Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Tue, 27 Jan 2015 12:17:06 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ "Tenez ferme" : Message du pape François pour le carême 2015http://news.catholique.org/55224-tenez-ferme-message-du-pape-francois-pour-le 2015-01-27T11:17:06Z text/html fr Catholique.org « Tenez ferme » (Jc 5, 8) Chers frères et sœurs, Le Carême est un temps de renouveau pour l'Église, pour les communautés et pour chaque fidèle. Mais c'est surtout un «  temps de grâce  » (2 Cor 6, 2). Dieu ne nous demande rien qu'il ne nous ait donné auparavant  : «  Nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier  » (1 Jn 4, 19). Il n'est pas indifférent à nous. Il porte chacun de nous dans son cœur, il nous connaît par notre nom, il prend soin de nous et il nous cherche quand nous l'abandonnons. Chacun de nous l'intéresse  ; son amour l'empêche d'être indifférent à ce qui nous arrive. Mais il arrive que, quand nous allons bien et nous prenons nos aises, nous oublions sûrement de penser aux autres (ce que Dieu le Père ne fait jamais), nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu'ils subissent… alors notre cœur tombe dans l'indifférence  : alors que je vais relativement bien et que tout me réussit, j'oublie ceux qui ne vont pas bien. Cette attitude égoïste, d'indifférence, a pris aujourd'hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d'une mondialisation de l'indifférence. Il s'agit d'un malaise que, comme chrétiens, nous devons affronter. Quand le peuple de Dieu se convertit à son amour, il trouve les réponses à ces questions que l'histoire lui pose continuellement. Un des défis les plus urgents sur lesquels je veux m'arrêter dans ce message, est celui de la mondialisation de l'indifférence. L'indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle même pour nous, chrétiens. C'est pour cela que nous avons besoin d'entendre, lors de chaque Carême, le cri des prophètes qui haussent la voix et qui nous réveillent. Dieu n'est pas indifférent au monde, mais il l'aime jusqu'à donner son Fils pour le salut de tout homme. A travers l'incarnation, la vie terrestre, la mort et la résurrection du Fils de Dieu, la porte entre Dieu et l'homme, entre le ciel et la terre, s'est définitivement ouverte. Et l'Église est comme la main qui maintient ouverte cette porte grâce à la proclamation de la Parole, à la célébration des sacrements, au témoignage de la foi qui devient agissante dans l'amour (cf. Ga 5, 6). Toutefois, le monde tend à s'enfermer sur lui-même et à fermer cette porte par laquelle Dieu entre dans le monde et le monde en lui. Ainsi, la main, qui est l'Église, ne doit jamais être surprise si elle est repoussée, écrasée et blessée. C'est pourquoi, le peuple de Dieu a besoin de renouveau, pour ne pas devenir indifférent et se renfermer sur lui-même. Je voudrais vous proposer trois pistes à méditer pour ce renouveau. 1. «  Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance  » (1Co 12, 26) – L'Église La charité de Dieu qui rompt ce mortel enfermement sur soi-même qu'est l'indifférence, nous est offerte par l'Église dans son enseignement et, surtout, dans son témoignage. Cependant, on ne peut témoigner que de ce que l'on a éprouvé auparavant. Le chrétien est celui qui permet à Dieu de le revêtir de sa bonté et de sa miséricorde, de le revêtir du Christ, pour devenir comme lui, serviteur de Dieu et des hommes. La liturgie du Jeudi Saint, avec le rite du lavement des pieds, nous le rappelle bien. Pierre ne voulait pas que Jésus lui lave les pieds, mais il a ensuite compris que Jésus ne veut pas être seulement un exemple de la manière dont nous devons nous laver les pieds les uns les autres. Ce service ne peut être rendu que par celui qui s'est d'abord laissé laver les pieds par le Christ. Seul celui-là a «  part  » avec lui (Jn 13, 8) et peut ainsi servir l'homme. Le Carême est un temps propice pour nous laisser servir par le Christ et apprendre ainsi à servir comme lui. Cela advient lorsque nous écoutons la Parole de Dieu et recevons les sacrements, en particulier l'Eucharistie. En elle, nous devenons ce que nous recevons  : le Corps du Christ. Grâce à ce corps, cette indifférence, qui semble prendre si souvent le pouvoir sur nos cœurs, ne trouve plus de place en nous. Puisque ceux qui sont du Christ appartiennent à l'unique Corps du Christ et en lui personne n'est indifférent à l'autre. «   Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance  ; si un membre est à l'honneur, tous partagent sa joie  » (1 Co 12, 26). L'Église est une communio sanctorum parce que les saints y prennent part, mais aussi parce qu'elle est communion de choses saintes  : l'amour de Dieu révélé à nous dans le Christ ainsi que tous les dons divins. Parmi eux, il y a aussi la réponse de tous ceux qui se laissent atteindre par un tel amour. Dans cette communion des saints et dans cette participation aux choses saintes personne n'a rien en propre, et ce qu'il possède est pour tout le monde. Et puisque nous sommes liés en Dieu, nous pouvons faire quelque chose autant pour ceux qui sont loin, que pour ceux que nous ne pourrions jamais rejoindre par nos propres forces, puisque nous prions Dieu avec eux et pour eux, afin que nous nous ouvrions tous ensemble à son œuvre de salut. 2. «  Où est ton frère  ?  » (Gn 4, 9) – Les paroisses et les communautés Il est nécessaire de traduire tout l'enseignement de l'Église universelle dans la vie concrète des paroisses et des communautés chrétiennes. Réussit-on au cœur de ces réalités ecclésiales à faire l'expérience d'appartenir à un seul corps  ? Un corps qui en même temps reçoit et partage tout ce que Dieu désire donner  ? Un corps qui connaît et qui prend soin de ses membres les plus faibles, les plus pauvres et les plus petits  ? Ou bien nous réfugions-nous dans un amour universel qui s'engage en faveur d'un monde lointain mais qui oublie le Lazare qui est assis devant sa propre porte fermée  ? (cf. Lc 16, 19-31). Pour recevoir et faire fructifier pleinement ce que Dieu nous donne, il faut dépasser les frontières de l'Église visible dans deux directions. D'une part, en nous unissant à l'Église du ciel dans la prière. Quand l'Église terrestre prie, s'instaure une communion de service réciproque et de bien qui parvient jusqu'en la présence de Dieu. Avec les saints qui ont trouvé leur plénitude en Dieu, nous faisons partie de cette communion dans laquelle l'indifférence est vaincue par l'amour. L'Église du ciel n'est pas triomphante parce qu'elle a tourné le dos aux souffrances du monde et se réjouit toute seule. Au contraire, les saints peuvent déjà contempler et jouir du fait que, avec la mort et la résurrection de Jésus, ils ont vaincu définitivement l'indifférence, la dureté du cœur et la haine. Tant que cette victoire de l'amour ne pénètre pas le monde entier, les saints marchent avec nous qui sommes encore pèlerins. Sainte Thérèse de Lisieux, docteur de l'Église, convaincue que la joie dans le ciel par la victoire de l'amour crucifié n'est pas complète tant qu'un seul homme sur la terre souffre et gémit, écrivait : «  Je compte bien ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est de travailler encore pour l'Église et les âmes  » (Lettre 254,14 juillet 1897). Nous aussi, nous participons aux mérites et à la joie des saints et eux participent à notre lutte et à notre désir de paix et de réconciliation. Leur bonheur de jouir de la victoire du Christ ressuscité nous est un motif de force pour dépasser tant de formes d'indifférence et de dureté du cœur. D'autre part, chaque communauté chrétienne est appelée à franchir le seuil qui la met en relation avec la société qui l'entoure, avec les pauvres et ceux qui sont loin. L'Église est, par nature, missionnaire, et elle n'est pas repliée sur elle-même, mais envoyée à tous les hommes. Cette mission est le témoignage patient de celui qui veut porter au Père toute la réalité humaine et chaque homme en particulier. La mission est ce que l'amour ne peut pas taire. L'Église suit Jésus Christ sur la route qui la conduit vers tout homme, jusqu'aux confins de la terre (cf. Ac 1,8). Nous pouvons ainsi voir dans notre prochain le frère et la sœur pour lesquels le Christ est mort et ressuscité. Tout ce que nous avons reçu, nous l'avons reçu aussi pour eux. Et pareillement, ce que ces frères possèdent est un don pour l'Église et pour l'humanité entière. Chers frères et sœurs, je désire tant que les lieux où se manifeste l'Église, en particulier nos paroisses et nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l'indifférence  ! 