Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Fri, 28 Nov 2014 12:17:04 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ Le "logo" de l'Année de la vie consacrée, décryptagehttp://news.catholique.org/54372-le-logo-de-l-annee-de-la-vie-consacree 2014-11-28T11:17:04Z text/html fr Catholique.org "La vie consacrée dans l'Eglise aujourd'hui. Evangile, prophétie, espérance" (Vita consecrata in Ecclesia hodie. Evangelium, Prophetia, Spes" : le "logo de l'Année de la vie consacrée illustre ce thème, comme l'indique ce décryptage dont Mgr Francesco Follo a souhaité accompagner sa méditation des lectures du 1er dimanche de l'Avent, jour de l'ouverture de cette anéne qui se conlura le 2 février 2016. Une colombe soutient avec légèreté sur son aile un globe polyédrique, tandis qu'elle plane sur les eaux qui s'écoulent, et sur lesquelles se lèvent trois étoiles, protégées par l'autre aile. Le Logo pour l'Année de la Vie consacrée exprime par symboles les valeurs fondamentales de la vie consacrée. On y reconnait l'« œuvre constante de l'Esprit Saint, qui déploie au cours des siècles les richesses de la pratique des conseils évangéliques grâce aux multiples charismes et qui rend ainsi perpétuellement présent le mystère du Christ dans l'Eglise et dans le monde, dans le temps et dans l'espace » (VC 5). Dans le signe graphique qu'esquisse la colombe se devine en arabe le mot Paix : un rappel à la vocation de la vie consacrée à être exemple de réconciliation universelle en Christ. Les symboles dans le Logo La colombe sur les eaux La colombe fait partie du symbolisme classique pour représenter l'œuvre de l'Esprit Saint, source de vie et de créativité. C'est le rappel des débuts de l'histoire : au commencement, l'Esprit de Dieu tournoyait sur les eaux (cf Gn 1, 2). La colombe, planant sur une mer pleine de vie inexprimée, rappelle la fécondité patiente et confiante, pendant que les signes qui l'entourent révèlent l'action créatrice et rénovatrice de l'Esprit. La colombe évoque également la consécration de l'humanité du Christ dans le baptême. Les eaux, formées de tesselles de mosaïque, indiquent la complexité et l'harmonie des éléments humains et cosmiques, que l'Esprit fait « gémir » selon les mystérieux desseins de Dieu (cf Rom 8, 26-27), afin que, même menacés par une mer d'hostilité – la colombe vole sur les eaux du déluge (Gn 8, 8-14) –, ils convergent en une rencontre accueillante et féconde conduisant à une nouvelle création. Les personnes consacrées dans le signe de l'Evangile – depuis toujours pèlerins entre les peuples sur les chemins de la mer – vivent leur diversité charismatique et diaconale comme « de bons intendants d'une multiple grâce de Dieu » (1 Pi 4, 10). Marqués jusqu'au martyre par la Croix du Christ, elles habitent l'histoire avec la sagesse de l'Evangile, portant l'Eglise à embrasser et à guérir tout l'humain dans le Christ. Les trois étoiles Elles rappellent l'identité de la vie consacrée dans le monde : comme confessio Trinitatis, signum fraternitatis et servitium caritatis. Elles expriment le mouvement circulaire et relationnel de l'amour trinitaire, que la vie consacrée cherche à vivre quotidiennement dans le monde dans le signe de la fraternité. Les étoiles rappellent aussi le triple sceau d'or par lequel l'iconographie byzantine honore Marie, la toute Sainte, Mère de Dieu, première Disciple du Christ, modèle et patronne de toute vie consacrée. Le globe polyédrique Le petit globe polyédrique représente le monde, avec sa variété de peuples et de cultures, comme l'affirme le Pape François (cf EV 236). Le souffle de l'Esprit le soutient et le conduit vers l'avenir. Il invite les consacrés et consacrées « à devenir témoins de l'Esprit (pneumatophóroi), hommes et femmes authentiquement spirituels, capables de féconder secrètement l'histoire » (VC 6). Le Lemme Vita consecrata in Ecclesia hodie. Evangelium, Prophetia, Spes. Le lemme met encore davantage en relief l'identité et les