Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Fri, 31 Oct 2014 06:17:04 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ Saint Jean-Paul II, pape de la Toussainthttp://news.catholique.org/54005-saint-jean-paul-ii-pape-de-la-toussaint 2014-10-31T05:17:04Z text/html fr Catholique.org Le jour de la Toussaint, c'est aussi l'anniversaire de l'ordination sacerdotale de Karol Wojtyla, aujourd'hui saint Jean-Paul II. Il a en effet été ordonné prêtre le jour de la Toussaint, le 1er novembre 1946, dans la chapelle du Wawel à Cracovie, près des tombeaux des rois et des saints polonais, par le cardinal Adam Stefan Sapieha (1857-1951), alors que son pays sentait déjà peser le joug soviétique. Il a déclaré un jour qu´il plaçait les béatifications et canonisations parmi les actes les plus importants de son pontificat. Il voyait dans la Toussaint la fête des saints proclamés et en même temps la fête du saint « inconnu ». La fête de tous les saints était ainsi en quelque sorte une fête privilégiée de Jean-Paul II, le « pape de la sainteté », comme le disait un jour le cardinal postugais José Saraiva Martins, alors préfet de la congrégation à laquelle le pape - et l'Esprit Saint - ont donné un énorme travail : la Congrégation pour les causes des saints.  Jean-Paul II a canonisé, pendant son pontificat (16 octobre 1978 - 2 avril 2005) 482 bienheureux, au cours de 52 messes de canonisation (38 au Vatican et 14 lors de voyages internationaux), soit environ six fois plus que ces prédécesseurs, en quatre siècles, depuis Clément VIII, qui est mort en 1605. Et il a  béatifié 1341 baptisés, au cours de 147 célébrations (86 au Vatican et 61 à l'étranger). Jean-Paul II avait en effet le souci de donner des modèles de vie chrétienne aux Nations, aux peuples, aux Eglises, ou aux états de vie qui n'avaient pas ou peu de modèles de sainteté. C'est le cas des Gitans qui ont leur premier bienheureux dans le Zepherino Jimenez Malla (1861-1936), martyr de la Guerre civile espagnole.  C'est le cas des enfants qui ont désormais en Jacinta et Francisco Marto, les pastoureaux de Fatima, les premiers enfants bienheureux non-martyrs.  C'est le cas des foyers : Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi sont les premiers époux béatifiés ensemble par un pape et leur fête liturgique à été fixée à la date anniversaire de leur mariage, le 25 novembre. C'est le cas de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine, autrefois supprimée et persécutée par Staline. Ces canonisations et béatifications constituent également une occasion de faire "la vérité sur notre histoire", aussi n'apparaissent-elles pas toutes à l'opinion publique comme « politiquement correctes » : le pape a béatifié de nombreux martyrs de la Révolution française, naguère oubliés dans les cérémonies du bicentenaire, les martyrs de la Guerre civile espagnole, oubliés par la plupart des manuels d'histoire, les martyrs du nazisme (y compris des Allemands) et ceux du communisme, comme le cardinal Stepinac en Croatie, en 1998, en dépit des polémiques.  Or, et ce pourrait sembler un paradoxe, Jean-Paul II qui a insisté tout au long de son pontificat sur la reconnaissance de la sainteté dans la vie de l'Eglise, a été en même temps le pape qui demandait pardon pour les péchés passés des fils de l'Eglise, comme à Paris en 1997, avec la demande de pardon pour la Saint-Barthélémy. Et surtout, avec la demande de pardon placée au cœur du Grand jubilé de l'incarnation, le 12 mars 2000, en la basilique Saint-Pierre. Le pape invitait à une purification de la mémoire, pour l'entrée de l'Eglise dans le IIIe millénaire. Le journaliste italien Luigi Accatoli a pu recueillir ces demandes de pardon dans son livre : « Quand le pape demande pardon ». Or, cette purification - le paradoxe n'est donc qu'apparent - vise la sainteté. Car, le saint pape polonais n'a eu de cesse de le rappeler, par exemple aux évêques en visite ad limina, l'appel universel à la sainteté est au coeur de l'Evangile, au cœur du message du concile Vatican II, et au cœur de toute action pastorale de l'Eglise, au coeur de la Nouvelle évangélisation.  Le Successeur de Pierre donne lui-même un exemple de sainteté : Paul VI vient d'être béatifié par le pape François, le 19 octobre, après les canonisations de Jean-Paul II et Jean XXIII, le 27 avril dernier. Et le procès de béatification de Jean-Paul Ier est ouvert. News de Catholique.org Belgique : M. Bruno Nève de Mévergnies ambassadeur près le Saint-Siègehttp://news.catholique.org/54004-belgique-m-bruno-neve-de-mevergnies 2014-10-31T05:17:02Z text/html fr Catholique.org Le nouvel ambassadeur de Belgique près le Saint-Siège, M. Bruno Nève de Mévergnies, 63 ans, a été reçu ce matin, 31 octobre, au Vatican, par le pape François, à l'occasion de la présentation de ses lettres de créance. Le nouvel ambassadeur est un juriste et il a travaillé auprès de la reine Fabiola, et plus tard, auprès du roi Albert II. Il a été en poste en Allemagne, en République démocratique du Congo, aux Etats-Unis, auprès des institutions européennes, en Pologne, et en Egypte. M. Bruno Nève de Mévergnies est né en 1951 à Liège. Il est marié et a quatre enfants, un garçon et trois filles, tous mariés. Il est diplômé en droit, avec une spécialisation en droit international. Il a commencé sa carrière diplomatique en 1978 comme fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères et il a occupé ensuite différents postes à Bonn (février 1979 - Juin 1979) ; au ministère des Affaires étrangères (juillet 1979 - août 1980) ; à l'ambassade à Kinshasa (août 1980 - juillet 1984) ; à l'ambassade à Washington (septembre 1984 - août 1988) ; à la Mission permanente de l'Union européenne à Bruxelles (septembre 1988 - août 1989). Il a ensuite été secrétaire de la Reine Fabiola, épouse du roi Baudouin  (septembre 1989 - août 1996) ; Ministre Conseiller à Bonn (septembre 1996 - juillet 1999) ; au ministère des Affaires étrangères (août 1999 - septembre 2002 ; août 2006 - octobre 2009) ; ambassadeur à Varsovie (septembre 2002 - août 2006) ; ambassadeur au Caire (octobre 2009 - septembre 2012) ; chef de cabinet adjoint du roi Albert II : directeur de la Presse du Palais Royal (2012-2013) ; au ministère des Affaires étrangères (2012-2014). News de Catholique.org Gardez-vous de l'hyprocrisie !http://news.catholique.org/54002-gardez-vous-de-l-hyprocrisie 2014-10-31T04:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François a recommandé aux baptisés de se garder de l'hypocrisie, tout en montrant le chemin de la loi de l'amour, dans son homélie pour la messe de ce vendredi matin, 31 octobre, en la chapelle de la Maison Sainte Marthe du Vatican. Le pape a achevé son homélie, selon son habitude, par la grâce à demander à Dieu  : «  Que ces exemples, cet exemple de la proximité de Jésus, de l'amour comme plénitude de la loi, nous aident à ne jamais verser dans l'hypocrisie  : jamais. C'est tellement laid un chrétien hypocrite. Tellement laid. Que le Seigneur nous sauve de cet écueil ! » Selon son habitude, le pape François avait d'abord résumé l'Evangile qui rapporte la conversation de Jésus avec les Pharisiens  : il les interroge sur la légitimité d'une guérison le jour du sabbat, puis il guérit un malade  : eux, répondent par le silence. Le Christ explique son geste en reprochant aux légalistes d'être «  si attachés à la loi  » qu'ils ne «  oublient la justice  », notamment vis-à-vis de leurs parents âgés, soi-disant en faveur du Temple.  