Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Sun, 23 Nov 2014 12:17:02 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ Le Règne de Jésus se réalise par la proximité et tendressehttp://news.catholique.org/54300-le-regne-de-jesus-se-realise-par-la 2014-11-23T11:17:02Z text/html fr Catholique.org Jésus réalise son règne «  par la proximité et la tendresse  » envers l'homme, déclare le pape François lors de la messe de la solennité du Christ Roi de l'Univers, place Saint-Pierre, ce dimanche matin, 23 novembre 2014. De même au soir de la vie, c'est «  sur l'amour, sur la proximité et sur la tendresse envers les frères  » que l'homme sera jugé et pourra prendre part ou non au Royaume de Dieu  : «  il revient à chacun d'y entrer, déjà à partir de cette vie, en se faisant concrètement le prochain du frère qui demande du pain, un vêtement, un accueil, de la solidarité  ». Au début de la célébration, le pape a canonisé six bienheureux  : Giovanni Antonio Farina (1803-1888) ; Kuriakose Elias Chavara della Sacra Famiglia (1805-1871) ; Ludovico da Casoria (1814-1885) ; Nicola da Longobardi (1650-1709) ; Eufrasia Eluvathingal del Sacro Cuore (1877-1952) ; Amato Ronconi (ca 1226-ca 1292). Le pape a rendu hommage à leur «  créativité extraordinaire  » pour répondre «  au commandement de l'amour de Dieu et du prochain  »  : «  Leur prédilection pour les petits et les pauvres était le reflet et la mesure de leur amour inconditionnel pour Dieu  ». « Marchons sur leurs traces, imitons leur foi et leur charité, pour que notre espérance aussi se revête d'immortalité. Ne nous laissons pas distraire par d'autres intérêts terrestres et passagers  », a exhorté le pape. A.K. Homélie du pape François pour le Christ Roi de l'Univers La liturgie aujourd'hui nous invite à fixer le regard sur Jésus comme Roi de l'Univers. La belle prière de la Préface nous rappelle que son règne est « règne de vérité et de vie, règne de sainteté et de grâce, règne de justice, d'amour et de paix ». Les Lectures que nous avons entendues nous montrent comment Jésus a réalisé son règne ; comment il le réalise au long de l'histoire ; et ce qu'il nous demande à nous. Avant tout, comment Jésus a réalisé son règne : il l'a fait par la proximité et la tendresse envers nous. Il est le Pasteur, dans nous a parlé le prophète Ezéchiel dans la première Lecture (cf. 34,11-12.15-17). Tous ce passage est tissé de verbes qui indiquent l'attention et l'amour du Pasteur envers son troupeau  : chercher, passer en revue, rassembler de la dispersion, conduire au pâturage, faire reposer, chercher la brebis perdue, reconduire celle qui est égarée, panser celle qui est blessée, soigner celle qui est malade, prendre soin, paître. Toutes ces attitudes sont devenues réalités en Jésus-Christ : Il est vraiment le “grand Pasteur des brebis et gardien de nos âmes” (cf. He 13,20 ; 1Pt 2,25). Et nous qui dans l'Eglise sommes appelés à être pasteurs, nous ne pouvons pas nous distancier de ce modèle, si nous ne voulons pas devenir des mercenaires. A cet égard, le peuple de Dieu possède un flair infaillible pour reconnaitre les bons pasteurs et les distinguer des mercenaires. Après sa victoire, c'est-à-dire après sa Résurrection, comment Jésus poursuit-il son règne ? L'apôtre Paul, dans la Première Lettre aux Corinthiens, dit : « C'est lui en effet qui doit régner jusqu'au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. » (15,25). C'est le Père qui peu à peu soumet tout au Fils, et en même temps le Fils soumet tout au Père. Jésus n'est pas un roi à la manière de ce monde  : pour Lui régner n'est pas commander, mais obéir au Père, s'en remettre à Lui, pour que s'accomplisse son dessein d'amour et de salut. Ainsi il y a pleine réciprocité entre le Père et le Fils. Le temps du règne du Christ est ce long temps où tout est soumis au Fils et où tout est remis au Père. « Et le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort. » (1 Cor 15,26). Et à la fin, quand tout aura été remis sous la royauté de Jésus, et quand tout, y compris Jésus lui-même, aura été soumis au Père, Dieu sera tout en tous (cf. 1 Cor 15, 28). L'Evangile nous dit ce que le règne de Jésus nous demande à nous : il nous rappelle que la proximité et la tendresse sont la règle de vie aussi pour nous, et c'est sur cela que nous serons jugés, sur ce protocole de vie. C'est la grande parabole du Jugement dernier de Matthieu 25. Le Roi dit : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! » (25,34-36). Alors les justes lui répondront : «  Seigneur, quand est-ce que nous avons fait tout cela ?  » Et il répondra : « Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,40). Le salut ne commence pas par la confession de la royauté du Christ, mais par l'imitation des œuvres de miséricorde par lesquelles il a réalisé son Royaume. Celui qui les accomplit montre qu'il a accueilli la royauté de Jésus, car il a fait place dans son cœur à la charité de Dieu. Au soir de la vie nous serons jugés sur l'amour, sur la proximité et sur la tendresse envers les frères. De cela dépendra notre entrée ou non dans le royaume de Dieu, notre placement d'un côté ou de l'autre. Jésus, par sa victoire, nous a ouvert son royaume, mais il revient à chacun de nous d'y entrer, déjà à partir de cette vie, en nous faisant concrètement le prochain du frère qui demande du pain, un vêtement, un accueil, de la solidarité…. Et si vraiment nous aimons ce frère ou cette sœur, nous serons poussés à partager avec lui ou avec elle ce que nous avons de plus précieux, c'est-à-dire Jésus même et son Evangile ! Aujourd'hui l'Eglise nous donne pour modèle les nouveaux Saints qui, par leurs œuvres de dévouement généreux à Dieu et aux frères, ont servi le royaume de Dieu chacun dans son domaine, et en sont devenus héritiers. Chacun d'eux a répondu avec une créativité extraordinaire au commandement de l'amour de Dieu et du prochain. Ils se sont dédiés sans compter au service des derniers, en assistant les indigents, les malades, les personnes âgées, les