Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Wed, 01 Apr 2015 06:17:02 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ France : des jeunes trisomiques jouent la vie de Jean-Paul IIhttp://news.catholique.org/56066-france-des-jeunes-trisomiques-jouent-la-vie 2015-04-01T04:17:02Z text/html fr Catholique.org En France, au lendemain du Dimanche de la Divine Miséricorde, les «  Compagnons de l'Étoile  », des jeunes adultes porteurs de trisomie 21, joueront la pièce de théâtre "Saint Jean-Paul II" : la représentation aura lieu lundi 13 avril 2015 au théâtre de Saint Léon à Paris (11 place du cardinal Amette - 15e). Jean-François et Sylvie Soubrier – que Zenit avait déjà rencontrés – animent la «  Fraternité Notre-Dame de l'Étoile  ». Ils présentent aux lecteurs cet événement. Zenit - Quelles sont les nouvelles de la fraternité ? Jean-François Soubrier - La Fraternité Notre-Dame de l'Étoile fonctionne maintenant depuis 5 ans ; toujours avec une famille d'accueil, quelques bénévoles très fidèles, et quatre jeunes adultes souffrant de trisomie... mais qui ne manquent pas d'enthousiasme et d'ouverture de cœur. Le temps approche cependant où il nous faudra trouver une autre forme à cette petite fraternité que l'on pourrait qualifier depuis cinq ans "d'expérimentale". Pouvez-vous nous expliquer ce nouveau projet de théâtre ? Le théâtre est apparu tout doucement comme l'activité la plus fédératrice, tant du point de vue pédagogique que pour l'approfondissement du travail en équipe et l'ouverture aux autres. Mais surtout, incontestablement, ces jeunes chrétiens si avides à partager leur foi, trouvent là un moyen merveilleux d'être comme ils disent "témoins sur les planches" ! Pourquoi avoir choisi cette pièce en particulier ? Les "Compagnons de l'Étoile", étant âgés de 19 à 26 ans, sont manifestement de la "Génération Jean-Paul II". Tous ont vu le pape Jean-Paul II, dont précisément celui qui joue le rôle de «  son cher Saint Père  »  : il a été reçu avec son grand frère en audience en 2001, quand il avait cinq ans. Le pape, déjà fatigué cette année-là, avait relevé la tête pour lui lancer un grand sourire en l'entendant s'exclamer "Bonjour Pape !". La vision de saint Jean-Paul II sur la Vie, sur la responsabilité des chrétiens pour les plus pauvres, sur la mission d'évangélisation de ceux que la société rejette, sont de bonnes raisons pour penser que, du Ciel, ce Saint nous encourage à jouer cette pièce adaptée à partir d'un livret du P. Pierre Amar du diocèse de Versailles. En outre, la représentation aura lieu dans le sillage des 10 ans de la mort de Jean-Paul II (2 avril)  : une occasion de faire mémoire du saint pape... Dans la communion de saints, par les charismes plus spirituels qu'intellectuels de ces jeunes acteurs, ce pape continue à nous adresser son message enthousiaste : « Tout homme a droit à la vie, la vie est un don sacré, et ce don vient de Dieu » (selon l'une des dernières « tirades » de l'acteur dans la pièce). Aujourd'hui, le combat de la culture de vie contre la culture de mort est une guerre qui nous dépasse par bien des côtés ; devant ce « gènécide » dont les jeunes que nous accompagnons sont finalement les rares rescapés, que faire, que dire ? Saint Jean-Paul II, ce géant de l'Évangile de la Vie, qui a connu pendant toute son existence ce combat quasi-eschatologique contre la culture de mort, contre les forces mystérieuses de la souffrance et du mal, avait eu l'intuition profonde que seule la culture pouvait sauver la Pologne des régimes mortifères que furent le nazisme et le communisme. Et il eût l'idée d'utiliser le théâtre comme une arme puissante contre ces idéologies destructrices de l'Homme. Ce n'est pas la première fois que les Compagnons se produisent : quelle a été la réaction des publics précédents ? Les 14 premières représentations de saint Jean-Paul II ont toujours suscité l'émotion et l'admiration ; et avant cela la pièce sur Charles de Foucauld avait donné le premier rôle à un autre des compagnons qui s'était tellement investi que l'on trouvait vraiment qu'il était lui aussi fait pour son rôle ! Rires et pleurs se confondent et le Saint-Esprit parle certainement à travers ces acteurs, ces personnages, à travers la vie de ce grand Saint, Pasteur de l'Église durant ses premiers pas dans le troisième millénaire. Dans la scène du prêtre défroqué à qui le pape veut se confesser, ces jeunes acteurs ont une telle conviction dans leurs répliques - malgré les difficultés d'élocution qui subsistent - qu'elle ne peut qu'émouvoir : "Mais quand on est prêtre c'est pour toujours !". Et leurs improvisations, qui font toujours un peu trembler le metteur en scène, se révèlent si souvent drôles et appropriées, par exemple dans le sympathique qualificatif déformé en "grenouillettes de bénitier" qui provoqua un jour les éclats de rire ou dans l'invocation de la bouche de Jean-Paul II "Chers jeunes !" un jour adressée sans sourire et avec grande conviction à un auditoire d'une moyenne d'âge... respectable ! Vous êtes venus à Rome il y a quelques temps : quels souvenirs ? Avec les jeunes, grâce aux jeunes, nous voyageons beaucoup : la Pologne récemment sur les pas de saint Jean-Paul II, Madrid pour les JMJ ; et Rome a été l'occasion de voyager avec le frère prêtre de l'un des compagnons. La messe dans la chapelle Clémentine en union avec le premier des papes fut un moment extraordinaire : nous étions venus pour voir le pape François mais c'est saint Pierre lui-même que nous avons ainsi rencontré : quel cadeau ! et nous espérons bien y retourner un jour - si Dieu le veut - pour voir le bon sourire et recevoir les encouragements du pape François lui-même ! News de Catholique.org Année de la Miséricorde : publication de la bulle d'indiction samedi 11 avrilhttp://news.catholique.org/56071-annee-de-la-misericorde-publication-de-la 2015-03-31T06:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François choisit les premières vêpres du Dimanche de la miséricorde, au soir du samedi 11 avril, pour publier le document par lequel il promulgue l'Année Sainte de la Miséricorde, ce que l'on appelle en termes techniques la “bulle d'indiction” de cette Année sainte exceptionnelle. Le pape présidera en effet les vêpres, à 17h30, en la basilique Saint-Pierre, le samedi soir. Le pape François «  manifeste clairement l'attention spéciale … pour le thème de la Miséricorde  » en choisissant la date de publication de la bulle  d'indiction de l'Année de la Miséricorde, souligne un communiqué du Saint-Siège. Le rite de la