Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Fri, 24 Oct 2014 06:17:02 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ Pastorale de la santé : la personne autiste et ceux qui partagent sa souffrancehttp://news.catholique.org/53911-pastorale-de-la-sante-la-personne-autiste-et 2014-10-24T04:17:02Z text/html fr Catholique.org Pour la première fois la réalité complexe de l'autisme sera évoquée par le pape François, avec cette dimension internationale, en novembre prochain. Fortifier l'espérance des personnes atteintes de troubles de l'autisme, leurs familles et tous ceux qui s'occupent d'eux : c'est l'objectif de la XXIXe Conférence internationale du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé organisée du 20 au 22 novembre au Vatican. Le programme est disponible sur le site du dicastère. "La personne souffrant de troubles de l'autistime : susciter l'espérance" : c'est le thème de la rencontre qui rassemblera à Rome de grands experts de l'autisme des cinq continents. Mgr Zygmunt Zimowski, président du dicastère organisateur, a explique que ce congrès est organisée "dans le but de toujours mieux faire face aux défis de l'autisme", au niveau de l'Eglise, de la société, des gouvernements. Le congrès devra fournir les résultats avancés dans le domaine de la recherche, du diagnostic et du traitement de l'autisme mais aussi pour un plus large soutien de ceux qui souffrent des troubles du spectre autistique et de qui prend soin d'eux. Mgr Zimowski explique encore les défis : il s'agit d'une "réalité substantielle et composite", et le congrès veut susciter "la confiance mutuelle au nom d'une éthique de la solidarité". Pour accompagner la réflexion, différents articles : Tazenda, Arisa, le maestro Joseph Barbera et le maestro Giulio Rapetti-Mogul. La messe d'ouverture aura lieu dans la Basilique Saint-Pierre à 7h30 le 20 novembre, et elle sera présidée par le cardinal George Pell, préfet du secrétariat pour l'économie News de Catholique.org Le ministère de l'évêque de Rome au service de la communion et de l'unité de l'Églisehttp://news.catholique.org/53910-le-ministere-de-l-eveque-de-rome-au-service 2014-10-24T03:17:02Z text/html fr Catholique.org "Je voudrais vous demander de prier aussi pour moi afin que (...) je puisse exercer mon ministère d'évêque de Rome au service de la communion et de l'unité de l'Église, en suivant en tout la volonté du Seigneur", déclare le pape François. Le pape François a reçu en audience une délégation de la fondation «  Orientale Lumen  » venue des États-Unis pour participer au pèlerinage œcuménique guidé par le métropolite du Patriarcat oecuménique de Constantinople en Grande-Bretagne, Kallistos de Diokleia, ce vendredi 24 octobre, à 11h45, dans la Salle des papes du palais apostolique du Vatican. Voici notre traduction intégrale de l'allocution du pape François, prnoncée en italien. A.B. Discours du pape François Chers frères dans le Christ, Je salue avec affection tous les participants au pèlerinage œcuménique organisé par la fondation «  Orientale Lumen  » et guidé par le métropolite Kallistos de Diokleia, que je remercie pour les paroles qu'il m'a adressées. Ces jours-ci, vous faites étape ici, à Rome. Merci pour votre présence. Tout pèlerinage chrétien est non seulement un itinéraire géographique mais surtout l'occasion d'un chemin de renouveau intérieur pour aller toujours plus vers le Christ Seigneur, «  qui est à l'origine et au terme de la foi  » (Hé 12,2). Ces dimensions sont absolument essentielles pour avancer aussi sur la route qui mène à la réconciliation et à la pleine communion entre tous les croyants dans le Christ. Il n'existe pas de véritable dialogue œcuménique sans disponibilité à un renouveau intérieur et à la recherche d'une plus grande fidélité au Christ et à sa volonté. Je suis heureux d'apprendre qu'au cours de votre pèlerinage, vous avez choisi de faire mémoire des papes Jean XXIII et Jean-Paul II qui ont été canonisés en avril dernier. Ce choix souligne leur grande contribution au développement de rapports toujours plus étroits entre l'Église catholique et les Églises orthodoxes. L'exemple de ces deux saints est certainement éclairant pour nous tous, parce qu'ils ont toujours témoigné d'une passion ardente pour l'unité des chrétiens, jaillie de l'écoute docile de la volonté du Seigneur qui, à la dernière Cène, a prié le Père afin que ses disciples «  soient un  » (Jn 17,21). En ce moment, je désire simplement rappeler, parmi tout ce que l'on pourrait évoquer, que saint Jean XXIII, au moment où il a annoncé la convocation du concile Vatican II, a précisément indiqué parmi ses finalités l'unité des chrétiens, et que saint Jean-Paul II a donné une impulsion remarquable à l'engagement œcuménique de l'Église catholique par sa Lettre encyclique «  Ut unum sint  ». Au cours de votre pèlerinage à Rome, chers frères, je voudrais vous demander de prier aussi pour moi afin que, par l'intercession de ces deux saints, mes prédécesseurs, je puisse exercer mon ministère d'évêque de Rome au service de la communion et de l'unité de l'Église, en suivant en tout la volonté du Seigneur. Dans les prochains jours, votre pèlerinage fera étape au Phanar où vous rencontrerez le patriarche œcuménique, Sa Sainteté Bartholomaios Ier. Je vous prie de lui transmettre mes salutations cordiales et fraternelles ainsi que l'assurance de mon affection et de mon estime. Comme vous le savez, je me prépare, moi aussi, à me rendre en visite au patriarcat œcuménique en novembre prochain, à l'occasion de la fête de l'apôtre saint André et en réponse à l'aimable invitation du patriarche Bartholomaios Ier. La visite de l'évêque de Rome au patriarcat œcuménique et la nouvelle rencontre entre le patriarche Bartholomaios et ma personne seront des signes du lien profond qui unit les sièges de Rome et de Constantinople, et du désir de surmonter, dans l'amour et la vérité, les obstacles qui nous séparent encore. Je vous souhaite une bonne poursuite de votre pèlerinage, avec d'abondants dons spirituels, et je vous demande, s'il vous plaît, de prier pour moi. De tout cœur, je vous donne ma bénédiction. Traduction de Zenit, Constance Roques  News de Catholique.org Respect de la vie et paix au congrès de la Fondation Ratzingerhttp://news.catholique.org/53909-respect-de-la-vie-et-paix-au-congres-de-la 2014-10-24T01:17:04Z text/html fr Catholique.org Un millier de personnes du monde entier sont actuellement réunies à Medellin, en Colombie, pour le congrès international "Respect de la vie, chemin pour la paix  » organisé les 23 et 24 octobre 2014 à l'Université pontificale bolivarienne, par la Fondation vaticane Joseph Ratzinger – Benoît XVI. Les participants viennent de Colombie, mais aussi d'autres pays d'Amérique Latine (Argentine, Brésil, Chili, Equateur, Costa Rica, Salvador, Guatemala, Haïti, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République Dominicaine et Venezuela), ou encore de Belgique, France, Italie, Pays-Bas, Espagne et Inde. Lien entre paix et respect de la vie Dans un message adressé au président de la Fondation, Mgr Giuseppe Antonio Scotti, par l'intermédiaire du cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin, le pape François salue les participants. Il souhaite qu'«  à la lumière du magistère de l'Église, ils réfléchissent au lien étroit qui unit la paix et le respect de la vie humaine, afin que l'aspiration à la paix, partagée par tous les hommes de bonne volonté, soit chaque jour plus enracinée dans les cœurs  ». «  Dans un monde globalisé qui ne cesse de nous rapprocher mais sans faire de nous