horizons, les expériences et les idéaux, la grâce et le chemin que la vie consacrée a vécus et continue à vivre dans l'Eglise Peuple de Dieu, dans le pèlerinage des nations et des cultures vers l'avenir. Evangelium : indique la règle suprême de la vie consacrée, qui est « de suivre le Christ selon l'enseignement de l'Evangile » (PC 2a). D'abord comme « mémoire vivante du mode d'existence et d'action de Jésus » (VC 22), ensuite comme sagesse de vie à la lumière des multiples conseils proposés par le Maître à ses disciples (cf LG 42). L'Evangile donne joie et sagesse pour s'orienter (cf EV 1). Prophetia : rappelle le caractère prophétique de la vie consacrée qui « se présente comme une forme spéciale de participation à la fonction prophétique du Christ, communiquée par l'Esprit à tout le Peuple de Dieu » (VC 84). On peut parler d'un authentique ministère prophétique, qui naît de la Parole de Dieu, accueillie et vécue dans les diverses circonstances de la vie. Ce témoignage s'exprime dans les dénonciations courageuses, l'annonce des nouvelles « visites » de Dieu et « l'exploration de voies nouvelles pour mettre en pratique l'Evangile dans l'histoire, en vue du Royaume de Dieu » (ib.). Spes : rappelle l'accomplissement ultime du mystère chrétien. Nous vivons en des temps d'incertitudes diffuses, avec peu de projets à vastes horizons. Notre espérance montre sa fragilité culturelle et sociale, l'horizon est sombre parce « les traces de Dieu semblent souvent perdues de vue » (VC 85). La vie consacrée porte en elle une tension eschatologique permanente : elle témoigne dans l'histoire que chaque espérance aura un accueil définitif, elle change l'attente en « mission, afin que le Royaume s'affermisse et progresse ici et maintenant » (VC 27). Signe d'espérance, la vie consacrée se fait proximité et miséricorde, parabole d'avenir et de liberté de toute idolâtrie. « Animés par l'amour de Dieu qui a été répandu en nos cœurs par le Saint Esprit » (cf Rom 5, 5), les personnes consacrées embrassent donc l'univers et deviennent mémoire de l'amour trinitaire, médiatrices de communion et d'unité, sentinelles orantes sur les lignes de faîte de l'histoire, solidaires de l'humanité dans ses angoisses et la recherche silencieuse de l'Esprit. News de Catholique.org L'Avent : temps d'attente dans la joiehttp://news.catholique.org/54371-l-avent-temps-d-attente-dans-la-joie 2014-11-28T11:17:02Z text/html fr Catholique.org   1) L'attente permet la rencontre avec le Bien-Aimé.     L'Avent qui est un temps fort du calendrier liturgique, commence aujourd'hui dans le rite romain. Il nous invite à une pause silencieuse pour accueillir et comprendre la présence du Christ. Il est une invitation à comprendre que chaque événement de la journée est un signe que Dieu nous envoie, un signe de l'attention qu'il porte à chacun d'entre nous.  L'Avent nous invite et nous stimule à contempler le Seigneur présent. La certitude de sa présence nous aide à changer notre regard sur le monde ; à considérer notre existence comme une «   visite  » de Dieu, venu se rapprocher de nous, pour rester à nos côtés dans chaque situation. Mais pour que cela arrive «   la liturgie de l'Avent nous répète constamment que nous devons nous détacher du sommeil de l'habitude et de la médiocrité, que nous devons abandonner la tristesse et le découragement ; qu'il nous faut réconforter nos cœurs car ‘ le Seigneur est proche'  » (Benoît XVI).       Si nous vivons cet Avent comme le pape émérite le suggère, Noël ne sera pas seulement une fête pour rappeler un fait du passé mais la réalisation présente et active d'un événement. En effet, ce qui est arrivé un jour dans l'histoire se réalise dans la vie du croyant aujourd'hui même. Comme il y a plus de deux mille ans, le Seigneur est venu pour tous, Il vient et revient toujours pour chacun de nous. C'est pourquoi chacun de nous doit expérimenter cette attente et cette arrivée qui lui ouvrira les portes du Salut.     