publication prévoit, avant les vêpres, la lecture de passages en face de la Porte Sainte de la Basilique, qui sera ouverte le 8 décembre 2015, premier jour du Jubilé et sera fermée le 20 novembre 2016, jour de sa clôture. En effet, entre deux Année Saintes, la “Porte Sainte”, qui représente le Christ, par lequel on accède au salut, est murée. Une “bulle” pontificale est un document d'une importance particulière scellé par un sceau du pape. Une bulle d'indiction d'une Année Sainte indique le temps et les lieux de la célébration d'un jubilé, mais aussi les objectifs du pape qui le convoque et les moyens qu'il propose aux baptisés pour entrer dans cette Année de grâce spéciale. La bulle d'indiction du Grand jubilé de l'Incarnation, de l'An 2000, avec justement pour titre “Le mystère de l'Incarnation”. Le titre de la bulle d'indiction du pape François pour le Jubilé de la Miséricorde devrait parler du mystère de “la miséricorde” divine. La veille du Dimanche de la Miséricorde, c'est aussi l'anniversaire liturgique de la “naissance au Ciel” de Jean-Paul II : le 2 avril 2005 était en effet la veille du dimanche de la miséricorde qu'il avait institué en l'An 2000, la jour de la canonisation de sainte Faustine Kowalska. Cette circonstance marque certainement la continuité entre les deux pontificats. News de Catholique.org "Chrétiens et jaïnistes ensemble" au service des personnes âgéeshttp://news.catholique.org/56070-chretiens-et-jainistes-ensemble-au-service 2015-03-31T05:17:04Z text/html fr Catholique.org Le cardinal Tauran appelle à la gratitude, l'affection et la responsabilité envers parents, grands-parents et les autres personnes âgées, dans un message adressé à la communauté jaïniste à l'occasion de la fête de "Mahavir Jayanti" célébrée le 2 avril. Le jaïnisme est une religion qui prône la non-violence, la chasteté et l'honnêteté et qui compte près de cinq millions d'adeptes dans le monde, majoritairement en Inde. La fête Mahavir Jayanti marque la naissance de Vardhaman Mahavir, vénéré comme le dernier réformateur du Jaïnisme. Dans son message, intitulé « Chrétiens et jaïnistes ensemble pour promouvoir les soins pour les personnes âgées  », et publié en anglais par Radio Vatican, le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, dénonce la situation de «  nombreuses sociétés à travers le monde  » où «  les gens ont tendance à rejeter les personnes âgées  ». Il s'agit surtout de personnes « malades  » et  «  seules  », qui «  sont abandonnées par leurs familles et leurs proches parce qu'ils sentent qu'ils sont une gêne, un fardeau.  » Le cardinal a rappelé que «  toutes les religions imposent les obligations morales sur les enfants envers leurs parents et les aînés  ». Il a noté avec joie qu'il y a «  un grand nombre de familles à travers le monde qui, fidèles à leurs traditions, valeurs et convictions, donnent des soins exemplaires à leurs aînés… Les enfants de ces familles et même des parents et des amis font souvent de grands sacrifices … pour servir les personnes âgées.  » Le cardinal français a souligné que «  le Jaïnisme met l'accent sur le respect de la vie  » et le respect de «  la dignité de chaque personne humaine.  » Il a appelé les chrétiens et les jaïnistes à « promouvoir une culture où les personnes âgées sont aimées, respectées et soignées.  » News de Catholique.org L'encyclique Evangelium Vitae, 20 ans mais toujours actuellehttp://news.catholique.org/56069-l-encyclique-evangelium-vitae-20-ans-mais 2015-03-31T05:17:02Z text/html fr Catholique.org Vingt ans après sa publication, le «  sens profond et la grande portée de l'encyclique  » Evangelium Vitae ne sont pas encore saisis, déclare Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune. Consulteur du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé et membre de l'Académie pontificale pour la vie, Jean-Marie Le Méné est intervenu lors du congrès organisé pour les 30 ans du dicastère pour la santé, le 25 mars 2015, sur le thème «  L'actualité d'Evangelium Vitae sous l'aspect bio-juridique  ». «  Une culture de mort  » Il examine le document sous l'aspect bio-juridique dans le contexte actuel. En rappelant brièvement le plan de l'encyclique, le professeur s'attarde sur sa première partie qui « montre que les menaces contre la vie humaine présentent des nouveautés de trois ordres. Ces actes hostiles à la vie perdent leur caractère de crime pour prendre celui de droit avec l'implication de l'État. Ils frappent la vie dans son extrême faiblesse lorsqu'elle est privée de toute capacité de défense. Ils sont, paradoxalement, réalisés à l'intérieur et par l'action de la famille  ». À la base de cette situation  «  d'éclipse de la valeur de la vie  », il y a, d'une part, une crise profonde de la culture qui fait apparaître «  le scepticisme sur les fondements mêmes du savoir et de l'éthique  ». Et d'autre part, la société est fragilisée par «  des difficultés existentielles et relationnelles diverses ». Comme conséquence de cette situation, l'encyclique voit l'installation «  d'une culture contraire à la solidarité  », d'une «  réelle culture de mort  ». Un concept de subjectivité «  qui ne reconnaît comme seul sujet de droits que l'être autonome  » et «  une conception de la liberté qui exalte l'individu de manière absolue, sans aucun lien ni avec la charité, ni avec la liberté  » aboutissent à une «  confusion entre le bien et le mal  ». «  La fin de l'humanisme  » Jean-Marie Le Méné signale deux dates à retenir  : 1997 et 2006. En 1997, deux ans après la publication de l'encyclique, la possibilité du clonage de mammifères est découverte. Ainsi, «  la question du clonage humain (…) était posée  ». En 2006, «  les résultats sur la reprogrammation de cellules somatiques en cellules souches  » sont publiés. La «  disponibilité de l'embryon humain et les techniques dérivées du clonage  » permettent aux chercheurs de «  s'aventurer dans la fabrication d'humains à partir de plusieurs génomes  ». «  Alors que l'encyclique décrit la contradiction entre la culture des droits de l'homme et sa remise en cause, l'évolution actuelle tend maintenant à se dispenser de la référence à l'homme, à ses droits et finalement à l'humanisme. Cette fin de l'humanisme entraîne deux conséquences  : la création de sous-hommes et celle de sur-hommes  », constate le professeur. «  Nous sommes les premiers dans l'histoire du monde à vivre la fin de l'homme  », souligne-t-il. «  Dorénavant, on ne se pose plus la question de savoir 'comment protéger l'humain'… mais 'pourquoi protéger l'humain ? À quoi bon un humanisme ?'  » La morale ne s'appuie plus sur un fondement extérieur à l'homme, tel que Dieu, mais elle s'appuie sur «  l'homme lui-même  », sur sa «  capacité de se donner à soi-même ses propres lois  », poursuit M. Le Mené. «  Nous avons rejeté notre titre de noblesse, tellement solide, d'enfants de Dieu. Mais cet humanisme autonome, encore teinté des valeurs du christianisme, a fait illusion… comme la lune fait illusion quand elle est encore éclairée par le soleil. Maintenant, c'est terminé, nous découvrons que l'humanisme déraciné est un astre froid.  » Les sous-hommes et les sur-hommes Rien ne sépare l'homme réduit à ses cellules, à son génome, à ses molécules, des autres espèces vivantes, fait-il observer. «  L'homme ne se différencie plus de l'animal par nature, mais seulement par degré (« on apprend à parler aux chimpanzés, on met en parallèle le fonctionnement des sociétés humaines et les comportements des bonobos et 95 % de notre ADN est commun avec les singes », relève Rémi Brague). C'est ce qu'on appelle l'antispécisme  ». À une autre extrémité apparaît l'idée de l'évolution constante de l'homme qui «  est passé de l'animal à l'humain  » et qui «  va maintenant passer de l'humain à la machine. Cette évolution est possible grâce aux nanotechnologies, à la biologie, à l'informatique et aux sciences cognitives, quatre techniques qui convergent et deviennent très puissantes pour conjurer l'humiliation (face à la machine) de la maladie, de la vieillesse et de la mort.  » Il s'agit de la philosophie du «  transhumanisme  » qui, avec son désir du dépassement de l'humain, prétend créer un homme immortel pour qui «  la mort est juste une erreur à corriger  ». Mais le transhumanisme, «  en se repliant sur un homme vidé de son être  », ne reconnaît plus «  ce qui fait le propre de l'homme  ». Il oublie que l'homme «  ne s'est pas fabriqué  », «  qu'il procède d'une origine, d'un don, d'un corps, d'un sexe, d'une relation, d'une naissance qui est la seule véritable nouveauté imprévisible  ; et qu'il passe par une mort qui lui donne accès à la seule véritable immortalité irrésistible.  » Une loi juste Le professeur rappelle que « la vie est toujours au centre d'un grand combat  ». L'homme moderne ne s'appuie plus sur Dieu comme source de distinction du bien et du mal. Il veut établir ses propres lois. Mais, comme souligne l'encyclique, «  la loi établie par l'homme, par les parlements et par toute autre instance législative humaine, ne peut être en contradiction avec la loi naturelle, c'est-à-dire, en définitive, avec la loi éternelle de Dieu.  » Lorsque la loi s'écarte de la vérité de Dieu, «  s'écarte de la raison, elle est déclarée inique et, dès lors, n'a plus raison de loi, elle est plutôt une violence  ». Et encore  : «  une loi injuste n'est pas une loi  ». Cette définition complète, selon Jean-Marie Le Mené, une définition traditionnelle de la loi «  qui consiste en ceci  : rendre à chacun ce qui lui revient  ». «  Que faut-il rendre à l'homme, sinon l'Évangile de la vie, la bonne nouvelle de sa vie qui est d'avoir été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, d'avoir été racheté par le sacrifice de son fils Jésus Christ et d'être appelé à vivre une relation éternelle d'amour en eux  ?  » conclut-il. News de Catholique.org Un "Congrès des formateurs et formatrices à la Vie consacrée"http://news.catholique.org/56068-un-congres-des-formateurs-et-formatrices-a 2015-03-31T04:17:06Z text/html fr Catholique.org Un "Congrès des formateurs et formatrices à la Vie consacrée" est organisée à Rome du mercredi 8 au samedi 11 avril (à l'Ergife Palace Hotel), dans le cadre de l'Année de la vie consacrée. Il rassemblera quelque 1.200 formateurs et formatrices du monde entier.  Il sera question des "fondements de l'identité de la Vie consacrée" et des "exigences de la formation dans le monde contemporain".  Outre les conférences, plus de 50 ateliers permettront d'aborder des thèmes de grande actualité pour la Vie consacrée.  A la fin du Congrès, un forum sur «  la formation dans une perspective interdicastérielle  » donnera la parole au cardinal Beniamino Stella, préfet de la Congrégation pour le clergé, à Mgr José Rodriguez Carballo, OFM, Secrétaire du dicastère pour la vie consacrée, à Mgr Vincenzo Zani, Secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique.  La rencontre sera précédée d'une veillée de prière, à laquelle tous pourront participer, le mardi 7 avril, à 20h30 en la paroisse romaine de S. Gregorio VII. Le samedi 11 avril, à 9h30, il sera possible de participer à la Célébration eucharistique en la basilique Saint-Pierre, présidée par le cardinal João Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. "Se former, c'est prendre la ‘forme' de vie de l'Evangile, pour être hommes et femmes véritablement libres  ; c'est mûrir sa propre identité, pour pouvoir dialoguer avec toutes les cultures et devenir, dans les flux migratoires actuels, signe prophétique d'accueil et de communion", explique le dicastère organisateur dans un communiqué. News de Catholique.org « Que les êtres humains apprennent à respecter la création »http://news.catholique.org/56067-que-les-etres-humains-apprennent-a-respecter 2015-03-31T04:17:04Z text/html fr Catholique.org Voici les deux intentions du mois d'avril 2015 proposées à la prière des catholiques par le pape François. Intention de prière universelle pour le respect de la création : "Prions pour que les êtres humains apprennent à respecter la création et à en prendre soin comme don de Dieu." Et la 2ème, intention pour l'évangélisation, concerne les chrétiens persécutés  : "Prions pour que  les chrétiens persécutés sentent la présence réconfortante du Seigneur ressuscité et la solidarité de toute l'Eglise." Voici l'édito du mois du directeur de l'Apostolat de la prière-France, le P. Xavier Jahan, jésuite, pour Zenit, sur l'intention universelle. «  Prions pour que les êtres humains apprennent à respecter la création et à en prendre soin comme don de Dieu  » Alors que le Pape est en train de mettre la dernière touche à son encyclique sur l'écologie pour une parution annoncée l'été prochain, il nous invite à intégrer ce défi dès à présent dans notre prière, et spécialement en ce mois d'avril. Régulièrement, François attire notre attention vers ceux et celles qui souffrent. Ils sont pour lui  les blessures mêmes de Jésus : pour toucher Jésus, pas d'autres chemins que de rejoindre la chair blessée de notre humanité. Mais notre humanité ne se limite pas seulement aux hommes et aux femmes qui la composent. Elle intègre aussi le milieu sans lequel nos vies humaines ne peuvent se déployer, autrement dit notre planète, notre bonne vieille Terre…  Si le soin de la Création a été confié aux êtres humains dès le début de l'humanité selon le livre de la Genèse (Gn 1, 26), il est clair que nous sommes encore loin d'avoir su mettre en œuvre véritablement respect et soin.  