A son tour, le pape François interroge  : «  Qu'est-ce qui est plus important  : le quatrième commandement ou le Temple  ?  » Son diagnostic tombe  : «  Ce choix de vivre attachés à la loi les éloignait de l'amour et de la justice. Ils s'occupaient de la loi, mais ils négligeaient la justice. Ils respectaient la loi, mais négligeaient l'amour. Ils se considéraient comme des modèles. Et c'est pour cela que Jésus pour ces gens n'avaient qu'un mot  : des hypocrites. Ils cherchaient partout des prosélytes et puis  ? Ils fermaient la porte. Des hommes de fermeture, des hommes tellement attachés à la loi, à la lettre de la loi, non pas à la loi qui est celle de l'amour, mais à la lettre de la loi qui ferme les portes de l'espérance, de l'amour, du salut… Des hommes qui ne savaient que fermer.  » Mais il propose aussi le remède, en commentant l'épître de Paul aux Philippiens  : «  Le chemin pour être fidèles à la loi, sans négliger la justice, sans négliger l'amour, c'est le chemin inverse  : de l'amour à l'intégrité, de l'amour au discernement, de l'amour à la loi  ». «  Voilà, insiste le pape, la route que Jésus nous enseigne, totalement opposée à celle des docteurs de la loi. Et cette route de l'amour à la justice conduit à Dieu. Inversement, l'autre route, celle de l'attachement exclusif à la loi, à la lettre de la loi, conduit à la fermeture, conduit à l'égoïsme. La route qui va de l'amour à la connaissance et au discernement, à la pleine réalisation, conduit à la sainteté, au salut, à la rencontre avec Jésus. Au contraire, l'autre route conduit à l'égoïsme, à l'orgueil  » qui consiste à «  se considérer justes  »  : c'est «  une sainteté des apparences  ». «  Voilà, résume le pape, les deux routes  », et «  les petits gestes de Jésus qui nous font comprendre cette route  » qui va «  de l'amour à la pleine connaissance et au discernement  ». Il actualise pour aujourd'hui ce passage de l'Evangile  : «  Jésus nous prend par la main et nous guérit  ». Il insiste sur la proximité de Dieu par l'Incarnation  : «  Jésus s'approche  : sa proximité est vraiment la preuve que nous marchons sur la vraie route. Parce que c'est vraiment la route que Dieu a choisie pour nous sauver  : la proximité. Il s'est fait proche de nous, il s'est fait homme. La chair  : la chair de Dieu, voilà le signe  ! La chair de Dieu est le signe de la vraie justice. Dieu qui s'est fait homme comme l'un de nous, et nous qui devons devenir comme les autres, comme ceux qui sont dans le besoin, comme ceux qui ont besoin de notre aide.  » Plus encore, l'Incarnation, c'est l'accomplissement parfait de la loi  : «  La chair de Jésus, voilà le pont qui nous rapproche de Dieu… et non pas la lettre de la loi  : non  ! Dans la chair du Christ, la loi se réalise pleinement.  » Voilà comment advient la rédemption  : «  C'est une chair qui sait souffrir, qui a donné sa vie pour nous  ». News de Catholique.org Syrie : redoubler d'efforts pour secourir les populationshttp://news.catholique.org/54001-syrie-redoubler-d-efforts-pour-secourir-les 2014-10-31T03:17:04Z text/html fr Catholique.org Le Conseil pontificla Cor Unum lance un appel à la générosité pour les populations de la Syrie aux prises avec uen guerre sans relâche. Le secrétaire du Conseil pontifical Cor Unum - le dicastère de "la charité du pape" -, Mgr Giampietro Dal Toso, a effectué une visite à Damas, à l'occasion de l'Assemblée des évêques catholiques en Syrie. Mgr Dal Toso a également rencontré un certain nombre d'institutions, en particulier catholiques, qui, en cette période de crise, sont engagées dans l'aide humanitaire du pays. Les efforts du Saint-Père et le soutien du Saint-Siège pour les communautés chrétiennes et l'ensemble de la population qui subit les conséquences du conflit et leurs appels au dialogue et à la réconciliation, ont été spécialement appréciés, souligne Cor Unum. Les évêques ont également souligné le rôle important des organisations charitables catholiques, en faveur de tous les syriens. Une aide a besoin de s'intensifier à l'avenir, notamment grâce à l'appui généreux de la communauté internationale pour répondre à des besoins croissants. News de Catholique.org Le mois de novembre du pape François : Strasbourg et Istanbulhttp://news.catholique.org/54000-le-mois-de-novembre-du-pape-francois 2014-10-31T03:17:02Z text/html fr Catholique.org Le mois de novembre 2014 du pape François sera marqué par deux voyages, d'une part au cœur de l'Europe, à Strasbourg, le 25 novembre, et d'autre part au cœur de l'œcuménisme, les 28-30 novembre, à Istanbul, au Phanar, pour la fête de saint André, frère de Pierre. Et par ma fête de la Toussaint et six canonisations. Voici les rendez-vous du pape, chronologiquement, sans compter les audiences du mercredi et les angélus du dimanche : Samedi 1er novembre 2014 : Toussaint A midi, le pape François présidera l'angélus de la Toussaint. A 16h, il présidera la messe de la Toussaint au cimetière romain du Verano.  Dimanche 2 novembre : fidèles défunts A 18h, prière du pape François aux tombeaux des papes et de l'apôtre Saint-Pierre, dans la crypte de la basilique vaticane, en mémoire des papes défunts et de tous les fidèles défunts. Lundi 3 novembre A 11h30, en la basilique Saint-Pierre, le pape présidera la traditionnelle messe de suffrage en mémoire des cardinaux et évêques décédés au cours de l'année Dimanche 23 novembre : 6 canonisations A 10h30, place Saint-Pierre, le pape présidera la messe de la solennité du Christ-Roi, qui clôt l'année liturgique, avant l'entrée dans la nouvelle année, par le temps de l'Avent  : ce sera l'occasion de six nouvelles canonisations. Deux des nouveaux saints, des Italiens, ont été béatifiés par Jean-Paul II  : Mgr Giovanni Antonio Farina (1803-1888), fr Ludovico da Casoria, franciscain (1814-1885). Deux autres Italiens avaient été béatifiés par le pape Pie VI en 1776 : Nicola de Longobardi (1649-1709), et Amato Ronconi (1226-1292). Deux Indiens seront aussi canonisés  : le P. Kuriakose Elie Chavara de la Sainte-Famille (1805-1871), carme, de rite syro-malabar, fondateur des Carmes de Marie-Immaculée et de la Congrégation de la Mère du Carmel (Carmélites), béatifié par Jean-Paul II en Inde, en 1986  ; et Mère Euphrasie Eluvathingal du Sacré-Coeur de Jésus (1877-1952), béatifiée par Benoît XVI en 2006. Mardi 25 novembre : visite à Strasbourg Discours au Parlement européen et au Conseil de l'Europe Vendredi 28-dimanche 30 novembre : voyage en Turquie Samedi 29 novembre, messe en la cathédrale du Saint-Esprit à Istanbul Dimanche 30 novembre, Divine Liturgie orthodoxe aux côtés du patriarche de Constantinople Bartholomaios 1er. News de Catholique.org La Chapelle Sixtine dans sa splendeur : climatisation et éclairage de dernière générationhttp://news.catholique.org/53999-la-chapelle-sixtine-dans-sa-splendeur 2014-10-31T02:17:08Z text/html fr Catholique.org On n'avait jamais vu la Chapelle Sixtine sous ce jour  : les hommes, les anges, les sibylles et les prophètes, Dieu le Père qui crée le ciel et la terre, Adam et Eve sur la voûte, le Christ bien droit, le bras tendu sur le mur central, la majesté de la Vierge et la terrible laideur de Caron, le démon, le désespoir des damnés sur fond bleu, couleur  lapis-lazuli, jusqu'à la splendeur des paysages servant de cadre aux épisodes des vies de Moïse et de Jésus : environ 2250 m2 de surface recouverte de fresques baignées par une nouvelle lumière  claire, naturelle, homogène,  et dans un confort climatique parfait. C'était en avril 1994 quand, pour l'inauguration  de la