L'attente est donc la toute première attitude qui caractérise le temps de l'Avent. Normalement, on attend avec joie une personne connue et cette période de quatre semaines nous est donnée pour nous familiariser avec la personne du Christ, le vrai Sauveur. Il vient en ami, le plus grand que l'on puisse avoir au monde : Il vient en vrai ami, car Il pense à ses amis plus qu'à lui-même.     Nous devrions vivre l'attente de la venue de l'Enfant Jésus comme une mère attend l'enfant qu'elle porte dans son ventre : en méditant le miracle de la venue imminente d'une personne désirée mais inconnue, et pour qui nous pourrions nourrir de la crainte même s'il s'agit  d'un tout petit être qui a besoin de tendresse, fruit d'un amour à accueillir le cœur ouvert et sans peur.     Le cœur, s'il n'est pas borné, peut et doit tendre vers le Christ. Notre attention au Seigneur doit être forte. Lui vient toujours, mais il n'y a souvent pas de rencontre car nous vivons une vie spirituelle superficielle, avec une certaine distraction. Malheureusement, nous sommes rarement dans les conditions spirituelles de percevoir cette «   venue  » de Dieu.     L'important est de vivre l'Avent comme une attente certaine de la «   venue  » de Dieu, comme la Mère par excellence a vécu l'attente de la venue de son Fils, Jésus.     Je pense que la Vierge Marie passa ces mois d'attente – tout d'abord – à chercher, à penser et à lire tout ce qui pouvait enrichir son savoir sur l'Attente des peuples, sur le Fils du Très-Haut qu'elle avait conçu, avec humilité et abandon.     Puis, la Mère de Dieu pria intensément, autrement dit demanda que l'Esprit de Dieu l'éclaire dans la recherche du visage de son Fils et Seigneur. Alors Dieu, le Dieu proche,  instaura entre Lui et la Vierge des liens de fidélité, de confiance, d'accord, en un seul mot : de foi obéissante.     Enfin, troisièmement, la Vierge Mère s'exerça à aimer le Fils qu'elle portait dans son ventre. Mais comment peut-on aimer quelqu'un qu'on ne connaît pas  ? Elle mit en pratique ce que l'apôtre Saint Jean, quelques années plus tard, écrira dans sa première lettre : «  celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, est incapable d'aimer Dieu, qu'il ne voit pas  ». Elle partit rendre visite à sa cousine Élisabeth, dont l'enfant reçut ainsi la visite du Fils de Dieu. Marie n'aima pas par des mots mais par des actes  ; pas par des sentiments mais en agissant, en se faisant pèlerine de charité, de la pitié de Dieu.     2) La joie de la présence du Dieu proche.     Si nous vivons l'Avènement du Christ, comme la Vierge Marie vécut l'attente de sa naissance, nous éduquerons notre cœur à une vraie attente, une attente quotidienne, chargée de tension, vers Celui qui s'est fait homme pour nous, afin de sauver notre vie. Et nous serons dans la joie, car – comme la Vierge Marie – nous aurons la certitude que Dieu est proche : Il était en elle et Il est en nous, toujours : dans la joie et dans la douleur, dans la santé et dans la maladie, en ami et en fidèle époux. Et cette joie demeure malgré l'épreuve, la souffrance, et elle  ne demeure pas en surface, mais au plus profond de la personne qui a confiance en Dieu et s'en remet à Lui.     Jésus, en naissant, suscita la joie de Marie, de Joseph, des bergers, des Rois Mages et puis celles des personnes qui l'accueillirent, donc la nôtre aussi. Néanmoins, une question se pose : «   Cette joie est-elle encore possible aujourd'hui ?  ». La réponse se trouve chez tant d'hommes et de femmes,  de tout âge et de toute condition sociale, dont la vie est de se consacrer aux autres par amour du Christ, incarné pour nous, et en sont heureux. La bienheureuse Mère Teresa de Calcutta ne fut-elle pas un témoin inoubliable de la vraie joie évangélique de notre temps  ? Elle vivait quotidiennement en contact avec la misère, la dégradation humaine, la mort. Son âme a connu l'épreuve de la nuit obscure de la foi, et pourtant elle donnait le sourire de Dieu à tous. Un jour, Mère Teresa de Calcutta a dit : «   Nous attendons avec impatience le paradis, où il y a Dieu, mais il est en notre pouvoir d'être au paradis dès ici-bas, et dès ce moment-ci. Etre heureux avec Dieu signifie : aimer comme lui, aider comme lui, donner comme lui, servir comme lui  ».     