3. «  Tenez ferme  » (Jc 5, 8) – Chaque fidèle Même en tant qu'individus nous sommes souvent tentés d'être indifférents à la misère des autres. Nous sommes saturés de nouvelles et d'images bouleversantes qui nous racontent la souffrance humaine et nous sentons en même temps toute notre incapacité à intervenir. Que faire pour ne pas se laisser absorber par cette spirale de peur et d'impuissance  ? Tout d'abord, nous pouvons prier dans la communion de l'Église terrestre et céleste. Ne négligeons pas la force de la prière de tant de personnes  ! L'initiative 24 heures pour le Seigneur, qui, j'espère, aura lieu dans toute l'Église, même au niveau diocésain, les 13 et 14 mars, veut montrer cette nécessité de la prière. Ensuite, nous pouvons aider par des gestes de charité, rejoignant aussi bien ceux qui sont proches que ceux qui sont loin, grâce aux nombreux organismes de charité de l'Église. Le Carême est un temps propice pour montrer cet intérêt envers l'autre par un signe, même petit, mais concret, de notre participation à notre humanité commune. Enfin, la souffrance de l'autre constitue un appel à la conversion parce que le besoin du frère me rappelle la fragilité de ma vie, ma dépendance envers Dieu et mes frères. Si nous demandons humblement la grâce de Dieu et que nous acceptons les limites de nos possibilités, alors nous aurons confiance dans les possibilités infinies que l'amour de Dieu a en réserve. Et nous pourrons résister à la tentation diabolique qui nous fait croire que nous pouvons nous sauver et sauver le monde tout seuls. Pour dépasser l'indifférence et nos prétentions de toute-puissance, je voudrais demander à tous de vivre ce temps de Carême comme un parcours de formation du cœur, comme l'a dit Benoît XVI (cf. Lett. Enc. Deus caritas est, n. 31). Avoir un cœur miséricordieux ne veut pas dire avoir un cœur faible. Celui qui veut être miséricordieux a besoin d'un cœur fort, solide, fermé au tentateur, mais ouvert à Dieu. Un cœur qui se laisse pénétrer par l'Esprit et porter sur les voies de l'amour qui conduisent à nos frères et à nos sœurs. Au fond, un cœur pauvre, qui connaisse en fait ses propres pauvretés et qui se dépense pour l'autre. Pour cela, chers frères et sœurs, je désire prier avec vous le Christ en ce Carême  : «  Fac cor nostrum secundum cor tuum  »  : «  Rends notre cœur semblable au tien  » (Litanies du Sacré Cœur de Jésus). Alors nous aurons un cœur fort et miséricordieux, vigilant et généreux, qui ne se laisse pas enfermer en lui-même et qui ne tombe pas dans le vertige de la mondialisation de l'indifférence. Avec ce souhait, je vous assure de ma prière afin que chaque croyant et chaque communauté ecclésiale parcourt avec fruit le chemin du Carême, et je vous demande de prier pour moi. Que le Seigneur vous bénisse et que la Vierge Marie vous garde. Du Vatican, le 4 octobre 2014 Fête de saint François d'Assise FRANCISCUS PP. [00144-03.01] [Texte original : Italien] News de Catholique.org "Une énorme surprise", visite impromptue du pape Françoishttp://news.catholique.org/55223-une-enorme-surprise-visite-impromptue-du 2015-01-27T11:17:04Z text/html fr Catholique.org "Je voulais que la joie authentique que les enfants lui exprimaient ne fasse pas oublier le scandale du mal qui les frappe chaque jour", explique le P. Matthieu Dauchez, qui révèle à Zenit les coulisses de la visite impromptue du pape François au centre des enfants des rues de la Fondation Anak-tnk, à Manille, le 16 janvier dernier. Il est le directeur de la fondation. Zenit - Pouvez-vous raconter à nos lecteurs comment s'est passée cette visite impromptue, hors programme, du pape François ? La visite du Saint Père fut une énorme surprise. Après avoir célébré la messe à la cathédrale de Manille le 16 janvier au matin, il a rejoint à pied l'un des centres de la fondation, dans lequel étaient réunis la plupart des enfants des rues. Ils espéraient le voir passer, ils l'ont vu entrer ! Ce fut un moment inoubliable. Il est resté une quinzaine de minutes avec les enfants, sans prononcer de grands discours, mais en passant la plus grande partie du temps à les serrer fort dans ses bras. La compassion était le thème de son voyage aux Philippines, il en a fait une réalité toute simple et vécue avec les enfants des trottoirs de Manille. Qu'est-ce que vous lui avez dit ? Et qu'est-ce qu'il vous a dit ? Je n'ai dit que quelques mots brefs au Saint-Père pour lui présenter les enfants qu'il avait devant lui. Je voulais qu'il sache que les centaines de sourires qu'il voyait cachaient des histoires parfois très difficiles. Je voulais que la joie authentique que les enfants lui exprimaient ne fasse pas oublier le scandale du mal qui les frappe chaque jour. J'ai parlé la plupart du temps en anglais pour que tout le monde comprenne, mais j'ai terminé par une phrase en français que le Saint-Père comprend mieux, en lui disant : "Ces enfants, pauvres parmi les pauvres sont le trésor de notre Eglise, ils sont nos maîtres de joie." Puis le Pape François s'est approché de moi et dans un français impeccable m'a remercié pour le travail fait auprès de ces enfants et de ces familles et a terminé son petit mot d'encouragement en me disant : "Ces enfants sont la chair du Christ." Quel impact sur les enfants qui ont été d'une spontanéité merveilleuse comme si déjà ils connaissaient le Saint-Père ? Lorsque la sécurité du Pape nous a appris que le Saint-Père allait entrer dans le centre, je me suis effectivement demandé quelles devaient être les règles à suivre pour l'accueillir… mais les enfants ne s'encombrent pas de ces problèmes. Le petit Alvin qui avait comme mission d'accueillir le Saint-Père s'est simplement jeté dans ses bras. Et le Saint-Père l'a naturellement serré très fort. On avait l'impression de voir jouée devant nous la peinture du Fils prodigue de Rembrandt. Ensuite le Pape François s'est approché des enfants qui l'attendaient tous avec une grande excitation et il a pris le temps d'en saluer le plus possible. La scène était terriblement touchante et j'ai eu beaucoup de mal à contenir mes larmes : le Vicaire du Christ venait à la rencontre des plus rejetés… En repensant à toutes les histoires terribles de ces enfants, je réalisais en pleurant que j'assistais à une scène évangélique. Pensez-vous que cette visite ait eu un impact aussi sur le Pape François ? Assurément puisqu'il a fait référence à sa rencontre avec les enfants des rues lors de ses homélies à d'autres moments de son voyage.  Il y a bien sûr le fait de mettre en acte ses paroles. Le Saint-Père se montre d'une grande cohérence : il ne fait pas que parler et encourager mais il le montre dans ses actes. Je crois toutefois que l'impact le plus grand pour lui fut d'être plongé dans une atmosphère de joie immense et authentique. Il a compris profondément que ces enfants, partageant de manière intime les souffrances du Christ en croix, partagent inévitablement sa joie dont il est la source. Combien d'enfants accueillez-vous et depuis quand, et comment ? La fondation ANAK accueille près de 1 000 enfants répartis dans différents programmes : les enfants des rues, les jeunes des rues avec un handicap, les enfants des bidonvilles et les enfants chiffonniers de la décharge de Manille. Elle a commencé son action en 1998 et fêtera son 17e anniversaire l'été prochain. L'un des principes de l'action menée est d'aller à la rencontre des plus pauvres. Les éducateurs des rues vont donc jour et nuit retrouver les groupes et les gangs d'enfants dans les rues de Manille pour faire connaissance, se faire apprivoiser et tenter de les convaincre de quitter la rue pour rejoindre la fondation. Toutefois il faut bien comprendre que l'aspect matériel n'est jamais la raison pour laquelle un enfant quitte la misère des trottoirs. Il n'est prêt à rejoindre la fondation que lorsqu'il sent qu'il ne sera plus considéré comme un objet bon qu'à être jeté à la poubelle, mais bien comme un enfant qui peut aimer et être aimé comme tous les enfants du monde. L'attention à chacun est le plus grand défi des éducateurs de la fondation. C'est une mission d'amour. Comment un prêtre français part-il pour Manille au secours des enfants ? Providentiellement bien-sûr. Je n'aurais jamais imaginé en entrant au séminaire en 1995 que je me retrouverai quelques années après à fouler le sol des Philippines.  En 1998, lorsque la fondation a été fondée par un prêtre jésuite, nous sommes trois séminaristes et un laïc (l'actuel président d'ANAK-Tnk en France) à l'avoir rejoint pour l'aider dans cette tâche. Mais bien vite, sur place, on comprend vite que les fruits ne se portent que dans la durée et quand il s'agit d'aider des enfants rejetés, c'est notre vie entière qu'ils réclament… Mais je sais à quel point je suis privilégié de travailler auprès de ces enfants et tout le personnel qui se dévoue jour et nuit pour eux car ils nous offrent des leçons de courage quotidien. A tel point que ma question aujourd'hui est plutôt : "Comment aurai-je pu ne pas partir ?" Les larmes de Glyzelle ont ému le monde entier : avez-vous eu des "retour" ? Est-ce que son appel - "Pourquoi y a -t-il si peu de gens qui viennent nous aider ?" - a déjà reçu des réponses ? Il y avait deux questions pour être plus précis. La première concernait le scandale du mal qui touche ces plus petits : le Saint-Père a remarquablement répondu, non par des mots mais par ces gestes touchants de compassion. Il a serré Glyzelle Iris et Jun dans ses bras. C'était la plus belle réponse au mal. La deuxième question était une forme d'appel effectivement : pourquoi si peu de monde pour les aider ? Les plus belles réponses sont certainement celles des anonymes qui, sans renfort de publicité, cherchent à comprendre comment aider le prochain dans le besoins. Glyzelle Iris représente non seulement tous ces enfants délaissés dans les rues des grandes capitales, mais aussi tous les pauvres de notre monde, tous ceux qui subissent le plus terrible fléau qu'est l'indifférence. Si les larmes de Glyzelle Iris ont poussé l'un ou l'autre à aller visiter son voisin isolé, c'est un fruit magnifique de cette scène qui a fait le tour du monde ! De quoi avez-vous le plus besoin aujourd'hui, de bras, de