Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Sat, 20 Dec 2014 12:17:02 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ Le pape François attendu en France avec joiehttp://news.catholique.org/54692-le-pape-francois-attendu-en-france-avec-joie 2014-12-20T11:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François est attendu en France avec "joie" et il pourrait y passer trois jours en 2015 : à Paris, à Lourdes et dans une autre ville à définir, mais la date n'est pas encore fixée, indiquent les quatre membres de la présidence de la Conférence des évêques de France (CEF) qui ont été reçus par le pape François vendredi matin, 19 décembre. Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la CEF, Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis et Mgr Pierre-Marie Carré, évêque de Montpelleier, tous deux vice-présidents de la CEF, ainsi que Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, secrétaire général, achevaient leur leur visite de trois jours au Vatican où ils ont rencontré les membres de 12 dicastères. Ils ont aussi rendu une visite "fraternelle" aux cardinaux Paul Poupard - qui fête ses 60 ans de sacerdoce - et Roger Etchegaray. Ils ont pu évoquer les fruits de la réflexion des évêques à Lourdes de novembre dernier. Ils ont évoqué leurs rencontres romaines au cours d'un point-presse, vendredi 19 décembre, au Séminaire pontifical français de Rome. Le voyage en France Mgr Pontier a en effet confié, à propos du voyage du pape en France, annoncé avant son voyage à Strasbourg : "Le Pape veut venir en 2015 si ça lui est possible, sinon ce sera début 2016."  Plus que des villes à visiter - le pape a reçu de nombreuses invitations des évêques - le pape et la présidence de la CEF ont évoqué des "thèmes", des "rencontres à vivre", sans lien avec des éventuelles "commémorations".  Donc, le pape a confirmé ce qu'il avait dit dans l'avion de Strasbourg-Rome, le 25 novembre : Paris, Lourdes, et une ville où aucun pape n'est venu récemment. Quand à l'attente suscitée par l'annonce de la venue du pape, Mgr Pontier souligne "la joie" qui se manifeste en France à l'idée de "recevoir le Saint-Père". Il souligne aussi la façon qu'à le pape d'aborder les questions : toujours "en partant de la vie des personnes", c'est aussi une clef de lecture du synode sur la famille. Les évêques ont en effet évoqué aussi les questions d'actualité comme la famille et le synode, le Moyen Orient, l'Année de la vie consacrée. Pastorale de la famille Pour ce qui est de la pastorale familiale - la doctrine n'est pas remise en question - , les évêques français souhaitent donner la priorité à l'annonce de la "Bonne Nouvelle de la famille" et susciter le témoignage des époux chrétiens qui la vivent, de façon à soutenir les jeunes ménages et les aider à surmonter les tensions.  Annonce la "Bonne nouvelle" de la vie, la "Bonne nouvelle" de la fidélité et de l'unicité du mariage chrétien sacramentel. L'annoncer notamment à l'occasion de la "préparation au mariage" à renouveler. Et toujours en partant de la vie des couples avec leurs difficultés, y compris les divorcés remariés chrétiens, les personnes seules avec enfants, les chrétiens qui ont une orientation homosexuelle, ou dans une situation économique fragile. Pour les jeunes, les évêques insistent sur l'importance d'une "éducation" qui soit à la fois "affective", "relationnelle" et "sexuelle", sans séparer ces trois éléments, à promouvoir ensemble notamment grâce à l'école catholique et aux associations. Le synode de 2015 Le questionnaire adressé aux diocèses par le secrétariat général du synode en vue de l'assemblée d'octobre 2015 devra tenir compte de cette même réalité, ont fait observer les évêques en évitant d'être une "étude un peu abstraite".  Une synthèse diocésaine des réponses devra être faite par les évêques en vue de leur assemblée de mars 2015. Et une synthèse nationale sera ensuite rédigée - en avril - pour être adressée au secrétariat du synode. Mgr Pontier a voulu souligner qu'il ne s'agit pas d'une réflexion sur les "lois" mais sur la "vie" des familles car "les règles ne suffisent pas à faire un chemin spirituel". Il fait observer qu'une "mentalité légaliste" ne permet des réponses pastorales : il faut que le "chemin de conversion de chacun" parte de la vie réelle. Le pape souhaite interpeller sur les "modes de vie", les "comportements".  Mgr Ribadeau-Dumas cite cette réflexion du pape sur le synode lors de sa catéchèse du 10 décembre : "Le synode n'est pas un Parlement mais un espace de liberté où l'Esprit-Saint peut souffler". L'orient chrétien et la vie consacrée Pour ce qui concerne les chrétiens d'Orient, et la situation générale au Moyen-Orient, les évêques ne cachent pas leur préoccupation devant un conflit dont l'évolution reste "imprévisible". Il recommandent l'ouverture à "l'accueil des réfugiés". Pour ce qui est de l'Année de la vie consacrée, les évêques français ont évoqué, durant leur assemblée, la question de "l'internationalisation" des communautés religieuses et des séminaires, ce qui constitue à la fois une "réalité pleine d'espérance" mais un sujet de vigilance.   Mgr Pontier évoque aussi l'importance de la "formation des formateurs" des futurs prêtres notamment, avec l'idée de ne pas se laisser arrêter par la notion "d'incardination", mais d'être "créatifs" pour mettre des ressources en commun. Les évêques ont aussi exprimé leur souci d'accompagner et d'écouter les difficultés de qui a souffert des "dérives" de communautés nouvelles, et leur vigilance pastorale. Ils signalent que les personnes qui choisissent le célibat dans les associations de fidèles reconnues par le Conseil pontifical pour les laïcs devront choisir si elles veulent rester "laïques" ou évoluer vers une forme de "vie consacrée" reconnue par le dicastère romain de la vie consacrée. News de Catholique.org La force de la présence du tabernaclehttp://news.catholique.org/54691-la-force-de-la-presence-du-tabernacle 2014-12-20T10:17:01Z text/html fr Catholique.org Le pape François invite les baptisés à s'exposer à la Présence du tabernacle, et il indique l'un de ses effets. Le pape a en effet posté ce tweet sur son compte @Pontifex_fr, ce samedi 20 décembre : "Pour que Jésus devienne le centre de notre vie, il est nécessaire de rester en sa présence, devant le Tabernacle." Sans cette présence, le pape décrit l'affaiblissement de la vie chrétienne, dans Evangelii Gaudium : "Sans des moments prolongés d'adoration, de rencontre priante avec la Parole, de dialogue sincère avec le Seigneur, les tâches se vident facilement de sens, nous nous affaiblissons à cause de la fatigue et des difficultés, et la ferveur s'éteint" (EG 262). Le pape fait le parallèle entre la présence de Jésus dans le sein de Marie et celle de Jésus ua tabernacle, en citant Isaac d el'Etoile : "Le Christ demeura durant neuf mois dans le sein de Marie ; il demeurera dans le tabernacle de la foi de l'Église jusqu'à la fin des siècles ; et, dans la connaissance et dans l'amour de l'âme fidèle, pour les siècles des siècles" (EG 286). News de Catholique.org A Noël demander la grâce de la féconditéhttp://news.catholique.org/54694-a-noel-demander-la-grace-de-la-fecondite 2014-12-20T09:17:02Z text/html fr Catholique.org En contemplant la crèche, le pape François invite à demander la grâce de la "fécondité". Il a en effet commenté les lectures de la liturgie, vendredi 19 décembre, lors de la messe qu'il a présidée en  la chapelle de la Maison Sainte-Marthe du Vatican. "Considérant cette histoire de stérilité du peuple de Dieu et tant d'histoires dans l'histoire de l'Église qui ont rendu l'Église stérile, demandons aujourd'hui au Seigneur,  tout en regardant la crèche, la grâce de la fécondité de l'Église. Que l'Église soit avant tout une mère, comme Marie", a suggéré le pape François. Il explique que la naissance de Jésus, qui renouvelle toute chose, marque le début d'une "nouvelle création". Le pape a commenté les naissances miraculeuses de Samson et de Jean-Baptiste : en Israël, c'était "presque une malédiction de ne pas avoir d'enfants", a rappelé le pape. Et la Bible rapporte ces "miracles" opérés par Dieu qui rend féconde des femmes stériles. Dans l'Evangile, la stérilité d'Elisabeth, "juste avant la naissance de Jésus", se redouble de la "décision de rester vierge" qui rend Marie également "incapable d'avoir un enfant" : elles représentent "l'humanité incapable de faire un pas en plus". La liturgie invite ainsi à "réfléchir sur l'humanité stérile". De fait, ajoute le pape, "de la stérilité, le Seigneur est capable de susciter une nouvelle descendance, une nouvelle vie. C'est le message d'aujourd'hui. Lorsque l'humanité est consumée et qu'elle ne peut plus avancer, c'est là que la grâce arrive, que le Fils et le salut viennent. C'est la création consumée qui cède la place à la nouvelle création". L'Avent, c'est donc l'attente de celui qui "est capable de recréer et renouveler toute chose", l'attente de "la nouveauté de Dieu".  