pèlerins. Leur prédilection pour les petits et les pauvres était le reflet et la mesure de leur amour inconditionnel pour Dieu. En effet, ils ont cherché et découvert la charité dans la relation forte et personnelle avec Dieu, de laquelle se dégage le véritable amour pour le prochain. C'est pourquoi, à l'heure du jugement, ils ont entendu cette douce invitation : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. » (Mt 25,34). Par le rite de canonisation, nous avons encore une fois confessé le mystère du royaume de Dieu et honoré le Christ Roi, Pasteur plein d'amour pour son troupeau. Que les nouveaux saints, par leur exemple et leur intercession, fassent grandir en nous la joie de cheminer sur la voie de l'Evangile, la décision de le prendre comme la boussole de notre vie. Marchons sur leurs traces, imitons leur foi et leur charité, pour que notre espérance aussi se revête d'immortalité. Ne nous laissons pas distraire par d'autres intérêts terrestres et passagers. Et que notre Mère, Marie, Reine de tous les Saints, nous guide vers le royaume des Cieux. Amen. Traduction de Zenit, Anne Kurian News de Catholique.org Neuvaine pour la France : Prier ou Agir ?http://news.catholique.org/54306-neuvaine-pour-la-france-prier-ou-agir 2014-11-23T09:17:04Z text/html fr Catholique.org Prier ou Agir  ? Il peut paraître étonnant de mobiliser les chrétiens pour prier, alors qu'il y a tant à faire pour notre pays  ! N'est-ce pas d'abord l'engagement concret au service de l'emploi, de l'accompagnement des plus pauvres ou des plus fragiles qu'il faudrait privilégier  ? Ne faudrait-il pas surtout appeler les chrétiens à s'engager en politique, dans le domaine de l'éducation ou de la culture  ? Que chacun trouve un engagement associatif au service du bien commun  ? Il est vrai que la prière peut être une fuite, si elle s'apparente à un renoncement  : «  tout est foutu, s'engager en politique ou ailleurs ne sert plus à rien, il n'y a plus que la prière…  ». Ce langage défaitiste n'est pas chrétien, ni cette vision de la prière. La prière authentique n'a jamais fait renoncer à l'action ceux qui sont appelés à servir au cœur de ce monde.   Lire la suite de la méditation News de Catholique.org Un paradigme perdu, on se retrouve tout nuhttp://news.catholique.org/54305-un-paradigme-perdu-on-se-retrouve-tout-nu 2014-11-23T09:17:01Z text/html fr Catholique.org Résumé des épisodes précédents*  : Nous nous penchons sur les récentes déclarations du Pape qui a insisté sur la compatibilité des termes création et évolution, et a même énoncé prononcé le célèbre mot  : Big Bang.   Le 27 octobre dernier (2014) devant l'académie pontificale des sciences,  le Pape François a déclaré  : « le Big-Bang, qui aujourd'hui se pose à l'origine du monde, ne contredit pas l'intervention créatrice divine mais l'exige.  » Pour réfléchir à cette question, il faut savoir qu'au début, en 1923, ce qu'on appellera plus tard  «  le Big Bang  », n'était qu'une théorie. Une théorie mathématique énoncée par deux physiciens que tout opposait  : le Russe (soviétique) Alexandre Friedman (1888-1925)  et le Belge  (Jésuite) Georges Lemaître (1894-1966). Leur point commun était d'avoir envisagé une théorie nouvelle et assez révolutionnaire, qui concevait un Univers non pas fixe et stationnaire, définitivement posé là, mais au contraire, en expansion… Une théorie qui allait, dans les années suivantes, être reçue plus ou moins favorablement par la communauté scientifique et par le public. Il est donc intéressant de noter deux réactions diamétralement opposées, manifestées par deux personnes particulièrement célèbres  : d'une part la fameux Albert Einstein, d'autre part le Pape Pie XII. Dès le début, d'un côté, le scientifique Einstein a refusé cette théorie. De l'autre côté, le religieux Pie XII, qui fut Pape de 1939  à 1958, a été enthousiasmé par cette théorie d'un commencement de l'Univers qui lui rappelait le récit Biblique. Si un débat avait été organisé à l'époque, la presse aurait certainement médiatisé une telle joute sous le titre accrocheur  : Grand débat science contre religion. Et le public aurait sans doute confirmé cette appellation puisque les deux protagonistes n'étaient autres que le plus grand des scientifiques du moment, et le plus grand des catholiques… Cela saute aux yeux. Et pourtant, en aucun cas il ne s'agirait là d'un débat science contre religion, mais plutôt d'un débat entre deux interprétations philosophiques  : deux paradigmes. (1) Le Pape Pie XII se serait réjoui de la compatibilité de cette théorie mathématique d'un commencement de l'Univers, avec la Bible qui parle aussi d'un commencement de l'Univers. En face, qu'est-ce qui pouvait bien  déranger un scientifique ouvert à la nouveauté, comme Einstein ? On a d'abord cru que son  refus  était motivé par des causes scientifiques. L'inventeur de la théorie de la Relativité  craignait peut-être que cette théorie d'un Univers en mouvement ne mette en danger sa propre théorie récente de la Relativité Générale… Aussi Friedman a-t-il entrepris de recommencer tous ses calculs dans le but de rassurer Einstein, et le Russe a pu démontrer qu'il n'y avait pas d'incompatibilité entre les deux théories… De quoi rassurer le Prix Nobel de physique. Mais ce dernier restait aussi stationnaire que son modèle d'Univers, sans donner d'explication à son obstination. On avait beau chercher des motivations scientifiques éventuelles, ni Friedman ni Lemaître, ni personne n'arrivait à comprendre l'attitude du maître. Il reconnaitra  plus tard que ce refus n'était pas motivé par des raisons scientifiques,(on aurait pu les chercher longtemps  !) mais uniquement par des raisons… philosophiques. En effet, ces calculs de Friedman et Lemaître proposaient une nouvelle conception du monde qui était tout simplement radicalement contradictoire avec la vision du monde d'Einstein, fondée sur la philosophie de Spinoza (1632-1677).  