvier- jeudi 21 janvier 2016 Jubilé des Opérateurs des sanctuaires Lundi 25 janvier 2016 Fête de la Conversion de Saint Paul Ouverture de la Porte Sainte de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs Signe "Jubilaire" du pape François : témoignage des œuvres de miséricorde Février 2016 Mardi 2 février 2016 Fête de la Présentation du Jésus et Journée de la Vie Consacrée Jubilé de la vie consacrée et clôture de l’Année de la vie consacrée Mercredi 10 février 2016 Mercredi des Cendres Envoi des Missionnaires de la Miséricorde dans la basilique Saint-Pierre Lundi 22 février 2016 Chaire de saint Pierre Jubilé de la curie romaine Signe "Jubilaire » du pape François : témoignage des œuvres de miséricorde Mars 2016 Vendredi 4 et samedi 5 mars 2016 "24 heures pour le Seigneur" Célébration pénitentielle à Saint-Pierre l’après-midi du vendredi 4 mars Dimanche 20 mars 2016 Dimanche des Rameaux A Rome, la Journée diocésaine des Jeunes Signe « Jubilaire » du pape François : témoignage des œuvres de miséricorde Avril 2016 Dimanche 3 avril 2016 Dimanche de la Divine Miséricorde Jubilé pour ceux qui adhèrent à la spiritualité de la Divine Miséricorde Dimanche, le 24 avril 2016 Ve Dimanche de Pâques Jubilé des garçons et des filles (13-16 ans) Professer la foi et construire une culture de miséricorde Signe Jubilaire du pape François : témoignage des œuvres de miséricorde Mai 2016 Dimanche 24 mai 2016 Corpus Domini en Italie Jubilé des Diacres Juin 2016 Vendredi 3 juin 2016 Solennité du Sacré Coeur de Jésus Jubilé des Prêtres, célébration 160 ans de l’introduction de la fête, en 1856, par Pie IX Dimanche 12 juin 2016 XI Dimanche du Temps Ordinaire Jubilé des malades et des personnes porteuses de handicap Signe "Jubilaire » du pape François : témoignage des oeuvres de miséricorde Juillet 2016 Mardi 26-dimanche 31 juillet 2016 Jusqu’au XVIII dimanche du Temps Ordinaire Jubilé des Jeunes Journée mondiale de la Jeunesse à Cracovie Septembre 2016 Dimanche 4 septembre 2016 XXIII Dimanche du Temps Ordinaire Mémoire de la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta-5 septembre Jubilé des opérateurs et bénévoles de la miséricorde Dimanche, le 25 septembre 2016 XXVI Dimanche du Temps Ordinaire Jubilé des Catéchistes Octobre 2016 Samedi 8 et dimanche 9 octobre 2016 Samedi et dimanche après la fête de Notre-Dame du Rosaire Jubilé Marial Novembre 2016 Mardi 1er novembre2016 Solennité de la Toussaint Messe du pape François en mémoire des fidèles défunts Dimanche 6 novembre XXXII Dimanche du Temps Ordinaire Jubilé des détenus à Saint Pierre Dimanche 13 novembre 2016 XXXIII Dimanche du Temps Ordinaire Clôture de la Porte Sainte des basiliques romaines et dans les diocèses Dimanche 20 novembre 2016 Solennité de Notre Seigneur Jésus Christ, Roi de l’Univers Clôture de la Porte Sainte à Saint-Pierre et conclusion du Jubilé de la Miséricorde News de Catholique.org Intentions de prière du pape François pour le mois d'aoûthttp://news.catholique.org/57890-intentions-de-priere-du-pape-francois-pour 2015-07-31T04:17:02Z text/html fr Catholique.org Le père Xavier Jahan, sj, directeur de l’apostolat de la prière France, introduit l’intention du pape François qui sera déployée tout au long de cet été et qui invite à porter l’attention sur les périphéries des existences : prions, invite le pape François, « pour que, sortant de nous-mêmes, nous nous rendions proches des personnes qui se trouvent à la périphérie des relations humaines et sociales » (intention de prière universelle d’août 2015). Les défis-intentions de prière du pape François pour ce mois d’août sont les suivantes : AOÛT Les bénévoles Pour que les personnes oeuvrant dans le cadre du bénévolat s’engagent avec générosité au service des personnes en situation de précarité. Aller aux périphéries Pour que, sortant de nous-mêmes, nous nous rendions proches des personnes qui se trouvent à la périphérie des relations humaines et sociales. C’est sur cette dernière intentions que le P. Xavier Jahan invite à réfléchir et prier plus spécialement. Edito du P. Xavier Jahan sj Durant l’été le Pape appelle tous les chrétiens à prier « pour que, sortant de nous-mêmes, nous nous rendions proches des personnes qui se trouvent à la