restauration des fresques, confiée à Fabio Mancinelli et Gianluigi Colalucci, Saint Jean Paul II, devant Le Jugement Dernier, déclara : «  Le Christ de la Chapelle Sixtine exprime en soi le mystère tout entier de la visibilité de l'Invisible  » : cet «   invisible  » qui, maintenant plus que jamais, apparaît dans toute sa splendeur dès que l'on franchit le seuil de la ‘cappella magna', concentré en un seul lieu  : sur la voûte illustrant, au centre,  la création de l'homme et de la femme, sur les parois illustrant les vies de Jésus et de Moïse, sur la fresque de l'abside avec la perspective de la gloire à venir. «  Ici, les vérités de notre foi nous parlent de tous côtés – avait dit Jean Paul II - Le génie humain a tiré d'elles son inspiration, en s'engageant à les revêtir de formes d'une beauté inégalable  ». «   La Chapelle Sixtine est précisément le sanctuaire de la théologie du corps humain. En témoignant de la beauté de l'homme créé par Dieu comme homme et femme, elle exprime aussi, d'un certaine manière, l'espérance d'un monde transfiguré, le monde inauguré par le Christ ressuscité  -   concluait le Souverain Pontife en commentant les trésors conservés dans la chapelle – Difficile de ne pas reconnaître dans le Créateur visible et humanisé  » de Michel-Ange «   le Dieu revêtu d'infinie majesté. Et même, pour autant que le permette l'image avec ses limites intrinsèques, ici on a dit tout ce qu'il était possible de dire  ». Ainsi, en l'honneur des vingt ans de la clôture des dernières restaurations de la Sixtine, les Musées du Vatican ont présenté les nouvelles installations de climatisation et d'éclairage  : plus de 200 médias du monde entier étaient présents à la présentation des nouveaux systèmes en présence de l'équipe spéciale chargée des travaux. «   Le principe de base était d'apporter de la lumière sans montrer d'où vient cette lumière  », a déclaré le directeur des Musées du Vatican Antonio Paolucci. Un travail qui a demandé trois années de longues et dures études, durant lesquelles l'équipe de chercheurs,  grâce à la collaboration entre les Musées du Vatican et les Firmes Carrier et Osram, ont mis au point également un système de climatisation, en utilisant les technologies les plus avancées. Détection et comptage de personnes par caméras, capteurs d'humidité et de température sont maintenant en mesure de ‘neutraliser' les risques produits par l'augmentation massive des visiteurs ces dernières années (cinq millions et demi uniquement en 2013)  : changement d'air insuffisant et présence dans l'air de poussières et d'une haute concentration de dioxyde de carbone. Le système d'éclairage 4 LED Art utilisé dans ce projet a enfin transfiguré les peintures de Michel Ange, grâce à l'apport de plus 7000 lampes posées à 12 mètres de hauteur, pour recréer un effet naturel provenant des fenêtres. «   Les fresques de Michel Ange et des autres auteurs nous en remercieront  », a commenté le directeur des Musées du Vatican, alors que jusqu'à ce vendredi se poursuit «  l'Auditorium Conciliazione  » avec les Journées du Congrès international La Chapelle Sixtine vingt ans plus tard. Nouveau souffle, nouvelle lumière, consacré à l'état des fresques de la Sixtine, à leur conservation et au plaisir qu'elles apportent. News de Catholique.org Cameroun : Mgr Jean Mbarga archevêque de Yaoundéhttp://news.catholique.org/53998-cameroun-mgr-jean-mbarga-archeveque-de 2014-10-31T02:17:06Z text/html fr Catholique.org Le pape François nomme Mgr Jean Mbarga, 58 ans, archevêque de Yaoundé au Cameroun, annonce la salle de presse du Saint-Siège ce 31 octobre 2014. Il était jusqu'à présent évêque d'Ebolowa et administrateur apostolique de Yaoundé depuis le 29 juillet 2013, après la démission de Mgr Simon-Victor Tonyé Bakot. Selon le site Internet de l'archidiocèse, Mgr Jean Mbarga est le cinquième archevêque métropolitain de Yaoundé. La nouvelle a été annoncée aux Camerounais à la cathédrale Notre-Dame-des-Victoires de Yaoundé par Mgr Pierro Pioppo, nonce apostolique au Cameroun et en Guinée équatoriale, au cours d'une messe mariale pour la clôture du mois du Rosaire. News de Catholique.org Pakistan : l'ECLJ demande justice pour une chrétienne victime d'une tentative de violhttp://news.catholique.org/53997-pakistan-l-eclj-demande-justice-pour-une 2014-10-31T02:17:04Z text/html fr Catholique.org Le Centre européen pour la loi et la justice, (Europen Center for Law and Justice, ECLJ) a fondé au Pakistan en 2010 une organisation non gouvernementale, l'Organization for Legal Aid (OLA), dont l'objet principal est la défense juridique des membres des communautés chrétiennes. L'Organization for Legal Aid a défendu des victimes dans plus d'une cinquantaine d'affaires. L'Organisation pour l'aide juridique (Organization for Legal Aid, OLA), organisation affiliée à l'ECLJ, réclame justice pour une chrétienne de dix-sept ans, Nazia Bibi, victime d'une tentative de viol par son voisin musulman. La police locale n'a pris aucune mesure contre l'auteur après que Nazia et sa famille aient déposé plainte et même après plusieurs réunions avec les supérieurs hiérarchiques. Au contraire, la police et les autres habitants du quartier pressent Nazia et sa famille de ne pas poursuivre son voisin. L'incident s'est produit dans la soirée du 11 septembre 2014. Nazia était alors seule à la maison, sa mère l'ayant quittée pour une course, comme presque chaque jour. Un voisin musulman, Niamat Ali, était au fait que Nazia était seule à la maison à la même heure chaque jour. Ce 11 septembre, Nazia oublia de fermer la porte après que sa mère l'eût laissée, et Niamat en profita pour pénétrer dans la maison. Il traîna alors sa victime dans une chambre pour la violer. Nazia se débâtit pour s'échapper tandis que Niamat la frappait et déchirait ses vêtements. Elle réussit finalement à se défaire de son agresseur et retrouva sa mère et deux femmes de la région à qui elle raconta ce qui venait de lui arriver. Le même jour, Nazia, accompagnée de toute sa famille, se rendit au poste de police de leur village pour porter plainte. L'Assistant du Sous-Inspecteur (ASI), Abdul Hameed écouta la déposition de Nazia et expliqua à toute la famille qu'il présenterait leur plainte au commissariat de la direction de la Police (Station House Officer) le lendemain, puis qu'il procèderait au dépôt de l'enregistrement formel de la plainte. Le 12 septembre, le frère de Nazia apporta comme élément de preuve le «  tasbîh  » de Niamat (collier de prière islamique composé de perles) à la police. Ce dernier avait perdu ce collier au domicile de Nazia, au moment de l'agression. La police, cependant, n'enregistrait pas la plainte de Nazia. Aussi la famille comparut à nouveau devant l'officier de la police locale (District Police Officer) pour soumettre à nouveau leur demande. Le délégué renvoya l'affaire à l'adjoint surintendant de la police (Deputy Superintendent of Police). À la direction de la DSP, une réunion eut lieu le 14 septembre, et ASI Hameed essaya de forcer la famille de Nazia à se dédire et à ne pas déposer plainte. La famille de Nazia refusa et demanda à comparaître devant la DSP le 17 septembre. Ce jour-là, Nazia et sa famille se présentèrent devant la DSP mais ils ne furent pas reçus. Le viol des femmes au Pakistan est commun mais pourtant rarement dénoncé [1]. Certaines sources indiquent le chiffre effrayant de 99,9% des cas de viols qui ne seraient pas signalés aux autorités pakistanaises [2]. Les auteurs sont rarement arrêtés, jugés, emprisonnés, ou condamnés [3]. Les chrétiennes au Pakistan sont particulièrement visées et violées [4] et les autorités musulmanes hésitent à les protéger [5]. En effet, une tendance qui se développe au Pakistan consiste à kidnapper et à violer de jeunes filles chrétiennes qui sont ensuite obligées de se convertir à l'Islam et d'épouser leurs ravisseurs [6]. Les autorités n'agissent presque pas face à ces crimes car ils sont souvent commis par des musulmans influents [7]. En vertu du Code pénal pakistanais, le viol est passible de la peine de mort ou d'une peine d'emprisonnement allant de dix ans à la réclusion criminelle à perpétuité (vingt-cinq ans), ainsi que d'une amende [8]. Le code prévoit que la tentative de viol peut être punie d'un emprisonnement, «  qui peut s'étendre à la moitié de la peine d'emprisonnement la plus longue prévue pour le viol.  » [9] En vertu de cette loi, si Niamat est reconnu coupable de tentative de viol sur Nazia, il pourrait se voir infliger une peine allant jusqu'à douze ans d'emprisonnement. Le 18 septembre 2014, l'Organisation pour l'aide juridique a présenté une autre demande à l'agent de police régional (Regional Police Officer) dans le but de s'assurer que la plainte de Nazia contre Niamat soit déposée. Le RPO a ensuite mandaté la DSP pour enquêter sur l'affaire. À ce jour, la police n'a toujours pas formellement enregistré la plainte de Nazia. En conséquence, le Bureau des affaires juridiques a déposé une requête devant la Cour de district de session contre la police en vertu de l'article 22-A et 22-B du Code de procédure pénale pakistanais (CPP). L'article 22-A du CPP donne au juge de paix le pouvoir de police pour procéder à une arrestation [10]. Pour ce faire, un juge de paix a la faculté de faire appel à un membre de la police pour l'aider [11]. L'article 22-B du Code prévoit que le juge de paix doit «  à la réception de l'information de […] la survenance de l'infraction […] enquêter sur la question et rendre compte par écrit des résultats de ses enquêtes au magistrat le plus proche et à l'officier en charge du poste de police le plus proche.  » [12] [1] Palash Ghosh, «  Inflation des viols en Inde, situation peut-être pire au Pakistan », International Business Times, 13 janvier 2014, http://www.ibtimes.com/india-has-rape-crisis-pakistans-may-be-even-worse-1011268 [2] Les filles chrétiennes exposées au viol, à la conversion et aux mariages forcés au Pakistan, Persecution.org  : http://www.persecution.org/crossingthebridge/2011/10/04/christian-girls-vulnerable-to-rape-forced-conversion-and-forced-marriage-in-pakistan/  (dernière visite le 31 octobre 2014). [3] Palesh Ghosh, cf. note 1. [4] James Heisner, «  Pakistan : le viol comme outil de conversion à l'Islam  », The New American, 20 octobre 2011  : http://www.thenewamerican.com/world-news/asia/item/10428-pakistan-rape-as-a-tool-for-conversion-to-islam [5] Id. [6] Id. [7] Id. [8] Pakistan : Code pénal, loi n° XLV, § 376, 6 octobre 1860, disponible à l'adresse suivante : http://www.ahmedandqazi.com/actsandregulations/criminal/pakistanPenalCode.pdf (dernière visite le 31 octobre 2014). [9] Id. § 511. (Traduction non-officielle) [10] Pakistan : Code de procédure pénale de 1898, tel que modifié par la loi n°2 de 1997, http://www.oecd.org/site/adboecdanti-corruptioninitiative/39849781.pdf   [11] Id. [12] Id. (Traduction non-officielle) News de Catholique.org Europe : rencontre des évêques responsables des Communications socialeshttp://news.catholique.org/53996-europe-rencontre-des-eveques-responsables 2014-10-31T02:17:02Z text/html fr Catholique.org Les évêques responsables pour la Communication sociale des Conférences épiscopales en Europe et leurs experts sont réunis à Athènes, du 3 au 5 novembre 2014, pour réfléchir à la communication à la lumière du message du pape François pour la Journée mondiale des Communications sociales 2014. La rencontre est promue par la Commission pour les Communications Sociales du Conseil des conférences épiscopales d'europe (CCEE). Elle est guidée par Mgr José Ignacio Munilla Aguirre, évêque de San Sebastian (Espagne), et elle jouira de la participation du président du Conseil pontifical pour les Communications sociales, Mgr Claudio Celli. À Athènes, les 30 participants seront aidés dans leur réflexion par des experts du secteur des communications sociales, tels que : le P. Antonio Spadaro SJ, directeur de “La Civiltà Cattolica” ; le Prof. Arturo Merayo Perez, professeur à la Faculté de Sciences de la Communication de l'Université de Murcie (Espagne) et le P. Roderick Vonhögen, fondateur de Star Quest Production Network et Trideo TV (Pays-Bas). La rencontre prévoit également une présentation des activités dans le cadre des communications sociales du Bureau de Presse de la Conférence épiscopale grecque, par son directeur, M. Tebastianos Roussos. Mercredi 5 novembre, les participants se rendront à Corinthe. En cours de route, l'Exarque Apostolique pour les catholiques de rite byzantin en Grèce Mgr Dimitrios Salachas, présentera une réflexion sur La communication de Saint Paul, de l'aréopage à Corinthe. À la rencontre interviendront également le nouvel archevêque d'Athènes, Mgr Sebastianos Rossolatos, ainsi que le nonce apostolique en Grèce, MgrEdward Joseph Adams. La rencontre est à huis clos. Le programme complet de la réunion est disponible sur le site du CCEE (www.ccee.eu) ainsi qu'une fiche thématique d'introduction à la rencontre. News de Catholique.org Intentions de prière du pape François pour le mois de novembre 2014http://news.catholique.org/53995-intentions-de-priere-du-pape-francois-pour 2014-10-31T01:17:06Z text/html fr Catholique.org Dans son rapport 2014 sur les solitudes, la Fondation de France constate que l'isolement des français s'est installé et accentué.  Ainsi, selon cette enquête, 5 millions de Français sont seuls, sans relations sociales  ; 1 français sur 10 se sent «  exclu, abandonné, inutile  ». Si les plus de 75 ans sont les plus impactés, ce phénomène s'accentue de plus en plus parmi les moins de 30 ans. Cette enquête concerne la France, mais ce phénomène est loin d'être un problème seulement hexagonal  : c'est un défi mondial... Notre zoom sur les Etats-Unis en est une illustration. C'est la raison pour laquelle notre Pape invite spécialement les baptisés de tous horizons à intégrer ce défi dans leur prière, tout au long de ce mois afin que «  ceux qui souffrent de solitude expérimentent la proximité de Dieu et de leurs frères.  » Il nous appelle à nous engager- simultanément dans la relation à Dieu par la prière et dans le service concret auprès des frères. Pour aider notre regard à voir ce qui existe, de très accessible et de très concret, plusieurs articles de ce mois mettent en lumière différentes initiatives pour créer des liens avec des personnes isolées - La solitude est une expérience inévitable dans chacune de nos existences humaines. Chacun la rencontre, l'affronte, la vit selon des moments et dans des circonstances bien diverses. Aussi cette expérience est-elle souvent ambivalente. La Bible donne le récit d'aventures humaines multi séculaires dans lesquelles les protagonistes ont découvert la mystérieuse présence de Dieu. Elle illustre ainsi magnifiquement cette ambivalence de la solitude comme lieu d'épreuve mais aussi de promesse. Voir la rubrique intelligence de la foi, tandis que le «  Témoignage  »  nous montrera le caractère positif de la solitude dans un chemin de reconstruction personnel. Vous pourrez découvrir, tout au long de ce mois, des ressources qui peuvent vous aider à intégrer ce défi dans votre prière d'offrande, et que nous vivons en partenariat particulier avec la société Saint Vincent de Paul -«  Il en parle  »- L'enjeu est de vivre une transformation, un passage  : de la solitude – isolement, à une communion qui fasse vivre. Pour le chrétien, cette communion se joue dans le cœur de Dieu, lieu ultime d'une communion éternelle, communion dynamique de la Trinité (le Père avec le Fils et l'Esprit) à laquelle les saints et saintes participent déjà, et à laquelle nous sommes tous invités à entrer dès à présent par ce mystère de la prière. Ce n'est pas hors de notre portée  : avec le soutien de l'Esprit qui «  vient au secours de notre faiblesse  » -Romains 8, 26-,  Il nous en rend capable  ! Alors en ce mois de novembre qui s'ouvre justement par cette grande fête de tous les saints et saintes de tous les temps, eux du Ciel et nous tous baptisés de la Terre,  portons avec ardeur ce nouveau défi. Continuons à gagner d'autres frères et sœurs dans cette grande chaîne de prière missionnaire voulue et encouragée par notre Pape. Le son du violon soliste que nous donne à entendre «  Art et contemplation  » , est comme un feu qui se répandra, de proche en proche, embrasant tout l'univers comme celui qui se répand à travers tout l'orchestre  ; jouant et proclamant alors la louange de l'Eternel trois fois saint  ! Xavier Jahan, sj News de Catholique.org Les saints et nos mortshttp://news.catholique.org/53994-les-saints-et-nos-morts 2014-10-31T01:17:04Z text/html fr Catholique.org 1)      Aie confiance en l'Amour    Aujourd'hui la liturgie de l'Eglise nous invite à faire mémoire des fidèles défunts dans une grande prière qui les rassemble tous dans nos pensées et dans nos souvenirs. Aujourd'hui nous devons prier le Seigneur pour qu'Il accueille dans son royaume de joie et de paix éternelles ceux qui ont quitté ce monde et sont passés dans l'éternité. Nos morts  : parents, amis, connaissances, et les défunts de tous les temps qui pour nous n'ont pas de nom mais que Dieu connaît bien.    La prière pour les saintes âmes du purgatoire, particulièrement celles qui sont abandonnées et dont nous ne connaissons ni le nom ni l'existence. Les morts de toutes les guerres et de toutes les violences, les morts du passé, et ceux d'aujourd'hui  : les morts de la route, les morts en mer, dans les hôpitaux, dans les maisons, dans les petites et les grandes villes, les morts naufragés et les victimes des épidémies, et, naturellement, ceux qui, ces derniers jours, ont laissé notre cœur profondément meurtri. Nous commémorons tous les morts, sans exclure personne, et nous élevons notre prière pour eux tous, afin que le Seigneur leur donne le repos éternel, la paix parfaite.    S'il est naturel qu'aujourd'hui nous nous souvenions plus particulièrement de nos chers défunts, et que au moment de la séparation nous ayons confié nos morts à l'amour et à l'éternité du Seigneur, il est tout aussi «  naturel  » de recevoir d'eux cet enseignement  : que l'amour éternel de Dieu conserve dans son cœur ceux qu'Il aime après les avoir accueillis avec son pardon. Nos chers défunts nous rappellent qu'il ne faut pas perdre notre temps et notre peine dans la réalisation de nos ambitions et des choses éphémères, parce que tout passe, et seul l'amour demeure.    Le 2 novembre, ne l'oublions pas, n'est pas uniquement le jour où s'imposent à notre attention la fugacité et la brièveté de la vie qui marque douloureusement notre histoire humaine. C'est un jour consacré à la célébration de notre plus grande espérance si nous croyons réellement dans la foi pascale du Ressuscité. Le jour dédié  à tous les défunts n'est donc pas une célébration de deuil. Si nous considérons la toute-puissance du Dieu-Amour qui ne laisse pas les morts dans leurs tombes parce qu'Il a lui-même fait mourir la mort en sortant ressuscité et glorieux du sépulcre, la mort chrétienne n'est pas un simple passage de l'âme d'un état dans un autre, mais elle réalise une rencontre individuelle avec Dieu-Amour qui sauve, apportant la confiance et l'espérance en la vie éternelle. Comme il est dit dans la préface de la messe des défunts  : «  La vie ne nous est pas enlevée, mais elle est transformée  » par le pardon, comme c'est arrivé à Marmeladov, l'alcoolique que dépeint Dostoïevsky dans «  Crime et Châtiment  ». Marmeladov est un bon à rien, un alcoolique qui n'aime pas travailler. Son comportement a ruiné sa famille et sa fille, Sonia, a été obligée de se prostituer. Cet homme éprouve au plus profond de lui un sentiment aigu d'échec et de culpabilité. C'est un perdant. Un jour, dans un restaurant, ivre mort, il se lance dans un discours chaotique et, dans une sorte de vision, il parle du Jugement dernier qu'il résume ainsi  : «  Dieu appelle en  premier lieu auprès de lui ceux qui ont vécu une vie irréprochable, sainte. Ce sont des personnes qui méritent de vivre auprès de Dieu, du moins selon un critère humain. Ensuite, il convoque ceux qui n'ont pas fait beaucoup de bien, les ivrognes comme lui, les drogués, ceux que nous, les bien-pensants, nous osons appeler «  les méchants  ». Donc, c'est nous qu'il convoquera  ; «  vous aussi approchez  », dira-t-il, «  approchez, vous les alcooliques, approchez, vous les faibles, approchez fils de la honte  !  ». Et nous tous, nous approcherons, pleins de honte et nous nous tiendrons debout devant Lui. Et Lui dira  : «  vous êtes des porcs, faits à l'image de la Bête et marqués de son sceau, mais venez, vous aussi  !  ».Et les sages et les personnes de bon sens diront  : «  Seigneur, pourquoi accueilles-tu ces hommes  ?  » Et il répondra  : «  pourquoi je les accueille, hommes bien-pensants, c'est parce qu'aucun d'eux n'a pensé être digne de cela ».    Tout cela est-il possible ou est-ce seulement une façon superficielle de parler, à tort et à travers, comme le font les ivrognes  ? Non seulement c'est possible, et cela se produit réellement, comme c'est arrivé à la femme adultère et à Marie-Madeleine, à Zachée comme à Pierre  : tous ont remis leur souffrance au Christ, se sentant indignes, et tous ont été pardonnés. Comme le dit le psaume 26, «  Le Seigneur est ma lumière et mon salut… Il est le rempart de ma vie… Je crie vers lui  : pitié, réponds-moi  ! C'est ta face, Seigneur, que je cherche… J'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants  ». Cela, parce que Jésus a vécu une agonie extrême, comme tant de malades que nous avons vus, en apparence sans aucun espoir, sur leur lit de mort. Parce qu'Il est mort comme l'homme, à cause de l'homme, pour l'homme, avec l'homme et devant l'homme. Cette foi s'unit à l'espérance qui, comme l'écrit Paul aux chrétiens de Rome, «  ne trompe pas, car l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5).   2) Les Défunts et les Saints, des personnes qui vivent dans la vérité de l'Amour    La proximité des dates célébrant la fête des Saints (1ernovembre) et la Commémoration des défunts (2 novembre) nous rappelle la mystérieuse vérité de la vie éternelle et le lien de fraternité qui nous unit à nos êtres chers qui sont passés sur l'autre rive.    Ce n'est pas par nostalgie du passé que nous nous rendons au cimetière, mais parce que nous gardons l'espérance d'un avenir de gloire et de joie. Donc, quand nous prions pour les défunts, eux, du ciel, nous tendent la main et nous assurent de leur présence intense et quotidienne, parce que nous aussi, nous marchons avec constance vers la vie qui n'a pas de fin.    