Le grand savant avait en effet choisi de calquer sa conception du monde sur celle de ce philosophe du XVIIe siècle qui enseignait un Univers absolument stationnaire et fixe, car «  divin  ». «  Natura sive Deus, sive Substancia  » c'est à dire  : la Nature ou Dieu ou la Substance… c'est le même. Autrement dit  : Il n'existe qu'une seule sorte d'Être. Par conséquent, si l'Univers est divin, il n'est pas question qu'il ait un commencement, il est nécessairement immuable et éternel. On voit bien qu'il ne s'agit pas là de motivations scientifiques mais bien philosophiques, voire métaphysiques et ontologiques (3). Chacun a le droit d'avoir son paradigme et personne n'aime voir démantelée sa conception du monde. Un paradigme perdu et on se retrouve un peu nu. Dans ce débat Einstein/Pie XII, malgré les apparences, ce sont donc bien deux interprétations qui étaient en opposition et non pas  : sciences contre foi. Mais alors, lorsque Pie XII a déclaré en 1951  : « La science a réussi à se faire le témoin du ‘Fiat lux' initial… » pourquoi Le chanoine Lemaître a-t-il invité le Pape à la prudence et pourquoi lui a-t-il demandé de ne pas conclure hâtivement que la science confirmait la Bible à propos d'un commencement du monde  ? Et pourquoi le Pape Pie XII a-t-il effectivement cessé d'aborder ce sujet en public  ? Parce que Foi et raison sont incompatibles  ? Certainement pas, comme le prouveront les déclarations des papes suivants…Tout simplement parce qu'avant 1965, le Big Bang n'était qu'une théorie. Or chacun peut comprendre qu'il est prudent de ne pas fonder trop de conclusions sur des théories tant qu'elles ne sont pas confirmées. (A suivre…) (5) Brunor Paradigme  : représentation du monde. D'où vient ce terme de Big Bang  ? Nous verrons cela la prochaine fois. Si vous êtes pressé, voir  : Le hasard n'écrit pas de messages.  Brunor (SPFC éditeur) L'ontologie est une branche de la philosophie concernant l'étude de l'être… Voir la chronique 11  : http://www.brunor.fr/PAGES/Pages_Chroniques/11-Chronique.html Voir L'Être et le néant sont dans un bateau. BrunorEéditions (2014) *Voir les épisodes précédents sur www.brunor.fr ou sur le site de Zenit                   http://www.zenit.org/fr/googlesearch?q=les%20indices%20pensables News de Catholique.org Europe : l'éducation aux nouvelles technologies, une priorité pour l'Eglisehttp://news.catholique.org/54299-europe-l-education-aux-nouvelles 2014-11-23T08:17:01Z text/html fr Catholique.org Les chrétiens d'Europe doivent miser sur l'éducation aux nouvelles technologie indique un message conjoint du Conseil des conférences épiscopales européennes (CCEE) et de la Conférence des Églises européennes (KEK), à l'issue de la rencontre annuelle du Comité conjoint KEK-CCEE qui s'est tenue du 17 au 19 novembre, à Hanover - à l'invitation de l'Église protestante d'Allemagne (EKD) - sur le thème : "La communication de l'Évangile dans l'Europe d'aujourd'hui".  "L'éducation à l'utilisation génératrice de vie et de liberté de ces technologies constitue une priorité pour l'Église. Il s'agit d'une opportunité énorme pour créer et alimenter la communauté et pour être témoins de la vie en Jésus-Christ", dit notamment ce message. Les journées ont été caractérisées par des moments de prière selon les différentes traditions des dénominations chrétiennes présentes. Un certain nombre de présentations ont abordé trois sous-thèmes principaux : la communication dans l'Europe d'aujourd'hui ; la communication chrétienne et le « marketing » de la foi chrétienne aujourd'hui ; communication chrétienne et construction de la communion. Les participants ont eu la possibilité de rencontrer la Aulandsbischöfin Petra Bosse-Huber, et la présidente de l'Administration ecclésiastique de la Landeskirche de Hanover, Mme Stephanie Springer. La rencontre de 2015 se tiendra en Italie, à Rome. A.B. À la fin de la rencontre, les participants ont adopté le message suivant  : "Églises numériques  ? Défis à relever pour proclamer l'Évangile aujourd'hui". En 2014, l'Europe et les églises de son territoire se trouvent dans une position unique pour réfléchir sur une histoire faite d'épisodes de division et de réconciliation, de désordre et de guérison. Ensemble, nous regardons au 100ème anniversaire du début de la première guerre mondiale et au 25ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. Dans la vague de ces temps de division, nous faisons mémoire de la capacité humaine de détruire, de tuer, de s'éloigner de ce qui est beau et bon. Aujourd'hui, réunis à Hanover, nous qui sommes chrétiens de différentes traditions confessionnelles et culturelles d'Europe, nous nous engageons encore une fois à vivre des histoires d'espérance et de réconciliation. Nous envisageons ces moments de notre passé partagé, de façon à pouvoir offrir au mieux le royaume de la justice et de la miséricorde de Dieu aujourd'hui. En ce temps du ‘déjà-mais-pas-encore', la Conférence des Églises Européennes (KEK) et le Conseil des Conférences Épiscopales d'Europe (CCEE) témoignent la nécessité de l'esprit conciliateur de Dieu dans un monde caractérisé par la division. Dans ce monde frappé par tant de conflits, nous offrons les divisions de l'humanité à Dieu par la croix du Christ. De nos jours, l'Ukraine et le Moyen-Orient éveillent en nous un intérêt particulier. ● Dans le conflit en cours en Ukraine, qui fait la une des nouvelles, nous renouvelons encore une fois notre engagement à répondre à l'appel du Psalmiste pour chercher la paix et la poursuivre. Nous prions pour les victimes de la violence et pour tous ceux qui pleurent la mort et qui ont perdu la sécurité, afin qu'ils puissent connaître la consolation de Dieu et la fin du conflit. Nous prions pour ceux qui restent dans le silence ou qui sont incapables de parler, afin qu'ils puissent être poussés à vivre la solidarité. ● Au Moyen-Orient, berceau de notre foi chrétienne, le monde assiste à des manifestations de violence et d'extrémisme sans précédents. Les assassinats indiscriminés, la persécution des chrétiens et d'autres minorités, la suppression des aides humanitaires, un chaos ahurissant caractérisent la vie dans une grande partie de la Syrie et de l'Irak. Les droits de l'homme doivent être respectés et la violence est intolérable. La paix ne peut pas advenir si l'on ne met pas un terme au commerce global des armes. Nous condamnons l'instrumentalisation de la religion faite pour justifier le sang humain versé au nom de la bonne création de Dieu, comme cela arrive notamment dans le soi-disant État Islamique. Nous prions pour tous ceux qui lèvent les armes contre leurs frères et sœurs, afin qu'ils forgent leurs épées en socs.  