de vrais frères, favorisant plutôt la rivalité et l'affrontement, le pape vous invite à promouvoir la culture de la rencontre  », peut-on lire dans la lettre. «  L'engagement pour le bien commun commence par le respect de la dignité de la personne, base de la coexistence humaine et du développement solidaire de tous les peuples », ajoute le message qui se conclut par une invocation à la «  protection maternelle de Notre-Dame de Chiquinquirá, patronne de Colombie  ». Message du pape émérite Benoît XVI Le pape émérite Benoît XVI a lui aussi envoyé un message, se réjouissant du thème «  d'une très grande actualité  »  : «  l'engagement pour la paix - si fondamental dans un monde déchiré par la violence - commence par le respect inconditionnel de la vie de l'homme, créé à l'image de Dieu et donc doté d'une dignité absolue », écrit-il. Il rappelle que « la foi en Dieu le Créateur est le fondement essentiel de la dignité humaine... La paix et le respect de la vie sont deux thèmes liés à cette foi en Dieu le Créateur, une vraie garantie pour notre dignité ». A l'ouverture du congrès, Mgr Scotti a rappelé que «  Paul VI – béatifié le 19 octobre – vint à Bogota en 1968 et qu'il y inaugura la deuxième conférence générale de l'épiscopat latino-américain qui se tint ensuite à Medellín  ». La paix souhaitée par Paul VI «  C'est à Medellín que l'Église latino-américaine s'appropria le concile Vatican II qui s'était achevé trois ans auparavant, en 1965  », a-t-il ajouté  : « Paul VI, en inaugurant l'assemblée des évêques, a souhaité "la paix"  : "Réitérons notre vœu de paix  ; pour une vraie paix, qui naisse de cœurs croyants et fraternels ; paix entre les classes sociales dans la justice et dans la collaboration  ; paix entre les peuples dans la célébration d'un humanisme éclairé par l'Évangile  ; paix de l'Amérique Latine  ; votre paix." » «  La paix, route de l'avenir. Un chemin qui intéresse non seulement l'Église mais toute la société, le monde entier  », a conclu Mgr Scotti. Au cours des travaux, sont intervenus l'archevêque de Medellín Mgr Ricardo Tobón Restrepo, Mgr Jean-Louis Bruguès, op, archiviste bibliothécaire de la sainte Église Romaine, M. Humberto de la Calle Lombana, chef de la délégation gouvernementale pour le dialogue de paix, Mgr Luis Romera Oñate, président de la conférence des Recteurs des universités pontificales de Rome et Mgr Ettore Balestrero, nonce apostolique en Colombie. Deux tables à thème étaient au programme  : «  Lectures socio-économiques du chemin pour la paix et du respect pour la vie  » et « l'homme, une lecture anthropologique ratzingerienne  ». Il s'agit du quatrième congrès de la Fondation Ratzinger, après Bydgoszcz en Pologne (2011), Rio de Janeiro au Brésil (2012) et Rome (2013). Avec une traduction de Zenit News de Catholique.org Prudence et dignité humaine, repères pour la justicehttp://news.catholique.org/53908-prudence-et-dignite-humaine-reperes-pour-la 2014-10-24T01:17:02Z text/html fr Catholique.org « La prudence dans l'application de la peine doit être le principe qui gouverne les systèmes pénaux », déclare le pape François qui demande que le respect de la dignité humaine soit « le critère d'orientation  » pour la répression des conduites répréhensibles. Le pape a reçu en audience une délégation de l'Association internationale de droit pénal, hier, 23 octobre 2014, saluant dans leur mission « un domaine privilegié d'animation évangélique dans le monde ». Il a donné des éléments de discernement pour la tâche des juristes aujourd'hui, qui avec « tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté » sont appelés « à lutter non seulement pour l'abolition de la peine de mort, qu'elle soit légale ou illégale, et sous toutes ses formes, mais aussi pour améliorer les conditions carcérales, dans le respect de la dignité des personnes ». « La prudence dans l'application de la peine doit être le principe qui gouverne les systèmes pénaux », a-t-il déclaré : « Le respect de la dignité humaine doit non seulement oeuvrer comme limite à l'arbitraire de l'État, mais aussi comme critère d'orientation pour la répression des conduites qui attaquent la dignité et l'intégrité de la personne humaine. » Le pape s'est d'abord longuement arrêté sur la peine de mort, rappelant que « les arguments contraires sont nombreux et bien connus », comme « la possibilité de l'existence d'une erreur judiciaire et l'usage qu'en font les régimes totalitaires et dictatoriaux ». Mais il a dénoncé aussi « les peines de mort cachées », comme la condamnation à perpétuité, et « les peines de mort illégales », comme « les fameuses exécutions extrajudiciaires ou extralégales » commises par certains États et par leurs agents. Ces exécutions « que l'on fait souvent passer pour des affrontements avec des délinquants ou que l'on présente comme des conséquences non désirées d'un usage raisonnable, nécessaire et proportionnel de la force pour faire appliquer la loi », ne sont autres que « d'authentiques crimes ». Ainsi, malgré les lois actuelles, « la peine de mort, illégalement et à différents degrés, est appliquée sur toute la planète », a fait observer le pape. Il a évoqué également les conditions carcérales : « les conditions de détention déplorables », sont le résultat « de déficiences du système pénal », ou d'une « carence d'infrastructures et de planification », mais aussi « de l'exercice arbitraire et sans pitié du pouvoir sur des personnes privées de leur liberté ». Le pape s'est opposé à « la détention préventive » qui représente « une autre forme contemporaine de peine illicite occulte », et aux détentions sans condamnation qui dans certains pays représentent 50% de l'ensemble des détentions. Ce problème, a-t-il mis en garde, « doit être affronté avec la prudence nécessaire, dans la mesure où l'on risque de créer un autre problème aussi grave que le premier sinon pire : celui des personnes condamnées sans respect des règles du procès ». Le pape a dénoncé par ailleurs les diverses formes de torture, « non seulement dans des centres clandestins de détention ou dans des camps de concentration modernes, mais aussi dans des prisons, des institutions pour mineurs, des hôpitaux psychiatriques, des commissariats et d'autres centres et institutions de détention et de peine ». Parmi ces tortures : « la réclusion dans des prisons de très haute sécurité », où « le manque de stimulants sensoriels, l'impossibilité totale de communiquer et l'absence de contacts avec d'autres êtres humains, provoquent des souffrances psychiques et physiques comme la paranoïa, l'anxiété, la dépression et la perte de poids, et augmentent sensiblement la tendance au suicide ». Il a appelé à « un engagement ferme de la communauté internationale à reconnaître le primat de la dignité de la personne humaine par-dessus toute chose » pour stopper ces abus. Les enfants et les personnes âgées ou particulièrement vulnérables, demandent une application des sanctions adaptée, a précisé le pape : « Les États doivent s'abstenir de punir pénalement les enfants qui n'ont pas encore terminé leur développement vers la maturité » et favoriser « des politiques d'inclusion et des pratiques orientées à faire grandir en eux le respect pour la vie et les droits des autres ». « Les personnes âgées, quant à elles, peuvent, à partir de leurs erreurs, donner des enseignements au reste de la société. On n'apprend pas uniquement des vertus des saints, mais aussi des manques et des erreurs des pécheurs et, parmi eux, de ceux qui, quelle qu'en soit la raison, sont tombés et ont commis des délits », a-t-il ajouté. En outre, a souligné le pape, « des raisons humanitaires imposent que des traitements particuliers soient réservés aux adultes désormais avancés en âge, ou souffrant d'infirmités graves, ou qui sont en stade terminal, aux femmes enceintes, aux personnes handicapées... ». Enfin, le pape a abordé les formes de criminalité pratiquées « avec la complicité, active ou par omission, des autorités publiques », telles la traite des personnes, qui profite du milliard d'êtres humains qui vivent dans une extrême pauvreté, ou la corruption. Cette dernière plaie est encouragée par « la connivence de responsables publics » et par des traités internationaux plus orientés « à protéger les intérêts des marchés économiques et financiers » que les citoyens, a-t-il ajouté. Dans tous ces cas, a fait observer le pape, « la sanction pénale est sélective » : elle « attrape seulement les petits poissons et laisse les gros libres dans la mer », dans l'impunité. Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Belgique : une plate-forme pour la vie spirituelle des jeuneshttp://news.catholique.org/53907-belgique-une-plate-forme-pour-la-vie 2014-10-23T23:17:06Z text/html fr Catholique.org La Liaison de la Pastorale des Jeunes (LPJ) de Belgique lance la plate-forme «  Woggle & Spirit  » (www.wogglespirit.be) pour offrir aux jeunes un lieu d'interactions, de rencontres et d'échanges au service de l'animation spirituelle. Woggle & Spirit souhaite encourager les mouvements de jeunesse belges, où les jeunes «  vivent une expérience extraordinaire : un très grand engagement au service de leurs contemporains, un désir de se donner à fond et de servir  », explique Claire Jonard, coordinatrice de la LPJ, aux lecteurs de Zenit. Zenit - Que signifie "Woggle et Spirit" ? Claire Jonard - Le terme anglais «  Woggle  » désigne le nœud de foulard typique des mouvements de jeunesse. Il n'est pas indispensable pour nouer le foulard, mais il lui apporte pourtant un élément en plus ! Tout comme l'animation spirituelle, les célébrations et la foi vécue et partagée peuvent « habiller » la vie des jeunes dans les divers mouvements. «  Spirit  » fait évidemment le lien avec l'invitation à la rencontre avec Jésus-Christ, à l'animation de la foi et à l'accompagnement de la vie spirituelle des jeunes qui le désirent. - A quoi le site servira-t-il ? Le site est la vitrine de la plate-forme, c'est un lieu de ressource pour des animations destinées aux jeunes en mouvement de jeunesse mais il se veut aussi un lieu d'échange entre les différents groupes. Que des jeunes qui vivent de beaux temps dans la vie de leur mouvement, dans l'animation spirituelle, puissent « échanger leur bonne pratique » et donner le goût ou des idées à d'autres. La plate forme est plus qu'un site web, elle se veut lieu d'échange et propose des formations, de l'aide et de l'accompagnement pour tous ceux qui le demanderont. - Par qui ce projet est-il géré ? C'est avec des jeunes, les pastorales des jeunes et le soutien de la conférence épiscopale que cette initiative de proposition de la foi est née. Une petite équipe de jeunes chrétiens bénévoles et une salariée, tous anciens animateurs dans un mouvement ou l'autre animent le site web et les activités de la plate-forme. - Pourquoi rassembler les divers mouvements de jeunes sur une seule interface ? L'initiative est venue de jeunes et de l'Église au service des mouvements de jeunesse et particulièrement des animateurs dans les mouvements. En Belgique, on compte au moins 100.000 jeunes en mouvement de jeunesse, qui vivent une expérience extraordinaire : un très grand engagement au service de leurs contemporains, parfois plus fragilisés, un désir de se donner à fond et de servir, une pédagogie par l'expérience, la responsabilité et le jeu, des temps gratuits à l'écoute de la nature et la création. Il nous est apparu important de le souligner, le dire bien fort, l'encourager, l'accompagner. Sur le terrain nous nous rendons compte que les jeunes se posent les mêmes questions par rapport à la foi, à l'Église et à la vie de chrétien, et que souvent les aumôniers ou les staffs qui accompagnent les groupes sont présents à des jeunes appartenant à différentes fédérations. Il nous est apparu très important de nous adresser à tous et de ne pas offrir un outil pastoral seulement à certains mouvements, tout en respectant de manière très rigoureuse les différentes pédagogies. Les jeunes en mouvement vivent tous l'Évangile en acte (bien souvent sans le savoir) et la joie de l'Évangile est pour tous. - Quelle est la réaction des jeunes face à cette initiative  ? Elle est très positive. Ils se sentent rejoints sur un terrain où ils ne savent pas toujours comment faire ou quels outils utiliser. La plate-forme encourage ceux qui sont très demandeurs et ne se sentent pas toujours soutenus dans leur désir de vivre un temps où l'on parle, on vit, on partage Dieu et elle soutient ceux qui ne sont pas contre mais ne se sentent pas à l'aise ou démunis. - L'Église de Belgique est donc très investie sur les réseaux sociaux ? La place des réseaux sociaux est une question qui nous interpelle toujours plus. Selon les générations et les services, des prises de conscience se font de plus en plus grandes : ces lieux de réseaux sont des lieux de relations où s'expriment des désirs de communion, d'échange et de rencontre. Comme les missionnaires qui utilisent la langue du pays où ils sont envoyés comme moyen pour entrer en relation, les acteurs pastoraux prennent de plus en plus conscience qu'il faut vivre au milieu du pays de mission « réseau social » et y découvrir, apprivoiser et proposer Dieu à travers les expériences humaines partagées. En pastorale des jeunes en particulier, si nous désirons vivre avec les jeunes, nous devons être sur les réseaux sociaux et inviter les jeunes chrétiens à y être présents comme chrétiens. Pour Woggle&Spirit, c'était une évidence d'être sur les réseaux, avec un site web interactif et adaptable aux technologies actuelles. Propos recueillis par Anne Kurian News de Catholique.org Programme du pape François en novembre 2014http://news.catholique.org/53918-programme-du-pape-francois-en-novembre-2014 2014-10-23T23:17:05Z text/html fr Catholique.org A la Toussaint, l'évêque de Rome ira célébrer la messe au cimetière romain du Verano. Voici en effet le programme, publié par le Saint-Siège, des activités publiques et cérémonies que présidera le pape en novembre 2014. Samedi 1ernovembre : cimetière municipal du Verano  : 16h, messe pour les défunts en la Solennité de Toussaint. Dimanche 2 novembre : grottes vaticanes (crypte), 18 h, prière sur les tombes des papes. Lundi 3 novembre : basilique vaticane à 11 h 30, messe en suffrage des Cardinaux et Evêques décédés ces douze derniers mois. Dimanche 23 : Place Saint-Pierre, 10 h 30, messe de canonisation de six bienheureux en la Solennité du Christ Roi. Mardi 25 : déplacement à Strasbourg, visite au Parlement européen et au Conseil de l'Europe. Vendredi 28, samedi 29 et dimanche 30 novembre : Voyage apostolique en Turquie. News de Catholique.org "Si je t'oublie, Jérusalem", par le card. Etchegarayhttp://news.catholique.org/53906-si-je-t-oublie-jerusalem-par-le-card 2014-10-23T23:17:04Z text/html fr Catholique.org « Nous devons prouver que nous sommes capables de sanctifier Jérusalem par la paix dans ses murs et de l'ouvrir »  : dans une méditation spirituelle, le cardinal Etchegaray lance un "cri" pour la paix, pour que l'Occident n'oublie pas «  Jérusalem  ». Le cardinal français Roger Etchegaray, 92 ans, vice-doyen du collège des cardinaux, est