C'est dans l'espérance que le chrétien perçoit et accueille sa fin sur terre, la mort. Sa foi en Jésus Christ ressuscité lui donne l'assurance que la mort n'est pas une défaite irréparable, mais le dramatique passage à la condition glorieuse avec son Seigneur. « Celui qui vient à moi, je ne le repousserai pas  ». Nous ne sommes pas des étrangers pour Dieu, mais ses fils, ses héritiers, destinés à partager la résurrection de Jésus.    Un hymne des Laudes chante  : «  nous qui veillons de nuit, attentifs à la foi du monde, dans l'attente du retour du Christ, nous regardons vers la lumière  ». Dans la nuit de la mort où tous pénètrent, une lumière nous est donnée, qui illumine la profondeur sacrée de notre cœur et dans la foi nous pouvons faire une expérience religieuse où se reflète la résurrection finale. Le Christ embrasse chaque instant de notre vie et Il nous fait comprendre et vivre que chaque moment renferme une abondance d'éternité, que chaque instant lié à Lui implique l'éternité.    A cette étreinte s'unissent les vierges consacrées dans le monde à qui est « confié le devoir de montrer que le Fils de Dieu fait homme est «  l'objectif eschatologique vers quoi tend  toute chose », la splendeur face à laquelle tout autre lumière pâlit, l'infinie beauté qui, seule, peut satisfaire totalement le cœur de l'homme » (St Jean-Paul II, Exhortation apostolique Vita Consacrata n.16).    Le choix de la vie virginale est un rappel du caractère éphémère des réalités terrestres et l'anticipation des biens à venir. Elle rappelle à tous les fidèles l'exigence de marcher au milieu des événements du monde, toujours orientés vers la cité future et elle contribue, de façon exemplaire, à mettre en lumière la nature authentique de la vraie Eglise dont la caractéristique est d'être à la fois humaine et divine, visible mais dotée de réalités invisibles, brûlante dans l'action et adonnée à la contemplation, présente dans le monde et cependant toujours en pèlerinage.    A cette signification spirituelle et eschatologique de la condition virginale fait référence l'ancienne prière romaine de consécration du pontifical Romain attribuée à saint Léon le Grand  : «  Tu … as réservé à certaines de tes fidèles un don particulier prenant sa source à ta miséricorde. A la lumière de la sagesse éternelle tu leur as fait comprendre que, alors que demeuraient intacts la valeur et l'honneur des noces sanctifiées au début de ta bénédiction, selon ton dessein providentiel, il doit surgir des vierges qui, malgré leur renoncement au mariage, aspirent à posséder dans leur cœur la réalité de son mystère. Tu les appelles ainsi à réaliser, au-delà de l'union conjugale le lien sponsal avec le Christ dont les noces sont une image et un signe. (n.38).    De la consécration des vierges jaillit la grâce ecclésiale spécifique qui rend opérant le symbolisme originel de ce rite. Ainsi, le don de la virginité prophétique et eschatologique acquiert la valeur d'un ministère au service du peuple de Dieu et intègre les personnes consacrées dans le cœur de l'Eglise et du monde. (Conc. Vat. II, Const. Dogm. Sur l'Eglise, Lumen Gentium, n 42). Cet acte public et reconnu de l'alliance entre le Christ et les vierges consacrées, proclame à la face du monde la primauté et la fécondité du don de soi total et perpétuel avec une entière disponibilité aux exigences de la charité envers Dieu et envers le prochain.    Avec l'exemple et le témoignage de ces vierges consacrées qui vivent leur foi avec joie et zèle, qui chaque jour vivent dans l'amour, par l'amour, pour aimer, persévérons sur le chemin de la sainteté auquel nous sommes tous conviés. En cela, que tous les saints intercèdent pour nous et nous aident, eux qui sont tellement fascinés par la beauté de Dieu et par sa vérité parfaite qu'ils en sont transformés. Pour cette beauté, cette vérité et cet amour, ils furent prêts à renoncer à tout, jusqu'à eux-mêmes, et ils vécurent dans la louange à Dieu et dans le service humble et désintéressé du prochain. Lecture Patristique Saint Ambroise de Milan Foi dans la résurrection des morts
 Du livre sur la mort de son frère Satyre (Lib. 2, 40.41.46.47.132.133 ; CSEL 73, 270-274, 323-324)

 Nous voyons que la mort est un avantage, et la vie un tourment, si bien que Paul a pu dire : Pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir est un avantage. Qu'est-ce que le Christ ? Rien d'autre que la mort du corps, et l'esprit qui donne la vie. Aussi mourons avec lui pour vivre avec lui. Nous devons chaque jour nous habituer et nous affectionner à la mort afin que notre âme apprenne, par cette séparation, à se détacher des désirs matériels. Notre âme établie dans les hauteurs, où les sensualités terrestres ne peuvent accéder pour l'engluer, accueillera l'image de la mort pour ne pas encourir le châtiment de la mort. En effet la loi de la chair est en lutte contre la loi de l'âme et cherche à l'entraîner dans l'erreur. Mais quel est le remède ? Qui me délivrera de ce corps de mort ? — La grâce de Dieu, par Jésus Christ, notre Seigneur.

Nous avons le médecin, adoptons le remède. Notre remède, c'est la grâce du Christ, et le corps de mort, c'est notre corps. Alors, soyons étrangers au corps pour ne pas être étrangers au Christ. Si nous sommes dans le corps, ne suivons pas ce qui vient du corps ; n'abandonnons pas les droits de la nature, mais préférons les dons de la grâce.

Qu'ajouter à cela ? Le monde a été racheté par la mort d'un seul. Car le Christ aurait pu ne pas mourir, s'il l'avait voulu. Mais il n'a pas jugé qu'il fallait fuir la mort comme inutile, car il ne pouvait mieux nous sauver que par sa mort. C'est pourquoi sa mort donne la vie à tous. Nous portons la marque de sa mort, nous annonçons sa mort par notre prière, nous proclamons sa mort par notre sacrifice. Sa mort est une victoire, sa mort est un mystère, le monde célèbre sa mort chaque année.

Que dire encore de cette mort, puisque l'exemple d'un Dieu nous prouve que la mort seule a recherché l'immortalité et que la mort s'est rachetée elle-même ? II ne faut pas s'attrister de la mort, puisqu'elle produit le salut de tous, il ne faut pas fuir la mort que le Fils de Dieu n'a pas dédaignée et n'a pas voulu fuir. 

La mort n'était pas naturelle, mais elle l'est devenue ; car, au commencement, Dieu n'a pas créé la mort : il nous l'a donnée comme un remède. L'homme, condamné pour sa désobéissance à un travail continuel et à une désolation insupportable, menait une vie devenue misérable. Il fallait mettre fin à ses malheurs, pour que la mort lui rende ce que sa vie avait perdu. L'immortalité serait un fardeau plutôt qu'un profit, sans le souffle de la grâce. 

L'âme a donc le pouvoir de quitter le labyrinthe de cette vie et la fange de ce corps, et de tendre vers l'assemblée du ciel, bien qu'il soit réservé aux saints d'y parvenir ; elle peut chanter la louange de Dieu dont le texte prophétique nous apprend qu'elle est chantée par des musiciens : Grandes et merveilleuses sont tes œuvres. Seigneur, Dieu tout-puissant : justes et véritables sont tes chemins. Roi des nations. Qui ne te craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car toi seul es saint. Toutes les nations viendront se prosterner devant toi. Et l'âme peut voir tes noces, Jésus, où ton épouse est conduite de la terre jusqu'aux cieux, sous les acclamations joyeuses de tous — car vers toi vient toute chair — ton épouse qui n'est plus exposée aux dangers du monde, mais unie à ton Esprit. 