La joie entre dans le cœur de celui qui se met au service des petits et des pauvres. En celui qui aime de cette façon, Dieu établit sa demeure – comme il le fit dans le ventre de la Vierge Marie – dans la grotte, dans la maison de Nazareth – et l'âme est dans la joie. Au contraire, si on fait du bonheur une idole, on fait fausse route et il devient alors vraiment difficile de trouver la joie dont Jésus parle. C'est pourtant ce que proposent, hélas, les cultures qui mettent le bonheur individuel à la place de Dieu, une mentalité qui trouve son effet emblématique dans la recherche du plaisir à tout prix. A Noël aussi on peut faire fausse route, changer la vraie fête en une fête qui n'ouvre pas les cœurs à la joie du Christ, et réduit tout à un échange de dons matériels.        3) L'Avent c'est Jésus qui vient.     Que de siècles d'attente et que d'âmes consumées dans le désir de l'attente ! Que Jésus vienne ! «  L'Église épouse attend son époux ! Nous devons toutefois nous demander, avec une grande sincérité : sommes-nous véritablement des témoins lumineux et crédibles de cette attente, de cette espérance ? Nos communautés vivent-elles encore sous le signe de la présence du Seigneur Jésus et dans l'attente chaleureuse de sa venue, ou bien apparaissent-elles lasses, engourdies, sous le poids de la fatigue et de la résignation ? Courons-nous nous aussi le risque d'épuiser l'huile de la foi, et l'huile de la joie ? Faisons attention ! Invoquons la Vierge Marie, Mère de l'espérance et Reine du ciel, pour qu'elle nous maintienne toujours dans une attitude d'écoute et d'attente, afin de pouvoir être d'ores et déjà empreints de l'amour du Christ et de prendre part un jour à la joie sans fin, dans la pleine communion de Dieu, et n'oubliez pas, n'oubliez jamais : « Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur » (1 Th 4, 17) » (Pape François, 14 octobre 2014).     Une autre question alors se pose : «  Comment discerner les signes du «  Veniente  » ? «  Et les pharisiens et les sadducéens s'approchèrent pour mettre Jésus à l'épreuve  ; ils lui demandèrent de leur montrer un signe venant du ciel. Mais Il leur répondit  : «  Quand vient le soir, vous dites  : «  Voici le beau temps, car le ciel est rouge ! Et le matin, vous dites  : Aujourd'hui, il fera mauvais, car le ciel est d'un rouge menaçant. Ainsi l'aspect du ciel, vous savez en juger  ; mais pour les signes des temps, vous n'en êtes pas capables ? » (Mt 16). «  De même, vous aussi, lorsque vous verrez tout cela, sachez que le Fils de l'homme est proche, à votre porte.  »  (Mt 24, 33).     Ce reproche vaut aussi pour nous, car la sensibilité chrétienne incarnée et rédemptrice est en baisse. On court après des faits émouvants, soi-disant miraculeux et ne reconnaît pas le caractère exceptionnel de la réelle présence du Christ dans l'Hostie consacrée. Beaucoup d'entre nous veulent voir des foules à genoux et en prière, des miracles en tous genres : ces faits ont leur sens mais ils ne sont pas les seuls signes du Veniente. Il faut que nos cœurs se tendent vers les voix plus délicates et presque imperceptibles de notre génération qui, à côté de violents détachements, connaît les spasmes ineffables d'une attente, peut-être encore sans nom mais porteuse de tant d'espoir pour ceux qui peuvent voir.     Les Vierges consacrées dans le monde, en imitant de plus près la Vierge Marie, sont appelées à incarner l'esprit de l'Avent, fait d'écoute de Dieu, de désir profond de faire sa volonté, de servir son prochain avec joie. Laissons-nous guider par leur exemple pour que Dieu qui arrive ne nous trouve pas fermés ou distraits, mais puisse, en chacun de nous, étendre un peu son royaume d'amour, de justice et de paix.     