périphérie des relations humaines et sociales. » Aller aux périphéries. C’est un terme qu’on a pris l’habitude d’entendre très régulièrement de la part du pape François. Mais que sont-elles ? Elles peuvent être très diverses du fait du positionnement unique de chacun… Or chacun doit se sentir concerné, interpellé : le pape s’adresse à tous, donc à chacun de nous en particulier. On peut s’appuyer sur l’image du périphérique, avec ses rocades, et ce qui se passe en leurs bas-côtés, souvent délaissés, oubliés de nos attentions, et pourtant dans lesquels peuvent se développer des micro-écosystèmes surprenants, étonnants, réjouissants… Nous vous invitons particulièrement à lire la parabole de la Rocade. Et à vous laisser porter par la force de ces images… Profitons de ce temps d’été, qui peut être un temps de vacances pour certains, un temps de rythme autre pour tous, pour « sortir de nous-mêmes », laisser se déplacer nos attentions ordinaires, nos habitudes, nos conforts. Nos rythmes de vie, souvent effrénés, les développent inévitablement, et ils vont jusqu’à nous faire oublier la Vie qui passe aussi à coté… Je me souviens d’une personne me faisant part de son étonnement par rapport à son propre voisinage : « Cela a fait plus d’un an que nous vivions face à nos nouveaux voisins… Et nous n’avions même pas encore pris le temps de nous saluer et d’échanger nos noms… » La périphérie… Elle n’est pas si compliquée que cela ; elle n’est pas si éloignée de nous. A chacun de découvrir quelles sont les zones périphériques de sa vie. Ces périphéries ne sont pas forcément un ailleurs très loin de nous… Elles commencent tout près… Il y a un Autre à rejoindre, à accueillir à notre porte. C’est souvent là que Dieu nous attend pour nous surprendre, pour nous combler, pour se donner lui-même ànous, et nous conduire plus loin que nous n’aurions pu nous-mêmes imaginer ou même espérer… Profitons donc de cet été et de ce nouvel appel de notre pape, pour nous ressourcer. Elles promettent d’heureuses surprises par lesquelles peut advenir un monde autre que notre monde habituel que nous sommes habitués à voir quotidiennement : les prémices du Royaume des Cieux. Bon et bel été à chacun et lors de vos rencontres, n’hésitez pas à diffuser autour de vous l’appel à la prière missionnaire que nous avons pu distribuer largement à l’occasion de fêtes du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial, à l’occasion des 170 de notre petit service d’Eglise, l’Apostolat de la prière. Xavier Jahan sj News de Catholique.org Miséricorde sur le Chemin de S. Ignace : "se laisser conquérir par le Christ"http://news.catholique.org/57889-misericorde-sur-le-chemin-de-s-ignace-se 2015-07-31T03:17:04Z text/html fr Catholique.org Dans la logique de l’Année sainte extraordinaire de la miséricorde, le pape François accorde l’indulgence plénière aux pèlerins qui se rendent dans les sanctuaire de Loyola et Manrèse (Espagne) au cours de la célébration de la première année jubilaire du Chemin ignatien qui commence ce 31 juillet, ne la fête liturgique de saint Ignace de Loyola, fondateur des jésuites (1491-1556). Le « Chemin ignatien », « Camino Ignaciano » est un itinéraire spirituel espagnol de 650 km, 28 étapes dans le Nord-Est de l’Espagne, entre le Pays basque et la Catalogne. Il est qu’il est découpé en quatre semaines, comme les Exercices spirituels, pour « se laisser conquérir par le Christ », explique le pape François. Inauguré en 2012, ce « Camino » suit les étapes que saint Ignace a lui même empruntées au XVIe siècle pour se rendre, en pénitent et en mendiant vers Barcelone pour embarquer en direction de la Terre Sainte. Il passera par le sanctuaire de Montserrat, en Catalogne et à la grotte de Manrèse, où il vivra une illumination et rédigera les Exercices spirituels, à l’âge de 31 ans. Le site caminoignaciano.org propose pour chaque étape un détaille les points d’intérêts à visiter, d’hébergements et de ravitaillement disponibles. Une sorte de “passeport” ou “lettre de créance” (“credenciale”) permet au pèlerin d’accéder à ces hébergements réservés. A l’arrivée, un certificat lui est remis. Le pape indique l’horizon, rapporte Radio Vatican en italien : “la gloire de Dieu”, la continuelle