fonds, comment vous aider ? Notre premier et plus urgent besoin, c'est la prière. Nous pouvons offrir aux enfants des rues de Manille le cadre le plus parfait, nous ne saurons pas pour autant atteindre les blessures de leurs coeurs. Seul le Bon Dieu agit au fond des coeurs, la prière est donc la plus belle aide que l'on peut nous apporter. Prier pour la guérison des coeurs, prier pour la paix, le pardon. Ce sont les plus grands miracles auxquels on assiste ici. Le soutien matériel est nécessaire bien-sûr aussi. Le site internet www.anak-tnk.org donne toutes les informations utiles. News de Catholique.org Synode sur la famille : l'Instrument de travail sera publié en juinhttp://news.catholique.org/55222-synode-sur-la-famille-l-instrument-de 2015-01-27T11:17:02Z text/html fr Catholique.org Le secrétaire général du synode, le cardinal Lorenzo Baldisseri, invite les mouvements ecclésiaux au service des familles à participer au débat en vue du prochain synode sur la famille (octobre 2015). Il annonce que l'Instrument de travail (Instrumentum laboris) du synode sera publié en juin. Plus de 500 personnes, représentant 80 mouvements et associations nationales et internationales pour les familles, en provenance de 26 pays des cinq continents, étaient réunies à Rome pour le "Congrès international des mouvements, des groupes et des associations de la famille et de la vie", du 22 au 24 janvier 2015. « Nous sommes en chemin et la méthodologie est aussi en chemin... cette période entre les deux synodes est la plus importante », a souligné le cardinal Baldisseri au cours de la rencontre, co-organisée par le Secrétariat du synode des évêques et le Conseil pontifical pour la famille. Il a annoncé que l'Instrumentum laboris du synode serait publié en juin. Les diocèses ont jusqu'au 15 avril pour répondre aux 46 questions du «  document préparatoire  » envoyé en décembre dernier (Lineamenta). Le cardinal a invité les participants à «  communiquer leurs différentes expériences  » et à réfléchir à la première question : « La description de la réalité de la famille présente dans la Relatio Synodi correspond-elle à ce que l'on observe dans l'Église et dans la société d'aujourd'hui ? Quels aspects manquants peut-on intégrer ? » Il a salué la «  richesse extraordinaire  » que représentent ces mouvements pour l'Église, mouvements dont «  la plus grande partie sont apparus après le concile Vatican II  ». Encourageant la «  recherche de choix pastoraux courageux, en particulier dans le soin des familles blessées », le cardinal a invité à « garder à l'esprit les situations de ces fidèles qui, tout en vivant des situations matrimoniales irrégulières, désirent participer toujours plus pleinement à la vie de l'Église et sont disposés à s'engager sérieusement dans un parcours progressif ». Dans l'attente des réponses des Conférences épiscopales et en vue de l'assemblée d'octobre, « des groupes d'étude à différents niveaux à Rome, aborderont les thèmes plus sensibles, surtout ceux qui concernent les points qui n'ont pas eu la majorité requise », c'est-à-dire la possibilité de donner la communion aux personnes divorcées remariées et les familles qui ont en leur sein des personnes homosexuelles, a-t-il précisé. Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Auschwitz, 70e anniversaire de la libération, tweet du pape Françoishttp://news.catholique.org/55234-auschwitz-70e-anniversaire-de-la-liberation 2015-01-27T08:17:01Z text/html fr Catholique.org Le pape François consacre son tweet du 27 janvier 2015 au 70e anniversaire de la libération du camp nazi d'extermination d'Auschwitz par l'Armée Rouge, le 27 janvier 1945, et à la mémoire de la Shoah. Une invitation à la mémoire comme avertissement à construire un avenir aux antipodes de ce passé "effroyable". Le pape évoque tout d'abord la souffrance indicible dont Auschwitz est devenu le symbole : “Auschwitz crie la douleur  d'une souffrance effroyable”. Puis il indique le sens de la mémoire de cette tragédie du XXe siècle pour les siècles à venir, comme  un avertissement pour l'humanité tout entière : en même temps que cette douleur dont elle invite à faire mémoire, la tragédie d'Auschwitz “réclame”, écrit le pape, “un avenir  de respect, de paix et de rencontre  entre les peuples". Dans la mémoire de tous les peuples Pour les papes en effet, la mémoire de la Shoah ne doit pas se réduire aux frontières de la communauté juive : c'est une responsabilité des baptisés, plus encore, de toute l'humanité, dont l'histoire est à jamais marquée par ce génocide sans pareil. Mais la montée de l'antisémitisme, comme il est manifesté par le massacre de quatre otages juifs au magasin d'alimentation Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, à Paris (France), le 9 janvier, constitue aujourd'hui une raison supplémentaire de se souvenir et de redire : “jamais plus”. Le saint pape Jean-Paul II avait lui-même invité à cette mémoire comme un avertissement pour les peuples, en approuvant la publication du document de la Commission pour les rapports religieux avec le judaïsme : “Nous nous souvenons : réflexions sur la Shoah”, en 1998. Message du saint pape Jean-Paul II Dans un message adressé au cardinal Edward Idris Cassidy, alors président du dicastère romain, à propos de ce texte, Jean-Paul II écrit : “En de nombreuses occasions au cours de mon pontificat, j'ai rappelé avec un sentiment de profonde douleur les souffrances du peuple juif lors de la Seconde Guerre mondiale. Le crime connu sous le nom de la Shoah a laissé une marque indélébile dans l'histoire du siècle qui s'achève.” Il rappelait la démarche de purification qu'il demandait à l'Eglise en vue du Jubilé de l'An 2000 : “L'Eglise appelle ses fils à se placer humblement face au Seigneur et à examiner leur part de responsabilité dans les maux de notre temps.” Voici ce qu'il attendait du document sur la mémoire de la Shoah : “Mon souhait fervent est que le document : Nous nous souvenons : une réflexion sur la Shoah (…), contribue véritablement à guérir les blessures provoquées par les incompréhensions et les injustices du passé. Puisse-t-il permettre à la mémoire de jouer le rôle qui lui revient dans l'édification d'un avenir où jamais plus l'indicible injustice de la Shoah ne sera possible. Puisse le Seigneur de l'histoire guider les efforts des catholiques et des juifs, ainsi que de tous les hommes et femmes de bonne volonté, dans leur œuvre commune en vue d'un monde véritablement respectueux de la vie et de la dignité de chaque être humain, car tous ont été créés à l'image et à la ressemblance de Dieu.” Benoît XVI et la Shoah Le pape Benoît XVI n'a pas seulement répété que l'on “ne peut pas être catholique et antisémite”. Lors de sa visite au mémorial de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem, le 11 mai 2009, il a unit lui aussi le devoir de mémoire et la responsabilité du “jamais plus” : “Je suis venu pour rester en silence devant ce monument, érigé pour honorer la mémoire de millions de juifs tuées dans l'horrible tragédie de la Shoah. Elles ont perdu leurs vies mais elles ne perdront jamais leurs noms, car ils sont profondément gravés dans le cœur de ceux qui les aiment, de leurs compagnons de détention qui ont survécus et de tous ceux qui sont déterminés à ne plus jamais permettre qu'une telle atrocité déshonore à nouveau l'humanité. Plus que tout, leurs noms est à jamais inscrits dans la mémoire du Dieu Tout-puissant.” La résolution de l'ONU L'Onu a voulu que cette mémoire soit universelle : la mémoire de la Shoah, comme le disent les papes ne concerne pas seulement la communauté juive mais doit être portée par toute l'humanité. Cette date du 27 janvier de chaque année a été choisie par l'ONU comme journée internationale de la mémoire des victimes de la Shoah. Le but de cette Journée internationale est éducative : elle doit servir à “élaborer des programmes éducatifs qui graveront dans l'esprit des générations futures les enseignements de l'Holocauste afin d'aider à prévenir les actes de génocide”. On estime que 6 millions de juifs d'Europe ont péri dans la mise en oeuvre de la “solution finale” (20 janvier 1942) par Hitler et son IIIe Reich. Il y a 70 dix ans, le 27 janvier 1945, les troupes soviétiques libèrent le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, "l'usine de la mort". L'horreur est dévoilée quelque temps plus tard. Environ 1,1 million de victimes y ont été assassinées dont 1 million de juifs, parmi lesquels 69 000 Juifs de France. Tortures, expériences pseudo-médicales criminelles, mauvais traitements constants, violence quotidienne, maladies, dénutrition, assassinat méthodique, dans les chambres à gaz, ou pour des nouveaux-nés, directement dans les fours crématoires, de tous ceux qui arrivaient dans les trains de la déportation. Le camp avait été créé dès 1941 par Heinrich Himmler. Eduquer pour que “plus jamais” Par la résolution 60/7 de l'ONU, intitulée « Mémoire de l'Holocauste » qu'elle a adoptée le 1er novembre 2005, l'Assemblée générale a décidé que les Nations Unies proclameraient tous les ans le 27 janvier la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste. Dans cette même résolution, l'Assemblée a prié instamment les États Membres “d'élaborer des programmes éducatifs qui graveront dans l'esprit des générations futures les enseignements de l'Holocauste afin d'aider à prévenir les actes de