Dans ce Comité conjoint, nous désirons être un phare pour les Églises de toute l'Europe et même au-delà de celle-ci. Nous luttons pour la réconciliation et nous travaillons pour l'unité au sein des divisions de l'Église. Dans ces paroles de paix partagées, avec un appel conjoint pour la justice, il nous est rappelé que l'Évangile du Christ est un Évangile de réconciliation que nous sommes tous appelés à le proclamer. Alors que nous réfléchissons ensemble, dans le cadre de nos rencontres, sur l'impact qu'a la communication de la foi chrétienne aujourd'hui, nous désirons mettre en exergue cinq aspects. Être dans le monde numérique n'est pas un choix, mais une réalité, et c'est précisément le contexte de la mission de l'Église. L'Église, comme signe et présence de l'unité du genre humain, doit se trouver là où sont les gens et là où est présente une véritable soif d'espaces numériques, par le biais d'une présence transversale dans les plates-formes des médias sociaux, selon les expressions authentiques du message évangélique. Jésus-Christ, le Verbe de Dieu, est l'exemple de toute notre communication, même lorsque nous nous aventurons dans un terrain méconnu et inexploré. C'est Lui notre sauveur et notre guide, c'est Lui qui nous rappelle que les êtres humains sont bien plus que la somme de nos empreintes digitales. Nous avons fait état de la richesse de l'expérience des Églises et de la profondeur de notre discernement. Efforçons-nous de cultiver le dialogue et la vie de communauté afin de comprendre comment mieux communiquer et comment mieux vivre la foi chrétienne. L'évolution des technologies pose bien des défis à l'Église et à son témoignage dans le monde. Beaucoup sont préoccupés pour l'utilisation impropre et banale des technologie numériques et d'Internet. Il y a une série de défis anthropologiques, spirituels, théologiques et ethniques auxquels l'Église doit faire face afin que l'humanité puisse s'épanouir à nouveau. L'éducation à l'utilisation génératrice de vie et de liberté de ces technologies constitue une priorité pour l'Église. Il s'agit d'une opportunité énorme pour créer et alimenter la communauté et pour être témoins de la vie en Jésus-Christ. Même lorsqu'il s'agit de nouvelles façons de prier, de penser et de mettre en pratique notre foi chrétienne, sur Internet et ailleurs, nous ne pouvons oublier les paroles anciennes et les traditions sacrées qui concernent notre être et notre façon d'agir : «  Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin  » (Apocalypse 22,13). News de Catholique.org "Au soir de la vie nous serons jugés sur l'amour"http://news.catholique.org/54304-au-soir-de-la-vie-nous-serons-juges-sur-l 2014-11-23T05:17:01Z text/html fr Catholique.org «  Au soir de la vie nous serons jugés sur l'amour, sur la proximité et sur la tendresse envers les frères  », rappelle le pape François qui exhorte à «  ne pas se laisser distraire par d'autres intérêts terrestres et passagers  ». Le pape a présidé une messe solennelle, pour la fête du Christ Roi de l'Univers, clôture de l'Année liturgique, ce dimanche matin, 23 novembre 2014, place Saint-Pierre. Au début de la célébration, à laquelle ont participé plus de 50.000 personnes, il a canonisé six bienheureux indiens et italiens. Proximité et tendresse, une règle de vie Tout comme Jésus a réalisé son Règne « par la proximité et la tendresse  », ainsi cette attitude doit être la «  règle de vie  » des chrétiens, a expliqué le pape  : «  Le salut ne commence pas par la confession de la royauté du Christ, mais par l'imitation de ses œuvres de miséricorde  ». «  Au soir de la vie nous serons jugés sur l'amour, sur la proximité et sur la tendresse envers les frères. De cela dépendra notre entrée ou non dans le royaume de Dieu  », a-t-il ajouté en exhortant à «  ne pas se laisser distraire par d'autres intérêts terrestres et passagers  ». Sur ce chemin, le chrétien bénéficie d'une boussole en la parabole du chapitre 25 de Matthieu, qui invite à « se faire concrètement proches du frère qui demande du pain, un vêtement, un accueil, de la solidarité  ».  «  Jésus a ouvert son royaume, mais il revient à chacun d'y entrer, déjà à partir de cette vie  » en pratiquant ces œuvres, a insisté le pape. Et l'amour envers les frères pousse aussi «  à partager avec [eux] le plus précieux, c'est-à-dire Jésus même et son Evangile  » La créativité extraordinaire de l'amour Le pape a également évoqué les six nouveaux saints qu'il venait de canoniser au début de la célébration  : deux Indiens, le P. Kuriakose Elias Chavara de la Sainte-Famille (1805-1871), prêtre carme, fondateur de la congrégation des Carmes de Marie Immaculée et la bienheureuse Euphrasie Eluvathingal du Sacré-Cœur (1877-1952), de la Congrégation des sœurs de la Mère du Carmel. Et quatre Italiens  : Mgr Giovanni Antonio Farina (1803-1888), évêque de Vicence (Italie), fondateur des Sœurs “Maîtresses de Sainte-Dorothée des Saints Cœurs” ; le P. Ludovico de Casoria (1814-1885), franciscain, fondateur de la Congrégation des religieuses Franciscaines élisabethaines, dites « Bigie »  ; frère Nicola de Longobardi (1650-1709), oblat de l'Ordre des Minimes ; frère Amato Ronconi (1226-1292), du Tiers ordre de saint François, fondateur de l'hôpital des Pauvres pèlerins de Saludecio (Rimini). «  Chacun d'eux a répondu avec une créativité extraordinaire au commandement de l'amour de Dieu et du prochain  », a souligné le pape  : «  Ils se sont dédiés sans compter au service des derniers, en assistant les indigents, les malades, les personnes âgées, les pèlerins. Leur prédilection pour les petits et les pauvres était le reflet et la mesure de leur amour inconditionnel pour Dieu.  »  News de Catholique.org Italie : regarder avec espérance vers le futurhttp://news.catholique.org/54303-italie-regarder-avec-esperance-vers-le-futur 2014-11-23T03:17:04Z text/html fr Catholique.org Le pape François encourage l'Italie «  à regarder avec espérance vers le futur, en se confiant à Dieu qui n'abandonne jamais, même dans les moments difficiles  », lors de l'angélus de ce dimanche matin, 23 novembre 2014. Le pape venait de canoniser six bienheureux, dont deux Indiens et quatre Italiens, lors d'une messe place Saint-Pierre, en la solennité du Christ Roi de l'Univers, qui marque la fin de l'année liturgique dans l'Eglise. Les quatre nouveaux saints Italiens sont un évêque, Mgr Giovanni Antonio Farina (1803-1888), évêque de Vicence (Italie), fondateur des Sœurs “Maîtresses de Sainte-Dorothée des Saints Cœurs” ; un prêtre, le P. Ludovico de Casoria (1814-1885), franciscain, fondateur de la Congrégation des religieuses Franciscaines élisabethaines, dites « Bigie ». Et deux religieux  : frère Nicola de Longobardi (1650-1709, au siècle : Giovanni Battista Saggio), oblat de l'Ordre des Minimes (fondés par saint François de Paule) ; et frère Amato Ronconi (1226-1292), du Tiers ordre de saint François, fondateur de l'hôpital des Pauvres pèlerins de Saludecio (Rimini), aujourd'hui appelée “Casa  di Riposo Opera Pia Beato Amato Ronconi”. «  Que l'exemple des quatre saints italiens, nés dans les provinces de Vicence, Naples, Cosenza et Rimini, aide le cher peuple italien à raviver l'esprit de collaboration et de concorde pour le bien commun  », a souhaité le pape. Que leur exemple aide aussi «  à regarder avec espérance vers le futur, dans l'unité, confiant dans la proximité de Dieu qui n'abandonne jamais, même dans les moments difficiles  », a-t-il ajouté. News de Catholique.org Inde : deux saints pour une nouvelle impulsion missionnairehttp://news.catholique.org/54302-inde-deux-saints-pour-une-nouvelle-impulsion 2014-11-23T03:17:02Z text/html fr Catholique.org «  Que le Seigneur concède une nouvelle impulsion missionnaire à l'Eglise qui est en Inde  »  : c'est le souhait du pape François pour la canonisation de deux bienheureux Indiens de l'Eglise syro-malabare, ce dimanche matin, 23 novembre 2014, en la solennité du Christ Roi de l'Univers. Les deux nouveaux saints sont le bienheureux Kuriakose Elias Chavara de la Sainte-Famille (1805-1871), prêtre carme, fondateur de la congrégation des Carmes de Marie Immaculée et la bienheureuse Euphrasie Eluvathingal du Sacré-Cœur (1877-1952), de la Congrégation des sœurs de la Mère du Carmel. Le pape François a également canonisé quatre Italiens, dont un évêque, un prêtre et deux religieux.  Lors de l'angélus qui a conclu la célébration, le pape a salué les plus de 4.000 visiteurs Indiens présents place Saint-Pierre à cette occasion, en costume traditionnel du Kerala, Etat du sud de l'Inde d'où sont originaires les deux saints. Durant la célébration de la messe, l'Evangile du jour avait été cantilé en latin puis chanté en syriaque selon le rite syro-malabar.  Dans la foule, une délégation de trois personnes était envoyée par le gouvernement de l'Inde, conduite par le vice-président du Conseil des Etats (le "Rajya Sabha") du Parlement indien, M. Pallath Joseph Kurian. Rendant hommage à la terre du Kerala, «  grande terre de foi et de vocations sacerdotales et religieuses  » – qui compte 20% de chrétiens contre 2% dans le reste de l'Inde –, le pape a souhaité «  que le Seigneur concède une nouvelle impulsion missionnaire à l'Eglise qui est en Inde  ». «  Qu'en s'inspirant de l'exemple de concorde et de réconciliation [des deux saints], les chrétiens de l'Inde poursuivent sur le chemin de la solidarité et du partage fraternel  », a-t-il ajouté. Le P. Kuriakose Elias Chavara de la Sainte-Famille, de rite syro-malabar, a été béatifié par le pape Jean-Paul II le 8 février 1986, au cours de sa visite en Inde : il est inscrit au martyrologe romain le 3 janvier. Réformateur social de premier plan au 19ème siècle, le P. Chavara n'a eu de cesse de lutter contre le système des castes, la discrimination et la superstition. Soucieux de l'éducation des plus pauvres, il a fondé notamment une école en langue sanscrite – le sanskrit était alors réservé aux castes supérieures – qu'il a ouverte à toutes les personnes sans distinction de caste ni de religion. En 1829, il a créé les Carmes de Marie Immaculée (CMI), premier institut religieux autochtone pour les hommes dans l'Église du Kerala et en 1866, il a ouvert le premier couvent de la Congrégation de la Mère du Carmel (CMC), la branche féminine des CMI, dont fit partie Mère Euphrasie, appelée aussi populairement « la sœur qui prie ». Mère Euphrasie est une mystique connue pour sa vie de prière intense. Les gens affluaient vers elle pour ses conseils et aujourd'hui encore elle est source d'inspiration pour sa congrégation qui se dédie à l'éducation et à l'aide sociale dans le monde entier. Elle a été béatifiée le 3 décembre 2006, dans l'église Saint-Antoine à Ollur, dans le Kerala. News de Catholique.org Six nouveaux saints pour l'Inde et l'Italiehttp://news.catholique.org/54301-six-nouveaux-saints-pour-l-inde-et-l-italie 2014-11-23T01:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape salue la canonisation de six bienheureux de l'Inde et de l'Italie, lors de l'angélus de ce dimanche matin, 23 novembre 2014 au terme de la messe du Christ Roi de l'Univers, place Saint-Pierre. Les nouveaux saints canonisés au début de la célébration sont un évêque italien ; deux prêtres, un Indien, un Italien ; et trois religieux, une Indienne, deux Italiens. Il s'agit de Mgr Giovanni Antonio Farina (1803-1888), du P. Kuriakose Elias Chavara de la Sainte-Famille (1805-1871), du P. Ludovico de Casoria (1814-1885), du