recherche de Dieu, animé d’une “sainte et belle inquiétude”. Il indique aussi l’esprit dans lequel se mettre en marche : la “magnanimité”, avec un “coeur grand” – même dans les petites choses quotidiennes - et “sans peur”. Cela signifie “marcher avec Jésus le coeur attentif à ce que dit Jésus” chaque jour, ce qui signifie un chemin de conversion avec cette interrogation : “Est-ce que vraiment je place Jésus au centre de ma vie ?” “Dans l’art de marcher, ce qui importe, c’est non pas de ne pas tomber, mais de ne pas rester à terre”, de “se relever”, et de “continuer avec la force et la confiance dans le Seigneur”, explique le pape, selon la même source. Le pape François invite aussi à marcher en Eglise et avec des amis car le chrétien n’est pas une “personne isolée” : “au caractère central du Christ correspond aussi le caractère central de l’Eglise. Ce sont deux feux inséparables : je ne peux pas suivre le Christ si ce n’est dans l’Eglise et avec l’Eglise.” Il invite aussi à un chemin “créatif” pour rejoindre les périphéries, ceux qui sont loin, mais en Eglise, “avec cette appartenance qui donne le courage d’aller de l’avant” : “Servir le Christ c’est aimer l’Eglise concrète et la servir avec générosité et obéissance.” Pour le « Catéchisme de l'Église catholique » (n. 1471) : « L'indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée (…). » News de Catholique.org Chemin de Compostelle : lettre pastorale des évêques français et espagnolshttp://news.catholique.org/57888-chemin-de-compostelle-lettre-pastorale-des 2015-07-31T03:17:02Z text/html fr Catholique.org L’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Mgr Marc Aillet a accueilli la rencontre des évêques français et espagnols du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Ensemble, ils publient une lettre pastorale qui vise à redonner le sens spirituel de ce chemin de foi qui a façonné l’Europe, comme il l’explique dans cet entretien publié par le site de l’Eglise catholique en France. Dans quel contexte cette rencontre intervient-elle ? Initiée par Mgr Barrio Barrio, évêque de Compostelle (Espagne), la première rencontre a eu lieu en 2009 à Ronceveau. Leur but est de promouvoir ensemble, Français et Espagnols, une pastorale commune d’évangélisation sur le Chemin de Saint-Jacques. Ce Chemin a une spécificité : c’est un chemin de foi et de communication de la foi. Depuis le Moyen-Age, d’une certaine façon, il a façonné l’Europe, en partageant les valeurs issues de l’Evangile, à travers les pérégrinations de tant de pèlerins chrétiens. Il semblerait qu’un certain nombre d’associations culturelles, laïques et parfois laïcistes, que des Tour Operator s’emparent du Chemin et le vident un peu de sa signification spirituelle pour en faire un chemin touristique et culturel comme un autre. Quelle est la posture de l’Eglise ? La question est : « Comment faisons-nous du Chemin un chemin d’évangélisation pour aujourd’hui ? », sachant que 70% des personnes qui s’engagent sur le Chemin de Saint-Jacques ne le font pas pour des motivations religieuses. Mais on sent qu’entreprendre ce Chemin, c’est manifester une certaine quête de sens, chercher un nouveau souffle dans sa vie, rompre avec les rythmes accélérés de la société d’aujourd’hui pour marcher au rythme de la Création, au pas de l’homme. Les témoignages abondent pour nous dire que se vivent de vraies rencontres sur le Chemin, avec Dieu et avec le Christ. Quelles formes concrètes cela prend-il ? A travers des moyens et des outils communs, notre but est de sensibiliser les communautés chrétiennes traversées par le Chemin à recevoir les pèlerins dans un esprit de disponibilité et d’accueil humain et chrétien, et d’en profiter pour annoncer l’Evangile. La première journée s’est déroulée, entre évêques, à Bayonne. Le lendemain, nous avons marché 1h30 de Donibane Garazi vers Saint-Jean-Pied-de-Port. Pour la première fois, nous avions convié des acteurs du Chemin : ils ont partagé des expériences d’accueil, dans leur diocèse. Il en ressort trois nouveautés. La première est que le site Webcompostella, complètement refondu, devient l’instrument de communication des évêques du Chemin de Saint-Jacques, pour les pèlerins et les accueillants. Les diocèses