génocide”. L'Assemblée générale a également prié le Secrétaire général de “mettre en place un programme de communication sur le thème «  l'Holocauste et les Nations Unies  » ainsi que des mesures visant à pousser la société civile à se mobiliser pour perpétuer la mémoire de l'Holocauste et en faire connaître les réalités, afin d'aider à empêcher que ne se reproduisent des actes de génocide”. News de Catholique.org Carême : offrir des "îles de miséricorde" dans un océan d'indifférencehttp://news.catholique.org/55233-careme-offrir-des-iles-de-misericorde-dans 2015-01-27T07:17:02Z text/html fr Catholique.org Que vos communautés deviennent "des îles de miséricorde au milieu de la mer de l'indifférence" : c'est le coeur du message du pape François pour le carême 2015 (18 février-5 avril). Le message de carême du pape s'adresse à plus d'un milliard de catholiques dans le monde, sous toutes les latitudes. Il est placé sous le signe du Coeur du Christ et sous le signe de François d'Assise. Il peut être décrypté à partir de trois remarques : l'invocation au sacré Coeur, la date de la signature, la citation de saint Jacques sui forme son titre. En effet, le pape François date son message du 4 octobre, mémoire liturgique du Poverello d'Assise. Un modèle dont le pape a choisi le nom pour "ne pas oublier les pauvres". Un coeur miséricordieux Et il le conclut par une invocation au Coeur de jésus, tiré des litanies du Sacré-Coeur, qui indique que toute conversion part du coeur et de l'imitation de l'humilité et de la douceur de celui du Christ : "Je désire prier avec vous le Christ en ce Carême  : «  Fac cor nostrum secundum cor tuum  »  : «  Rends notre cœur semblable au tien  » (Litanies du Sacré Cœur de Jésus). Alors nous aurons un cœur fort et miséricordieux, vigilant et généreux, qui ne se laisse pas enfermer en lui-même et qui ne tombe pas dans le vertige de la mondialisation de l'indifférence." Le pape explique comment dépasser à la fois le sentiment d'impuissance face à l'ampleur du mal et un sentiment de toute-puissance, comme si on pouvait le vaincre tout seuls : faire pendant le carême un "parcours du coeur", à l'école de Benoît XVI (Deus caritas est, 31), pour "avoir un cœur miséricordieux". il précise : "Celui qui veut être miséricordieux a besoin d'un cœur fort, solide, fermé au tentateur, mais ouvert à Dieu. Un cœur qui se laisse pénétrer par l'Esprit et porter sur les voies de l'amour qui conduisent à nos frères et à nos sœurs. Au fond, un cœur pauvre, qui connaisse en fait ses propres pauvretés et qui se dépense pour l'autre." on retrouve François d'Assise. De fait, troisième élément significatif, le message a pour titre : "Tenez ferme". Il cite la lettre de l'apôtre saint Jacques ( Jc 5, 8) qui évoque, avant cette citation la perpective de la "venue" du Christ : "Frères, en attendant la venue du Seigneur, prenez patience. Voyez le cultivateur  : il attend les fruits précieux de la terre avec patience, jusqu'à ce qu'il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive. Prenez patience, vous aussi, et tenez ferme car la venue du Seigneur est proche. Frères, ne gémissez pas les uns contre les autres, ainsi vous ne serez pas jugés. Voyez  : le Juge est à notre porte. Frères, prenez pour modèles d'endurance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur" (Jc 5, 7-10). Une tentation mondiale et la voix des prophètes qui réveillent On se souvient que souvent, le pape François évoque les oeuvres de miséricorde en relation avec le jugement dernier de Matthieu 25. D'emblée, le pape indique le carême comme un "temps de renouveau pour l'Église, pour les communautés et pour chaque fidèle", un "temps de grâce" donné par Dieu parce qu'il "n'est pas indifférent à nous", parce que "chacun de nous l'intéresse" et que "son amour l'empêche d'être indifférent à ce qui nous arrive".  Pourtant le pape fustige une "attitude égoïste, d'indifférence, a pris aujourd'hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d'une mondialisation de l'indifférence" : voilà ce que le pape veut "affronter" dans ce message en en donnant aussi les moyens aux baptisés. "L'indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle même pour nous, chrétiens. C'est pour cela que nous avons besoin d'entendre, lors de chaque Carême, le cri des prophètes qui haussent la voix et qui nous réveillent", explique le pape. "Dieu, insiste, n'est pas indifférent au monde, mais il l'aime jusqu'à donner son Fils pour le salut de tout homme."  Trois pistes de renouveau Il indique trois pistes de "renouveau" pour ce carême : la communion des saints, la responsabilité des communautés et la responsabilité individuelle. La charité de Dieu dit le pape est capable, elle de "rompre" ce "mortel enfermement sur soi-même qu'est l'indifférence, nous est offerte par l'Église dans son enseignement et, surtout, dans son témoignage".  Il rappelle le rite du Jeudi saint, du lavement des pieds : "Jésus ne veut pas être seulement un exemple de la manière dont nous devons nous laver les pieds les uns les autres. Ce service ne peut être rendu que par celui qui s'est d'abord laissé laver les pieds par le Christ." C'est la condition pour être prêt à "servir l'homme" : "se laisser servir par le Christ et apprendre ainsi à servir comme lui".  Mais pas tout seuls, dans la "communion des saints qui est aussi "communion aux choses saintes" : "Puisque nous sommes liés en Dieu, nous pouvons faire quelque chose autant pour ceux qui sont loin." Dépasser les frontières visibles Dans la seconde partie de son message, le pape insiste sur la communion des paroisses et des communautés. Il les invite à "dépasser les frontières de l'Église visible dans deux directions" : s'unir "à l'Église du ciel dans la prière" et "franchir le seuil" de la société avec "les pauvres et ceux qui sont loin", vers "tous les hommes". C'est un double mouvement : "Tout ce que nous avons reçu, nous l'avons reçu aussi pour eux. Et pareillement, ce que ces frères possèdent est un don pour l'Église et pour l'humanité entière." Mais le pape indique aussi la responsabilité personnelle de chaque baptisé, avec un triple appel, pour sortir d'un sentiment d'impuissance face à la souffrance du monde : "prier dans la communion de l'Église terrestre et céleste", "aider par des gestes de charité", se convertir "parce que le besoin du frère me rappelle la fragilité de ma vie, ma dépendance envers Dieu et mes frères".  Voilà comment le sentiment d'impuissance peut être surmonté : "Si nous demandons humblement la grâce de Dieu et que nous acceptons les limites de nos possibilités, alors nous aurons confiance dans les possibilités infinies que l'amour de Dieu a en réserve."  Le pape diagnostique en même temps ce qu'il appelle une "tentation diabolique" : croire "que nous pouvons nous sauver et sauver le monde tout seuls". News de Catholique.org Les trois prières pour accomplir la volonté de Dieuhttp://news.catholique.org/55232-les-trois-prieres-pour-accomplir-la-volonte 2015-01-27T06:17:04Z text/html fr Catholique.org Pour « faire la volonté de Dieu », le pape préconise trois prières : « prier pour avoir la volonté de suivre la volonté de Dieu, prier pour connaître la volonté de Dieu et prier, une fois qu'on la connaît, pour accomplir la volonté de Dieu ». Commentant l'Évangile du jour (Mc 3, 31-35) où Jésus déclare «  Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère », le pape a souligné que l'« obéissance à la volonté de Dieu » était « la voie de la sainteté, du chrétien ». Cette voie consiste à travailler pour « que le plan de Dieu se réalise », pour que « le salut de Dieu se réalise » et elle est «  le contraire de la désobéissance d'Adam  » et des actes de «  désobéissance  » que sont les péchés. «  La route est l'obéissance, il n'y en a pas d'autre  ». Cette obéissance «  commence avec Jésus au ciel, dans sa volonté d'obéir à son Père  » et avec Marie sur terre, qui dit à l'ange  : «  Que tout m'advienne selon ta parole.  » « Il n'est pas facile » de « faire la volonté du Père », a fait observer le pape en encourageant à prier en trois étapes  : « prier pour avoir la volonté de suivre la volonté de Dieu, prier pour connaître la volonté de Dieu et prier, une fois qu'on la connaît, pour accomplir la volonté de Dieu ». Il a détaillé ces trois prières  : «  prier pour que le Seigneur me donne la volonté de faire sa volonté  », sans «  chercher des compromis par peur de la volonté de Dieu  ». Puis «  prier pour connaître la volonté de Dieu sur moi et sur ma vie, sur la décision que je dois prendre maintenant… sur la manière de gérer les événements…  ». «  Et quand je connais la volonté de Dieu, prier une troisième fois : pour la faire. Pour accomplir cette volonté qui n'est pas la mienne, c'est la sienne. Et ce n'est pas facile. » « Que le Seigneur puisse un jour dire de nous ce qu'il a dit de cette foule qui le suivait... Quand nous faisons la volonté de Dieu, nous faisons partie de la famille de Jésus, nous devenons sa mère, son père, sa sœur, son frère », a-t-il conclu. Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Calendrier du pape François de février à avril 2015http://news.catholique.org/55231-calendrier-du-pape-francois-de-fevrier-a 2015-01-27T06:17:02Z text/html fr Catholique.org Le Saint-Siège publie le calendrier des célébrations du pape François pour les mois de février à avril 2015, incluant le carême et la Semaine sainte, jusqu'à l'octave de Pâques, dite "Dimanche de la Miséricorde". Au programme notamment, une messe à 17h30 en la basilique vaticane pour la fête de la Présentation du Seigneur et XIXe Journée mondiale de la vie consacrée, lundi 2 février. Le pape présidera un consistoire pour des causes de canonisation et pour la création de 20 cardinaux – dont 5 non électeurs de plus de 80 ans – samedi 14 février, à 11h basilique Saint-Pierre. Le lendemain, 15 février, il célébrera avec eux la messe dominicale à 10h à Saint-Pierre. Durant ces trois mois, une visite pastorale est prévue en Italie  : le pape se rendra à Naples et à Pompéi le samedi 21 mars. Il poursuivra également ses visites dans son diocèse, avec deux paroisses romaines : Saint-Michel-Archange à Pietralata le 8 février et Sainte-Marie-Mère-du-Rédempteur le 8 mars. Le pape arrivera aux environs de 16h pour rencontrer les paroissiens et célébrer la messe. Entrée dans le carême Le carême s'ouvrira le 18 février, avec le mercredi des Cendres, qui est traditionnellement aussi la première « station » de carême à Rome  : une antique tradition propose un pèlerinage quotidien en différentes églises de Rome, pour le carême, la Semaine sainte, et la première semaine de Pâques. La station, présidée par le pape, commencera à 16h30 par un temps de prière en l'église bénédictine Saint-Anselme, sur la colline de l'Aventin. Puis aura lieu la traditionnelle procession pénitentielle – des cardinaux, archevêques et évêques, moines de Saint-Anselme, Pères Dominicains de Sainte-Sabine, et des fidèles – de Saint-Anselme à Sainte-Sabine, où le pape François présidera à 17h la messe au cours de laquelle il bénira et imposera les cendres. Le pape et la curie romaine commenceront leur retraite de carême le dimanche suivant, 22 février, premier dimanche de carême, jusqu'au vendredi 27 février. Comme l'an dernier, cette retraite n'aura pas lieu au Vatican mais à Ariccia, au sud-est de Rome. Pour la deuxième année consécutive, le pape François présidera une liturgie pénitentielle le vendredi 13 mars, en la basilique Saint-Pierre, à 17h. C'était l'an dernier un événement inédit du calendrier, durant lequel le pape s'était lui-même confessé avant de donner le sacrement. Programme de la Semaine Sainte Le pape inaugurera la Semaine sainte dimanche 29 mars, Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur : à 9h30, place Saint-Pierre, il présidera la procession rappelant l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, avec palmes et rameaux, avant la célébration de la messe. Le dimanche des Rameaux est aussi la date de la XXXe Journée mondiale de la Jeunesse, sur le thème « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8). Le 2 avril, Jeudi Saint, le pape François présidera la messe chrismale, le matin, à 9h30, en la basilique vaticane. Au cours de cette célébration, il consacrera le "Saint Chrême", huile utilisée pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l'ordre. Il bénira également l'huile des catéchumènes et l'huile des malades.  Le lieu et l'horaire de la messe de la Cène, au soir du Jeudi Saint ne sont pas encore communiqués. Les années précédentes, le pape François avait dérogé à la tradition en célébrant non pas à Saint-Jean-du-Latran ni à Saint-Pierre, mais à la prison pour mineurs de Casal del Marmo et au Centre pour personnes handicapées « Sainte Marie de la Providence ». Vendredi Saint, 3 avril, le pape présidera la Passion du Seigneur, en la basilique Saint-Pierre, à 17h. Puis, il participera au Chemin de croix, qui partira du Colisée à 21h15. Fête de Pâques et octave de Pâques Le samedi 4 avril, la veillée pascale aura lieu en la basilique vaticane à 20h30. Le pape François bénira le feu dans l'entrée de la basilique et allumera le cierge pascal. Après la procession d'entrée et le chant traditionnel de l'Exultet, l'hymne triomphal de la résurrection chanté la nuit de Pâques, le pape présidera la liturgie de la Parole, la liturgie baptismale et la liturgie eucharistique. Au matin de Pâques, dimanche 5 avril, il célébrera la messe sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, à 10h15. Après la célébration, à midi, il donnera la bénédiction « Urbi et Orbi », à la ville et au monde, de la loggia centrale de la basilique. Cette bénédiction particulière, qui confère l'indulgence plénière, aux conditions habituelles prévues par l'Église, notamment de confession et de communion sacramentelles, y compris pour ceux qui suivent la bénédiction à la télévision, à la radio ou sur Internet, est donnée à Noël et à Pâques, ainsi qu'à l'élection d'un nouveau pape. Au terme de l'octave pascale, dimanche 12 avril, que l'Église célèbre comme «  Dimanche de la Divine Miséricorde  », le pape présidera une messe pour les fidèles de rite arménien à 10h en la basilique Saint-Pierre. News de Catholique.org La foi est transmise de façon particulière par les femmeshttp://news.catholique.org/55230-la-foi-est-transmise-de-facon-particuliere 2015-01-27T04:17:02Z text/html fr Catholique.org La foi est transmise de façon particulière «  par les femmes  », affirme le pape François en invitant les femmes à se demander si elles ont «  conscience de leur devoir de transmettre la foi  », lors de la messe du 26 janvier 2015 à Sainte-Marthe. Le pape a commenté la première lecture de la mémoire des saints Timothée et Tite (2 Tm 1,1-8), où l'apôtre Paul rappelle à Timothée d'où vient sa foi : «  J'ai souvenir de la foi sincère qui est en toi : c'était celle qui habitait d'abord Loïs, ta grand-mère, et celle d'Eunice, ta mère.  » Le travail des femmes dans les familles «  Ce sont les mamans, les grands-mères qui transmettent la foi  »  : la foi est un cadeau reçu par le «  beau travail des mères et des grands-mères, le beau travail des femmes, au sein des familles…  ». Et ce cadeau n'a pas besoin «  de préparation  »  : «  La foi, ça ne s'étudie pas. On étudie les choses de la foi, oui, pour mieux comprendre, mais on n'arrive jamais à la foi par les études... La foi est un don.  » «  Mais pourquoi la foi est-elle transmise principalement par les femmes ? Parce que Jésus a choisi cette voie  : Il a voulu avoir une mère... Le don de la foi passe aussi par les femmes, comme Jésus par Marie  », a expliqué le pape en invitant les femmes à se demander si elles ont «  conscience de leur devoir de transmettre la foi  ». Ni timidité ni honte, vivre intensément la foi Paul invite aussi Timothée à sauvegarder la foi, à «  en prendre soin, pour qu'elle ne s'affaiblisse pas, pour que sa force qui vient de la puissance de l'Esprit Saint, garde toute son intensité  ». Il s'agit de se préserver «  des bavardages creux et païens, mondains  » et de « veiller à raviver chaque jour ce cadeau de Dieu  : de le rendre vivant  ». Sinon la foi «  s'affaiblit, s'amenuise, finit par devenir une culture – Oui, oui, je suis chrétien, mais c'est une culture, c'est tout – ou une gnose, une connaissance – Oui, je connais bien toutes les choses de la foi, je connais bien le catéchisme... Mais comment vis-tu ta foi ?  ». Selon saint Paul, deux ennemis de «  cette foi vivante  » sont «  l'esprit de timidité et la honte  » : «  L'esprit de timidité va contre le don de la foi, il l'empêche de grandir, d'aller de l'avant... Et la honte est ce péché : "Oui, j'ai la foi, mais je la couvre, pour qu'elle ne se voie pas trop …". C'est un peu de ceci un peu de cela  : une foi à l'eau de rose... Parce que j'ai honte de la vivre intensément.  » Loin de la timidité ou la honte, la foi se cultive par «  un esprit de force, d'amour et de pondération  ». Elle exige de «  savoir que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut  », et de chercher «  les voies, les chemins, les moyens  » de l'entretenir. «  Demandons au Seigneur la grâce d'avoir une foi sincère, une foi qui ne se négocie pas au gré des occasions. Une foi que je cherche à raviver chaque jour et que je demande à l'Esprit Saint de raviver pour produire de grands fruits  », a conclu le pape. Avec une traduction de Zenit News de Catholique.org Le carême à l'écoute des prophètes d'aujourdhuihttp://news.catholique.org/55229-le-careme-a-l-ecoute-des-prophetes-d 2015-01-27T03:17:04Z text/html fr Catholique.org Pour répandre la globalisation de la solidarité  », il faut se mettre à l'écoute «  des prophètes de notre temps  », qui sont «  les pauvres et ceux qui agissent à leurs côtés », déclare Michel Roy en présentant le Message du pape pour le carême 2015 (18 février-5 avril). Le message du pape François, intitulé "Tenez ferme" (Jc 5,8), a été publié ce mardi 27 janvier et présenté au Vatican par le secrétaire du Conseil pontifical Cor Unum, Mgr Giampietro Dal Toso, par le sous-secrétaire, Mgr Segundo Tejado Muñoz, et par le Français M. Michel Roy, Secrétaire général de Caritas Internationalis. Pour «  opposer à la globalisation de l'indifférence la globalisation de la solidarité  », comme le demande le pape, Michel Roy préconise «  d'écouter les prophètes de notre temps, dans l'Église et dans la société  ». Ces prophètes, ce sont d'abord «  les pauvres et ceux qui agissent à leurs côtés pour défier, contester la domination de l'argent, la destruction de l'environnement, l'exploitation des ressources des pays les plus pauvres, le trafic des êtres humains, le commerce des armes... Certains de ces prophètes risquent quotidiennement leur vie  », rappelle-t-il. A la suite des «  