frère Nicola de Longobardi (1650-1709), de la soeur Euphrasia Eluvathingal du Sacré-Cœur (1877-1952), et du frère Amato Ronconi (ca 1226-ca 1292). Sur leurs modèles, le pape souhaite à l'Italie de «  regarder avec espérance vers le futur  » et à l'Eglise de l'Inde de vivre «  une nouvelle impulsion missionnaire  ». A.K. Paroles du pape François à l'angélus Chers frères et sœurs, Au terme de cette célébration, je désire saluer tous ceux qui sont venus rendre hommage aux nouveaux Saints, de façon particulière les Délégations officielles de l'Italie et de l'Inde. Que l'exemple des quatre Saints italiens, nés dans les Provinces de Vicence, Naples, Cosenza et Rimini, aide le cher peuple italien à raviver l'esprit de collaboration et de concorde pour le bien commun et à regarder avec espérance vers le futur, en se confiant à la proximité de Dieu qui n'abandonne jamais, y compris dans les moments difficiles. Par l'intercession des deux Saints indiens, provenant du Kerala, grande terre de foi et de vocations sacerdotales et religieuses, que le Seigneur concède une nouvelle impulsion missionnaire à l'Eglise qui est en Inde, qui est si courageuse, afin qu'en s'inspirant de leur exemple de concorde et de réconciliation, les chrétiens de l'Inde poursuivent sur le chemin de la solidarité et du partage fraternel. Je salue avec affection les cardinaux, les évêques, les prêtres, ainsi que les familles, les groupes, les groupes paroissiaux, les associations et les écoles présentes. Avec amour filial tournons-nous maintenant vers la Vierge Marie, mère de l'Eglise, reine des Saints et modèle de tous les chrétiens. Traduction de Zenit, Anne Kurian News de Catholique.org Synode 2015 sur la famille : nominations papaleshttp://news.catholique.org/54286-synode-2015-sur-la-famille-nominations 2014-11-22T10:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François nomme quatre présidents délégués du synode 2015 sur la famillle (4-25 octobre) : ce sont les cardinaux André Vingt-Trois, archevêque de Paris (France), Luis Antonio G. Tagle, archevêque de Manille (Philippines), Raymundo Damasceno Assis, archevêque d'Aparecida (Brésil), Wilfrid Fox Napier, OFM, archevêque de Durban (Afrique du sud). Ce dernier est "nouveau" puisque les trois premiers étaient déjà présidents délégués du synode 2014. Mais le synode 2015 durera trois semaines au lieu de deux pour le synode "extraordinaire" de 2014. Le rapporteur général nommé par le pape est le cardinal Péter ERDŐ, archevêque dEsztergom-Budapest (Hongrie), également rapporteur en 2014. Le secrétaire spécial demeure également le même qu'en 2014 : Mgr Bruno FORTE, archevêque de Chieti-Vasto (Italie). Le thème du synode 2015 est : "La vocation et la mission de la famille et dans le monde contemporain". News de Catholique.org France : Pourquoi le traumatisme post-abortif est-il nié ?http://news.catholique.org/54288-france-pourquoi-le-traumatisme-post-abortif 2014-11-22T07:17:01Z text/html fr Catholique.org "Pourquoi le traumatisme post-abortif est-il laissé sous silence ou simplement nié  ? Peut-on parler de liberté quand la parole est interdite  ?", demande Mgr de Kerimel. Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne, a adressé une déclaration à l'AFP, ce 22 novembre, à propos d'un projet de résolution parlementaire relative au "droit à l'avortement", sous le titre : "Une banalisation sans précédent !" Depuis novembre 2012, Mgr de Kerimel est responsable, au sein de la Conférence des évêques de France, d'un groupe de travail sur « le phénomène social de l'avortement et l'éducation des jeunes  ». Voici le texte intégral de la déclaration de Mgr de Kerimel. Déclaration de Mgr de Kerimel Le Parlement se prépare, ces jours-ci, à voter une résolution pour réaffirmer solennellement, à l'occasion de l'anniversaire de la loi Veil, le droit fondamental à l'avortement. Cette surenchère pour imposer l'avortement comme un acte médical banal au service de la liberté des femmes dit la difficulté à fonder de manière solide ce «  droit fondamental  ». Un droit humain peut-il reposer sur la négation du droit à la vie d'autres êtres humains au tout début de leur existence et de leur croissance  ? Nous sommes tous passés par le stade embryonnaire, l'aurions-nous oublié  ? Certes, la promotion de la liberté des femmes et de l'égalité homme/femme sont des causes justes auxquelles on ne peut que souscrire, mais de quelle liberté parle-t-on  ? Quand on lit le récit de bon nombre de femmes qui ont avorté, on entend leur angoisse, la pression de l'entourage, souvent du géniteur, et la souffrance qu'elles éprouvent durablement d'avoir été amenées à commettre un acte qu'elles ressentent comme grave. Pour certaines c'est une véritable descente aux enfers  : des sociologues, des psychologues et des psychanalystes, hors de toute référence religieuse, connaissent ces situations douloureuses. Pourquoi le traumatisme post-abortif est-il laissé sous silence ou simplement nié  ? Peut-on parler de liberté quand la parole est interdite  ? Oui, la liberté doit être le fondement des relations homme/femme, et de la maternité. L'amour entre deux personnes humaines inclut la liberté s'il se veut pleinement humain  ; la paternité et la maternité requièrent, elles aussi, l'engagement des libertés. Dans les deux cas, il s'agit d'une liberté responsable, une liberté qui s'engage par le dialogue et conduit à une parole donnée. C'est donc en amont qu'il faut travailler à la promotion de la liberté des femmes et à l'égalité homme/femme, pour qu'une grossesse ne devienne pas comme une agression qui justifierait une légitime défense en supprimant «  l'agresseur  » bien innocent, à qui l'on fait porter les conséquences de comportements irresponsables. Guy de Kerimel Evêque de Grenoble-Vienne News de Catholique.org "Vivre en famille" : un petit Poucet reçoit le prestigieux Prix Balzanhttp://news.catholique.org/54285-vivre-en-famille-un-petit-poucet-recoit-le 2014-11-22T02:17:02Z text/html fr Catholique.org Edith et Maurice Labaisse, les