concernés par le Chemin sont donc invités à y adhérer et à fournir du contenu. La deuxième est un accueil francophone ouvert, depuis le 1er juillet, à Saint-Jacques de Compostelle. Jusqu’au 15 octobre, il y aura, par quinzaine, un prêtre et trois hospitaliers pour accueillir les pèlerins. Ce qui manquait cruellement. Cela permet désormais de rediriger les personnes vers leur communauté initiale, même si elles ne la connaissent pas et de les inviter à un « après pèlerinage ». La troisième est une lettre pastorale promulguée ensemble. C’est la première que les évêques français et espagnols du Chemin signent ensemble une lettre pastorale, bilingue, à l’attention des pèlerins et des accueillants. Que préconisez-vous dans cette première lettre pastorale ? Notre idée est que le dernier tampon de la créanciale ne soit pas celui de Saint-Jacques mais celui de la paroisse du pèlerin. C’est une invitation pour lui, qu’il soit lié ou non à sa paroisse, à aller trouver son curé et de lui faire tamponner la dernière case. Tous les diocèses sont concernés parce que les pèlerins viennent de partout ! C’est une manière de mettre en lien celui qui a fait une expérience forte, personnelle et ecclésiale, avec sa communauté chrétienne. Le prêtre peut l’inviter à témoigner et l’aider à poursuivre son chemin intérieur. La Lettre se présente en trois parties : « Le Chemin comme expérience personnelle » : pour celui qui est en quête de sens, pour (re)découvrir les racines chrétiennes de l’Europe, pour le pèlerin chrétien qui approfondit sa foi. Puis « L’Eglise, une communauté en chemin » : voir comment l’Eglise est communauté qui accueille et accompagne. Et enfin, la dimension missionnaire avec « Le Chemin, dynamisme évangélisateur » : comment le pèlerin chrétien devient missionnaire pour les autres pèlerins, comment les accueillants ont le souci d’annoncer l’Evangile et comment le pèlerin qui a fait l’expérience d’arriver à Saint-Jacques retourne chez lui pour annoncer l’Evangile. C’est le fruit de plusieurs années de rencontres et surtout celui d’un travail de fourmi accompli par quantité d’acteurs du Chemin que ces rencontres permettent de fédérer et de reconnaître. J’ai beaucoup insisté en cela lors de la messe des pèlerins célébrée à Saint-Jean-Pied-de-Port, avec tous les acteurs du Chemin présents. J’ai souligné qu’ils accomplissaient un véritable ministère au service des pèlerins, que non seulement l’Eglise les remercie mais qu’elle les envoie en mission. La prochaine rencontre des évêques français et espagnols aura lieu à Compostelle dans deux ans. Une nouvelle lettre pastorale pourrait avoir pour thème l’accueil. News de Catholique.org Les deux premières fêtes de saint Ignace du pontificathttp://news.catholique.org/57883-les-deux-premieres-fetes-de-saint-ignace-du 2015-07-30T09:17:02Z text/html fr Catholique.org Pour les deux première fêtes de Saint Ignace de Loyola de son pontificat, le pape s’est rendu dans l’église du « Gesù », où repose saint Ignace, le 31 juillet 2013, puis, en 2014, à la curie générale des jésuites, pour une visite fraternelle. En 2013, le pape avait célébré la messe, en l'église romaine du Saint-Nom de Jésus, le "Gesù", près de la place de Venise, première église des jésuites au monde. Le Christ et l'Eglise c'est tout un, avait rappelé en substance le pape François dans son homélie. Il a insisté sur le caractère central du Christ dans la vie du jésuite, sur le service et l'humilité, et il a cité les paroles du père Pedro Arrupe : "Je dis ceci comme si c'était mon chant du cygne : priez". L’an dernier, le jeudi 31 juillet, à l’occasion de la fête de saint Ignace, célébrée le jour anniversaire de sa “naissance au Ciel”, le pape François s’était rendu, à la curie générale de la Compagnie, à deux pas du Vatican. Il a pris part au repas des jésuites présents, puis a partagé le temps de récréation. Les sept frères et sœurs du jésuite Paolo Dall’Oglio, enlevé il y a deux ans – pour lequel le pape a lancé un appel dimanche dernier -, avaient également pris part à ce repas. Le pape s’est entretenu avec eux quelques instants. Il a visité les bâtiments aux côtés du P. Adolfo Nicolas, préposé général de la Compagnie, il s’est prêté aux photographies aux