C'est ce que le saint roi David a souhaité, plus que toute autre chose, pour lui-même, c'est ce qu'il a voulu voir et contempler : La seule chose que je demande au Seigneur, la seule que je cherche, c'est d'habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, et de découvrir la douceur du Seigneur. News de Catholique.org "Que les Européens aient le regard du pape sur l'Europe !"http://news.catholique.org/53993-que-les-europeens-aient-le-regard-du-pape 2014-10-31T01:17:02Z text/html fr Catholique.org «  Je voudrais qu'il y ait plus d'Européens qui aient le regard du pape latino-américain sur l'Europe !  », déclare le président du Parlement européen, Martin Schulz, qui a rencontré le pape François hier, 3 octobre 2014, au Vatican  : «  A mon sens, le pape voit dans l'Europe un instrument, une opportunité pour le monde multipolaire actuel  ». Il évoque au micro de Radio Vatican sa rencontre, un mois avant la visite du pape à Strasbourg (25 novembre), à laquelle il attribue «  une importance incontestable  ». «  Je suis venu pour parler des circonstances dans lesquelles aura lieu cette visite  », explique-t-il  : «  nous recevrons au Parlement européen une personnalité qui est probablement une référence non seulement pour les catholiques mais pour de nombreuses personnes, à une époque où beaucoup sont désorientés car le monde avance à une vitesse dramatique, parfois dans des directions très risquées  ». Le pape François «  rencontrera un Parlement européen qui a gagné en sécurité, en conscience, en pouvoir et en influence  », et où siègent «  750 députes qui représentent 507 millions de personnes dans 28 États : un auditoire qui fera caisse de résonance pour des centaines de millions de personnes  », fait-il observer. Le pape latino-américain et l'Europe Martin Schulz exprime sa conviction que le message du pape, qui plaide fréquemment pour la culture de la rencontre et la mondialisation de la solidarité, sera reçu  : «  Dans les débats du Parlement, le thème de la justice sociale, du chômage de masse, surtout des jeunes, revient très souvent  », souligne-t-il à titre d'exemple. De même, «  le Parlement est le siège où ont été décidées les unions bancaires  »  : la supervision des banques, afin «  d'arrêter ce capitalisme spéculatif effréné qui échappe au contrôle  », est une volonté partagée « de manière transversale par tous les partis  ». Pour le président du Parlement européen, «  le pape est quelqu'un qui donne du courage aux personnes par sa droiture  »  : «  Je voudrais qu'il y ait plus d'Européens qui aient le même regard que le pape latino-américain sur l'Europe ! A mon sens, le pape voit dans l'Europe et l'union des peuples non pas seulement une occasion de mener une politique de la paix mais un instrument, une opportunité pour le monde multipolaire actuel  ». Aider les pays d'origine des migrants Martin Schulz évoque aussi les politiques d'immigration, sur lesquelles le pape s'est souvent prononcé  : «  L'Europe devra apporter des modifications substantielles à sa politique sur les réfugiés  ». Il plaide pour «  de l'aide humanitaire dans les pays d'origine  » car il faut «  combattre les causes  ». «  Les Européens – tous les États membres, pas seulement les institutions – doivent comprendre que la dissolution d'États proches oblige à se confronter à ces problèmes  », ajoute-t-il. Ainsi «  on ne peut continuer à vivre avec cette attitude cynique qui consiste à voir les personnes mourir en mer, à le regretter et puis à retourner à ses activités quotidiennes  ». Le président du Parlement, qui rentre d'une visite à Lampedusa, rend hommage à la «  sensibilité humaine  » des soldats de la marine italienne, des carabiniers et de la garde des finances, dans le cadre de l'opération “Mare Nostrum”, qui secoure des réfugiés en mer. News de Catholique.org Union d'Utrecht : un voyage spirituel vers la communionhttp://news.catholique.org/53992-union-d-utrecht-un-voyage-spirituel-vers-la 2014-10-31T00:17:04Z text/html fr Catholique.org «  Un voyage spirituel qui va de la rencontre à l'amitié, de l'amitié à la fraternité, de la fraternité à la communion  »  : c'est en ces termes que le pape François décrit le chemin vers l'unité des chrétiens, devant une délégation des évêques vieux-catholiques de l'Union d'Utrecht hier, 30 octobre 2014. L'Église vieille-catholique, en rupture avec Rome depuis 1724, s'est constituée en «  Union d'Utrecht  » en 1889, après le Concile Vatican I (1870). Discours du pape aux vieux-catholiques de l'Union d'Utrecht J'adresse mes plus cordiales salutations aux membres de la conférence des évêques «  vieux-catholiques  » de l'Union d'Utrecht. Votre visite nous offre une belle occasion de réflexion sur notre voyage œcuménique commun. Cette année marque le cinquantième anniversaire de la promulgation du Décret sur l'œcuménisme du Concile Vatican II, Unitatis redintegratio, qui a ouvert une nouvelle ère de relations œcuméniques et d'engagement dans la recherche de l'unité des disciples du Christ. Pour nous tous, le travail de la Commission internationale de dialogue entre catholiques et vieux-catholiques joue un rôle significatif dans la recherche d'une fidélité croissante à la prière du Seigneur «  que tous soient un  » (cf. Jn 17,21). Des ponts de compréhension mutuelle et de coopérations concrètes ont été construits. Des points de convergences ont été trouvés, et les différences déterminées de manière plus précise, en les plaçant dans de nouveaux contextes. Si d'un côté, nous nous réjouissons chaque fois que nous pouvons accomplir d'autres pas vers une communion de foi et de vie plus forte, de l'autre nous nous attristons de voir qu'au fil des années de nouveaux désaccords sont apparus. Les questions ecclésiologiques et théologiques qui ont accompagné notre séparation sont maintenant plus difficiles à surmonter à cause de notre distance croissante sur des sujets liés au ministère et au discernement éthique. Catholiques et vieux-catholiques ont donc pour défi de persévérer dans un dialogue théologique substantiel et de continuer à marcher ensemble, à prier ensemble et à travailler ensemble dans un esprit de conversion plus profond à tout ce que le Christ veut pour son Église. Notre séparation est marquée des deux côtés, par de graves péchés et manques humains. Il nous faut maintenant renforcer notre désir de réconciliation et de paix dans un esprit de pardon réciproque et d'humble repentir. Le chemin vers l'unité commence par une transformation du cœur, par une conversion intérieure (cf. Unitatis redintegratio, 4). C'est un voyage spirituel qui va de la rencontre à l'amitié, de l'amitié à la fraternité, de la fraternité à la communion. Un parcours au fil duquel le changement est inévitable. A nous d'être toujours disposés à écouter et à suivre les conseils de l'Esprit qui nous conduit dans la vérité tout entière (cf. Jn 16,13). Entre-temps, au cœur de l'Europe, si confuse sur son identité et sur sa vocation, catholiques et vieux-catholiques peuvent collaborer dans de nombreux domaines, en tentant de répondre à la profonde crise spirituelle qui frappe les individus et la société. Il y a une soif de Dieu. Il y a un profond désir de redécouvrir le sens de la vie. Et il y a un besoin urgent de témoigner les vérités et valeurs de l'Évangile de manière crédible. En cela, nous pouvons nous soutenir et nous encourager réciproquement, surtout au niveau des paroisses et des communautés locales. En effet, l'âme de l'œcuménisme réside dans la «  conversion du cœur  » et dans la «  sainteté de vie, ensemble, avec les prières publiques et privées pour l'unité des chrétiens » (Unitatis redintegratio, 8). En priant les uns pour les autres et les uns avec les autres, nos différences seront assumées et surmontées dans la fidélité au Seigneur et à son Évangile. J'ai conscience que «  ce projet sacré, la réconciliation de tous les chrétiens dans l'unité d'une seule et unique Église du Christ, dépasse les forces et les capacités humaines » (Ibid., 24). Notre espoir réside dans la prière du Christ pour l'Église. Pénétrons alors plus profondément dans cette prière, de manière à ce que nos efforts soient toujours soutenus et guidés par la grâce de Dieu. Traduction de Zenit News de Catholique.org Le pape reçoit les vieux-catholiques de l'Union d'Utrechthttp://news.catholique.org/53991-le-pape-recoit-les-vieux-catholiques-de-l 2014-10-31T00:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François a reçu une délégation des évêques vieux-catholiques de l'Union d'Utrecht hier, 30 octobre 2014, au Vatican. Une première historique, depuis la rupture de l'Église vieille-catholique avec Rome en 1724. L'Église vieille-catholique s'est constituée en «  Union d'Utrecht  » en 1889, lorsque d'autres communautés l'ont rejointe, refusant le dogme de l'infaillibilité pontificale proclamé par le Concile Vatican I (1870). Le pape a salué le travail de la Commission internationale de dialogue entre catholiques et vieux-catholiques qui a permis «  de construire des ponts de compréhension mutuelle  ». Mais il a déploré «  de nouveaux désaccords  » apparus au fil des années  : «  Les questions ecclésiologiques et théologiques qui ont entouré notre séparation sont maintenant plus difficiles à surmonter à cause de notre distance croissante sur des sujets liés au ministère et au discernement éthique.  » Il a encouragé à «  persévérer dans un dialogue théologique et à continuer à marcher ensemble, à prier ensemble et à travailler ensemble dans un esprit de conversion plus profonde à tout ce que le Christ veut pour son Église  » Le pape a décrit les étapes du chemin vers l'unité, qui «  commence par une transformation du cœur, par une conversion intérieure  »  : «  c'est un voyage spirituel qui va de la rencontre à l'amitié, de l'amitié à la fraternité, de la fraternité à la communion  ». Il a aussi évoqué l'Europe, dévoilant l'esprit de son prochain voyage au Parlement européen et au Conseil de l'Europe le 25 novembre  : «  au cœur de l'Europe, si confuse sur son identité et sur sa vocation... il y a une soif de Dieu. Il y a un profond désir de redécouvrir le sens de la vie. Et il y a un besoin urgent de témoigner des vérités et valeurs de l'Évangile de manière crédible  ». «  Catholiques et vieux-catholiques peuvent collaborer, en tentant de répondre à la profonde crise spirituelle qui frappe les individus et la société  », a estimé le pape  : «  nous pouvons nous soutenir et nous encourager réciproquement, surtout au niveau des paroisses et des communautés locales  ». News de Catholique.org La réalité visible de l'Eglise, c'est tous ceux qui font le bien au nom de Jésushttp://news.catholique.org/53977-la-realite-visible-de-l-eglise-c-est-tous 2014-10-30T11:17:01Z text/html fr Catholique.org La «  réalité visible  » de l'Église, ce n'est pas uniquement «  le pape, les évêques, les prêtres, les personnes consacrées  », ce sont «  les frères et sœurs baptisés qui, dans le monde, croient, espèrent et aiment  », souligne le pape François lors de l'audience générale du 29 octobre 2014  : «  tous ceux qui suivent le Seigneur Jésus et qui, en son nom, se font proches des plus petits et des souffrants  ». Le pape a prononcé mercredi matin sa douzième catéchèse consacrée à l'Église : après « l'initiative de Dieu », « l'appartenance » des chrétiens à l'Église, l'Église «  Nouvelle Alliance et nouveau peuple  », l'Église « une et sainte », «  la maternité de l'Église  », «  l'Église éducatrice à la miséricorde  » et l'Église «  catholique et apostolique  », «  les charismes  » et «  les divisions entre chrétiens  », «  l'espérance de l'Église  », «  l'Église Corps du Christ  », le pape a médité sur «  la réalité visible de l'Église  ». Pour le pape, «  la réalité visible de l'Église n'est pas mesurable, elle est impossible à connaître dans toute sa plénitude : comment connaître tout le bien qui y est fait ? Tant d'œuvres d'amour, tant de fidélité au sein des familles, tant de travail pour éduquer les enfants, pour transmettre la foi, tant de souffrance chez les malades qui offrent leurs souffrances au Seigneur…  » «  C'est impossible à mesurer  »  : «  la réalité visible de l'Église échappe à notre contrôle, va bien au-delà de nos efforts, c'est une réalité mystérieuse parce qu'elle vient de Dieu  ». A.K. Catéchèse du 29 octobre 2014 Chers frères et sœurs, bonjour, Dans les catéchèses précédentes nous avons eu l'occasion de mettre l'accent sur la nature spirituelle de l'Église : le corps du Christ édifié dans l'Esprit Saint. Mais, quand nous faisons référence à l'Église, nous pensons aussitôt à nos communautés, à nos paroisses, nos diocèses, aux structures où nous avons l'habitude de nous réunir et, bien entendu, à l'institution et aux personnes qui en ont les rênes, qui la gouvernent. Ceci est la réalité visible de l'Église. Demandons-nous alors  : s'agit-il de deux choses différentes ou d'une unique Église ? Et, s'il s'agit toujours d'une unique Église, comment comprendre le lien qui unit ses deux réalités visible et spirituelle ? 1. Tout d'abord, quand nous parlons de «  réalité visible  » de l'Église, nous ne devons pas penser uniquement au pape, aux évêques, aux prêtres, aux religieuses et à toutes les personnes consacrées. La réalité visible de l'Église est formée de tant de frères et sœurs baptisés qui, dans le monde, croient, espèrent et aiment. Or tant de fois nous entendons dire : «  Mais l'Église ne fait pas ci, l'Église ne fait pas ça…  » – «  Mais dis-moi, qui est l'Église ?  » – «   Ce sont les prêtres, les évêques le pape…  » – L'Église c'est nous tous  ! L'Église, l'Église de Jésus, c'est tous les baptisés  ! Elle est formée de tous ceux qui suivent le Seigneur Jésus et qui, en son nom, se font proches des plus petits et des souffrants, en essayant de leur offrir un peu de soulagement, de réconfort et de paix. L'Église c'est tous ceux qui font ce que le Seigneur nous a ordonné. Nous comprenons alors que la réalité visible de l'Église n'est pas mesurable, qu'elle est impossible à connaître dans toute sa plénitude : comment connaître tout le bien qui y est fait ? Tant d'œuvres d'amour, tant de fidélité au sein des familles, tant de travail pour éduquer les enfants, pour transmettre la foi, tant de souffrance chez les malades qui offrent leurs souffrances au Seigneur… Mais c'est impossible à mesurer, c'est si grand ! Comment connaître toutes les merveilles que le Christ, à travers nous, réussit à opérer dans le cœur et dans la vie de chaque personne ? Voyez-vous, même la réalité visible de l'Église échappe à notre contrôle, va bien au-delà de nos efforts, c'est une réalité mystérieuse parce qu'elle vient de Dieu. 2. Pour comprendre le rapport, dans l'Église, entre sa réalité visible et sa réalité spirituelle, il n'y a pas d'autre voie que de regarder le Christ, dont l'Église constitue le corps et dont elle naît, dans un geste d'amour infini. En effet, en vertu du mystère de l'Incarnation, nous reconnaissons en Jésus Christ deux natures, une nature humaine et une nature divine, réunies en une seule et même personne de manière admirable et indissoluble. Cela vaut aussi pour l'Église. Et comme pour le Christ, où la nature humaine s'inscrit pleinement dans la nature divine et se met à son service en fonction de l'accomplissement du salut, il en va de même pour la réalité visible de l'Église vis-à-vis de sa nature spirituelle. Ainsi, l'Église aussi représente un mystère, où ce qui ne se voit pas est plus important que ce qui se voit, et que seuls des yeux de foi sont capables de reconnaître (cf. Const. dogm. sur l'Église Lumen gentium, 8). 3. Mais dans le cas de l'Église, nous devons nous demander : comment la réalité de l'Église peut-elle se mettre au service de sa réalité spirituelle ? Encore une fois, nous pouvons le comprendre en regardant le Christ, dont l'Église est le corps et qui est donc son modèle. Il est un modèle pour tous les chrétiens, notre modèle à tous. Quand on regarde le Christ on ne se trompe pas. Dans l'Évangile de Luc on raconte que Jésus, de retour à Nazareth, où il avait grandi, entra dans la synagogue et lut un passage du livre d'Isaïe où il est écrit  : «  L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur » (4,18-19). Voilà comment le Christ s'est servi de son humanité – car c'était encore un homme – pour annoncer et réaliser le projet divin de rédemption et de salut – parce qu'il était Dieu. Il doit donc en être ainsi pour l'Église. Par sa réalité visible, à travers tout ce qui se voit, les sacrements et le témoignage de tous les chrétiens que nous sommes, l'Église est appelée chaque jour à être proche de tout homme – à commencer par celui qui est pauvre, qui souffre ou est marginalisé – de manière à ce qu'il sente toujours sur lui le regard compatissant et miséricordieux de Jésus. Chers frères et sœurs, comme Église, nous faisons souvent l'expérience de notre fragilité et de nos limites. Nous en avons tous. Nous sommes tous des pécheurs. Aucun d'entre nous ne peut dire  : «  je ne suis pas un pécheur  ». Que celui qui d'entre nous qui sent qu'il n'est pas pécheur, lève la main. Nous sommes tous pécheurs. Et il est juste que cette fragilité, ces limites, tous nos péchés, provoquent en nous de profonds regrets, surtout quand nous donnons le mauvais exemple et nous rendons compte que nous sommes en train de faire scandale. Combien de fois avons-nous entendu dire dans le quartier : «  Cette personne va toujours à l'Église mais dit du mal de tout le monde…  ». Cela n'est pas chrétien, c'est donner le mauvais exemple  : c'est un péché  : «  Et, si c'est cela être chrétien ou chrétienne alors je me fais athée  ». Notre témoignage consiste à faire comprendre ce que signifie être «  chrétien  ». Demandons à ne pas être celui par qui le scandale arrive. Demandons le don de la foi, afin de pouvoir comprendre comment, malgré nos limites et notre pauvreté, le Seigneur a fait de nous des instruments de grâce et le «  signe  » visible de son amour pour toute l'humanité. Oui nous pouvons devenir motif de scandale, mais nous pouvons aussi devenir motif de témoignage, en disant par notre vie ce que Jésus veut de nous. Traduction de Zenit News de Catholique.org