gestes  » et des «  paroles  » du pape qui enseignent «  à vivre dans l'Église comme une famille solidaire, plus qu'une ONG  », les chrétiens sont appelés à «  agir sur tous les fronts pour accueillir avec dignité les immigrés, pour promouvoir la paix au Moyen-Orient, en Ukraine, au Nigeria et en République centrafricaine... pour soutenir toute initiative de paix au Soudan et au Soudan du sud, apporter une aide humanitaire aux réfugiés, pour ne pas oublier les pays touchés par le virus Ebola, et promouvoir le droit à une alimentation suffisante et de qualité pour tous  ». Michel Roy précise que le "fil conducteur" de l'Assemblée générale de Caritas Internationalis, en mai prochain, sera «  l'appel du pape à vivre comme Église pauvre pour les pauvres  », c'est-à-dire «  une Église qui montre la voie de la conversion, du retour à l'essentiel, au partage et à la simplicité de style de vie  ». «  C'est un grand défi que le pape lance, en particulier à sa Caritas, pour l'inviter à être ce qu'elle est : un signe de l'amour de Dieu pour l'humanité, la caresse de la Mère Église pour ses enfants  », conclut-il. Caritas Internationalis est une confédération de 164 organisations caritatives catholiques, qui œuvrent dans 200 pays du monde, afin de répondre aux situations d'urgence. News de Catholique.org Carême : la vie chrétienne en communauté, pour dépasser l'indifférencehttp://news.catholique.org/55226-careme-la-vie-chretienne-en-communaute-pour 2015-01-27T00:17:05Z text/html fr Catholique.org «  La vie chrétienne en communauté, où chacun vit pour l'autre  », peut aider à «  dépasser l'indifférence  » et «  montrer au monde que l'on peut vivre différemment  », affirme Mgr Dal Toso en présentant le Message du pape pour le carême 2015 (18 février-5 avril). Le message du pape François, sur le thème "Tenez ferme" (Jc 5,8), a été publié ce mardi 27 janvier et présenté au Vatican par le secrétaire du Conseil pontifical Cor Unum, Mgr Giampietro Dal Toso, par le sous-secrétaire, Mgr Segundo Tejado Muñoz, et par M. Michel Roy, Secrétaire général de Caritas Internationalis. Cette année, le pape dénonce en particulier « l'indifférence  », a expliqué Mgr Dal Toso  : «  L'indifférence vient d'une absence de différence  », d'une «  non-considération de la différence  », que ce soit «  au niveau des relations interpersonnelles, au niveau culturel  », ou au niveau «  métaphysique  ». Dans «  un monde dominé par la globalisation de l'indifférence  », il a invité les communautés chrétiennes «  à devenir des îles de miséricorde  »  : «  Il s'agit de transformer les lieux chrétiens – paroisses, communautés, groupes – en des lieux où se manifeste la miséricorde de Dieu.  » «  Il y a une distinction entre l'Église et le monde, la cité céleste et la cité terrestre, et celle-ci doit apparaître toujours davantage  », a-t-il ajouté. Sans «  se décourager  » face à «  l'énorme processus social et économique  » adverse, la communauté ecclésiale «  peut dès à présent vivre en dépassant l'indifférence, elle peut déjà montrer au monde que l'on peut vivre différemment, qu'elle peut déjà être cette cité sur la montagne dont parle l'Evangile (cf. Mt 5,14)  ». «  A partir de ce carême, la vie chrétienne en communauté, où chacun vit pour l'autre, peut devenir autre chose qu'une chimère, elle peut être une réalité vécue, autre chose qu'un beau rêve, elle peut être le signe vivant de la présence de la miséricorde de Dieu en Christ  », a affirmé Mgr Dal Toso. Dans l'Église, «  corps vivant de ceux qui croient en Jésus Christ  », les membres «  prennent soin les uns des autres, ou mieux, ils vivent les uns grâce aux autres. Vivre en Église est déjà en soi une rupture avec l'individualisme, avec l'indifférence, avec l'enfermement sur soi qui conduit à la mort  », a-t-il ajouté. En ce sens, il a conclu en donnant des exemples d'actions récentes de Cor Unum en Haïti, au Moyen-Orient et aux Philippines  : «  Notre dicastère veut être une grande expression globale de l'Église comme corps où chaque membre peut faire l'expérience de la charité de l'autre. » News de Catholique.org Carême 2015 : un temps pour reconnaître les différenceshttp://news.catholique.org/55225-careme-2015-un-temps-pour-reconnaitre-les 2015-01-27T00:17:02Z text/html fr Catholique.org Le temps du carême (18 février-5 avril), «  temps de conversion, de changement et de renouvellement  », est l'occasion de «  dépasser la globalisation de l'indifférence et entrer dans une nouvelle phase  » où l'on reconnaît «  la différence qui existe entre nous-mêmes et l'autre ; entre un style de vie et un autre ; entre soi et Dieu  », souligne Mgr Dal Toso. Le message de carême 2015 du pape François, sur le thème "Tenez ferme" (Jc 5, 8), a été publié ce mardi 27 janvier et présenté au Vatican par le secrétaire du Conseil pontifical Cor Unum, Mgr Giampietro Dal Toso, par le sous-secrétaire, Mgr Segundo Tejado Muñoz, et par M. Michel Roy, Secrétaire général de Caritas Internationalis. Le message concerne «  la globalisation de l'indifférence  », a expliqué Mgr Dal Toso  : «  L'indifférence vient d'une absence de différence  », d'une «  non-considération de la différence  », que ce soit «  au niveau des relations interpersonnelles, au niveau culturel  », ou au niveau «  métaphysique  ». «  Le message de carême de cette année propose trois lieux où dépasser l'indifférence : l'Église, la communauté et la personne singulière  », a-t-il précisé en notant que «  l'Évangile donne les clefs pour vraiment effectuer le changement personnel, changement qui a, par la suite, un impact sur tout le tissu social.  » «  La conversion ne trouve pas sa finalité dans une société meilleure, mais elle a pour fin la connaissance du Christ, et lui devenir semblable  », a aussi souligné le secrétaire du dicastère. Il a invité les communautés chrétiennes «  à devenir des îles de miséricorde dans un monde dominé par la globalisation de l'indifférence  »  : «  La communauté ecclésiale peut dès à présent vivre en dépassant l'indifférence, elle peut déjà montrer au monde que l'on peut vivre différemment.  » A.K. Intervention de Mgr Dal Toso Mesdames, Messieurs, Le thème du message de carême de cette année, dont le titre est « tenez ferme » (Jc 5,8), concerne l'indifférence. Déjà, dans diverses occasions, le pape François est revenu sur le thème de la globalisation de l'indifférence. Le Secrétaire d'État, le cardinal Parolin, a mis en relief, lui-aussi, à l'occasion de son intervention à l'ONU en septembre dernier, « le danger d'une indifférence généralisée » qu'il a assimilé à une apathie qui parfois est « synonyme d'irresponsabilité » (29.9.2014) Il s'agit donc d'un concept important pour éclairer les différents phénomènes du monde moderne, concept que nous pouvons essayer de comprendre en l'insérant dans une lecture, certainement partielle, d'une certaine culture. L'indifférence vient d'une absence de différence. D'une non-considération de la différence. Ceci peut être observé au moins à trois niveaux. C'est au niveau des relations interpersonnelles, que ce jeu entre différence et indifférence peut être le plus facilement compréhensible. D'un côté on insiste beaucoup sur la différence pour provoquer une division. D'un autre coté le manque d'attention à la différence qui existe entre moi et l'autre, aplatit l'autre sur mes propres caractéristiques et l'efface. Au niveau culturel, c'est-à-dire dans l'air du temps que nous respirons et qui contribue à forger notre façon de penser et de juger, il me semble remarquer une indifférence vis-à-vis des valeurs. Il ne s'agit pas seulement d'une méconnaissance des valeurs ou d'une lacune dans leur observance, mais principalement d'une absence de jugement sur celles-ci. De sorte que tout choix devient interchangeable, toute hypothèse peut être parcourue, et qu'ainsi toute évaluation du bien ou du mal, du vrai ou du faux, devient inutile. Car s'il n'y a pas de différence, tout devient équivalent, et par conséquent personne n'a le droit de proposer ce qui est plus connaturel ou moins connaturel à la personne. A mon avis, l'homologation globale, le nivellement des valeurs causé par l'absence de différence est lié à l'expérience du manque de sens que font nombreux de nos contemporains. Si tout se vaut, si rien n'est différent et donc qu'il n'existe rien qui vaille la peine, en vue de quoi alors peut-on engager sa vie ? Si tout est équivalent, alors rien n'a vraiment de valeur et donc rien non plus, ne mérite pleinement mon don. Vous avez compris que nous avons atteint ici un troisième niveau, celui qui concerne plus proprement les principes - celui métaphysique, si vous voulez. Il y a à ce stade la plus grande indifférence, la forme la plus forte, la plus déterminante de manque d'attention à la différence qui s'appelle indifférence à Dieu et qui implique un manque d'attention à la différence entre Créateur et créature, ce qui fait tant de mal à l'homme, car elle l'induit à se prendre pour Dieu, alors qu'il se heurte constamment à ses limites. Je voudrais donc lire la globalisation de l'indifférence non seulement comme un phénomène géographique mais aussi comme un phénomène culturel qui se propage d'autant plus que se développe une certaine Weltanschauung occidentale ; le regarder non seulement en tant que phénomène qui touche aux relations personnelles, mais aussi en tant qu'attitude existentielle. Vous savez aussi que