intervenu devant le pape François et les cardinaux réunis en consistoire, lundi 20 octobre, sur la situation des chrétiens d'Orient et l'aide à leur apporter. Cardinal des missions délicates pendant le pontificat de Jean-Paul II – en Chine ou au Proche Orient -, il a notamment été son envoyé spécial en Irak, dans une tentative d'empêcher l'offensive américaine de 2003. Voici le texte intégral de son discours, publié par Radio Vatican :  A.B. « Si je t'oublie, Jérusalem » ... (Ps 137,6) Père François, Frères et Sœurs, Je n'ai qu'un cri à vous lancer, ce cri c'est le mien ! Il vient, avec quelque saveur pimentée, se faufiler parmi les échos d'un Synode dont la vigueur a ravi un vieux cardinal. Mon cri partage l'analyse du cardinal Parolin sur le Moyen-Orient qui a un besoin dramatique et urgent de définir son propre avenir. Dans le puzzle des conflits, le meilleur stratège a du mal à se retrouver. Jérusalem, c'est la terre résumant la vocation et le destin de l'humanité, Jérusalem, la terre trois fois sainte, à des titres divers, pour les fils d'Abraham, juifs, chrétiens et musulmans. Comprendre Jérusalem, c'est prendre en mains la clef d'interprétation de toute l'histoire de Dieu parmi les hommes. D'elle, chacun de nous peut dire, avec le psalmiste : « Voilà ma mère, en toi tout homme est né »  (Ps. 87). Mais quelle distance, culturelle encore plus que géographique entre Occident et Orient ! À Jérusalem, les forces en faveur de la paix sont plus pressantes que partout ailleurs parce que nourries d'une vision messianique décrite par Isaïe. Tout chercheur de paix doit être un prophète, un pionnier lucide et intrépide qui va jusqu'au bout d'une marche tortueuse vers la paix. A Jérusalem, la responsabilité des Églises est plus grande que partout ailleurs, parce qu'illuminés par la mémoire glorieuse du Christ qui, en mourant sur la croix, comme dit Saint Paul, a détruit le mur de la haine et a créé dans sa propre chair, à partir des frères ennemis, un seul homme tout neuf (Ep 2,11-17). A chaque pèlerinage, j'ai célébré la messe dans le sanctuaire du « Dominus flevit »  face à la cité avec ses remparts, comme Jésus l'a contemplée si souvent depuis le mont des Oliviers au point de verser des larmes par amour pour ses habitants. Ah, ces larmes : « Jérusalem, Jérusalem, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble ses poussins » (Mt 23,37-40). Maintenant j'ai devant moi une ville encore plus complexe qu'il y a deux mille ans avec les trois familles issues de notre père commun. Toutes peuvent se réclamer de Jérusalem, mais aucune ne peut la réclamer en excluant les autres. Elle n'est pas un lieu qu'on possède, mais un lieu qui nous possède ; elle est une cité où chacun doit se dévêtir de ses allégeances humaines pour être tout entier à la seule allégeance qui compte, celle de Dieu. Ce drame du Proche-Orient ne peut avoir d'autre issue que spirituelle. Faire le compte des violences réciproques serait vain. Nous devons dépasser les solidarités opposées qui parfois nous divisent jusqu'à la haine. Après 66 ans de tâtonnements et de malentendus, il est grand temps qu'Israéliens et Palestiniens se reconnaissent pleinement et s'acheminent vers une paix dont Jérusalem porte le nom. Abraham, qui fonde notre commune lignée religieuse, risque parfois d'estomper ce qui nous distingue les uns des autres dans l'adoration d'un Dieu unique. Cette convivance à Jérusalem, plus difficile que celle qui fait vivre diverses générations sous un seul toit, exige d'abord la paix à l'intérieur même de chacune des trois familles. Nous devons prouver que nous sommes capables de sanctifier Jérusalem par la paix dans ses murs et de l'ouvrir. Père François, comme le Bienheureux Paul VI, vous avez osé regarder le monde en lui-même, non plus seulement à partir de l'Église, mais comme le monde se voit lui-même, avec ses audaces, ses risques et ses chances. Qu'on relise son discours tout frémissant à la clôture du Concile : « Je ferme les yeux sur cette terre des hommes, douloureuse, dramatique et magnifique ». Tout Paul VI est dans cette phrase qui figure à la fin de son testament. † Card. Roger ETCHEGARAY Rome, le 20 octobre 2014 News de Catholique.org L'Amour ordonne d'aimer, par Mgr Follohttp://news.catholique.org/53917-l-amour-ordonne-d-aimer-par-mgr-follo 2014-10-23T23:17:03Z text/html fr Catholique.org Rite Romain – XXX Dimanche  du Temps Ordinaire -  Année A – 26 octobre 2014 Ex 22,21-27 ; Ps 17 ; 1Ts 1,5-10 ; Mt 22,34-40                 1) L'Amour total.             Jésus a été parmi les hommes et Lui, l'Emmanuel, Il y est resté parce qu'il nous aime. Pour se rendre compte de cet amour et en vivre nous devons avant tout être des hommes simples. Les simples, comme les enfants, sentent «   d'instinct  » qui les aime, ils croient en lui, et sont heureux quand il arrive – leur visage aussi se met à briller – et il devient triste quand il repart. Ces gens simples, ces pauvres, écoutent le Christ parce qu'ils comprennent qu'il est venu spécialement pour eux, pour leur annoncer la bonne et heureuse nouvelle de l'Amour de Dieu. Personne n'avait parlé d'eux comme Lui. Personne ne leur avait montré autant d'amour.             Quand Jésus avait fini de parler ils remarquaient que les anciens, les pharisiens, les hommes qui savaient lire et gagner, secouaient la tête dans un geste de mauvais augure, et se levaient en faisant la moue, se jetant entre eux des regards entendus – moqueurs ou scandalisés -, bredouillant une prudente désapprobation.             Mais personne ne riait, par peur des petits : les pauvres, les bergers, les paysans, les jardiniers, les menuisiers, les pêcheurs, les lépreux, en somme les laissés-pour-compte. Ceux-ci ne pouvaient détacher leurs yeux de Jésus. Ils auraient voulu qu'il continue à parler. Car un soulagement de lumière venait (et vient) de ses paroles sages et aimantes.             Ces paroles d'amour Jésus les dit aussi pour ceux qui le questionnent, même si ces derniers le font pour le mettre à l'épreuve. Au docteur de la Loi qui Lui demande : «  Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement[1] ?  » Jésus donne une réponse simple et efficace, il cite deux verstes de la Torah qui renferment l'expérience d'Israël, nous rappelant que ce n'est qu'en aimant Dieu de toutes nos forces que nous serons capables d'aimer vraiment notre prochain, car nous l'aimerons comme Dieu nous aime. Le Christ réaffirme que tout le cœur, toute l'âme, tout l'esprit, sont attirés par l'amour éternel de Dieu, et Il nous dit aussi que des deux commandements, anciens et bien connus, le second est semblable au premier. Le prochain devient alors semblable à Dieu, sa voix et son cœur sont «  semblables  » à Dieu. Dieu ne réserve pas l'espace de notre cœur uniquement pour Lui-même. il l'amplifie et nous rend capables d'aimer notre prochain d'un amour plein : l'épouse, l'époux, les enfants, les amis, les frères et sœurs de la communauté.             Au docteur de la Loi Jésus répond en Docteur du cœur. Il sait que la créature a besoin de beaucoup d'amour pour bien vivre. Et Il offre son Evangile comme chemin à suivre pour avoir une vie pleine et heureuse. «  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.  » (Mt 22, 37). A trois reprises dans l'évangile de Matthieu, quatre dans celui de Marc qui ajoute «   de toute ta force  » (Mc 12, 30), Jésus répète que l'unique mesure de l'amour est aimer sans mesure… Si nous aimons Dieu sans demies mesures, notre cœur est capable d'aimer nos proches, nos amis, nous-mêmes. Dieu n'est pas jaloux, il ne vole pas les cœurs  : il les multiplie  : «  Totalité  » ne veut pas dire «  exclusivité  », donc :      Aimer Dieu             - de tout son cœur : Jésus ne parle pas du «   cœur  » dans le sens que nous donnerions aujourd'hui à ce mot. Il l'utilise dans un sens biblique, pour exprimer la profondeur de l'homme. «  Aimer Dieu de tout son cœur  » veut alors dire tourner tout son être et toutes ses actions vers Dieu, dans un élan d'amour.             - «  De toute son âme[2]  », qui veut dire la vie, notre «   espace intime  » habité par Dieu. «   L'amour  c'est l'aile que Dieu a donné à l'âme pour monter jusqu'à Lui  » (Michel-Ange Buonarroti). Ceux qui aiment avec l'âme voient mieux qu'avec les yeux et leur amour est pur.             - De tout son esprit, qui renferme la pensée et l'intelligence. L'amour rend intelligents, fait comprendre avant, fait aller plus en profondeur et plus loin.         - De toutes ses forces, qui veut dire l'ensemble de toutes les énergies. L'amour rend forts, capables d'affronter n'importe quel obstacle et n'importe quelle peine. 2) Deux caractéristiques du vrai amour : la reconnaissance et la gratuité.             Dans l'évangile de Mathieu, que la liturgie nous propose aujourd'hui, on retrouve Jésus aux prises avec les Pharisiens, qui vivaient dans la tentation de réduire la morale à une série de normes extérieures, ne se préoccupant que de l'apparence. La réponse du Messie est simple et efficace, il cite deux versets de la Loi de l'Ancien Testament, la Torah, qui renferment l'expérience d'Israël, nous rappelant que ce n'est qu'en aimant Dieu de toutes nos forces que nous serons capables d'aimer vraiment notre prochain, car nous l'aimerons comme Dieu nous aime.             Par où commencer pour aimer ? En nous laissant aimer par Lui, le Christ, qui entre, dilate, élargit les parois de ce petit vase qui est chacun de nous. Nous sommes des êtres aimés qui deviennent des êtres épris du Christ. La conséquence, comme on le voit chez les couples d'amoureux où l'un aime ce que l'autre aime, c'est que nous devons aimer ce que le Christ aime. Et pas seulement  : nous devons aimer comme Lui aime.             Donc nous devons vivre le Christ comme un idéal de vie. Et que veut dire que le Christ est un idéal de vie ? Que c'est un idéal dans notre façon de traiter les personnes, dans notre façon de vivre l'affection, de concevoir la vie, de regarder les choses et les personnes. Notre façon de vivre nos relations en famille, en paroisse, en communauté sur notre lieu de travail. Le Christ en tant qu'idéal de vie pose deux caractéristiques -  ce ne sont pas les seules mais aujourd'hui nous soulignons celles-ci –  : la gratitude et la gratuité.             Un cœur reconnaissant est toujours un cœur fidèle et la capacité d'être reconnaissants, de dire «   merci  » est signe – selon moi – d'une maturité chrétienne.             Il y a des moments dans la vie – je crois que ça vaut pour tout le monde – où l'on expérimente déjà ici-bas, sur terre, le ‘ paradis', la vraie grandeur et beauté de l'homme  : c'est quand on se sent aimé par quelqu'un (maman, papa, fiancé /e, épouse, époux). Une expérience d'amour, le vrai, celui du cœur, que je n'ai aucun doute de pouvoir comparer à un ‘avant-goût' de Paradis et de dire que la meilleure façon d'y goûter est de dire : «   Merci  », reconnaissant que nous ne nous faisons pas tout seul, que tout nous est donné. La gratitude déclenche alors en nous la gratuité  : tu aimes sans penser être aimé. Tu regardes l'Autre et vers l'autre comme la Vierge regarde le Christ  : non pas parce qu'il lui appartient mais parce qu'il existe.             Ceci est de la pureté absolue. Nous faisons humblement l'effort de nous imaginer dans cette pureté absolue. Une pureté de gratuité qui rend la vie incorruptible  : dans la gratuité la relation humaine n'est pas caduque, car avec le Christ, en Jésus Christ, on n'est pas ensemble par intérêt, par calcul, par avantage personnel, mais par foi et par amour.             Certes, l'amour de Dieu est le plus grand et le premier : le primat de Dieu est affirmé sans hésitation. L'amour de l'homme vient après. Mais en disant que le second est semblable au premier  », Jésus affirme le lien très étroit qui unit les deux commandements.             Certes, la mesure n'est pas la même : on aime Dieu «   de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit  ». On aime l'homme «   comme soi-même  ». La totalité n'appartient qu'au Seigneur : Lui seul doit être adoré. Mais l'appartenance au Seigneur ne saurait être sans amour pour l'homme. Il ne s'agit pas de deux amours parallèles, mais tout simplement côte à côte. Et il ne suffit pas non plus de dire que le second se fonde sur le premier. Beaucoup plus  : le second concrétise le premier.             Nous voyons un bon exemple de cette manière de vivre ces deux commandements chez les Vierges Consacrées dans le monde. Leur mode de vie et leur façon d'être partent de leur consécration à Dieu et de leur façon de toujours parler de Dieu, à travers surtout leur témoignage de vie. Ces femmes montrent que Dieu doit toujours être mis à la première place et que l'être humain est fait pour Dieu : voilà ce que l'on ne doit pas oublier, même là où la pauvreté et l'injustice sont grandes, là où la société tend à se construire sans Dieu et ceci toujours contre l'homme. Ces consacrées vivent leur vie comme une mission et, avec la grâce de Dieu, elles montrent qu'il est possible d'aimer de manière chaste, de pardonner complètement, de servir gratuitement et joyeusement. Chez elles le cœur a pris les commandes, mais ce cœur est le Cœur du Christ.(cf rituel de consécration des vierges, autre formule de bénédiction finale, annexe 7  : l'évêque prie  : «  Dieu a fait naître et grandir en vos cœurs le dessein de lui consacrer votre vie. Que sa grâce vous aide à répondre jour après jour aux exigences de votre vocation  ; Qu'Il vous établisse comme signe et témoin de son amour  ».) Lecture patristique : saint Augustin (+ 430) Homélie sur le plus grand commandement Sermons  14, 1-2, PLS 2, 449-450 Je sais, mes bien-aimés, quelle excellente nourriture vos cœurs puisent chaque jour dans les exhortations de la sainte Ecriture et les richesses de la parole de Dieu. Néanmoins, la ferveur de notre affection mutuelle me pousse à dire à votre charité quelque chose au sujet de l'amour. Comment pourrais-je parler d'autre chose que de l'amour ? En effet, celui qui veut parler de l'amour dans la lecture publique et l'homélie n'a pas besoin de choisir un passage particulier de l'Écriture : qu'il ouvre la Bible à n'importe quelle page, elle chante les louanges de l'amour. J'invoque sur ce point le témoignage du Seigneur lui-même. Voici, d'après l'évangile, ce qu'il a répondu à l'homme qui l'interrogeait sur les deux plus grands commandements de la Loi. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit, et Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Puis, pour éviter qu'on ne cherche dans les livres saints autre chose que l'amour, il a ajouté ceci : Tout ce qu'il y a dans la Loi et les Prophètes dépend de ces deux commandements (Mt 22,37.39-40). Si la Loi et les Prophètes dépendent entièrement de ces deux commandements, n'est-ce pas bien plus vrai encore de l'évangile ? Car l'amour renouvelle l'homme. L'amour crée vraiment l'homme nouveau, comme la convoitise fait le vieil homme. Aussi le psalmiste, luttant contre ses passions, se lamente : J'ai vieilli parmi tant d'adversaires (Ps 6,8). Et le Seigneur lui-même laisse entendre que l'amour appartient à l'homme nouveau, lorsqu'il dit : Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres (Jn 13,34). <> Il y a eu, même au temps passé, des hommes qui ont aimé Dieu d'un amour désintéressé. En le désirant avec ardeur, ils ont purifié leur cœur. Ils ont ôté le voile des anciennes promesses, si bien qu'ils ont contemplé la figure de la nouvelle Alliance encore à venir. Dans tous les commandements et les promesses de cette Alliance, qui étaient destinés au vieil homme, ils ont reconnu les figures de l'Alliance nouvelle, que le Seigneur devait conduire à leur terme dans les derniers temps. La parole de l'Apôtre est très claire : Ces faits, dit-il, leur arrivaient en figure, et l'Ecriture les a racontés pour nous avertir, nous qui voyons arriver la fin des temps (1Co 10,11). <> Quand vint le temps de cet accomplissement, les prédicateurs de l'Alliance nouvelle se mirent à l'annoncer avec une clarté parfaite. Ils expliquèrent et interprétèrent ces figures pour que soit manifesté le sens nouveau des anciennes promesses. <> Ainsi, l'amour était présent en ces temps anciens comme il l'est maintenant. Mais il était alors plus secret, et la crainte, plus apparente, tandis que l'amour est maintenant plus manifeste, et la crainte est moindre. En effet, la crainte diminue à mesure que l'amour augmente. Oui, vraiment, l'âme s'apaise quand l'amour grandit. Et quand l'âme est dans une complète tranquillité, il n'y a plus de place pour la crainte, comme le dit aussi l'apôtre Jean : L'amour parfait chasse la crainte (1Jn 4,18). [1] Il est utile de rappeler que les rabbins avaient tiré de la Torah quelque 613 préceptes, de manière à appliquer à toutes les situations possibles de la vie les normes toujours prioritaires des 10 commandements. Bien entendu, même le juif le plus rigoureusement pratiquant devait s'égarer dans ce foisonnement de prescriptions, donc les maitres juifs essayaient de déterminer une hiérarchie, d'opportunes distinctions mais surtout un principe unificateur pour tous les préceptes  : d'où la question posée à Jésus. [2] Dans le Nouveau Testament le mot «  psyche  » = âme est utilisé pour indiquer la vie, une vie authentique, la personne. Voir brève description, mais claire et complète, dans le Dictionnaire Critique de Théologie édité par Jean-Yves Lacoste au mot «  âme-cœur-corps  ». Tenons compte du fait qu'avec les mots «   cœur, âme, esprit, forces  » Jésus tient moins à faire une leçon d'anthropologie en listant les différentes facultés de l'homme impliquées dans l'amour, qu'à à insister sur l'unique chose importante  qui est celle d'aimer Dieu de tout son être. News de Catholique.org Media : SIGNIS devient une "Association Internationale de fidèles"http://news.catholique.org/53916-media-signis-devient-une-association 2014-10-23T23:17:01Z text/html fr Catholique.org Association catholique mondiale pour la communication, SIGNIS est officiellement reconnue par le Saint-Siège comme une Association internationale de fidèles, avec des statuts canoniques reconnus. Le cardinal Stanislas Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs a en effet remis solennellement le Décret de reconnaissance pontificale au président de SIGNIS, M. Gustavo Andújar, accompagné des deux vice-présidents, M. Frank Frost et M. Lawrence John Sinniah, lors d'une cérémonie au siège de ce dicastère, au palais San Callisto de Rome, ce 24 octobre 2014. Le cardinal Rylko a cité les paroles du pape François lors de sa rencontre avec les journalistes, juste après son élection : « Votre travail a besoin d'étude, de sensibilité, d'expérience, comme tant d'autres professions, mais il implique une attention particulière par rapport à la vérité, à la bonté et à la beauté (...). Il devrait apparaître clairement que nous sommes tous appelés non à nous communiquer nous-mêmes, mais à communiquer cette triade existentielle que forment vérité, bonté et beauté ». Et il ajouté en faisant référence à la Lettre apostolique "Le progrès rapide" de Jean-Paul II aux responsable des communications sociales : « L'Évangile transforme le monde lorsque les chrétiens (...) s'engagent à rechercher la sainteté dans leur vie quotidienne. C'est dans ce sens qu'il nous faut comprendre le sens des efforts de SIGNIS à former et à soutenir les acteurs de la communication dans leur travail quotidien ». Le président du Conseil pontifical pour les communications sociales, Mgr Claudio Maria Cell a pour sa part déclaré : « La vérité, la beauté et la bonté doivent toujours être pris comme un tout ». M.  Gustavo Andújar  a dit pour sa part : « Il est tout à fait naturel que la reconnaissance que nous célébrons nous vienne du Conseil pontifical pour les laïcs. Les organisations internationales catholiques pour les médias ont été créées dans les années 1920, à l'initiative de laïcs, et bien que les organisations mères de SIGNIS et SIGNIS elle-même aient compté sur la participation enthousiaste et sur le soutien de nombreux prêtres, religieux et religieuses, nos organisations ont principalement été le fruit d'engagements de laïcs, qui ont eu une conscience toujours plus évidente de la nécessité d'une présence active et d'un dialogue dynamique avec les professionnels du monde des médias ». News de Catholique.org Les lunettes de la foi pour lire le synode sur la famillehttp://news.catholique.org/53905-les-lunettes-de-la-foi-pour-lire-le-synode 2014-10-23T23:17:01Z text/html fr Catholique.org Il ne faut pas oublier «  la clef de lecture de la foi  », rappelle le P. Lombardi, en analysant le déroulement de la IIIe Assemblée générale extraordinaire du synode des évêques sur la famille (5-19 octobre 2014), Le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, tire les conclusions du synode au micro de Radio Vatican. Il salue  «  une expérience très différente des synodes précédents car il ne s'agissait pas d'un épisode conclu, mais d'une étape à l'intérieur d'un cheminement approfondi de l'Église, d'une communauté en marche  ». Il explique que «  le pape François a choisi cet itinéraire complexe parce que les thèmes à affronter sont des thèmes difficiles, passionnants, liés à la vie... ils ne sont pas proprement dits doctrinaux mais à la fois doctrinaux et pastoraux  ». Pour ce faire, fait observer le P. Lombardi, le pape a impliqué «  l'Église à tous ses niveaux : il a d'abord consulté les communautés locales avec le questionnaire ; puis le Collège des cardinaux au consistoire de février  ; puis tous les présidents des conférences épiscopales avec ce synode  ; maintenant les conférences épiscopales devront relancer tout cela dans les communautés locales  ; et puis au synode prochain, se réuniront les évêques et observateurs, représentant l'ensemble de la communauté de l'Église  ». Durant le synode, le pape a suivi «  une ligne très précise  »  : «  il est intervenu à la messe d'ouverture, puis à la première Congrégation. Puis il a écouté, sans intervenir personnellement, pour faire place à cette liberté d'expression qu'il a beaucoup encouragée... il est resté en silence jusqu'au brillant discours final du samedi soir  ». «  Sans ce discours final du pape, le synode serait resté un peu inachevé  », estime le P. Lombardi  : le discours a en effet donné «  la clef de lecture de la foi  », qui explique aussi «  la sérénité  » du pape, y compris «  dans les moments où l'on aurait pu croire qu'il y avait des tensions  ». Le pape «  a toujours eu une confiance extrême en l'Esprit Saint et dans la capacité de l'Église à rechercher le bien dans une perspective qui ne soit pas uniquement humaine, mais qui, avec l'aide du Seigneur, rejoigne sa vraie nature spirituelle  ». Le discernement dans la foi est «  la vraie clef de lecture de tout le processus synodal... C'est pourquoi nous devons avoir confiance et croire que le synode arrivera, par ce parcours, à une destination positive pour l'Église  ». Le P. Lombardi note «  que l'intérêt envers ce synode s'est accentué  ». Il explique le parallèle qui a parfois été fait avec le Concile Vatican II : «  comme le Concile, le synode a mis en marche l'Église universelle, non plus sur des horizons très larges, mais sur un thème plus spécifique, celui de la famille  ». Il évoque la publication de la Relatio post disceptationem, «  largement débattue  »  : si ce document de mi-parcours «  a toujours été publié  » lors des conciles précédents, il a cependant «  créé la surprise  » cette fois-ci. Mais le P. Lombardi y voit «  un élément positif dans la dynamique du synode  »  : «  ce fut l'un des pas fondamentaux d'une dynamique très intense de réflexion et de communication. Ce Rapport a marqué le passage à la seconde phase, celle des carrefours, beaucoup plus interactifs  ». En outre, cette publication «  a influé sur la communication qui a suivi : la publication complète des documents issus des carrefours est devenue logiquement nécessaire et naturelle, de même que la publication complète du Rapport du synode ». «  Le niveau de transparence et la force de communication qui ont caractérisé ce synode sont certainement supérieurs à deux des synodes précédents  », analyse le P. Lombardi qui regrette cependant que «  les échos de la presse aient été parfois un peu déséquilibrés, ne se concentrant que sur certains thèmes, comme la communion aux divorcés remariés et l'homosexualité, sans cesse amplifiés  ». Il manque au monde extérieur «  le niveau de la compréhension dans la foi  », ajoute-t-il  : il faut en effet comprendre «  que le pape a souhaité que l'Eglise se mette en marche, et l'Eglise s'est effectivement mise en marche, librement, avec une capacité d'écoute réciproque vraiment très grande mais aussi une grande confiance, sans crainte  ». «  Le pèlerin qui marche en cherchant la volonté de Dieu, ignore en quelque sorte où il arrivera mais il sait qu'il ira dans la bonne direction s'il continue à suivre avec confiance les indications du Seigneur  », souligne-t-il. Le P. Lombardi exprime sa conviction que la réflexion à venir dans les Églises locales sera «  profonde, efficace, vraiment articulée  », marquée par «  une expérience communautaire très large  » en vue du synode ordinaire d'octobre 2015. Avec une traduction de Zenit News de Catholique.org Parlement européen : grande attente pour la venue du papehttp://news.catholique.org/53894-parlement-europeen-grande-attente-pour-la 2014-10-23T10:17:04Z text/html fr Catholique.org Les institutions européennes expriment «  une grande attente, un grand intérêt  » pour la prochaine visite du pape, affirme Mgr Paolo Rudelli, nouvel observateur permanent du Saint-Siège au Conseil de l'Europe. À un mois de l'événement – 25 novembre – Mgr Rudelli rappelle que «  le pape a répondu à l'invitation du président du Parlement européen et du secrétaire général du Conseil de l'Europe, qui sont deux institutions différentes  ». «  Le Parlement répond aux pays de l'Union et c'est donc une institution purement politique, de parlementaires élus par les citoyens, tandis que le Conseil de l'Europe est une organisation intergouvernementale, c'est-à-dire un organisme composé des 47 États membres  », explique-t-il au micro de Radio Vatican. Mais si «  les fonctionnements sont différents  », les deux institutions ont «  cette vocation au service de l'Europe  » et Strasbourg est «  par son histoire, une ville symbole de la réconciliation européenne  ». Quoiqu'il en soit, le nonce a perçu dans toutes les institutions «  une grande attente, un grand intérêt pour cette visite  : tout le monde attend le message que le pape François voudra adresser à l'Europe  ». Pour Mgr Rudelli, l'Europe vit «  un moment de grande réflexion de la part de tous les pays  ». Elle doit «  redécouvrir le sens de son identité et de sa mission à l'égard de ses citoyens et dans le monde  », estime-t-il. Malgré leur «  diversité  », les pays européens sont appelés à «  redécouvrir cette unité des peuples européens, ce qui fait qu'ils sont européens et ce qu'ils ont en commun », notamment «  leurs racines, leurs origines  ». Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Moyen-Orient : le temps des décisions courageuses est venuhttp://news.catholique.org/53893-moyen-orient-le-temps-des-decisions 2014-10-23T10:17:02Z text/html fr Catholique.org Face au terrorisme, «  le temps est venu de prendre des décisions courageuses  » pour «  protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique, des crimes contre l'humanité et de toutes les formes d'agression injuste  », déclare le Saint-Siège à la communauté internationale. Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New York, est intervenu à l'occasion du débat public du Conseil de sécurité sur le thème de « La situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne », le 21 octobre 2014. L'archevêque a souligné le rôle du Saint-Siège qui «  a toujours suivi la situation au Moyen-Orient avec beaucoup d'intérêt et de préoccupation  », a «  toujours plaidé en faveur de négociations et d'un dialogue entre les parties concernées  » et a «  toujours essayé de faire tout son possible pour aider les victimes de la violence  ». Il a évoqué la réunion des nonces apostoliques présents dans les pays du Moyen-Orient qui a eu lieu au Vatican du 2 au 4 octobre derniers ainsi que le consistoire du 20 octobre sur le même sujet. Le Saint-Siège a exprimé son souhait que les Nations Unies renforcent le cadre juridique international afin de «  protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique, des crimes contre l'humanité et de toutes les formes d'agression injuste  ». Face au terrorisme, «  le temps est venu de prendre des décisions courageuses  » pour «  protéger les groupes ethniques et religieux  », a-t-il insisté en condamnant «  les violations et sévices graves commis par l'"État islamique" autoproclamé en Irak et en Syrie  ». Il a appelé à nouveau «  tous les chefs religieux de la région, et partout dans le monde, à jouer un rôle de premier plan dans la promotion du dialogue interreligieux et interculturel, en dénonçant rapidement toute justification de la violence par la religion, et en éduquant chacun à la compréhension et au respect mutuels  ». Puis Mgr Auza a précisé la position du Saint-Siège sur chaque région du Moyen-Orient, en commençant par la question israélo-palestinienne, préconisant «  une solution reposant sur deux États, avec le soutien vigoureux des organes compétents de l'ONU et de l'ensemble de la communauté internationale  ». Il faut en effet prendre en compte «  le droit des Palestiniens à avoir leur propre État, souverain et indépendant, et le droit des Israéliens à la paix et à la sécurité  ». Sur «  la terrible situation en Syrie  », le Saint-Siège a appelé «  toutes les parties à cesser toute violation du droit humanitaire international et des droits humains fondamentaux, et ​​la communauté internationale à aider les parties à trouver une solution  ». Mgr Auza a demandé «  la solidarité internationale  » pour le Liban, « gravement touché par la crise syrienne et par la présence massive de réfugiés  », exhortant le pays «  à trouver le plus rapidement possible une solution à la vacance de la présidence de la République  ». Il a réaffirmé le soutien du Saint-Siège «  à un Liban souverain et libre  », qui est un « message, un signe plein d'espoir en raison de la coexistence des différents groupes qui le composent  ». Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Synode sur la famille : « Tout commence ! » explique le card. Barbarinhttp://news.catholique.org/53900-synode-sur-la-famille-tout-commence-explique 2014-10-23T07:17:02Z text/html fr Catholique.org «  Rien n'est terminé. Tout commence  » déclare le cardinal Barbarin, à l'issue du synode sur la famille. Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a fait la Une du quotidien lyonnais  Le Progrès du 22 octobre 2014, à l'occasion d'un entretien avec Nicolas Ballet. Pour l'archevêque de Lyon, «  une voie reste aujourd'hui à trouver  », pour la pastorale des divorcés-remariés, «  sans céder à un raidissement de la lettre ou à un angélisme facile, où il suffirait d'avoir l'air gentil avec tout le monde. Un nouveau synode aura lieu l'an prochain. Rien n'est terminé. Tout commence  ». Il ajoute à propos des divorcés remariés  : «  Tout le monde connaît des personnes remariées qui vivent un beau chemin d'amour et cherchent à vivre dans la fidélité au Christ. Il faut donc les y aider, et c'est l'un des objectifs du Synode ; il en est maintenant à mi-parcours.  » Il reconnaît la réalité des situations de souffrance  : «  L'important est que tous se sachent aimés de Dieu. Il est essentiel de montrer à chacun sa place dans l'Eglise et de l'encourager à y donner le meilleur de lui-même.  » Il rappelle la conception catholique du mariage sacramentel et de la cohérence de la vie de chacun avec la communion eucharistique : «  Tout est dans la symbolique de l'Alliance : le baptême, le mariage et l'Eucharistie… C'est une alliance humaine qui se fonde sur l'Alliance entre Dieu et son peuple. A propos du mariage, Jésus dit : « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ». L'Eglise considère donc, en raison de cette parole du Christ, qu'il doit y avoir une cohérence entre la communion, c'est-à-dire, le fait de recevoir Dieu en soi, et le communiant qui doit avoir le désir de vivre selon l'appel de Dieu. Cette question ne concerne pas seulement le mariage, mais aussi le rapport à l'argent, à la profession, à la vie sociale et politique. Nous devons tous nous poser cette question ! Où en suis-je de mon désir de conversion ? Les pécheurs que nous sommes tous ont besoin de la communion, et ils peuvent la recevoir, à condition de désirer clairement vivre selon les Paroles de Jésus.  » Et, explique l'archevêque, le divorce, «  pas forcément un péché  »  : «  Il se peut que je porte une responsabilité dans un divorce, ou au contraire, pas du tout. En revanche, celui ou celle qui se remarie considère que la première alliance qu'il a nouée devant Dieu n'existe plus. Et psychologiquement, c'est souvent vrai. Mais aux yeux du Seigneur et donc de l'Eglise, le premier mariage demeure. C'est précisément cette question que le pape a souhaité aborder, car de trop nombreux chrétiens sont du coup privés du pain eucharistique, essentiel à la vie chrétienne.  » «  Pour nous les prêtres, nous voulons toujours donner aux gens le meilleur, mais ce qui est difficile, c'est d'unir la compassion, la charité avec la vérité. Il n'y a pas de véritable amour sans vérité  », confie-t-il. Et quant au baptême des enfants de divorcés remariés, il précise  : «  La seule raison pour laquelle on pourrait refuser un baptême, ce serait le cas de parents qui refuseraient de donner à leur enfant la moindre chance de développer le cadeau reçu. Baptiser son enfant, c'est lui faire le plus beau cadeau qui soit. Et évidemment, on veillera à ce que cette vie puisse grandir dans les meilleures conditions.  » News de Catholique.org Avec saint Paul, entrer dans un monde de splendeurhttp://news.catholique.org/53899-avec-saint-paul-entrer-dans-un-monde-de 2014-10-23T05:17:01Z text/html fr Catholique.org Le pape François encourage les croyants à «  adorer, louer Dieu  » comme l'apôtre Paul, et comme lui à «  entrer dans ce monde de largeur de vue, de splendeur, de générosité et d'amour  ». Lors de la messe de ce 23 octobre 2014 à Sainte-Marthe, le pape a commenté la première lecture (Eph 3,14-21) où saint Paul exprime son adoration : «  Je tombe à genoux devant le Père... Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer.  » L'apôtre prie ainsi  : «  Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme intérieur  ». L'homme en effet «  ne peut avancer sans la force de l'Esprit. Ses propres forces sont faibles. On ne peut être chrétien sans la grâce de l'Esprit. C'est lui qui change le coeur, qui fait progresser dans la vertu, dans l'accomplissement des commandements  ». Saint Paul demande aussi au Père «  la présence du Christ, afin de grandir dans la charité  » grâce à «  l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître  ». Cet «  acte d'adoration devant cette immensité  » est «  une expérience mystique de Paul  » et elle enseigne aux chrétiens «  la prière de louange et la prière d'adoration  », loin «  des petitesses, des intérêts égoïstes  ». «  Paul "éclate en louange", dans un acte d'adoration et il demande au Père qu'il envoie l'Esprit pour donner la force et pouvoir avancer... et il dit au Père : "Merci, car Tu es capable de faire ce que nous n'osons pas penser".  » Pour le pape, «  c'est une belle prière : "celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer"... nous ne pouvons pas imaginer ce que peut faire le Père, par sa puissance qui agit en nous ». L'expression de la «  vie intérieure  » de Paul fait comprendre pourquoi il a «  tout laissé pour gagner le Christ  », a ajouté le pape en encourageant les baptisés à «  penser ainsi, adorer de la même façon, louer Dieu, entrer dans ce monde de largeur de vue, de splendeur, de générosité et d'amour  ». C'est l'attitude nécessaire pour «  poursuivre le grand commandement – l'unique commandement, qui est à la base de tous les autres – de l'amour  : aimer Dieu et aimer le prochain  ». News de Catholique.org Les familles, des briques pour construire la sociétéhttp://news.catholique.org/53898-les-familles-des-briques-pour-construire-la 2014-10-23T04:17:02Z text/html fr Catholique.org «  Chaque famille est une brique qui construit la société  », affirme le pape François dans un tweet publié sur @Pontifex_fr ce 23 octobre 2014, quelques jours après la clôture du synode sur la famille  : «  La famille est le lieu où nous nous formons en tant que personne. Chaque famille est une brique qui construit la société.  » La famille «  est le lieu où l'on apprend à aimer, le centre naturel de la vie humaine. Elle est faite de visages, de personnes qui aiment, dialoguent, se sacrifient pour les autres et défendent la vie, surtout celles des plus fragiles et des plus faibles. On pourrait dire, sans exagérer, que la famille est le moteur du monde et de l'histoire  », avait-il affirmé devant les participants à la XXIe Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille, le 25 octobre 2013. «  Chacun de nous construit sa personnalité en famille, grandissant avec sa mère et son père, ses frères et ses sœurs, respirant la chaleur de la maison. La famille est le lieu où nous recevons notre nom, le lieu des affections, l'espace de l'intimité, où l'on apprend l'art du dialogue et de la communication interpersonnelle. Dans la famille, chacun prend conscience de sa dignité et, surtout si l'on y reçoit une éducation chrétienne, reconnaît la dignité de toute personne, en particulier de celle qui est malade, faible, marginalisée  », avait ajouté le pape. News de Catholique.org