côtés des cuisiniers, et il est allé se recueillir dans la chapelle. Le 31 juillet 1556, saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus s’éteignait à Rome, à 64 ans : « Au début du mois de juillet 1556, une fatigue extrême et des souffrances intolérables forcent Ignace au repos. Un dernier courrier partira encore le soir du 30 juillet. Il meurt le lendemain matin à l’aube”, raconte sa “petite vie” en ligne. Le pèlerin peut aller se recueillir dans la chambre où il est mort, dans un ensemble de chambres aujourd’hui restaurées, auprès de l’église du Gesù. Il a été proclamé bienheureux en 1609 par le pape Paul V et il a été canonisé le 12 mars 1622 par le pape Grégoire XV. Il a été proclamé saint patron de toutes les retraites spirituelles par le pape Pie XII en 1922, pour ses Exercices spirituels. Le bienheureux pape Paul VI dira lui-même : « La pratique des Exercices constitue non seulement une pause tonifiante et fortifiante pour l’Esprit, au milieu du bruit de la vie moderne, mais encore aujourd’hui il s’agit d’une école irremplaçable pour introduire les âmes à une intimité majeure avec Dieu, à l’amour de la vertu et la vraie science de la vie, comme don de Dieu et comme réponse à son appel. » Sa sentence la plus fameuse est peut-être : « Aie confiance en Dieu, comme si le succès de ton action dépendait tout entier de toi, et pas du tout de Dieu ; mais, en même temps, applique ton âme à tes actes, comme si tu étais, toi, impuissant, et Dieu devait tout faire. » News de Catholique.org "Chérir la vie" et "embrasser la mort" : opposition du card. Nichols au suicide assitéhttp://news.catholique.org/57882-cherir-la-vie-et-embrasser-la-mort 2015-07-30T07:17:06Z text/html fr Catholique.org Le pèlerinage à Lourdes aide à apprendre à « chérir la vie » et à « embrasser la mort », affirme le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster (Royaume-Uni). Le 26ième pèlerinage de représentants de l’archidiocèse de Westminster à Lourdes a débuté lundi 27 juillet et il s’achève demain vendredi 31 juillet. L’archevêque a prononcé l’homélie de la messe du dimanche soir 26 juillet à l'église Sainte-Bernadette à Lourdes, indique l’archidiocèse de Westminster. « À la fois, nous chérissons la vie jusqu'à sa fin et nous embrassons la mort », a répété l’archevêque à quelques reprises lors de l’homélie prononcée pendant la Journée pour la Vie. Il a comparé le pèlerinage à Lourdes à une « sorte de camp d'entraînement dans lequel nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur notre pèlerinage à travers de la vie ». « Nous apprenons que nous devons nous entendre, a défini le but de ce voyage spirituel le cardinal Nichols, nous apprenons que nous acquérons notre force quand nous marchons ensemble ; nous apprenons que nous avons besoin du temps tranquille pour nous-mêmes ; nous apprenons à regarder dehors, à ceux qui sont dans le besoin ; nous apprenons que nous gagnons plus en donnant qu'en prenant ». Le cardinal Nichols a cité les paroles du pape François qui qualifiait de « grand mensonge » les tentatives de « convaincre les gens » que « vivre avec des maladies graves ne vaut pas la peine ». « Nous nous opposons à ceux qui souhaitent passer des lois d'aide au suicide, de donner aux gens le droit de mourir quand ils le veulent, a déclaré l’archevêque. Le droit d'une personne à mourir est le devoir pour quelqu'un d'autre de tuer. Nous ne l'acceptons pas ». En rappelant la lecture de l'Évangile du dimanche, le cardinal Nichols a souligné que le Christ « donne le pain de la vie » : « Ce pain qu'il donne est son corps et son sang. Il nous donne le pain pour notre vie sur cette terre et, dans le même don, il nous donne le pain de la vie éternelle. Dans ce cadeau par lequel il vient à nous, il établit sa vie en nous, elle grandit en nous afin que nous devenions prêts à la vie après la mort, à une vie qui est éternelle ». En concluant son homélie, l’archevêque a demandé « une bénédiction de Dieu » sur le pèlerinage et a appelé à « prier » « pour que nous chérissions toujours la vie et défendions la vie dès son commencement à sa fin naturelle », et « pour que nous soyons prêts, quand notre moment viendra, d'aller vers le Seigneur ». News de Catholique.org