Parce que Noël, c'est "la nouveauté de Dieu qui renouvelle les choses d'une façon encore plus merveilleuse que la Création".  Comment cela advient-il ? Le pape fait observer que la femme de Manoach, mère de Samson, et Elisabeth, auront des enfants grâce à l'action de l'Esprit Saint. Le Pape se demande quel est donc le message de ces lectures  ? «  Ouvrons-nous à l'Esprit de Dieu- c'est la réponse- tout seuls, nous n'y arrivons pas. C'est lui qui peut faire les choses  ». “Cela me fait penser à notre mère Église, qui comporte également tant de stérilités  : lorsque, par le poids de l'espoir dans les Commandements, ce pélagianisme que nous portons tous dans nos os, devient stérile. Elle se croit capable d'accoucher…non, elle ne peut pas  ! L'Église est mère, elle devient mère seulement lorsqu'elle s'ouvre à la nouveauté de Dieu, à la force de l'Esprit. Lorsqu'elle se dit à elle-même  : «  Je fais tout mais, j'ai fini, je ne peux plus aller de l'avant  !  ». C'est alors qu'arrive l'Esprit  ». Aujourd'hui aussi, nous prions pour notre mère Église, a poursuivi le Pape, pour tant de stérilité dans le peuple de Dieu. Des stérilités qui dérivent de l'égoïsme, du pouvoir…lorsque l'Église croit dans le pouvoir de tout faire, de s'emparer des consciences des gens, d'aller sur la voie des pharisiens, des sadducéens, sur la voie de l'hypocrisie, l'Église est stérile. Que ce Noël rende notre Église ouverte au don de Dieu, qu'elle laisse l'Esprit Saint nous surprendre et qu'elle soit une Église qui fasse des enfants, une Église mère. Mère. Souvent, je pense que l'Église, dans beaucoup d'endroits, est plus une mère qui n'agit pas en entrepreneur. News de Catholique.org Le card. Tauran nommé camerlinguehttp://news.catholique.org/54693-le-card-tauran-nomme-camerlingue 2014-12-20T06:17:02Z text/html fr Catholique.org Le cardinal français Jean-Louis Tauran a été nommé par le pape François comme "camerlingue de la Sainte Eglise romaine", ce samedi 20 décembre.  Cette fonction administrative est importante lors de la "vacance" du Siège apostolique, du fait du décès d'un pape ou de la renonciation à la charge pétrinienne. Le camerlingue assure alors l'administration matérielle du Saint-Siège, avec l'aide des cardinaux présents, jusqu'à l'élection d'un nouveau pape.  C'est le camerlingue qui constate et notifie le décès du pape, fixe la date des funérailles et convoque le conclave.  Cette charge était depuis 2007 confiée au cardinal salésien Tarcisio Bertone, ancien Secrétaire d'Etat du Saint-Siège, qui a de fêter ses 80 ans, le 2 décembre : il  n'est plus électeur de cas de conclave. Le cardinal bordelais Jean-Louis Tauran, 71 ans, a été "ministre des Affaires étrangères" de Jean-Paul II de 1990 à 2003. Depuis 2007, il est président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.  Il a été cardinal proto-diacre, et de ce fait, il a annoncé l'élection du pape François le 13 mars 2013 lors de l'Habemus Papam. Il a été nommé par le pape "c cardinal-prêtre" le 12 juin dernier. C'est le cardinal Renato Raffaele Martino qui est devenu le proto-diacre. Ce même 20 décembre le Pape François a nommé un vice-camerlingue : Mgr Giampiero Gloder, 55 ans, originaire de Padoue, et depuis septembre 2013, président de l'Académie pontificale ecclésiastique, "l'école des nonces". News de Catholique.org "Tout est possible à Dieu mais la Grâce sollicite notre liberté"http://news.catholique.org/54674-tout-est-possible-a-dieu-mais-la-grace 2014-12-19T11:17:04Z text/html fr Catholique.org Le site de la Neuvaine pour la France propose cette méditation du P. Patrick de Laubier. La Vierge Marie, patronne principale de la France est l'objet d'une prière collective et nationale  pour obtenir  un secours exceptionnel qui n'est pas sans rappeler  le vœu de Louis XIII  du 15août 1638. Cette fois ce n'est plus le chef du Royaume qui s'engage, mais des membres du pays qui est menacé par  un changement de civilisation ou plutôt d'un effondrement de civilisation. Nous invoquons la Vierge en l'appelant à notre secours au cours d'une neuvaine de 9 mois, du 15 novembre 2014 au 15 août 2015. Vierge Immaculée, Fille du Père, Mère du Fils, Epouse non épousée de l'Esprit Saint, vous avez montré au cours  des siècles  une attention  toute spéciale pour la France, Fille aînée de l'Eglise. Depuis  deux siècles  des révolutions  et vos apparitions se sont  multipliées et nous arrivons aujourd'hui à l'aboutissement d'un drame annoncé dès  la Salette(1846) à savoir  l'apostasie de ce pays. Il y a eu au cours de son histoire des moments tragiques et  nul pays n'a connu une délivrance comparable à celle de Jeanne d'Arc dont l'intervention spirituelle et politique n'a pas d'équivalent dans l'histoire de l'Eglise. La sainteté  a donné des  fruits  bien remarquables et continue à le faire, mais la Foi n'est plus vécue par le grand nombre .L'athéisme  est devenu une croyance généralisée autorisant des législations opposées non seulement à la vérité évangélique mais aussi à la loi naturelle. On assiste à des mouvements de protestation mais une sorte de paralysie  a gagné la vie politique. La raison profonde de cette léthargie est une désuétude de la pratique de la  prière devenue habituelle chez les croyants malgré tant de rappels de votre part et l'enseignement de l'Eglise. Les églises  de pierres encore si nombreuses sont vides et la vie paroissiale a perdu ce qui faisait sa force sans  que les chrétiens  ne réagissent à cette mort lente de la vie spirituelle .Au moment même où les musulmans, de plus en plus nombreux, montrent l'exemple d'une dévotion oubliée par les baptisés. Un grand nombre de chrétiens n'a gardé du christianisme  que  des coutumes sans rencontrer dans la prière la Personne du Christ qui est le Cœur même de la dévotion et de l'Amour. Vierge très sainte vous savez tout cela, mais le dire et le redire  indique où est le mal et quelle est la guérison attendue. Il faut prier, c'est-à-dire  s'adresser  à notre Sauveur en sollicitant votre aide secourable. Les sacrements et en premiers lieux l'Eucharistie et la réconciliation qui la prépare  deviennent vite des routines sans âme lorsque la prière ne fait plus vivre en nous ces trésors surnaturels. Marie très sainte, Mère de Dieu et notre Mère, notre Sœur aussi (Paul VI) écoutez notre supplication. Tout est possible à Dieu mais la Grâce  sollicite notre liberté de créature  à l'image et à la ressemblance de Dieu. L'Amour de Dieu attend l'amour de l'homme  et la prière en est l'expression nécessaire .Face à une «   civilisation de la mort  », nous chrétiens de France nous voulons préparer une civilisation de l'amour qui est l'orientation de la doctrine sociale  de l'Eglise. Ô Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous. News de Catholique.org "Quand les âmes se font chant", par le P. Kim En Joong o.p., peintrehttp://news.catholique.org/54673-quand-les-ames-se-font-chant-par-le-p-kim-en 2014-12-19T11:17:02Z text/html fr Catholique.org Une rencontre est aussi un «  mystère  ». Celui qui a réuni François Cheng, poète, académicien, d'origine chinoise, et le Père Kim En Joong, artiste peintre, dominicain, d'origine coréenne il y a une dizaine d'années, semble comme un souffle venu d'Extrême-Orient en Occident. Avec leur soif indicible à transmettre leur vision de la Beauté malgré les épreuves violentes subies pendant leur jeunesse dans leurs pays respectifs, ils lèvent un voile de la transfiguration par la poésie et la peinture. Mystère d'une Rencontre, mystère de l'Incarnation, mystère de la Tradition, mystère de la Foi. Ensemble, ils nous font entrer dans ce «  mystère  » en publiant aux éditions Bayard en 2009 l'ouvrage «  Vraie lumière née de la vraie nuit  » puis «  La Joie  » en 2010 et depuis le mois d'octobre 2014, «  Quand les âmes se font chant  ». Cette édition reprend, avec quelques variations les «  Cantos Toscans  » publié par François Cheng