fondateurs de l'association française "Vivre en famille", ont reçu des mains du président italien Giorgio Napolitano le prestigieux Prix Balzan "pour l'humanité, la paix et la fraternité entre les peuples", jeudi, 20 novembre, à Rome. Cette ONG est un petit Poucet qui emploie 30 salariés, une soixantaine de bénévoles, "actifs et très impliqués", et un réseau de plus d'un millier de donateurs réguliers. L'adoption, le handicap et l'humanitaire Déjà établi, le programme des actions humanitaires qui prendra forme plus vite que prévu grâce à ce prix, mènera ensuite l'équipe de Vivre en famille de la République démocratique du Congo, en Centrafrique, au Bénin et en Zambie. Plus d'un million d'euros sera donc investi dans les deux années à venir pour défendre les droits fondamentaux de l'enfant : l'accès à la santé, à l'éducation et à une vie décente dans son pays d'origine. Les Labaisse ont eu 6 enfants et ils ont adopté 12 enfants porteurs d'un handicap mental. En France, "Vivre en Famille" est le  premier Organisme autorisé à l'adoption en France (2013), interlocuteur direct du Ministère des Affaires Étrangères. C'est aussi un foyer occupationnel pour adultes handicapés mentaux reconnu pour son professionnalisme et le caractère familial de son approche (21 résidents - 22 salariés) En Afrique, c'est un des premiers interlocuteurs de confiance des autorités ministérielles dans le cadre de l'adoption internationale (1200 adoptions internationales depuis 1998) et un acteur de terrain proche de la population et de ses besoins, qui agit concrètement en s'appuyant sur un réseau de confiance tissé localement (investissements, bénévolats et dons en nature de l'ordre de 3 millions d'euros depuis 1993). En Europe, vivre en Famille est partenaire Care France dans le cadre du programme SERA (Solidarité Enfants Roumains Abandonnés) pour suivre et assister les familles d'accueil d'enfants roumains malades ou handicapés, venus se faire soigner en France (120 enfants accompagnés depuis une quinzaine d'années). Et Dieu dans tout ça  ?, demande Radio Vatican aux Labaisse : "Il doit nous tenir la main et nous guider. On va lui demander de ne pas nous lâcher." Le prix Balzan est un prix international dans les domaines des sciences, de la culture et de l'action humanitaire. Aujourd'hui, il représente une des dotations les plus importantes après le prix Nobel. L'association a trois "domaines d'action prioritaires" : l'adoption, le handicap, et l'humanitaire et la solidarité : Vivre en famille intervient en tant qu'ONG à Djibouti (depuis 1998), en RDC (depuis 2004), Centrafrique (depuis 2010), Bénin (2011) et Zambie (2014). Le Prix Balzan La Fondation qui porte son nom fut créée par Angela Lina Balzan (1892-1957), pour honorer la mémoire de son père Eugenio, journaliste et financier, copropriétaire du Corriere della Sera et pour continuer à faire vivre ses principes en consacrant son immense patrimoine à la promotion dans le monde entier, des actes scientifiques et culturels ainsi que de l'engagement humanitaire en faveur de la paix et de la fraternité entre les peuples, sans aucune considération de nationalité, de race ou de religion. La Fondation internationale Balzan remet chaque année les prix liés aux sciences et à la culture. Le prix pour l'humanité, la paix et la fraternité entre les peuples quant à lui est remis à une fréquence d'attribution irrégulière, l'intervalle séparant deux prix n'étant jamais inférieur à trois ans. Par le passé ce dernier a honoré des personnalités ou organisations prestigieuses tels que le Comité international de la Croix-Rouge, l'Abbé Pierre, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, Mère Teresa de Calcutta. Depuis sa création, la Fondation a ainsi honoré 153 personnalités et organisations d'entraide et versé plus de 60 millions de francs suisses. Ces dotations proviennent de la Fondation internationale Balzan de Zurich qui administre le patrimoine légué par Eugenio Balzan. Cette année, les 5 lauréats sont : - Vivre en famille (France) - Prix pour l'humanité, la paix et la fraternité entre les peuples - Mario Torelli (Italie) - archéologie classique - Ian Hacking (Canada) - épistémologie et théorie de la connaissance - G. David Tilman (États-Unis) - écologie des plantes - Dennis Sullivan (États-Unis) - mathématiques News de Catholique.org Là où l'on reconnaît le visage de Dieuhttp://news.catholique.org/54287-la-ou-l-on-reconnait-le-visage-de-dieu 2014-11-22T01:17:01Z text/html fr Catholique.org Le pape invite à reconnaître le "visage de Dieu" dans les personnes dans le besoin, mais sous forme de question, d'examen de conscience. Le pape François a en effet posté ce tweet sur son compte @Pontifex_fr, ce samedi, 22 novembre : "Quand nous rencontrons une personne qui est vraiment dans le besoin, reconnaissons-nous en elle le visage de Dieu ?" News de Catholique.org Un nouvel élan pour évangéliser l'Asiehttp://news.catholique.org/54270-un-nouvel-elan-pour-evangeliser-l-asie 2014-11-21T10:17:02Z text/html fr Catholique.org « Un nouvel élan apostolique pour annoncer l'Évangile sur tout le continent asiatique  »  : c'est ce que le pape François souhaite aux participants du congrès international 2014 d'AsiaNews, agence de l'Institut pontifical des Missions étrangères (PIME). Le pape François a fait parvenir un télégramme, par l'intermédiaire de son cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin, à l'occasion de cet événement qui a eu lieu le 18 novembre à l'Université pontificale urbanienne, sur le thème «  La mission en Asie  : de Jean Paul II au pape François  ». Le pape bénit les participants et «  prie le Seigneur, par l'intercession de la Vierge Marie, de leur envoyer des dons célestes abondants ». Il souhaite que ce symposium «  puisse constituer une forte expérience de réflexion et de communion, favorisant un nouvel élan apostolique pour annoncer l'Évangile sur tout le continent asiatique  ». Dans un entretien publié sur le quotidien romain “Il Messaggero” le 30 juin