Par leur exemple, celles-ci proclament à un monde souvent désorienté, mais en réalité toujours plus en quête de sens, que Dieu est le Seigneur de l'existence, que sa «   grâce vaut plus que la vie  » (Ps 62,4). En choisissant l'obéissance, la pauvreté et la chasteté pour le Royaume des Cieux, elles montrent que tout attachement et amour aux choses et aux personnes est incapable d'assouvir définitivement la faim des cœurs ; que l'existence sur terre est une attente plus ou moins longue qui précède la rencontre - le «   face à face  » -  avec l'Epoux divin, une attente à vivre d'un cœur toujours en alerte pour être prêts à le reconnaître et à l'accueillir quand il viendra. De par sa nature, la vie consacrée constitue donc une réponse totale et définitive à Dieu, une réponse inconditionnelle et passionnée (cf. Vie consacrée, 17).     Enfin, n'oublions pas de prier pour toutes les personnes de la vie consacrées, car en ce premier Dimanche de l'Avent 2014 s'ouvre l'Année de la Vie consacrée , qui se terminera le 2 février 2016. Au cours de cette année les fidèles sont invités à redécouvrir l'importance de cette forme de vie pour la vie de l'Eglise, et pour les quelques 800 mille consacrés dans le monde,  celle-ci sera l'occasion d'approfondir leur engagement d'être «  Evangile  », «  Prophétie  » et «  Espérance  » pour l'Eglise et pour le monde entier (cf logo ci-dessous) Lecture Patristique Geoffroy d'Admont (Il entre dans le célèbre monastère de Saint-Georges en forêt hercynienne, où il fait profession de moine bénédictin à Hirsau. Il devient successivement abbé de Weingarten, prieur de Saint-Georges et, en 1137, abbé des deux communautés de moines et de moniales à Admont en Styrie. Sous sa règle, Admont devient bientôt une école de sainteté et de science ainsi qu'un centre réformateur. Pas moins de treize de ses moines deviennent abbés de divers monastères et d'autres viennent en aide à des communautés de moniales. Geoffroy est connu pour ses Sermons des dimanches et fêtes. Il meurt en 1165.) Voyez, veillez et priez, Homélies pour les fêtes, 23, PL 174, 725-726 Voyez, veillez et priez (cf. Mc 13,33 ; 14,38). Par ces paroles, le Seigneur notre Sauveur n'a pas averti seulement ses disciples auxquels il parlait physiquement, mais en outre, par ces mêmes paroles, il a révélé clairement à nous-mêmes ce que nous devons faire, comment nous devons veiller. Cette triple parole indique nettement comment doit se sauver chacun de nous qui, oubliant tout ce qui est en arrière, désire se lancer vers l'avenir (cf. Ph 3,14), voudrait saisir le sommet de la perfection auquel il tend. Celui qui, saisi par l'inspiration divine, aura décidé de renoncer au monde et à ses convoitises, selon l'avertissement que la parole divine nous a donné au début de la lecture d'évangile, (Mc 13,33), doit avoir les yeux ouverts pour comprendre d'emblée, avec sagesse, ce qu'il doit faire ou ce qu'il doit éviter. <> Mais, pour quiconque vient à la conversion, il ne suffit pas, pour devenir parfait, de comprendre ce qui est bien, s'il ne cherche ensuite à veiller pour agir de même. C'est pourquoi le Seigneur, après avoir exhorté ses disciples à voir, ajoute aussitôt : Veillez et priez (Mc 13,33). Il est prescrit à chacun de veiller, c'est-à-dire de s'appliquer à réaliser effectivement ce qu'il a bien compris, et de repousser la paresse d'une vie oisive dans laquelle il se trouvait jusque-là, par la recherche vigilante d'une activité vertueuse. A celui qui veille ainsi, par le zèle d'une vie fervente, le Seigneur indique une voie encore supérieure, puisqu'il ajoute aussitôt : et priez. Priez est donc prescrit à tous les élus, c'est-à-dire qu'en désirant les biens éternels, on doit rechercher le fruit de son effort fervent dans la seule espérance de la récompense céleste. Il semble que saint Paul prescrivait à ses disciples cette obstination dans la prière, quand il disait : Priez