en 1999 aux éditions Unes. Une exposition dédiée à leur ouvrage a lieu actuellement à la galerie Yoshii dans le 8ème arrondissement à Paris jusqu'au 31 décembre prochain. Entrer dans cet ouvrage, c'est sans doute entrer dans un dialogue intérieur. Ne les interrogez surtout pas sur leurs talents artistiques car, le mystère demeure silencieux. Il se reçoit. Il nous faut savoir décrypter les apparences, prendre de la hauteur et embrasser l'harmonie chromatique des couleurs et des mots pour entrer dans ce «  mystère  ». L'art abstrait, la poésie ne heurtent pas le regard mais le subliment. Ensemble, ils dévoilent une part de «  fragments d'un monde inconnu  » comme l'écrira Julien Green. Ils jettent un pont dans le ciel pour unifier les traditions et la pensée et nous permettre d'entrevoir une étincelle de la Beauté. Cette inscription du «  chant de l'âme  » nous permet de nous fondre dans le paysage, d'être une particule créatrice du monde, de dépasser les tensions, de partir en voyage à la Source pour nous en abreuver. A l'image des «  Cantos Toscans  » où les mouvements telluriques en Toscane sont nombreux, le miracle s'opère et transfigure le réel vers l'équilibre, l'harmonie et la paix. Ainsi le dialogue s'installe avec la terre, le ciel et l'univers du vivant pour rejoindre la demeure  éternelle, pour toucher de notre regard la Gloire de Dieu, ce «  Dieu d'accueil, d'épousailles et d'eurythmie  » comme le décrit si bien François Cheng. Devant ces toiles et ces mots, l'homme occidental comprend que l'univers spirituel est avant tout «  sensible  ». Il s'agit d'entrer en communion dans un processus créatif,  retrouver un souffle vital qui régit aussi bien la nature que nous-mêmes, contempler de l'extérieur, notre âme intérieure. Le regard et la pensée avanceront alors de concert dans la profondeur de l'Invisible. Avec des yeux d'enfant, il nous faut chercher à discerner ce qui se révèlera grâce à la relation que Dieu, le «  Tout Amour  », établit avec nous. «  Quand les âmes se font chant  » est sans aucun doute une invitation à participer aux noces du visible et de l'invisible grâce à la Beauté des mots et des couleurs pour entendre «  le chant  » de l'Amour Trinitaire. Un bel ouvrage à méditer pendant le temps de Noël… News de Catholique.org Aujourd'hui, des lumières de Noël nouvelles à Saint-Pierrehttp://news.catholique.org/54672-aujourd-hui-des-lumieres-de-noel-nouvelles-a 2014-12-19T10:17:01Z text/html fr Catholique.org La basilique Saint-Pierre sera revêtue une nouvelle illumination à partir de ce vendredi 19 décembre, grâce à 340 projecteurs à technologie "led" : ils permettront une économie de 70 % de la dépense énergétique. Un événement lumineux significatif au coeur de la nuit de décembre où seront aussi illuminés le sapin et la crèche installés place Saint-Pierre. La technologie s'est mise au service de la mise en valeur des structures architecturales et des tons de couleurs de la coupole, du tambour, de la lanterne, des petites coupoles, de la façade, du narthex, des fenêtres, de la basilique vaticane. Economie et embellissement également à l'intérieur de la basilique pour l'illumination de l'autel de la confession et du baldaquin du Bernin. Les leds ont été placés par des techniciens spécialisés dans ces travaux en hauteur dont la silhouette rouge orangé se déplaçait sur l'édifice ces derniers jours. Les techniciens funambules italiens de l'A&G ont travaillé avec l'agence piémontaise Diamante lighting. Un projet mené par l'ACEA, fournisseur d'électricité de Rome. Une nouvelle illumination a en même temps été installée à Sainte-Marie Majeure. Le Vatican avait déjà revu la dépense à la baisse pour le jubilé de l'An 2000. Puis le pontificat de Benoît XVI a fait fait un nouveau pas écologique avec l'installation de panneaux photovoltaïques sur le toit de la Salle Paul VI. En novembre dernier, le nouvel l'éclairage de la Chapelle Sixtine a donné le signal d'un nouveau changement, à la fois énergétique et artistique. Rome annonce que l'illumination publique des monuments de la capitale va être également revu, à la suite de la plus grande Coupole de la ville éternelle. News de Catholique.org Les événements sportifs au service de la résolution de conflitshttp://news.catholique.org/54678-les-evenements-sportifs-au-service-de-la 2014-12-19T07:17:02Z text/html fr Catholique.org Les événements sportifs, et en particulier les Jeux olympiques, peuvent promouvoir la résolution de conflits, fait observer le pape François. Le pape a en effet reçu, ce vendredi 19 décembre, en la basilique Saint-Pierre, les athlètes et dirigeants du Comité olympique italien (CONI), qui fête son centenaire et qui vient de s'engager cette semaine dans la candidature de Rome pour les Jeux olympiques de 2024. "Chaque évènement sportif, surtout olympique, où se confrontent représentants de nations avec des histoires, des cultures, des traditions, des credos, et des valeurs différents, peut devenir le vecteur d'une force idéale capable d'ouvrir de nouvelles voies, parfois inespérées, pour la résolution de conflits nés de la violation des droits humains." "Depuis toujours, a insisté le pape, le sport a favorisé un universalisme caractérisé par la fraternité et l'amitié entre les peuples, la concorde et la paix entre les nations  ; le respect, la tolérance, et l'harmonie dans la diversité." La devise olympique, a fait observer le pape, n'est pas une incitation à la suprématie d'une nation sur l'autre, d'un peuple sur un autre, ni à l'exclusion des plus faibles, a expliqué le pape François qui a offert un commentaire de la devise olympique - «  Plus vite, plus haut, plus fort  » («  Citius, altius, fortius  ») - proposée par le baron français Pierre de Coubertin, lors de la création du Comité international olympique, en 1894, à Paris, à la Sorbonne. Il discerne comme principes fondateurs de la charte olympique même le caractère central de la personne, le développement harmonieux de l'homme, la défense de la dignité humaine, et «  la contribution à la construction d'un monde meilleur, sans guerre et sans tension, éduquant les jeunes à travers le sport pratiqué sans discrimination d'aucune sorte, dans un esprit d'amitié, de solidarité et de loyauté  » (Charte olympique, 6). Pour le pape, cette devise représente "le défi auquel nous sommes tous appelés, pas seulement les athlètes  : celui d'assumer l'effort, le sacrifice, pour atteindre les buts importants de la vie, acceptant ses propres limites sans se laisser bloquer par elles, mais cherchant à les dépasser". Le pape François voit dans le centenaire du CONI "un anniversaire important pour le sport italien" : "Depuis cent ans, le Comité olympique national italien promeut, organise, et guide le sport italien, non seulement en vue d'évènements mondiaux comme les olympiades modernes, mais en en valorisant également la dimension populaire, sociale, éducative et culturelle".  Il a invité le CONI à encourager notamment le travail éducatif fait dans les écoles, "pour favoriser un sport accessible à tous, attentif aux plus faibles  ; un sport qui inclut les personnes porteuses d'un handicap, des étrangers, de ceux qui vivent dans les périphéries et ont besoin d'espaces de rencontres, de sociabilité, de partage et de jeux  ; un sport qui ne soit pas utilitariste, mais contribue au développement de la personne humaine, avec gratuité". Il a souhaité "bonne chance" au CONI pour la candidature de Rome pour les Jeux olympiques de 2024. News de Catholique.org Prix de la BD chrétienne 2015 à Brunor et Duphot pour leur "Daniel Brottier"http://news.catholique.org/54677-prix-de-la-bd-chretienne-2015-a-brunor-et 2014-12-19T01:17:01Z text/html fr Catholique.org Le prix de la BD chrétienne francophone 2015 a été décerné à "Daniel Brottier - Remuer ciel et terre" de Brunor et Hervé Duphot par le jury du Festival de la BD chrétienne d'Angoulême 2015. Il sera remis lors du festival d'Angoulême, jeudi 29 janvier 2015. Après une pré-sélection du comité de lecture, ce titre qui concourait avec 11 autres BD, a reçu le prix à l'unanimité. Celui-ci sera remis aux auteurs, le scénariste Brunor et le dessinateur Hervé Duphot, le jeudi 29 janvier à 15h à l'occasion du festival d'Angoulême. En 45 planches, Brunor et Duphot retracent la vie du bienheureux Daniel Brottier, directeur des Orphelins Apprentis d'Auteuil de 1923 à 1936, à travers les témoignages croisés de soldats rencontrés dans les tranchées.