l'Église ne dénonce pas certaines situations simplement pour les stigmatiser mais pour offrir également des voies de guérison. C'est pourquoi le temps de carême est toujours un temps de conversion, c'est-à-dire un temps de changement et de renouvellement pour dépasser cette globalisation de l'indifférence et entrer dans une nouvelle phase où nous reconnaissons la différence qui existe entre nous-mêmes et l'autre ; entre un style de vie et un autre ; entre soi et Dieu. Le message de carême de cette année propose trois lieux où dépasser l'indifférence : l'Église, la communauté et la personne singulière. Je voudrais commenter rapidement ces trois niveaux en partant de la personne singulière. Je pars de celle-ci. Le pape François (au point 3) parle de la nécessité de la conversion et du cœur nouveau qui peut battre en chacun de nous. Le chemin fondamental de toute reconstruction sociale et de tout renouvellement culturel passe par la conversion personnelle de chacun. Et l'Évangile nous donne les clefs pour vraiment effectuer ce changement personnel, changement qui a, par la suite, un impact sur tout le tissu social. Toutefois il faut faire attention : la conversion ne trouve pas sa finalité dans une société meilleure, mais elle a pour fin la connaissance du Christ, et lui devenir semblable. Comme nous le voyons bien dans le magistère du pape François, le Souverain Pontife nous appelle à dépasser une foi qui n'est qu'au service de soi-même et du propre bien-être. L'indifférence naît d'une attitude existentielle où l'altérité n'est pas constitutive de différence, ce qui conduit la personne à s'enfermer sur elle-même. Même la foi peut devenir un outil au service de cette recherche de soi. Le parcours consiste à aller outre, à sortir de soi, à vivre la foi en regardant le Christ, et en Lui nous découvrons le Père et des frères qui nous attendent. C'est dans ce sens, que s'insère, par exemple, l'initiative promue par le Conseil pontifical pour la Nouvelle Évangélisation, «  24 heures pour le Seigneur  ». Mais c'est toute la période du carême qui est offerte au fidèle pour qu'il se renouvelle intérieurement afin que le mystère pascal du Christ mort et ressuscité se reproduise en lui. La deuxième exhortation concerne nos communautés chrétiennes qui sont appelées à devenir des îles de miséricorde dans un monde dominé par la globalisation de l'indifférence. Il y a donc une distinction entre l'Église et le monde, la cité céleste et la cité terrestre, et celle-ci doit apparaître toujours davantage. Il s'agit de transformer nos lieux chrétiens – paroisses communautés, groupes – en des lieux où se manifeste la miséricorde de Dieu. D'aucuns pourraient se décourager face à la globalisation de l'indifférence, parce qu'il semble que rien ne puisse changer étant donné que nous sommes au sein d'un énorme processus social et économique qui nous dépasse. Eh bien, non ! La communauté ecclésiale peut dès à présent vivre en dépassant l'indifférence, elle peut déjà montrer au monde que l'on peut vivre différemment, qu'elle peut déjà être cette cité sur la montagne dont parle l'évangile (cf Mt 5,14). A partir de ce carême, la vie chrétienne en communauté, où chacun vit pour l'autre, peut devenir autre chose qu'une chimère, elle peut être une réalité vécue, autre chose qu'un beau rêve, elle peut être le signe vivant de la présence de la miséricorde de Dieu en Christ. Enfin le troisième niveau concerne l'Église dans sa réalité globale. Malheureusement on a tendance à ne considérer l'Église que comme une institution, une structure. Elle est au contraire le corps vivant de ceux qui croient en Jésus Christ. C'est cette totalité qui doit être renouvelée. Parce qu'elle est un corps, elle montre précisément sa vitalité par son changement, sa croissance, son développement. Dans ce corps les membres prennent soin les uns des autres, ou mieux, ils vivent les uns grâce aux autres. Vivre en Église est déjà en soi une rupture avec l'individualisme, avec l'indifférence, avec l'enfermement sur soi qui conduit à la mort. En ce qui nous concerne, Cor Unum a toujours été l'instrument de la proximité du Saint Père envers les plus délaissés. Je voudrais l'illustrer avec trois exemples. Tout récemment comme vous le savez, nous avons réuni, avec la Commission pontificale pour l'Amérique latine, les différents organismes qui œuvrent en Haïti. On calcule par exemple que dans ces cinq dernières années, l'Église catholique a dépensé 21,5 millions de US$ pour financer des projets de reconstruction dans le pays. Par ailleurs nous continuons à garder une vigilance spéciale sur la crise qui s'est développée au Moyen-Orient, plus particulièrement en Irak et en Syrie et où les grandes victimes de cette guerre sont les populations civiles, plus spécialement les minorités les plus faibles comme celles formées par les chrétiens. Ces minorités sont devenues des jouets dans les mains des puissants. Enfin le pape est revenu d'un voyage aux Philippines où l'on a pu voir concrètement ce que signifie « tenir ferme », « raffermir les cœurs » lorsqu'il n'y a plus d'espoir. Dans la ville de Tacloban, où le pape s'est rendu, Cor Unum a construit un grand centre d'assistance pour les jeunes et les personnes âgées qui porte le nom du pape François. Notre dicastère veut être une grande expression globale de combien l'Église soit un corps où chaque membre peut faire l'expérience de la charité de l'autre. Je vous remercie. © Librairie éditrice du Vatican News de Catholique.org "La Dignité du mariage" : le pape souhaite accélérer les procès matrimoniauxhttp://news.catholique.org/55214-la-dignite-du-mariage-le-pape-souhaite 2015-01-26T11:17:10Z text/html fr Catholique.org Le pape François recommande aux juges ecclésiastiques une grande familiarité avec l'instruction "Dignitas Connubii", sur la "Dignité du mariage". Et il redit son souhait que les procès en nullité de mariage ne s'éternisent pas. Le pape François a reçu en audience les participants d'un Congrès international de droit canonique sur les déclarations de nullité de mariages, samedi 24 janvier, dans la Salle Clémentine du Palais apostolique du Vatican. "La connaissance et, je dirais, l'habitude de cette Instruction pourra aussi à l'avenir aider les ministres des tribunaux à abréger le parcours de la procédure, perçu souvent par les époux comme long et pénible", a souligné le pape. Il fait observer que le document est encore sous-exploité et qu'il pourrait y avoir des prochaiens publicatiosn sur ce thème : "On n'a pas encore exploré toutes les ressources que cette Instruction met à disposition pour un procès rapide, dépourvu de tout formalisme qui soit sa propre fin, et on ne peut pas non plus exclure pour l'avenir des interventions législatives ultérieures ordonnées à ce même objectif." Le congrès a eu lieu du 22 au 24 janvier à Rome, sous la houlette de la faculté de droit canon de l'Université pontificale grégorienne, sur le thème  : «  Dignitas connubii  : dix ans après la publication, bilan et perspectives  ». Il a rassemblé les meilleurs spécialistes du droit du mariage des universités pontificales et des tribunaux ecclésiastiques de l'Amérique, de l'Asie et de l'Europe. Il était organisé sous le patronage du Conseil pontifical pour les textes législatifs et d'une association internationale de droit canon (Consociatio Internationalis Studii Iuris Canonici Promovendo), le congrès visait « à approfondir la dimension théorique  » de l'Instruction, mais «  surtout de créer un espace pour le partage de l'expérience de son application dans les tribunaux ecclésiastiques dans différentes parties du monde  », annonce l'Université pontificale grégorienne. Le travail du congrès s'est étendu sur deux jours et demi et il a été reparti en cinq séances, les deux premières étant consacrées à l'histoire de la rédaction de Dignitas connubii, à la nature juridique de l'instruction et aux autres questions plus théoriques, les trois autres pont porté sur l'expérience de son application. Les spécialistes réunis voulaient «  apporter une contribution à la réflexion scientifique et pratique sur le traitement des cas de nullité du mariage  » entamé par le pape François. A.B. Allocution du pape François Chers frères Je vous adresse mes cordiales salutations, à vous tous qui participez au Congrès international en ce dixième anniversaire de la publication de l'Instruction Dignitas connubii, pour traiter les causes de nullité de mariage dans les tribunaux diocésains et interdiocésains. Je salue les pères de la Faculté de droit canonique de l'Université pontificale grégorienne, qui a organisé le congrès avec le soutien du Conseil pontifical pour les textes législatifs et de la «  Consociatio internationalis studio iuris canonici promovendo  ». Je vous salue, vous qui venez d'Églises locales de différentes parties du monde et qui avez participé activement en communiquant les expériences de vos tribunaux locaux. Votre présence ici, nombreuse et qualifiée, est une grande consolation  : il me semble que c'est une réponse généreuse aux sollicitations que tout ministre authentique des tribunaux de l'Église ressent pour le bien des âmes. Une si ample participation à cette rencontre indique l'importance de l'Instruction Dignitas connubii, qui n'est pas destinée aux spécialistes du droit, mais aux acteurs des tribunaux locaux  ; c'est en effet un vademecum modeste mais utile qui