dernier, le pape avait souligné que « l'Église en Asie est une promesse » (cf. Zenit du 1er juillet 2014). Il est attendu dans moins de deux mois au Sri Lanka (12-15 janvier 2015) et aux Philippines (15-19 janvier) pour un deuxième voyage en Asie, après sa visite en Corée, du 14 au 18 août 2014, à l'occasion des VIèmes Journées asiatiques de la jeunesse. Au retour des Journées mondiales de la jeunesse de Rio, il avait expliqué : « Je dois aller en Asie, parce que le pape Benoît n'a pas eu le temps de se rendre en Asie et que c'est important. » (cf. Zenit du 6 août 2013). Avec une traduction de Zenit News de Catholique.org Favoriser la participation des migrants dans les communautés où ils viventhttp://news.catholique.org/54280-favoriser-la-participation-des-migrants-dans 2014-11-21T07:17:02Z text/html fr Catholique.org A l'occasion du VIIe Congrès mondial de la pastorale des migrations, le pape plaide pour que les migrants «  participent à la vie de la communauté humaine  » où ils vivent, y compris dans l'Église où «  personne n'est un étranger  ». Le pape François a reçu ce vendredi matin, 21 novembre, les participants au Congrès, promu par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, du 17 au 21 novembre 2014 à Rome sur le thème "Coopération et développement dans la pastorale des migrations". Le pape a appelé à regarder les migrants dans «  une perspective capable de valoriser leur potentiel  » et non uniquement «  comme un problème à résoudre  ». Il s'agit entre autres de leur garantir «  un niveau minimal de participation à la vie de la communauté humaine  ». A l'intérieur des communautés chrétiennes, cette perspective doit être d'autant plus présente que «  personne n'est un étranger  » pour l'Église et que, par conséquent, «  tout le monde mérite d'être encouragé et soutenu  ». Un voyage de l'espoir Remerciant les participants pour leur engagement et leur sollicitude envers les migrants, le pape a rappelé que l'émigration était «  un voyage de l'espoir  »  : «  malgré l'émergence de situations parfois douloureuses et tragiques, la migration est toujours une aspiration à l'espoir. Dans les régions du monde en difficulté, où le manque de travail empêche les individus et leurs familles de mener une vie digne, il y a une forte volonté de chercher un avenir meilleur où que ce soit, même au risque de la déception et de l'échec  ». Il a énuméré les avantages et les défis des migrations, pour les pays d'origine et pour les pays d'accueil  : grâce aux migrants, les pays d'accueil peuvent «  combler les lacunes créées par la crise démographique  » en employant des immigrés «  pour les besoins de la production et de la prospérité nationale  ». Mais ils se voient aussi confrontés aux difficultés d'intégration de ces migrants, qui s'installent souvent «  dans des quartiers urbains déjà problématiques  ». Les pays d'origine des migrants quant à eux bénéficient «  d'une certaine réduction du chômage et des revenus envoyés pour répondre aux besoins des familles qui restent dans le pays  ». Mais ils souffrent «  d'un appauvrissement en raison de la "fuite des cerveaux" » et leur population subit «  les effets de l'absence de parents sur les enfants et les jeunes  » et «  le risque de mariages qui échouent  » à cause des séparations physiques prolongées. L'Église a beaucoup à dire Dans ces domaines, le pape a salué le rôle des agents pastoraux, qui consiste, dans les pays de destination, à «  initier le dialogue, accueillir, aider dans les questions juridiques, faire la médiation avec la population locale  »  ; dans les pays d'origine, «  se faire proche des familles de migrants pour réduire les répercussions négatives de leur absence ». Au sujet de la migration, «  l'Église a beaucoup à dire  », a-t-il poursuivi  : «  la communauté chrétienne est en effet constamment engagée dans l'accueil des migrants  » et ce «  tout au long de leur voyage à partir de leur pays d'origine, en passant par les pays de transit, jusqu'aux pays d'accueil  ». Son souci principal est de «  partager avec eux les dons de Dieu, en particulier le don de la foi  »  : aussi l'Église accorde «  une attention particulière à la satisfaction des besoins spirituels des migrants à travers la catéchèse, la liturgie et la célébration des sacrements  ». L'Église cherche aussi à être «  une source d'espoir  » pour ceux qui «  font l'expérience de la déception, de la détresse, de la solitude, de la marginalisation  » : «  elle développe des programmes d'éducation et d'orientation ; elle élève la voix pour la défense des droits des migrants ; elle offre une assistance, y compris une assistance matérielle à tout le monde, sans exception, afin que tous puissent être traités comme des enfants de Dieu  ». «  Mère sans limites et sans frontières  », l'Église entend «  favoriser la culture de l'accueil et de la solidarité, où l'on ne considère personne inutile ou jetable  », afin de construire «  une société inclusive, créative et respectueuse de la dignité de tous  », a conclu le pape. News de Catholique.org Italie : le pape reçoit le président Giorgio Napolitanohttp://news.catholique.org/54279-italie-le-pape-recoit-le-president-giorgio 2014-11-21T06:17:06Z text/html fr Catholique.org Le pape François a reçu le président italien Girogio Napolitano ce vendredi 21 novembre, dans l'après-midi, au Vatican, à Sainte-Marthe Il s'est agi, indique le Vatican, d'une rencontre éstrictement privée". Elle a eu lieu dans un "climat de grande cordialité" et elle a duré plus d'une heure. Une rencontre qui a lieu après l'appel de l'évêque de Rome à la paix sociale, dans le cadre de grandes tensions entre habitants et immigrés dans un quartier de la banlieue de Rome : une urgence sociale à surmoner par le dialogue et la rencontre, avait recommandé le pape. Le pape François avait reçu officiellement le président Napolitano après son élection, le 8 juin 2013. Au coeur des échanges : la collaboration au service de la liberté religieuse dans le monde. News de Catholique.org