Le scénario original s'ouvre en effet sur la période de la « Grande Guerre », que Daniel Brottier - alors surnommé l'aumônier verni - vit au front, au plus près des soldats, avant de créer l'Union nationale des combattants aux côtés de George Clémenceau. "Daniel Brottier – Remuer Ciel et Terre" revient également sur son attachement pour le Sénégal où il passe quelques années au début du siècle, avant de contribuer à la construction de la cathédrale de Dakar depuis la France
Pour retranscrire au mieux la richesse de cette existence hors-norme et la faire découvrir aux nouvelles générations, Brunor s'est appuyé sur les archives historiques d'Apprentis d'Auteuil. À la fondation, la force symbolique du Père Brottier n'a en effet jamais faibli. Aujourd'hui encore, dans les 200 établissements qui accueillent – comme au temps du Père Brottier- des jeunes en difficulté, il reste une figure incontournable et une inspiration quotidienne pour les collaborateurs de l'institution, les donateurs mais aussi les jeunes et les familles accueillies. Fondateur du fameux Fanzine PLG avec deux autres étudiants, Brunor a été journaliste, puis responsable des pages BD de Tintin-Reporter. Il est également illustrateur pour la presse depuis de nombreuses années et est connu pour son humour décapant. Auteur de la collection Les Indices pensables, série d'enquêtes sur la question de l'existence de Dieu, qui réjouissent chaque semaine les lecteurs de Zenit, il offre des informations vérifiables qu'il transmet avec enthousiasme lors de multiples conférences. Chez Mame, il scénarise toute la collection « À ciel ouvert » : Bernadette, Jehanne d'Arc, Martin, Monsieur Vincent (prix 2011 du Festival international de la BD chrétienne), Paul... Il travaille actuellement sur Louis. Après des études de communication visuelle à Olivier de Serres, Hervé étudie le graphisme à l'école des Beaux arts de Mulhouse. Il travaille ensuite dans une agence de publicité qu'il quitte pour devenir enseignant en infographie et communication visuelle. Parallèlement, il commence à publier ses travaux de bande dessinée sur internet. Ils sont remarqués par Christophe Bec qui lui confie une histoire courte pour un album collectif (chez Soleil) et par Jean David Morvan avec qui il réalise une adaptation littéraire en BD : Le Tour d'écrou d'après l'œuvre d'Henry James (chez Delcourt). Sa collaboration avec les éditions Delcourt se poursuit avec la série Les Combattants (scénario : Laurent Rullier). C'est à la lecture de ces albums que Brunor pense à lui pour illustrer la vie du Père Brottier aux éditions Mame. Après une histoire courte pour un collectif sur Les Enfants sauvés, toujours chez Delcourt, je travaille actuellement sur un projet dont le premier tome sortira en 2016 chez Glénat. News de Catholique.org Cuba et Etats-Unis : le succès de la "méthode du dialogue"http://news.catholique.org/54676-cuba-et-etats-unis-le-succes-de-la-methode 2014-12-19T00:17:04Z text/html fr Catholique.org Le rapprochement de Cuba et des Etats-Unis constitue un succès de la "méthode du dialogue", explique à Pour Radio Vatican en italien (Roberto Piermarini), le cardinal secrétaire d'Etat Pietro Parolin. Une traduction de Zenit. Le rôle déterminant du pape François Le Secrétaire d'Etat inscrit le travail récent dans la "patience" des diplomates : "J'aime bien que l'on rappelle tout le travail qui a été fait au fil de toutes ces années. Car, de toute évidence, chaque décision, et surtout une décision de ce genre, de cette portée, de cette importance, est le résultat  d'un gros travail de fond, fait d'efforts, de patience et de petits pas. Vous rappelez à juste titre les personnes qui ont contribué à cela, et il y en a bien entendu tant d'autres qui ont apporté leur soutien pour arriver à cette conclusion. Le rôle du pape François a été certainement déterminant, parce qu'il a pris cette autre initiative d'écrire aux deux présidents pour les inviter à surmonter les difficultés  existantes et trouver un point d'accord, un point de rencontre. Et qu'il vienne de cette région a du certainement être un atout car il connaît effectivement la problématique et a disons trouvé «  la manière juste  » pour surmonter les écarts et favoriser le rapprochement entre les deux parties". La culture de la rencontre A propos de la "culture de la rencontre", promue par le pape François, il ajoute : "Le pape l'a dit tant de fois et je tiens à le répéter sans cesse : quand il y a des problèmes on doit appliquer la méthode du dialogue, et plus il y a de problèmes, plus il y a de difficultés, plus il doit y avoir de dialogue. Et si ce dialogue est sincère, sa finalité, son objectif, sera toujours de faire rencontrer les personnes, aussi différentes soient-elles,  et de faire en sorte qu'elles collaborent. Il me paraît que nous avons là un bel exemple, très significatif, de cette «   culture de la rencontre  », à laquelle le pape François invite continuellement les personnes, les groupes, et les pays du monde actuel." La paix, la lutte contre la pauvreté et les ponts Il rappelle trois éléments du travail de la diplomatie vaticane indiqués par le pape François dans son premier discours au Corps diplomatique après son élection : "Le Pape y rappelait trois éléments : l'élément – paix, qui a toujours été une caractéristique fondamentale de l'action et de la diplomatie du Saint-Siège aux différentes  époques de l'histoire ; aujourd'hui, la lutte contre la pauvreté  ; et puis il disait «   construire des ponts  ». Voilà, c'est en cela que consiste la diplomatie de l'Eglise. Dans le cas présent, ce «   construire des ponts  » s'est traduit par une facilitation du dialogue entre les deux parties, donc le Saint-Siège – comme on l'a rappelé dans le communiqué de presse – a offert ses bons services, afin que les deux parties puissent se rencontrer et arriver à une heureuse conclusion  de cet engagement pour les deux côtés. Offrir ses bons offices est une autre fonction typique de la diplomatie pour trouver une solution heureuse à quelque situation." Une bonne dose de courage Le cardinal Parolin entrevoit des effets positif de ce rapprochement pour tout le continent : "Un pas de cette nature aura sûrement des reflets positifs dans toute la région latino-américaine et je l'espère car il y a des situations qui ont besoin d'être améliorées et de trouver une solution. Donc le fait aussi qu'il y ait une sorte de modèle  car il s'agit de deux nations qui ont eu tant de problèmes, tant de difficultés dans leurs relations, et  que ces dernières aient pu arriver à cette conclusion, grâce à la bonne volonté et au courage aussi de leurs leaders – je tiens à mettre l'accent sur ça, car il me paraît important de souligner qu'il a fallu une bonne dose de courage pour arriver à ce résultat – pourrait inspirer d'autres leaders à avoir autant de courage et à rechercher le chemin du dialogue et de la rencontre." Il est possible d'arriver à se comprendre Et pour l'Eglise à Cuba : "J'ai entendu dire que les cloches ont sonné à Cuba pour cela, cela veut donc dire que l'Eglise aussi a participé joyeusement à cet événement. Je crois que cet autre pas aidera l'Eglise à exercer de mieux en mieux sa fonction au sein de la société cubaine, favorisant la construction d'une réalité de plus en plus solidaire, et qu'il aidera l'Eglise à mieux apporter sa contribution à toute la société cubaine. Je voudrais dire qu'à la fin il y a eu tant et tant de collaborations, mais nous devons vraiment remercier Dieu pour ce pas. C'est un bon signe, une bonne nouvelle au milieu de tant de nouvelles du monde actuel qui sont plutôt le contraire. Cela nous dit que ce que les papes en général et le pape François en particulier, ont toujours dit et sur quoi ils ont insisté, est possible  ; qu'il est possible d'arriver à se comprendre  ; qu'il est possible d'arriver à collaborer et à trouver des chemins pour sortir des difficultés qui nous séparent." News de Catholique.org Le "oui" de Marie, Mère de la Joiehttp://news.catholique.org/54675-le-oui-de-marie-mere-de-la-joie 2014-12-19T00:17:02Z text/html fr Catholique.org Lectures, rite romain : 2 S 7, 1-5. 8-12. 14. 16 ; Ps 88 ; Rm 16,25-27 ; Lc 1,26-38