prend réellement en main les ministres des tribunaux en vue d'un déroulement du procès qui soit sûr et rapide à la fois. Un déroulement sûr, parce qu'il indique et explique avec clarté le but du procès lui-même, c'est-à-dire la certitude morale  : celle-ci exige que soit exclu tout doute positif prudent de se tromper, même si cela n'ôte pas la simple possibilité du contraire (Dignitas connubii, art 247, § 2). Un déroulement rapide parce que, comme l'enseigne l'expérience commune, celui qui connaît bien la route à parcourir marche plus rapidement. La connaissance et, je dirais, l'habitude de cette Instruction pourra aussi à l'avenir aider les ministres des tribunaux à abréger le parcours de la procédure, perçu souvent par les époux comme long et pénible. On n'a pas encore exploré toutes les ressources que cette Instruction met à disposition pour un procès rapide, dépourvu de tout formalisme qui soit sa propre fin, et on ne peut pas non plus exclure pour l'avenir des interventions législatives ultérieures ordonnées à ce même objectif. Parmi les sollicitudes que manifeste l'Instruction Dignitas connubii, j'ai déjà eu l'occasion de rappeler celle de l'apport propre et original du défenseur du lien dans le procès matrimonial (cf. Allocution à l'Assemblée plénière du Tribunal suprême de la Signature apostolique, 8 nov. 2013, AAS 105 [2013], 1152-1153). Sa présence et l'accomplissement fidèle de sa tâche ne conditionnent pas le juge, mais au contraire permettent et favorisent l'impartialité de son jugement, mettant sous ses yeux les arguments en faveur de, ou contraires à la déclaration de nullité du mariage.  Je confie à la Très Sainte Vierge Marie, Siège de la Sagesse, la poursuite de votre travail et de votre réflexion sur ce que veut le Seigneur aujourd'hui pour le bien des âmes qu'il a acquises par son sang. Sur vous et sur votre engagement quotidien, j'invoque la lumière de l'Esprit-Saint et je donne à tous la bénédiction  ; et, s'il vous plaît, je vous demande de prier pour moi. Traduction de Zenit, Constance Roque News de Catholique.org Chine et Saint-Siège : l'urgence d'un dialogue, par Mgr Wei Jingyihttp://news.catholique.org/55213-chine-et-saint-siege-l-urgence-d-un-dialogue 2015-01-26T11:17:08Z text/html fr Catholique.org « Il faut que le Saint-Siège dialogue avec le gouvernement chinois. Le problème des relations de l'Église avec le pouvoir politique doit être abordé dès que possible ; ce n'est que de cette façon que pourront diminuer les causes de la division entre les catholiques chinois », déclare Mgr Joseph Wei Jingyi, évêque de Qiqihar – dans le nord-est de la Chine. Il a accordé un entretien au journaliste italien Gianni Valente pour le site « Vatican Insider ». « Nous nous sommes divisés en raison de la manière dont le gouvernement traite l'Église, et puis ces divisions se sont cristallisées au cours de l'histoire. C'est pourquoi, si l'on résout le problème des relations avec le gouvernement, les divisions entre catholiques pourront aussi, avec le temps, être assainies », affirme l'évêque. Pour Mgr Wei Jingyi, qui n'est pas reconnu par le gouvernement de Pékin, « c'est justement parce qu'il y a des problèmes qu'il faut trouver des solutions en dialoguant et en traitant avec le gouvernement et aussi en établissant des canaux de dialogue diplomatique ». Il appelle le Saint-Siège à «  faire le premier pas »  : « la grande majorité des fidèles approuveraient l'initiative d'un dialogue avec le gouvernement pour résoudre les problèmes de l'Église ». En rentrant des Philippines le 19 janvier dernier, le pape a tendu à nouveau la main au gouvernement chinois, qui n'entretient pas de relations diplomatiques avec le Saint-Siège depuis les années 1950  : «  On ne sait rien pour le moment, mais ils savent que je suis disposé à les recevoir ou à y aller  », a-t-il affirmé aux journalistes présents à bord de l'avion. Dans un télégramme envoyé durant le voyage, comme il le fait traditionnellement durant ses trajets internationaux, le pape a adressé ses vœux au président chinois Xi Jinping : « Tandis que je survole votre pays, de retour des Philippines au Vatican, j'envoie des salutations cordiales à Votre Excellence. Je vous assure de mes prières pour vous et tous les habitants de la Chine, invoquant sur vous d'abondantes bénédictions d'harmonie et de prospérité. » C'était le second voyage d'un pape autorisé au-dessus du pays : en se rendant en Corée en août dernier, pour la première fois de l'histoire, l'avion du pape avait pu survoler la Chine, avec l'autorisation de Pékin. Cette approbation avait été vue comme un possible mode pour améliorer les relations. Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Semaine de la vie consacrée du 26 janvier au 2 févrierhttp://news.catholique.org/55212-semaine-de-la-vie-consacree-du-26-janvier-au 2015-01-26T11:17:06Z text/html fr Catholique.org Dans le cadre de l'Année de la vie consacrée (30 novembre 2014-2 février 2016), une «  Semaine de la vie consacrée  » est organisée à Rome du 26 janvier au 2 février 2015. «  Les consacrées de l'ordo virginum, les instituts séculaires, les nouvelles formes de vie consacrée, ainsi que les différentes réalités de la vie monastique, sont invitées à participer  », expliquait Mgr José Rodríguez Carballo, secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, dans les pages de L'Osservatore Romano du 30 novembre 2014. Des représentants des branches masculines et féminines de vie contemplative seront présents à Rome pour l'occasion. Une veillée d'action de grâce aura lieu en la basilique Saint-Pierre le 1er février. La Semaine se clôturera le 2 février, fête de la Présentation du Seigneur et XIXe Journée mondiale de la vie consacrée, lors d'une messe célébrée par le pape François à 17h30 en la basilique vaticane. News de Catholique.org Le cardinalat, ce n'est pas le "sommet d'une carrière"http://news.catholique.org/55211-le-cardinalat-ce-n-est-pas-le-sommet-d-une 2015-01-26T11:17:04Z text/html fr Catholique.org Le cardinalat, explique le pape, ce n'est pas le "sommet d'une carrière". Dans une lettre adressée à chacun des vingt cardinaux qui seront créés lors du consistoire du 14 février prochain, le pape François souligne leur appel spécifique à un service nouveau "d'aide, de soutien et de proximité spéciale à l'égard de la personne du pape et pour le bien de l'Église". C'est la seconde fois que le pape créée des cardinaux et la seconde fois qu'il éprouve la nécessité d'écrire à chacun des futurs cardinaux. Il avait écrit aux cardinaux du consistoire du 22 février 2014 en recommandant aussi la vertu souveraine de l'humilité, l'esprit de service, et de ne pas laisser les fidèles fêter leur cardinalat d'une façon qui ne serait pas évangélique.  Le cardinalat, explique le pape, ce n'est pas le "sommet d'une carrière", ni un "prix", ni "une dignité de pouvoir", ni "une distinction supérieure". Voici donc ce qu'est devenir cardinal, selon le pape François : "Etre cardinal signifie s'incardiner dans le diocèse de Rome pour y donner le témoignage de la résurrection du Seigneur et le donner totalement, jusqu'au sang si nécessaire." Et puis il donne une indication sur la "préparation" : "Prépare-toi par la prière et un peu de pénitence." Voici notre traduction intégrale de la lettre du pape aux prochains cardinaux. Lettre du pape François  Cher frère, Aujourd'hui, ta désignation comme cardinal de la Sainte Église romaine a été rendue publique. Reçois mon salut et l'assurance de ma prière. Je demande au Seigneur de t'accompagner dans ce nouveau service, qui est un service d'aide, de soutien et de proximité spéciale à l'égard de la personne du pape et pour le bien de l'Église. Et précisément afin d'exercer cette dimension de service, le cardinalat est une vocation. Le Seigneur, à travers l'Église, t'appelle une fois encore à servir  ; ce sera bon pour ton cœur de répéter dans la prière l'expression que Jésus lui-même a suggérée à ses disciples pour demeurer dans l'humilité  : «  Dites  : ‘Nous sommes de simples serviteurs'  » et cela non pas comme une formule de bonne éducation mais comme une vérité après le travail, «  quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné  » (Lc 17,10). Ce n'est pas facile de rester dans l'humilité du service quand on considère le cardinalat comme un prix, comme le sommet d'une carrière, une dignité de pouvoir ou d'une distinction supérieure. D'où ton engagement quotidien pour garder loin de toi ces considérations, et surtout pour te souvenir qu'être cardinal signifie s'incardiner dans le diocèse de Rome pour y donner le témoignage de la résurrection du Seigneur et le donner totalement, jusqu'au sang si nécessaire. Beaucoup se réjouiront de ta nouvelle vocation et, en bons chrétiens, feront une fête (parce que c'est le propre du chrétien de se réjouir et de savoir célébrer par une fête). Accepte-le avec humilité. Fais seulement en sorte que, dans ces festivités, ne s'insinue pas l'esprit de mondanité qui étourdit plus que l'eau de vie à jeun, qui désoriente et sépare de la croix du Christ.  Au 14 février, donc  ! Prépare-toi par la prière et un peu de pénitence. Sois dans une grande paix et une grande joie. Et, s'il te plaît, je te demande de ne pas oublier de prier pour moi. Que Jésus te bénisse et que la Sainte Vierge te protège  ! Fraternellement, François Traduction de Zenit, Constance Roques News de Catholique.org