Même si les constats, analyses et conférences intergouvernementales sur l'environnement ont su réveiller la conscience de nos civilisations sur la fragilité de cette Terre, sans laquelle la vie ne peut se déployer  ; nous sommes face à un défi majeur  de ces prochaines années. Des changements indispensables devront continuer à se mettre en place pour éviter que nous allions dans le mur. Tout un travail de conversion doit se poursuivre, collectivement et individuellement, et ne pas être l'effet d'un instant, le résultat d'une simple émotion. Or la taille du défi est si grande et le temps des résultats si long face à nos rythmes de vie de ces dernières décennies que nous avons tendance à perdre courage. Comment tenir dans l'espérance ? Comment persévérer ? Nous voyons bien que nous sommes en face de défis qui dépassent nos forces individuelles et même collectives. Aussi comme  croyants, nous savons que nous ne sommes pas seuls : le Seigneur est là, et il nous invite même à participer avec Lui à son œuvre de création, à être co-créateurs. Pour cela, nous pouvons offrir notre vie, dans la prière, à  de Jésus lui-même et porter l'intention de ce mois sur le respect de la Création au plus près de notre cœur et la concrétiser en actes. Prenez un article au choix, selon votre goût, puis en fin de lecture, ou à un autre moment de la journée, prenez un temps de prière avec le Seigneur Jésus où, après avoir présenté votre vie, vous vous entretenez avec lui  dans un dialogue confiant : vous lui parlez avec vos propres mots de ce défi-intention, en commençant par exemple ainsi : "Seigneur, reçois l'offrande de ma vie et, avec elle, tous les êtres humains de notre planète commune : pour qu'ils apprennent à respecter la Création et à en prendre soin comme don de Toi… Car c'est un bien précieux et fondamental que tu nous fais » Ensuite, vous poursuivez simplement avec ce qui vous a touché dans l'un ou l'autre des articles lus précédemment et qui enrichissent, (nous l'espérons !) votre perception du défi-intention de manière à tenir dans la durée… Tout au long de ce mois…. Vous pouvez aussi choisir de poser un geste concret pour traduire en actes votre prière. Pâques est cette fête qui nous rappelle que la Vie est toujours la plus forte. Ancrons-nous dans cette assurance, vivons-là dans la confiance.Belles fêtes de Pâques !  News de Catholique.org Moyen-Orient : protéger les chrétiens "avant qu'il ne soit trop tard"http://news.catholique.org/56065-moyen-orient-proteger-les-chretiens-avant-qu 2015-03-31T02:17:04Z text/html fr Catholique.org Le Saint-Siège appelle la communauté internationale «  à agir avant qu'il ne soit trop tard  », pour protéger les chrétiens du Moyen-Orient, «  berceau de la chrétienté  »  : les communautés chrétiennes, menacées d'extinction, «  font partie intégrante de la marque religieuse, historique et culturelle de la région  », rappelle-t-il en soulignant que «  leur disparition serait non seulement une tragédie religieuse mais une perte du riche patrimoine culturel et religieux  » du Moyen-Orient. Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New-York, est intervenu lors du débat sur « Les victimes d'attaques et de violences pour des raisons ethniques ou religieuses au Moyen-Orient », le 27 mars 2015, devant le Conseil de sécurité de l'ONU. «  L'heure est grave  », a souligné archevêque  : «  Des communautés ethniques et religieuses font face à des pressions extrêmes : violations des droits humains, torture, meurtre et toutes les formes de persécution, uniquement pour la foi qu'ils professent ou pour le groupe ethnique auquel ils appartiennent.  » Il a exhorté la communauté internationale à « faire tout ce qui est en son pouvoir pour arrêter et prévenir toute nouvelle violence systématique contre des minorités ethniques et religieuses » et à «  aider les pays voisins à prendre soin des réfugiés et à les accueillir  ». «  Toute action retardée signifiera seulement qu'il y aura davantage de morts, de personnes déplacées ou persécutées  », a-t-il insisté en appelant de ses vœux «  un Moyen-Orient qui continue d'être un foyer accueillant pour tous ses groupes ethniques et religieux  ». A.K. Intervention de Mgr Auza Monsieur le président, Avant tout, le Saint-Siège désire exprimer sa sincère gratitude à votre présidence pour avoir convoqué le débat ouvert de ce jour sur « les victimes d'attaques et de violences pour des raisons ethniques ou religieuses au Moyen-Orient ». Ce débat n'est pas seulement opportun, il est de la plus grande urgence, en particulier quand nous évoquons ceux qui ont déjà perdu la vie et pour qui ce débat ouvert arrive trop tard. Leur sort nous exhorte à faire tout ce que nous pouvons pour éviter de nouvelles victimes d'attaques et de violences pour des raisons ethniques et/ou religieuses. Les chrétiens et les autres minorités religieuses du Moyen-Orient cherchent à faire entendre leur voix auprès de ce Conseil et d'autres instances internationales, non pas sous une forme abstraite mais d'une manière qui soit vraiment consciente de leur douleur et de leur souffrance, ainsi que de leur crainte existentielle concernant leur survie au Moyen-Orient et au-delà. Nous devons reconnaître que le problème existe et que l'heure est grave. Des communautés ethniques et religieuses – incluant des communautés turkmène, shabak, yézidie, sabéenne, kaka'e, kurde faylis, arabe chiite et même arabe et kurde sunnite – font face à des pressions extrêmes : violations des droits humains, torture, meurtre et toutes les formes de persécution uniquement pour la foi qu'ils professent ou pour le groupe ethnique auquel ils appartiennent. Les chrétiens au Moyen-Orient ont été spécifiquement ciblés, tués ou contraints à s'enfuir de chez eux et de leur pays. Nous avons regardé, impuissants, les chrétiens assyriens kidnappés en Irak par le groupe du prétendu « État islamique », les chrétiens coptes égyptiens décapités par les organisations affiliées à daesh en Libye, et la quasi élimination des chrétiens de Mossoul. Il y a à peine 25 ans, presque deux millions de chrétiens vivaient en Irak, tandis que les estimations