 1) Le temps du « Oui » La liturgie des dimanches précédents a attiré l'attention sur la personne de Jean le Baptiste, le Précurseur. Aujourd'hui c'est Marie, Sa Mère qu'Il nous a donnée et qui est proposée comme l'exemple de l'attente du Christ, pour l'accueillir dans notre vie, dans notre chair. Il est donc important de comprendre l'attitude de la Vierge envers celui qui vient s'établir parmi nous, qui se fait chair pour sauver notre chair, parce que nous aussi nous concevons concrètement le « Verbe » de Dieu. Avec son « fiat » (= oui), Marie a conçu Jésus en son sein, avec notre « fiat », nous, nous le concevons dans notre cœur. Apprends-nous, Marie de l'Annonciation, à dire la belle parole : « Oui, fiat, Seigneur, que ta volonté soit faite » (1). Le « oui », le « fiat » de la Vierge n'a pas été prononcé par un cœur fermé, engourdi, mais par un cœur disposé à la concentration et à la veille. Même prononcé par une humble et très jeune femme, ce « oui » sponsal a été l'expression d'un cœur simple et profond. Marie est la mère de Dieu non seulement parce qu'elle a donné physiquement la vie à Jésus, mais parce que, avant de Le concevoir dans ses entrailles, elle L'a écouté avec l'oreille et conçu dans son cœur. Elle est mère parce qu'elle écoute et accueille le Fils et le laisse vivre tel qu'Il est, et non pas parce qu'elle Le porte en elle et lui donne le jour (2). Le « oui » de Marie a été l'expression de la liberté de cette Vierge pure, féconde et consciente d'appartenir à une histoire, à une grande histoire, qui apportait Dieu au monde. Un fait est historique non seulement parce qu'il advient dans le temps mais parce qu'il se produit dans un lieu. Le temps est indiqué de cette façon : « Elisabeth était au sixième mois de la conception de saint Jean-Baptiste ». Cet épisode précède celui dont parle l'Evangile de ce jour. Or, au sixième mois, on n'est pas complet. Le Baptiste représente l'Ancien Testament et la promesse. On remarquera que l'Annonciation fait s'accomplir la promesse avec quelque anticipation. Et quand se réalise-t-elle ? Au sixième mois, lorsqu'elle n'est pas encore mûre. Ce qui, pour moi, signifie que la réalisation d'une promesse ne dépend pas uniquement de Dieu. Dieu a bien fait la promesse, il pourrait même la réaliser sur-le-champ. En fait, il la réalise au sixième mois, il attend seulement que quelqu'un dise « oui, qu'il me soit fait selon ta Parole, j'accueille la Parole ». En somme, depuis toujours, Dieu est « Oui » pour l'homme. Quand, finalement, nous aussi nous disons « Oui », comme l'a fait la Vierge, c'est alors qu'elle s'accomplit. Nous devenons nous aussi des personnes mûres, complètes, lorsque nous disons oui à Dieu. Alors n'attendons pas demain pour dire « Oui ». Normalement, nous pensons au lendemain, dans l'espoir de jours meilleurs. Le seul temps que nous connaissons, c'est le présent. Le présent est le seul moment où nous touchons à l'éternité : le passé n'est plus là, le futur n'est pas encore là. Ce que nous sommes en train de vivre, c'est le temps de l'écoute. Nous ne devons pas en attendre de meilleur, faute de quoi nous passons la moitié de notre vie à penser au futur et l'autre moitié à regretter le passé, de sorte que nous ne vivons jamais. Dieu, Lui, est « présent » (3) sa proposition arrive « maintenant ». Pas pour hier, pas pour demain, mais pour aujourd'hui. Dans l'Evangile de Luc, Evangile de l'aujourd'hui, rappelons-nous les premiers mots de Jésus : « Aujourd'hui s'accomplit cette parole ». 2) Le lieu et les personnages du Oui En cette journée du Oui, il est aussi nécessaire de comprendre où il a été prononcé, en ce lieu que l'évangéliste Luc présente volontairement en opposition avec l'histoire précédente de Jean-Baptiste. L'annonce de la naissance du Baptiste advient dans le temple de Jérusalem : elle est faite à un prêtre qui est en train de remplir ses fonctions et, pour ainsi dire, comme il est officiellement prescrit par la loi, en conformité avec le culte, avec le lieu et avec les offices juifs. L'annonce de la naissance du Messie est faite à Marie, une femme qui vit dans un petit village banal d'une Galilée pratiquement païenne, Nazareth, qui pour nous, aujourd'hui, signifie le lieu de la vie quotidienne. Comme pour nous enseigner que le lieu de la Parole est là où nous vivons quotidiennement. C'est dans notre vie de tous les jours que nous pouvons et devons vivre en fils de Dieu, et écouter la Parole. On pourra ensuite aller dans les sanctuaires, dans les basiliques et dans les lieux où l'on se réunit nombreux parce que cela nous rappelle à une vie de communion dans l'Eglise. Mais l'important, c'est le « maintenant et ici » : le présent et la vie quotidienne. C'est là que chaque jour, la parole se fait chair, comme dans le quotidien de Marie, devenue le « lieu » d'accueil , là que débute la vie nouvelle. Cette vie n'a pas commencé dans le temple, mais dans l'humanité simple de Jésus, devenu le vrai temple, la tente de la rencontre. Après avoir considéré le « lieu » où Dieu aime révéler son amour : la pauvre maison de l'humble Marie, regardons les personnages de cette annonce. Commençons par l'Ange Gabriel dont le nom signifie « puissance de Dieu », qui s'adresse à Marie, qui, avec son « oui », portera du fruit par la puissance de la grâce de Dieu. La salutation de l'Ange à Marie est « Réjouis-toi, pleine de Grâce » que l'on pourrait paraphraser ainsi : « Sois dans la joie, toi, femme aimée de Dieu gratuitement et pour toujours ». La Vierge est appelée pour une mission, mais elle est d'abord invitée à se réjouir, elle est délivrée de l'inquiétude parce que le Seigneur « est avec elle » pour la sauver, elle et l'humanité tout entière. Regardons maintenant Marie avec les yeux du cœur, elle qui se définit comme « servante » et que l'Ange de Dieu définit pleine de grâce. Grâce et service : dans ces deux mots réside toute la compréhension chrétienne de l'existence. Le don reçu continue à se faire don. Marie reste troublée par les paroles de l'Ange, non qu'elle ne comprenne pas ou qu'elle ait peur, mais son trouble vient de l'émotion produite par la rencontre avec Dieu, qui, à travers l'Ange, lui dit que « aimée gratuitement par Dieu » est devenu son nouveau nom. Quand Dieu aime quelqu'un pour en faire un instrument de salut, non seulement Il l'appelle par son nom mais Il lui donne un nouveau nom, à même d'exprimer concrètement son identité et sa vocation. Pour Marie, ce nouveau nom est « pleine de grâce », c'est-à-dire « aimée gratuitement et pour toujours par Dieu » : il révèle immédiatement la gratuité et la fidélité de l'amour de Dieu, racine de toute compréhension exacte de Dieu, de l'homme et du monde. De cette racine, Marie est l'icône lumineuse et transparente. Et ceci est déjà l'heureuse nouvelle du miracle de Noël, qui est désormais imminent. « Accepter, accueillir le miracle de Noël, c'est accepter que Marie soit réellement la « Mère de Dieu et la « Vierge Mère » : cela n'a rien à voir avec la sexualité, ni avec l'amour humain. Le sens est tout autre. Nous, nous savons bien que la vie que nous donnons, que nous transmettons, est une vie vouée à la mort. Il fallait une intervention de Dieu, il fallait que la chaîne des naissances vouées à la mort soit brisée pour que surgisse avec Jésus un vivant totalement vivant, un vivant qui ne serait plus à l'intérieur de la mort comme nous, mais qui se serait volontairement laissé saisir par elle pour la détruire. La virginité féconde de Marie, tout comme les apparitions du Ressuscité à portes closes, font apparaître cette vie plus vivante que la nôtre, une matérialité transfigurée (4). L'exemple de Marie qui donne la vie au totalement vivant est aujourd'hui offert de manière particulièrement édifiante par les Vierges consacrées. Dans la virginité librement choisie, ces femmes s'affirment comme des personnes arrivées à maturité et aptes à la vie. En même temps elles réalisent la valeur personnelle de leur propre féminité, en devenant « un don sincère et total » au Christ, Rédempteur de l'homme et Epoux des âmes. La disposition sponsale naturelle de la personnalité féminine trouve une réponse dans la virginité ainsi envisagée. La femme, appelée « depuis le commencement » à être aimée et à aimer, trouve dans la vocation à la virginité, avant tout le Christ comme le Rédempteur qui « aima jusqu'au bout » par le don total de soi. Et elle répond à ce don par « le don sincère » de toute sa vie (cf. saint Jean-Paul II, Mulieris dignitatem, 34). Les Vierges consacrées dans le monde nous montrent comment il est possible de suivre l'exemple fécond de Marie, en vivant comme elle la grâce de la simplicité. En effet, elles témoignent, humblement, que nous ne devons pas chercher à penser de grandes choses, encore moins à les faire, parce que notre présomption nous rend ridicules, mais, comme la Vierge, nous devons reconnaître et accepter la présence du Verbe de Dieu en nous.(Rituel de consécration des vierges , n° 17 : l'Evêque interroges les candidates :
« Voulez-vous persévérer toute votre vie dans votre résolution de virginité consacrée au service du Seigneur et de son Eglise » ? la candidate : « Oui, je le veux »
« Voulez-vous être consacrée au Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Très-Haut, et le reconnaître comme votre époux ? »
« Oui, je le veux ») Prions la Vierge pour qu'il nous arrive ce qui lui est arrivé. Demandons au Seigneur que son Amour prenne comme une fleur dans la fragilité de notre chair. Efforçons-nous d'imiter le comportement de Marie de Nazareth qui nous montre que « l'être passe avant le faire, et qu'il convient de laisser faire Dieu pour être réellement comme Lui nous veut. C'est Lui qui fait en nous tant de merveilles. Marie est réceptive, pas passive. Comme physiquement, elle reçoit la puissance de l'Esprit Saint et donne ensuite chair et sang au Fils de Dieu qui croît en elle, spirituellement elle accueille la grâce et Lui répond par la foi » (pape François, Angélus, 8 décembre 2014). Lecture Patristique
Homélie de Saint Bède, le Vénérable (+ 735) Homélies pour l'avent, 3 ; CCL 122, 14-17. Frères très chers, l'évangile qui est lu aujourd'hui met en valeur la naissance de notre salut. En effet, il nous raconte l'envoi par Dieu d'un ange du ciel chargé d'annoncer à la Vierge la naissance inouïe, dans la chair, du Fils de Dieu, par lequel nous pourrions rejeter notre vieillerie coupable, et être renouvelés au point d'être comptés parmi les fils de Dieu. Donc, pour que nous puissions obtenir les dons du salut promis, écoutons d'une oreille attentive le récit de son origine. L'ange Gabriel, dit l'Evangile, fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie (Lc 1,26-27).Ce qui est dit de la maison de David ne concerne pas seulement Joseph, mais aussi Marie. Car la Loi prescrivait que chacun devait épouser une femme de sa tribu et de sa famille, au témoignage de l'Apôtre, qui écrit à Timothée : Souviens-toi de Jésus Christ, le descendant de David : il est ressuscité d'entre les morts, voilà mon évangile (2Tm 2,8). Le Seigneur est véritablement issu de la descendance de David parce que sa mère vierge a réellement pris naissance de la souche de David. L'ange entra chez elle et dit : Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père (Lc 1,30-32). Le trône de David désigne ici le pouvoir sur le peuple d'Israël, que David gouverna en son temps avec un zèle plein de foi, en obéissant aux ordres du Seigneur et en bénéficiant de son secours. Donc le Seigneur a donné à notre Rédempteur le trône de David son père, quand il décida de le faire s'incarner dans la race de David. Ce peuple, que David dirigea par son pouvoir temporel, le Christ va l'entraîner par une grâce spirituelle vers le royaume éternel dont l'Apôtre dit : Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, il nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé (Col 1,13).Il régnera pour toujours sur la maison de Jacob (Lc 1,33). La maison de Jacob désigne l'Église universelle qui, par la foi et le témoignage rendus au Christ, se rattache à la destinée des Patriarches, soit chez ceux qui ont tiré leur origine charnelle de leur souche, soit chez ceux qui, nés charnellement d'une autre nation, sont renés dans le Christ, par le baptême dans l'Esprit. C'est sur cette maison de Jacob qu'il régnera éternellement : et son règne n'aura pas de fin (Lc 1,33). Oui, il règne sur elle dans la vie présente, lorsqu'il gouverne le coeur des élus où il habite, par leur foi et leur amour envers lui ; et il les gouverne par sa continuelle protection, pour leur faire parvenir les dons de la rétribution céleste ; il règne dans l'avenir, lorsque, une fois achevé l'état de l'exil temporel, il les introduit dans le séjour de la patrie céleste. Et là, ils se réjouissent de ce que sa présence visible leur rappelle continuellement qu'ils n'ont rien à faire d'autre que de chanter ses louanges. *** NOTES 1 Quand il nous arrive de réciter le chapelet, nous répétons cinquante fois de suite ce qui est au centre de l'Evangile de ce dimanche. De même que les cloches sonnent trois fois par jour ; de retour d'Orient, saint François d'Assise les avait introduites, précisément pour rappeler l'Annonciation : l'Incarnation du Verbe, le oui de Marie, se trouve au début, au milieu, et à la fin de la journée. 2 A ce propos, rappelons-nous ceux qui disent à Jésus : « Ta mère et tes frères sont dehors, qui te cherchent », Jésus leur répond : « Qui sont ma mère et mes frères ? Ce sont ceux qui écoutent la Parole et qui la mettent en pratique ». Marie est Sa mère parce qu'elle écoute la Parole et qu'elle la met en pratique ; et à une femme qui dit à Jésus : « Heureux le ventre qui t'a porté et le sein qui t'a allaité », Il répond : « Bienheureux plutôt ceux qui écoutent la Parole et qui la mettent en pratique ». Marie apparaît donc comme l'exemple de celui qui écoute et qui, à travers ce qu'il écoute, met en pratique ce qu'il écoute. 3 Entre autres, quand le Seigneur dit : « à chaque jour suffit sa peine », certes, ses paroles nourrissent notre vie spirituelle, mais bien plus, vivre le présent est aussi une question de santé mentale. Au lieu de cela, nous vivons en pensant à l'avenir, dans l'inquiétude, suspendus au vide de l'incertitude, et en pensant au passé, immergés dans les regrets et les frustrations. 4 Olivier Clément, La mère de Dieu, un éclairage orthodoxe , in Jean Comby, (ed), théologie, histoire et piété mariale. Actes du colloque de la faculté de théologie de Lyon, 1-3 octobre 1996, Lyon, Profac (1997),209-221. News de Catholique.org Dialogue avec les luthériens : en 2017, des pas supplémentaires vers l'unitéhttp://news.catholique.org/54661-dialogue-avec-les-lutheriens-en-2017-des-pas 2014-12-18T11:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François souhaite que la commémoration de la Réforme par catholiques et luthériens, en 2017, soit l'occasion de "pas supplémentaires vers l'unité". Le pape a en effet reçu ce jeudi matin, 18 décembre, au Vatican, une délégation de l'Eglise évangélique luthérienne allemande conduite par l'évêque Gerhard Ulrich. Il a prononcé un discours en allemand. Le pape voit dans les commémorations à venir un encouragement "à accomplir, avec l'aide de Dieu et le soutien de son Esprit, des pas supplémentaires vers l'unité et à ne pas nous limiter simplement à ce que nous avons déjà atteint".  Il souligne l'actualité d'un domaine de dialogue entre luthériens et catholiques : la dignité de l'homme et les questions concernant "la famille, le mariage et la sexualité". Le pape insiste sur le fait que "le dialogue oecuménique ne peut plus être séparé de la réalité et de la vie" des Eglises.  Voici notre traduction intégrale des paroles du pape François. A.B. Discours du pape François Excellence, Hôtes illustres, Je vous salue cordialement et je remercie l'évêque Ulrich de ses paroles, qui témoignent clairement de son engagement oecuménique. Je salue également les autres représentants de l'Eglise évangélique luthérienne d'Allemagne et de la Commission oecuménique de la Conférence épiscopale allemande, en visite oecuménique à Rome ;  Le dialogue officiel entre luthériens et catholiques peut aujourd'hui regarder ses quasi 50 ans de travail intense. Le progrès notable qui a été réalisé, avec l'aide de Dieu, constitue uns fondement solide d'amitié sincère vécue dans la foi et dans la spiritualité. En dépit des différences théologiques qui demeurent sur différentes questions de foi, la collaboration et la coexistence fraternelle caractérisent la vie de nos Eglises et de nos Communautés ecclésiales, engagées aujourd'hui sur un chemin oecuménique commun. La responsabilité oecuménique de l'Eglise catholique, comme l'a souligné, saint Jean-Paul II dans l'encyclique Ut unum sint est en effet in devoir essentiel de l'Eglise elle-même, convoquée et orientée par l'unité du Dieu Un et Trine. Des textes comme la "Déclaration commune sur la doctrine de la justification" de la Fédération luthérienne mondiale et le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, signée officiellement il y a quinze ans à Augsbourg, sont des pierre miliaire importantes, qui permettent de poursuivre avec confiance sur le chemin entrepris. L'objectif comme de l'unité pleine et visible semble parfois s'éloigner à cause de différentes interprétations, à l'intérieur du dialogue, sur ce qu'est l'Eglise et son unité. malgré ces questions encore ouvertes, nous ne devons pas nous résigner mais plutôt nous concentrer sur le prochain pas possible. N'oublions pas que nous sommes en train de faire ensemble un chemin d'amitié, d'estime réciproque, et de recherche théologique, un chemin qui nous fait regarder l'avenir avec espérance. voilà pourquoi le 21 novembre dernier, toutes les cloches de toutes les cathédrales d'Allemagne ont sonné, pour inviter en tout lieu les frères chrétiens à un service liturgique commun pour le cinquantième anniversaire de la promulgation du décret Unitatis redintegratio du concile Vatican II. Je me réjouis que la Commission de dialogue bilatéral entre la Conférence épiscopale allemande et l'Eglise évangélique-luthérienne d'Allemagne soit sur le point d'achever son travail sur le thème : "Dieu et la dignité de l'homme". Les questions relatives à la dignité de la personne humaine au début et la fin de sa vie sont d'une très grande actualité, ainsi que celle touchant la famille, le mariage et la sexualité, qui ne peuvent pas être tues ou négligées seulement parce que l'on ne veut pas mettre en danger le consensus oecuménique atteint jusqu'ici. Ce serait un péché si, sur des questions d'une telle importance liées à l'existence humaine on constatait de nouvelles différences confessionnelles. Aujourd'hui, le dialogue oecuménique ne peut plus être séparé de la réalité et de la vie de nos Eglises.  