les plus récentes font état de moins du quart de ce chiffre. Confrontés à la situation insupportable de devoir vivre dans une zone de conflit contrôlée par des organisations terroristes et extrémistes qui les menacent constamment de mort, et avec le sentiment profond de se sentir abandonnés à leur sort par les autorités légitimes et par la communauté internationale, des communautés entières de chrétiens, en particulier du Nord de l'Irak, ont été brutalement forcées à fuir leur foyer et ont cherché refuge dans la région du Kurdistan irakien et dans les pays limitrophes de la région. Le Saint-Siège exprime sa profonde gratitude aux pays et aux gouvernants dans la région qui ont défendu ouvertement les chrétiens comme faisant partie intégrante de la marque religieuse, historique et culturelle de la région. Depuis 2.000 ans, les chrétiens ont considéré qu'ils étaient chez eux au Moyen-Orient ; en effet, nous le savons tous, le Moyen-Orient est le berceau de la chrétienté. Cela nous peine donc d'autant plus profondément que ces anciennes communautés chrétiennes dans la région – dont beaucoup parlent encore l'araméen, la langue de Jésus-Christ – comptent parmi celles qui sont menacées d'extinction. Leur existence ininterrompue dans la région est le témoin de bien des siècles de coexistence, côte à côte, avec des musulmans et avec d'autres communautés religieuses et ethniques. Ces communautés font partie intégrante de l'identité religieuse culturelle du Moyen-Orient et leur disparition du Moyen-Orient serait non seulement une tragédie religieuse mais une perte du riche patrimoine culturel et religieux qui contribue tant aux sociétés auxquelles elles appartiennent, et que le monde entier a tout intérêt à conserver. Le Saint-Siège appelle donc tous les gouvernants et toutes les personnes de bonne volonté, dans la région et à travers le monde, à agir avant qu'il ne soit trop tard. En 2005, au Sommet mondial des Nations Unies, la communauté internationale tout entière avait été d'accord sur le fait que chaque État a pour première responsabilité de protéger ses populations du génocide, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et du nettoyage ethnique, ainsi que de l'incitation à ces actions. De plus, la communauté internationale reconnaît sa responsabilité à aider les États à remplir cette responsabilité primordiale. Toutefois, quand un État est incapable de maintenir cette responsabilité première, ou réticent à le faire, la communauté internationale doit être préparée à agir pour protéger les populations conformément à la Charte des Nations Unies. Comme l'a souligné le pape Benoît XVI dans son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies en 2008, cette responsabilité de protéger n'est pas une création nouvelle dans le droit international, mais elle est enracinée dans l'ancien « jus gentium » comme fondement de toutes les actions mises en œuvre par les représentants du gouvernement concernant ceux qui sont gouvernés. S'appuyant sur cette ancienne tradition et sur ses récurrences dans le droit humanitaire international et dans les instances des Nations Unies aujourd'hui, le pape François a à maintes reprises réclamé de la communauté internationale « qu'elle fasse tout ce qui est en son pouvoir pour arrêter et prévenir toute nouvelle violence systématique contre des minorités ethniques et religieuses ». Le Saint-Siège saisit cette occasion pour exprimer sa profonde reconnaissance aux pays de la région et à tous ceux qui travaillent inlassablement, parfois au risque de leur vie, pour apporter leur aide à ces deux millions et demi de personnes déplacées à l'intérieur de l'Irak, aux 12 millions de Syriens qui ont besoin d'aide humanitaire, dont quatre millions sont réfugiés et sept millions et demi déplacés dans le pays. Aidons ces pays voisins à prendre soin des réfugiés et à les accueillir. Toute action retardée signifiera seulement qu'il y aura davantage de morts, de personnes déplacées ou persécutées. Le pape François nous exhorte tous à unir nos efforts pour soutenir un Moyen-Orient qui continuera d'être un foyer accueillant pour tous ses groupes ethniques et religieux. Traduction de Constance Roques News de Catholique.org La Confession, sacrement de la tendresse de Dieuhttp://news.catholique.org/56064-la-confession-sacrement-de-la-tendresse-de 2015-03-31T02:17:02Z text/html fr Catholique.org  “La Confession est le sacrement de la tendresse de Dieu, sa manière de nous embrasser”, écrit le pape François dans un tweet posté sur son compte @Pontifex_fr ce mardi 31 mars 2015. Le pape a lui-même donné l'exemple le 28 mars 2014 et le 13 mars 2015, en allant se confesser avant d'entendre lui-même les confessions, à Saint-Pierre. Récemment, dans l'homélie de ce 23 janvier 2015 à Sainte-Marthe, le pape François a invité à enseigner aux enfants à «  bien se confesser  », c'est-à-dire à vivre «  une rencontre avec Dieu  ». Le pape soulignait que le sacrement de la réconciliation n'est ni «  un jugement  » ni «  une formalité mécanique  ». 

«  Dieu pardonne, toujours, Il est le Dieu qui réconcilie  », a déclaré le pape  : «  Il ne se lasse pas de pardonner  » mais c'est l'homme qui «  se lasse de demander pardon  ». «  Même si tu as vécu une vie de péchés, commis beaucoup de mauvaises choses, mais qu'à la fin, un peu repenti, tu demandes pardon, il te pardonne tout de suite ! Il pardonne toujours  », a-t-il insisté. Et le pardon de Dieu est gratuit  : «  nul besoin de payer  », car «  le Christ a déjà payé  », il suffit «  de se repentir et de demander pardon  ». Si tu regrettes, il pardonne tout «  Il n'y a pas de péché qu'Il ne pardonne pas. Il pardonne tout. "Père, je ne vais pas me confesser parce que j'ai fait des choses si laides... que je ne serai pas pardonné..." Non. Ce n'est pas vrai. Il pardonne tout. Si tu regrettes, Il pardonne tout  ». Comme le père du fils prodigue, «  Il ne te laisse pas parler  : tu commences à demander pardon et Il te fait sentir cette joie du pardon avant que tu aies fini de tout dire  ». Quand Dieu pardonne, il «  fait la fête  ». Et enfin, il «  oublie  ». Car ce qui importe à Dieu est de «  rencontrer  » l'homme  : la confession ne doit pas être «  un jugement  » ni «  une formalité mécanique  » mais «  une rencontre  » avec «  le Seigneur qui réconcilie, t'embrasse et fait la fête  ». Le pape a exhorté à «  enseigner aux enfants, aux jeunes, à bien se confesser, car aller se confesser ce n'est pas aller chez le teinturier pour qu'il t'enlève une tache... C'est aller rencontrer le Père, qui réconcilie, qui pardonne et fait la fête  ». Il a aussi invité les prêtres qui confessent à un examen de conscience : «  Suis-je disposé à tout pardonner  ? A oublier les péchés de cette personne  ?  » Grande est la miséricorde du Seigneur Un écho à son premier angélus, du 17 mars 2013 : “Avez-vous pensé, vous, à la patience de Dieu, la patience qu'il a avec chacun de nous ? Telle est sa miséricorde. Il a toujours de la patience, de la patience avec nous, il nous comprend, nous attend, il ne se fatigue pas de nous pardonner si nous savons revenir à lui avec le cœur contrit. « Grande est la miséricorde du Seigneur », dit le Psaume.” Plus loin, le pape François racontait ce souvenir : “C'est beau, la miséricorde ! Je me souviens, à peine devenu évêque, en l'année 1992, est arrivée à Buenos Aires la Vierge de Fatima et l'on a fait une grande messe pour les malades. Je suis allé confesser, lors de cette messe. Et presque à la fin de la messe, je me suis levé, je devais administrer une confirmation. Est venue à moi une femme âgée, humble, très humble, elle avait plus de quatre-vingts ans. Je l'ai regardée et je lui ai dit : « Grand-mère — parce que chez nous, nous appelons ainsi les personnes âgées : grand-mère — vous voulez vous confesser ? ». « Oui ! », m'a-t-elle dit. « Mais si vous n'avez pas péché... ». Et elle m'a dit : « Nous avons tous péché... ! ». « Mais peut-être le Seigneur ne les pardonne pas... ». « Le Seigneur pardonne tout ! », m'a-t-elle dit : sûre d'elle. « Mais comment le savez-vous, vous, Madame ? ». « Si le Seigneur ne pardonnait pas tout, le monde n'existerait pas ». Il m'est venue l'envie de lui demander : « Dites-moi, Madame, vous avez étudié à la Grégorienne ? », parce que cela est la sagesse que donne l'Esprit Saint ; la sagesse intérieure vers la miséricorde de Dieu.” La Christ n'humilie pas Le pape a alors exhorté de nouveau à mettre sa confiance dans la miséricorde : “N'oublions pas cette parole : Dieu ne se fatigue jamais de nous pardonner, jamais ! « Eh, mon père, quel est le problème ? ». Eh, le problème est que nous, nous nous lassons ! Nous ne voulons pas  ! Nous nous lassons de demander pardon ! Lui ne se fatigue pas de pardonner, mais nous, parfois, nous nous fatiguons de demander pardon. Ne nous lassons jamais, ne nous lassons jamais ! Lui est le Père plein d'amour qui toujours pardonne, qui a ce cœur de miséricorde pour nous tous. Et nous aussi apprenons à être miséricordieux avec tous. Invoquons l'intercession de la Vierge qui a eu entre ses bras la Miséricorde de Dieu fait homme.” Quand Jésus confesse, il n'humilie pas, car « Dieu ne pardonne pas avec un décret mais avec une caresse », avait aussi déclaré le pape François lors de la messe du 7 avril 2014 à Sainte-Marthe. News de Catholique.org ONU : le Saint-Siège s'élève contre "la plaie des enfants soldats"http://news.catholique.org/56063-onu-le-saint-siege-s-eleve-contre-la-plaie 2015-03-31T01:17:04Z text/html fr Catholique.org Un «  consensus international  » pour affronter la «  plaie  » des enfants soldats  : c'est l'appel de Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New-York, le 25 mars 2015, au Conseil de sécurité. L'archevêque a plaidé aussi pour la réinsertion de ces enfants dans la société. Il a dénoncé «  l'utilisation croissante d'enfants soldats de la part de groupes terroristes et d'autres acteurs non gouvernementaux  »  : 2014 a été « la pire année de l'époque moderne  », a-t-il constaté en citant le chiffre de «  10.000 enfants forcés à devenir soldats, rien qu'en Syrie et en Irak  ». Le Saint-Siège a souligné «  l'urgence d'un nouveau consensus international pour affronter cette plaie  ». Le premier pas, a estimé l'archevêque, est que «  tous les leaders sociaux, politiques et religieux  », affirment «  d'une seule voix  » que «  le recrutement d'enfants dans les conflits armés n'est pas seulement une grave violation des droits internationaux humanitaires et humains, mais est aussi un mal abominable qui doit être condamné  ». Il a appelé la communauté internationale à «  ne pas tourner le dos aux conflits, au nom d'intérêts politiques nationaux ou de désaccords géopolitiques avec d'autres pays  ». La mission de l'ONU est «  d'intervenir lorsque les gouvernements nationaux sont incapables ou ne sont pas disposés à protéger leur population  », a-t-il rappelé. Cette responsabilité est aussi valable «  quand l'État n'est pas disposé ou est incapable d'affronter l'atrocité  » du phénomène des enfants soldats  : «  l'ONU doit fournir, une fois tous les moyens épuisés, les instruments militaires nécessaires pour protéger les citoyens de ces agressions inhumaines  ». Mais «  les solutions ne peuvent se limiter à l'usage de la seule force  », a mis en garde Mgr Auza, préconisant «  d'affronter les situations humanitaires, sociales, politiques et économiques qui conduisent aux conflits où sont utilisés des enfants soldats  ». En outre, la communauté internationale doit «  interagir avec la communauté locale  ». La «  plaie des enfants soldats  » exige aussi une réponse quant à la réintégration de ces enfants dans leurs communautés, a-t-il poursuivi  : «  Quand nous sommes témoins de ces actes barbares qui vont au-delà de toute imagination et qui sont commis aussi par des soldats enfants, nous devons nous rappeler que ces enfants sont exploités et manipulés jusqu'à devenir ce qu'ils sont.  » Leur réinsertion dans la société doit consister à «  reconnaître qu'ils ont commis des atrocités  » mais aussi à «  créer des parcours d'assistance et de réconciliation  ». Pour le Saint-Siège, «  les communautés religieuses peuvent jouer un rôle fondamental  » en ce sens. Ces communautés «  ont aussi la responsabilité de garantir que les organisations qui cherchent à justifier l'utilisation des enfants soldats pour poursuivre des objectifs idéologiques motivés par des visions faussées de la foi et de la raison, soient justement condamnées et dénoncées  ». «  La communauté internationale possède déjà de nombreux instruments nécessaires pour affronter l'utilisation des enfants comme soldats. Mais il manque la volonté politique et le courage moral pour accomplir les pas nécessaires », a conclu Mgr Auza  : devant ces enfants séquestrés, exploités, forcés à des attentats suicides, drogués et torturés pour faire d'eux des soldats, «  combien de temps devra passer avant que nous cessions de détourner le regard ?  » News de Catholique.org Education catholique : le cardinal Giuseppe Versaldi nouveau préfethttp://news.catholique.org/56062-education-catholique-le-cardinal-giuseppe 2015-03-31T01:17:02Z text/html fr Catholique.org Le cardinal italien Giuseppe Versaldi, 71 ans, est nommé par le pape François comme préfet de Congrégation pour l'éducation catholique. Jusqu'ici président de la Préfecture pour les Affaires économiques du Saint-Siège (APSA), le cardinal Versaldi succède au cardinal polonais Zénon Grocholewski, qui a fêté en octobre dernier ses 75 ans – limite d'âge pour l'exercice de la charge d'évêque ou d'archevêque –. Le rôle de la Congrégation pour l'éducation catholique consiste à superviser les universités, facultés ou instituts d'enseignement supérieur “catholiques”. News de Catholique.org Irak : le card. Filoni auprès de réfugiés en Jordaniehttp://news.catholique.org/56061-irak-le-card-filoni-aupres-de-refugies-en 2015-03-30T23:17:02Z text/html fr Catholique.org En route vers l'Irak, le cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, a fait étape en Jordanie, à Amman, hier, 30 mars 2015. Il s'est rendu dans deux paroisses qui accueillent des réfugiés irakiens, a visité les aménagements pour l'accueil d'une vingtaine de familles et a rencontré le responsable de Caritas Jordanie, rapporte l'agence vaticane Fides. « J'ai admiré et j'ai été édifié par la générosité de beaucoup. Il est beau de voir que ces familles parviennent à retrouver une dignité propre et un climat d'amitié  », confie le cardinal. Dans la soirée, il est parti en direction de Bagdad  : le cardinal est en effet l'envoyé personnel du pape François en Irak, pour la seconde fois, après la visite d'août 2014. La visite actuelle est une «  extension  » de la première, car on «  ne visite pas un malade seulement une fois  », a-t-il expliqué au micro de Radio Vatican avant son départ. «  Dans une situation si délicate et difficile  », l'Église souhaite «  une fois de plus exprimer ouvertement sa solidarité  » avec la population souffrante d'Irak, encourager les familles et «  être proche  » d'elles pendant la Semaine Sainte et Pâques, a-t-il souligné. Il a fait part de sa préoccupation pour la situation humanitaire des réfugiés  : «  Certains ont pu trouver un logement, peut-être dans un appartement où vivent deux ou trois familles, d'autres vivent dans une ville de tentes ou dans une situation encore plus précaire, en particulier au Kurdistan du Nord.  » Dans ce contexte, la solidarité exprimée par les catholiques de Rome – qui ont fait parvenir aux familles irakiennes des "colombes", leur dessert traditionnel de Pâques – est «  belle et efficace  », affirme le cardinal Filoni. Avec Anne Kurian News de Catholique.org Chemin de croix au Colisée : appelés à être gardienshttp://news.catholique.org/56043-chemin-de-croix-au-colisee-appeles-a-etre 2015-03-30T10:17:01Z text/html fr Catholique.org « La croix, sommet lumineux de l'amour de Dieu qui nous protège. Appelés à être nous aussi gardiens par amour »  : c'est le thème des méditations des quatorze stations du traditionnel Chemin de croix, qui sera présidé par le pape François au Colisée, Vendredi Saint, 3 avril 2015. Cette année, le pape a demandé à Mgr Renato Corti, évêque émérite de Novare, de rédiger les méditations (cf. Zenit du 6 mars 2015). Dans la note d'introduction, l'évêque explique qu'il a choisi de méditer sur «  le don de la protection de l'amour de Dieu, en particulier par Jésus crucifié, et le devoir d'être, à notre tour, des gardiens par amour de la création tout entière, de toute personne, en particulier de la plus pauvre, de nous-mêmes et de nos familles, pour faire resplendir l'étoile de l'espérance ». « Nous voulons participer à ce Chemin de croix en profonde intimité avec Jésus. Dans l'attention à ce qui est écrit dans les Évangiles, certains sentiments et pensées qui ont pu habiter l'esprit et le cœur de Jésus en ces heures d'épreuve seront évoqués avec discrétion  », ajoute-t-il. «  Dans le même temps, nous nous laisserons interpeller par certaines situations de vie qui caractérisent – dans le bien et dans le mal – notre époque. Nous exprimerons ainsi... notre désir d'accomplir certains pas pour imiter Notre Seigneur Jésus Christ dans sa passion ». Le Chemin de croix, qui a lieu dans la nuit, partira du Colisée à 21h15. Il se déroule de l'intérieur du Colisée jusque sur les pentes du Palatin. News de Catholique.org Crash de l'A320 : le pape prie pour les victimes à l'angélushttp://news.catholique.org/56042-crash-de-l-a320-le-pape-prie-pour-les 2015-03-30T09:17:06Z text/html fr Catholique.org Au cours de l'angélus dominical, le pape François a prié pour les 150 victimes – dont 16 lycéens allemands rentrant d'un voyage à Barcelone – de l'A320 qui s'est écrasé le 24 mars 2015, dans les Alpes-de-Haute-Provence, en France. Au terme de la messe des Rameaux et de la Passion, hier, 29 mars, le pape a prié l'angélus avec la foule rassemblée place Saint-Pierre  : «  Je confie à l'intercession [de Marie] les victimes de la catastrophe aérienne de mardi dernier, parmi lesquelles il y avait aussi un groupe de lycéens allemands  », a-t-il déclaré en introduisant la prière mariale. Le jour même du drame, le pape François avait fait parvenir un message à Mgr Jean-Philippe Nault, évêque de Digne, par l'intermédiaire du cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin. Il exprimait sa proximité et assurait de ses prières, demandant au Seigneur «  d'apporter à tous force et consolation ». L'Airbus de la compagnie allemande Germanwings – filiale low-cost de Lufthansa – faisait la liaison de Barcelone (Espagne) à Düsseldorf (Allemagne). Les enquêtes sur la première boîte noire retrouvée ont révélé que le copilote s'était enfermé dans la cabine de pilotage, actionnant délibérément la commande de descente de l'appareil. News de Catholique.org Journée de la jeunesse : "laissez-vous combler par la tendresse du Père"http://news.catholique.org/56041-journee-de-la-jeunesse-laissez-vous-combler 2015-03-30T09:17:03Z text/html fr Catholique.org «  Laissez-vous combler par la tendresse du Père, pour la diffuser autour de vous !  »  : c'est l'exhortation du pape François aux jeunes, pour la XXXe Journée mondiale de la Jeunesse, célébrée hier, Dimanche des Rameaux, 29 mars 2015, sur le thème "Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu" (Mt 5,8). Au terme de la messe des Rameaux et de la Passion, le pape a prié l'angélus avec la foule rassemblée place Saint-Pierre. Il a notamment encouragé à vivre la Semaine Sainte avec la Vierge Marie, pour «  suivre le Seigneur y compris quand son chemin conduit à la croix  ». Paroles du pape avant l'angélus Au terme de cette célébration, je salue avec affection vous tous ici présents, en particulier les jeunes. Chers jeunes, je vous exhorte à poursuivre, aussi bien dans les diocèses que dans les pèlerinages à travers les continents, le chemin qui vous conduira l'année prochaine à Cracovie, patrie de saint Jean-Paul II, initiateur des Journées mondiales de la jeunesse. Le thème de cette grande rencontre : « Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5,7), s'accorde bien avec l'Année Sainte de la Miséricorde. Laissez-vous combler par la tendresse du Père, pour la diffuser autour de vous ! A présent tournons-nous en prière vers Marie notre Mère, afin qu'elle nous aide à vivre avec foi la Semaine Sainte. Elle aussi était présente quand Jésus est entré à Jérusalem acclamé par la foule ; mais son cœur, comme celui de son Fils, était prêt au sacrifice. Apprenons d'elle, Vierge fidèle, à suivre le Seigneur y compris quand son chemin conduit à la croix. Je confie à son intercession les victimes de la catastrophe aérienne de mardi dernier, parmi lesquelles il y avait aussi un groupe de lycéens allemands. Paroles du pape après l'angélus Je vous souhaite une Semaine Sainte dans la contemplation du Mystère de Jésus-Christ. Traduction de Zenit, Anne Kurian News de Catholique.org Pour la Semaine Sainte, prendre le chemin de l'abaissement de Jésushttp://news.catholique.org/56040-pour-la-semaine-sainte-prendre-le-chemin-de 2015-03-30T08:17:04Z text/html fr Catholique.org Durant la Semaine Sainte, le chrétien est appelé à marcher «  sur le chemin de l'abaissement de Jésus  », à parcourir «  la route de l'humilité, avec beaucoup d'amour pour le Seigneur  »  : « seulement ainsi, elle sera “sainte” aussi pour nous !  », déclare le pape François. Le pape a inauguré la Semaine Sainte hier, dimanche 29 mars, Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur : à 9h30, place Saint-Pierre, il a présidé la procession rappelant l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, avec palmes et rameaux, avant la célébration de la messe. Lors de son homélie, le pape a médité sur le «  style de Dieu et, en conséquence, ce que doit être celui du chrétien : l'humilité  »  : «  c'est la route de Jésus, il n'y en a pas d'autre. Et il n'existe pas d'humilité sans humiliation.  » Sur cette voie, le chrétien est soutenu par «  l'exemple de beaucoup d'hommes et de femmes qui, dans le silence et de façon cachée, chaque jour renoncent à eux-mêmes pour servir les autres  », mais aussi par l'exemple «  des martyrs d'aujourd'hui  », a-t-il expliqué. A.K. Homélie du pape François Au centre de cette célébration, qui apparaît si festive, il y a la parole que nous avons entendue dans l'hymne de la Lettre aux Philippiens : « Il s'est abaissé » (2, 8). L'abaissement de Jésus. Cette parole nous révèle le style de Dieu et, en conséquence, ce que doit être celui du chrétien : l'humilité. Un style qui ne finira jamais de nous surprendre et de nous mettre en crise : on ne s'habitue jamais à un Dieu humble ! S'abaisser est avant tout le style de Dieu : Dieu s'abaisse pour marcher avec son peuple, pour supporter ses infidélités. On le voit bien en lisant l'histoire de l'Exode : quel abaissement pour le Seigneur que d'écouter tous ces murmures, ces lamentations ! Ils étaient dirigés contre Moïse, mais au fond, ils allaient contre Lui, leur Père, qui les avait fait sortir de la condition d'esclavage et les guidait sur le chemin à travers le désert jusqu'à la terre de la liberté. En cette Semaine, la Semaine Sainte, qui nous conduit à Pâques, nous irons sur ce chemin de l'abaissement de Jésus. Et seulement ainsi, elle sera “sainte” aussi pour nous ! Nous entendrons le mépris des chefs de son peuple et leurs tromperies pour le faire tomber. Nous assisterons à la trahison de Judas, un des Douze, qui le vendra pour trente deniers. Nous verrons le Seigneur arrêté et emmené comme un malfaiteur ; abandonné des disciples ; traîné devant le sanhédrin, condamné à mort, battu et outragé. Nous entendrons que Pierre, le “roc” des disciples, le reniera par trois fois. Nous entendrons les cris de la foule, incitée par les chefs, qui demande que Barabbas soit libre, et que lui soit crucifié. Nous le verrons raillé par les soldats, couvert d'un manteau de pourpre, couronné d'épines. Et puis, le long de la Via dolorosa et sous la croix, nous entendrons les insultes des gens et des chefs, qui se moquent de son être de Roi et de Fils de Dieu. C'est le chemin de Dieu, le chemin de l'humilité. C'est la route de Jésus, il n'y en a pas d'autre. Et il n'existe pas d'humilité sans humiliation. En parcourant jusqu'au bout cette route, le Fils de Dieu a assumé la “condition de serviteur” (cf. Ph 2, 7). En effet, humilité veut dire aussi service, veut dire laisser de la place à Dieu se dépouillant de soi-même, “se vidant”, comme dit l'Écriture (v. 7). Cela – se vider – est l'humiliation la plus grande. Il y a un autre chemin, contraire au chemin du Christ : la mondanité. La mondanité nous offre le chemin de la vanité, de l'orgueil, du succès… C'est l'autre chemin. Le malin l'a proposé aussi à Jésus, durant les quarante jours dans le désert. Mais Jésus l'a repoussé sans hésitations. Et avec lui, seulement avec sa grâce, avec son aide, nous aussi nous pouvons vaincre cette tentation de la vanité, de la mondanité, non seulement dans les grandes occasions, mais dans les circonstances ordinaires de la vie. Ce qui nous aide et nous réconforte en cela, c'est l'exemple de beaucoup d'hommes et de femmes qui, dans le silence et de façon cachée, chaque jour renoncent à eux-mêmes pour servir les autres : un parent malade, un ancien seul, une personne avec un handicap, un sans-abri… Pensons aussi à l'abaissement de tous ceux qui, en raison de leur comportement fidèle à l'Évangile, sont discriminés et paient de leur personne. Et pensons à nos frères et sœurs persécutés parce que chrétiens, les martyrs d'aujourd'hui – il y en a beaucoup – : ils ne renient pas Jésus et supportent avec dignité des insultes et des outrages. Ils le suivent sur son chemin. Nous pouvons parler en vérité d'“une nuée de témoins” : les martyrs d'aujourd'hui (cf. He 12, 1). Durant cette Semaine, nous aussi, mettons-nous résolument avec eux sur cette route de l'humilité, avec beaucoup d'amour pour Lui, notre Seigneur et Sauveur. Ce sera l'amour qui nous guidera et nous donnera la force. Et là où il est, Lui, nous serons nous aussi (cf. Jn 12, 26). © Librairie éditrice du Vatican News de Catholique.org