En 2017, les chrétiens, luthériens et catholiques, commémoreront ensemble le cinquième centenaire de la Réforme. A cette occasion, luthériens et catholiques auront, pour la première fois, la possibilité de partager une même commémoration oecuménique dans le monde entier, non sous la forme d'une commémoration triomphaliste, mais comme profession de notre foi commune dans le Dieu Un et Trine. Au centre de cet événement, il y aura donc la prière commune et la demande de pardon intime adressée à Notre Seigneur Jésus-Christ pour nos fautes réciproques, en même temps que la joie de parcourir un chemin oecuménique partagé. C'est ce à quoi se réfère le document produit par la Commission luthérienne-catholique pour l'unité publié l'an dernier et intitulé : "Du conflit à la communion. La commémoration commune luthérienne-catholique de la Réforme en 2017". Puisse cette commémoration de la Réforme tous nous encourager à accomplir, avec l'aide de Dieu et le soutien de son Esprit, des pas supplémentaires vers l'unité et à ne pas nous limiter simplement à ce que nous avons déjà atteint.  Dans l'espérance que votre visite contribue à renforcer la bonne collaboration qui existe déjà entre luthériens et catholiques en Allemagne et dans le monde, j'invoque de tout coeur la bénédiction du seigneur sur vous et sur vos communautés. © Traduction de Zenit, Anita Bourdin News de Catholique.org Jésus aurait pu venir comme un guerrier, comme un empereurhttp://news.catholique.org/54660-jesus-aurait-pu-venir-comme-un-guerrier 2014-12-18T09:17:01Z text/html fr Catholique.org "Jésus aurait pu venir de façon spectaculaire, ou comme un guerrier, comme un empereur ... Non, non : il est venu sous les traits du fils d'une famille, dans une famille. Ceci est important : regardez dans la crèche, cette si jolie scène !" : le pape François a poursuivi son cycle de catéchèses sur la famille par cette réflexion inspirée aussi par la proximité de Noël. Il pose la question : est-ce que Jésus n'a pas "perdu trente ans" de sa vie, en vivant à Nazareth pendant outres ces années ? Réponse : l'importance de la famille, pour Dieu aussi. Voici notre traduction intégrale de la catéchèse donnée par le pape François en italien lors de la dernier audience générale de l'année civile, ce mercredi 17 décembre 2014, jour de son anniversaire. Catéchèse du pape François Chers frères et sœurs bonjour ! Le synode des Évêques sur la familles, que l'on vient de tenir, fut la première étape d'un cheminement, qui prendra fin en octobre prochain avec la célébration d'une autre assemblée sur le thème : « Vocation et mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde ». La prière et la réflexion qui doivent accompagner ce cheminement concernent tout le Peuple de Dieu. Je voudrais aussi que les méditations courantes des audiences du mercredi s'insèrent dans ce cheminement commun. J'ai donc décidé de réfléchir avec vous, cette année, sur la famille, sur ce grand don que le Seigneur a fait au monde dès le début, quand il confia à Adam et Eve la mission de se multiplier et de remplir la terre (cf. Gn 1,28). Don que Jésus a confirmé et scellé dans son Evangile.  La proximité de Noël éclaire ce mystère d'une grande lumière. L'incarnation du Fils de Dieu marque un nouveau départ dans l'histoire universelle de l'homme et de la femme. Et ce nouveau départ a lieu au sein d'une famille, à Nazareth. Jésus est né dans une famille. Il aurait pu venir de façon spectaculaire, ou comme un guerrier, comme un empereur ... Non, non : il est venu sous les traits d'un fils de famille, dans une famille. Ceci est important : regardez dans la crèche, cette si jolie scène ! Dieu a choisi de naître dans une famille humaine, qu'Il a lui-même formée. Il l'a formée dans un village perdu de la périphérie de l'Empire Romain. Pas à Rome, qui était la capitale de l'Empire, pas dans une grande ville, mais dans une périphérie presqu'invisible, voire plutôt malfamée. Chose que les Evangiles rappellent aussi, comme dans une phrase toute faite : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » (Jn 1,46). Il est probable que nous-mêmes, dans tant de coins du monde, parlions encore comme ça, quand nous entendons le nom de quelque lieu périphérique d'une grande ville. Eh bien c'est là, dans une périphérie, celle du grand Empire, qu'a commencé la plus sainte et la plus bonne des histoires, celle de Jésus parmi les hommes. Et là se trouvait cette famille. Jésus est resté dans cette périphérie pendant trente ans. Voici comment l'évangéliste Luc résume cette période : Jésus « leur était soumis [c'est-à-dire à Marie et Joseph] ». On pourraient se dire : « Mais ce Dieu qui vient nous sauver a perdu trente années là-bas, dans cette périphérie malfamée ? ». Il a perdu trente ans ! C'est Lui qui a voulu cela. Le chemin de Jésus était dans cette famille. « Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (2,51-52). On ne parle pas de miracles, ni de guérisons ou de prédications – il n'en faisait aucune à ce moment-là – de foules qui accourent ; à Nazareth tout paraît se passer « normalement », selon les habitudes d'une famille juive pieuse et vaillante : on travaillait, la mère cuisinait, s'occupait de la maison, repassait les chemises ... toutes les choses que faisait une maman. Le père, menuisier, travaillait, apprenait à son fils le métier. Trente ans. « Mais quel gâchis, Père ! ». Les voies de Dieu sont mystérieuses. Mais là, c'est la famille qui était important ! Et ce n'était pas du gâchis ! C'étaient de grands saints : Marie, la plus sainte des femmes, immaculée, et Joseph, le plus juste des hommes ... La famille. Ce serait certainement attendrissant pour nous de savoir comment jésus adolescent affrontait les rendez-vous de la communauté religieuse et les devoirs de la vie sociale ; d'apprendre comment, tout jeune ouvrier, il travaillait avec Joseph ; et participait à l'écoute des Saintes Ecritures, à la prière des psaumes et à tant d'autres circonstances de la vie quotidienne. Mais les Evangiles, dans leur sobriété, ne rapportent rien de l'adolescence de Jésus et laissent ce soin à notre méditation affectueuse. L'art, la littérature, la musique, ont parcouru cette voie de l'imagination. Certes, il ne nous est pas difficile d'imaginer ce que les mères pourraient apprendre des attentions de Marie pour ce Fils ! Et ce que les pères pourraient tirer de l'exemple de Joseph, un homme juste, qui passa sa vie à soutenir et défendre l'enfant et son épouse – sa famille – dans les passages difficiles ! Pour ne pas dire tout ce que les jeunes pourraient apprendre du Jésus adolescent sur la nécessité et la beauté de cultiver leur vocation la plus profonde, et de rêver en grand ! Et Jésus a cultivé, durant ces trente ans, la vocation pour laquelle le Père l'a envoyé. Et Jésus, pendant cette période, ne s'est jamais découragé, mais il a grandi en courage pour aller au bout de sa mission. Chaque famille chrétienne – comme firent Marie et Joseph – a la possibilité d'accueillir Jésus, de l'écouter, de parler avec Lui, de veiller sur Lui, de le protéger, de grandir avec Lui ; et ainsi d'améliorer le monde. Faisons de la place au Seigneur dans nos cœurs et dans nos journées. C'est ce que firent Marie et Joseph, et cela ne fut pas facile : que de difficultés ils eurent à surmonter ! Leur famille n'était pas une fausse famille, une famille irréelle. La famille de Nazareth nous engage à redécouvrir la vocation et la mission de chaque famille. Et il se peut que ce qui s'est passé durant ces trente années à Nazareth se passe aussi pour nous : que l'amour - et non la haine – devienne un fait normal, que l'aide réciproque - et non l'indifférence ou l'hostilité - devienne un fait ordinaire.  Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si « Nazareth » signifie « Celle qui garde », comme Marie – dit l'Evangile – qui « gardait dans son cœur tous ces événements » (cf. Lc 2,19.51). Depuis, à chaque fois qu'une famille « garde » ce mystère, fut-ce également à la périphérie du monde, le mystère du Fils de Dieu, le mystère de Jésus qui vient nous sauver, est à l'œuvre. Et il vient pour sauver le  monde. Telle est la grande mission de la famille : faire de la place à Jésus qui vient, l'accueillir au sein de la famille, en la personne des enfants, de l'époux, de l'épouse, des grands-parents ... Jésus est là. L'accueillir là, pour qu'il grandisse spirituellement dans cette famille. Que le Seigneur nous donne cette grâce durant ces quelques jours avant Noël. Merci. © Traduction de Zenit News de Catholique.org Dieu ou l'argent, il faut choisirhttp://news.catholique.org/54667-dieu-ou-l-argent-il-faut-choisir 2014-12-18T04:17:04Z text/html fr Catholique.org Le pape François le répète, on ne peut avoir "deux maîtres", en somme, Dieu ou l'argent, il faut choisir. L'idolâtrie de l'argent Le pape le redit dans un tweet posté ce jeudi 18 décembre sur son compte @Pontifex_fr : "Le Seigneur l'a clairement  dit : vous ne pouvez servir deux maîtres. Ou Dieu ou les richesses." Le pape l'a dit clairement également dans "Evangelii Gaudium" : les paragraphes concernant l'argent son très direct (nn. 55-58). Le pape dit "non" à la "nouvelle idolâtrie de l'argent" : "L'adoration de l'antique veau d'or (cf. Ex 32, 1-35) a trouvé une nouvelle et impitoyable version dans le fétichisme de l'argent et dans la dictature de l'économie sans visage et sans un but véritablement humain. La crise mondiale qui investit la finance et l'économie manifeste ses propres déséquilibres et, par-dessus tout, l'absence grave d'une orientation anthropologique qui réduit l'être humain à un seul de ses besoins : la consommation." Il dénoncent les inégalités comme un "déséquilibre" qui "procède d'idéologies qui défendent l'autonomie absolue des marchés et la spéculation financière". Il diagnostique : "Ils nient le droit de contrôle des États chargés de veiller à la préservation du bien commun. Une nouvelle tyrannie invisible s'instaure, parfois virtuelle, qui impose ses lois et ses règles, de façon unilatérale et implacable. De plus, la dette et ses intérêts éloignent les pays des possibilités praticables par leur économie et les citoyens de leur pouvoir d'achat réel." Refus de l'éthique, refus de Dieu Le pape dénonce une "corruption ramifiée et une évasion fiscale égoïste qui ont atteint des dimensions mondiales" et que "l'appétit du pouvoir et de l'avoir ne connaît pas de limites". Il souligne les conséquences y compris pour l'environnement : "Dans ce système, qui tend à tout phagocyter dans le but d'accroître les bénéfices, tout ce qui est fragile, comme l'environnement, reste sans défense par rapport aux intérêts du marché divinisé, transformés en règle absolue." Il pape dit aussi "non" à l'argent "qui gouverne au lieu de servir" et son disgnostique s'affine encore : "Derrière ce comportement se cachent le refus de l'éthique et le refus de Dieu." Dieu est dangereux Et d'expliquer : "Habituellement, on regarde l'éthique avec un certain mépris narquois. On la considère contreproductive, trop humaine, parce qu'elle relativise l'argent et le pouvoir. On la perçoit comme une menace, puisqu'elle condamne la manipulation et la dégradation de la personne. En définitive, l'éthique renvoie à un Dieu qui attend une réponse exigeante, qui se situe hors des catégories du marché. Pour celles-ci, si elles sont absolutisées, Dieu est incontrôlable, non-manipulable, voire dangereux, parce qu'il appelle l'être humain à sa pleine réalisation et à l'indépendance de toute sorte d'esclavage. L'éthique – une éthique non idéologisée – permet de créer un équilibre et un ordre social plus humain. En ce sens, j'exhorte les experts financiers et les gouvernants des différents pays à considérer les paroles d'un sage de l'antiquité : « Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens, c'est les voler et leur enlever la vie. Ce ne sont pas nos biens que nous détenons, mais les leurs »." Il invite les dirigeants politiques à un "changement vigoureux d'attitudee et à relever le "défi" d'une "éthique en faveur de l'être humain". News de Catholique.org La solidarité du card. Turkson en voyage aux pays de l'Ebolahttp://news.catholique.org/54666-la-solidarite-du-card-turkson-en-voyage-aux 2014-12-18T04:17:02Z text/html fr Catholique.org Le cardinal Turkson achève ce jeudi 18 décembre son voyage en Sierra Leone et au Liberia où il a manifesté la solidarité du pape François avec les malades affectés du virus Ebola. Il était accompagné du P. Robert Vitillo, conseiller spécial de la Caritas Internationalis pour les questions de santé. Solidarité du pape François Le président du Conseil pontifical Justice et Paix était arrivé en Sierra Leone mardi dernier, 16 décembre, pour apporter le soutien et le réconfort de l'Eglise aux pays et aux populations touchées par le virus Ebola, indique un communiqué de ce dicastère. Pour le cardinal Turkson, il s'agissait, rapporte Radio Vatican, d'apporter «  un message de solidarité et d'espérance à l'Eglise, au personnel médical et aux populations  » et de leur faire parvenir la solidarité du pape François profondément préoccupé «  pour les personnes touchées par le virus Ebola et pour leurs proches  ». Il a souligné l'importance du soutien spirituel et de la pastorale : «  Il est nécessaire d'aider les prêtres et les agents pastoraux à satisfaire les besoins spirituels  » des malades, car «  nous devons soigner tout l'homme, pas seulement son corps  ». «  La fermeture des entreprises et autres services  » ajoute aux difficultés, a-t-il précisé avant d'ajouter : «  Les experts nous informent que le coût social est déjà très élevé. Les écoles ont fermé  ; les grossesses des adolescentes sont en augmentation, comme la petite délinquance du fait de l'inactivité des jeunes qui se déversent ainsi dans la rue.  » Appel pour l'hôpital de Serabu Radio Vatican lance un appel en faveur d'un hôpital catholique en difficulté à Serabu, à 225 km de Freetown, capitale de Sierra Leone : "La situation créée par l'épidémie d'Ebola est vraiment horrible. Nos agents de santé sont soumis à un risque très grave, et certains d'entre eux ont perdu la vie", dit le père Paul Sandi, Secrétaire général de la Conférence épiscopale de Sierra Leone et de Gambie. Le centre de santé dispose de 80 lits et accueille 3 000 patients par an à partir des six villages environnants. Selon les évêques, l'hôpital a besoin de toute urgence médicaments, de gants, de masque et d'autres équipements médicaux pour faire face non seulement au virus Ebola, mais aussi au choléra, au paludisme et à la typhoïde, les infections se propageant à cause des 'l'instabilité sociale et économique causée par l'épidémie d'Ebola". Insécurité alimentaire Le nombre de personnes confrontées aussi à l'insécurité alimentaire en raison de l'épidémie d'Ebola en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone pourrait dépasser un million d'ici à mars 2015 à moins d'une nette amélioration de l'accès à la nourriture, assortie de mesures pour sauver la production agricole et l'élevage, mettent en garde les deux agences alimentaires de l'ONU basées à Rome. Dans trois rapports diffusés le 17 décembre, la FAO et le PAM indiquent que l'impact de l'épidémie d'Ebola est potentiellement dévastateur dans ces trois pays qui sont déjà aux prises avec l'insécurité alimentaire chronique et la précarité. La fermeture des frontières, les mesures de quarantaine, l'interdiction de la chasse et d'autres restrictions entravent l'accès des populations à la nourriture, menaçant leurs moyens d'existence, perturbant les marchés et les chaînes de transformation et exacerbant les pénuries dues aux pertes de récoltes dans les zones où les taux d'infection sont les plus élevés, selon le rapport FAO-PAM. En ce mois de décembre, selon les estimations, un demi-million de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire grave dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que l'épidémie d'Ebola a causé la mort de 6 500 personnes sur un total de 18 000 cas recensés, spécialement en Guinée-Conakry, en Sierra Leone et au Liberia. News de Catholique.org