sans relâche (1Th 5,17). En effet, nous prions sans relâche s i, lorsque nous faisons le bien, nous ne recherchons pour cela aucune gloire terrestre, mais nous nous préoccupons uniquement de désirer les biens éternels. Voyez, veillez et priez. Voyez ce qu'il faut faire, en comprenant ce qui est juste ; veillez en faisant le bien ; priez en désirant les biens éternels. Pourquoi il est si important pour nous de voir, de veiller et de prier, on le voit clairement par les paroles qui suivent : Car vous ne savez pas quand viendra le moment (Mc 13,33). Donc, parce que no us ignorons quand sera le moment de cette visite, il nous faut veiller et prier sans cesse, c'est-à-dire préparer à cette grâce, par un zèle vigilant, le fond de notre coeur. News de Catholique.org La vocation de l'Europe à l'unitéhttp://news.catholique.org/54360-la-vocation-de-l-europe-a-l-unite 2014-11-27T11:17:06Z text/html fr Catholique.org L'Europe a une «  vocation à l'unité, au-delà des différences  » et elle est appelée à mener «  une vie éclairée par l'Évangile  », déclare le cardinal Secrétaire d'État Pietro Parolin à l'occasion de «  l'Année saint Colomban  » marquant les 1400 de la mort du moins irlandais (23 novembre 615). Lors d'une célébration à l'abbaye de Bobbio fondée par saint Colomban dans le nord de l'Italie, le cardinal a rendu hommage à «  une grande figure de la spiritualité monastique occidentale  ». L'Osservatore Romano du 24-25 novembre 2014 rapporte son homélie. Missionnaire inlassable, saint Colomban «  a parcouru l'Europe pour diffuser l'Évangile et fonder des monastères  », et il est devenu «  pour de nombreux peuples et des générations entières, un maître de vie chrétienne, exemple de fidélité et d'ardeur au travail, annonciateur de paix et promoteur d'une culture éclairée par l'Évangile  », a-t-il souligné. Pour l'Église, saint Colomban est «  un saint "européen", parce que comme moine, missionnaire et écrivain, il a travaillé dans divers pays de l'Europe occidentale, (…) en dépensant toute son énergie pour nourrir les racines chrétiennes de l'Europe en train de naître » (Benoît XVI, audience générale, 11 juin 2008). La vie du moine «  révèle avec éloquence le dynamisme de la foi en Christ et de la vocation de l'Europe à l'unité, au-delà des différences  », a poursuivi le cardinal Parolin  : elle «  met en lumière la vocation de l'Europe à être pleinement elle-même, espace commun de culture et de vie éclairée par l'Évangile et en mesure de former une expression originale de civilisation, au-delà des divisions et des conflits  ». Le cardinal a invité à prier saint Colomban «  pour que l'Europe renaisse de ses racines qui l'ont rendue grande par sa culture, par son humanisme, par sa foi en Jésus-Christ  »  : «  aujourd'hui l'Europe a besoin d'un courage renouvelé pour retrouver son esprit communautaire et recommencer à faire entendre sa voix en mettant à profit ses racines chrétiennes  », a-t-il estimé. «  La visite du pape François aux institutions de Strasbourg – Parlement européen et Conseil de l'Europe le 25 novembre – avant toute autre visite d'un État membre de l'Union européenne, est en soi un signal fort  : le pape marque ainsi son soutien et son encouragement à la poursuite du projet d'intégration et d'unité de l'Europe, en soulignant combien les valeurs fondamentales de l'Union — inspirées en grande partie de la foi chrétienne — peuvent aider à construire l'Europe de demain  », a-t-il conclu.  News de Catholique.org Conseil de l'Europe : Anne Brasseur remercie le pape Françoishttp://news.catholique.org/54359-conseil-de-l-europe-anne-brasseur-remercie 2014-11-27T11:17:04Z text/html fr Catholique.org Au terme de la visite du pape François au Conseil de l'Europe, hier, 25 novembre, c'est Anne Brasseur, présidente de l'Assemblée parlementaire, qui a conclu par un discours prononcé en français. Mme Brasseur a exprimé au pape la reconnaissance du Conseil : «  notre organisation vous est infiniment reconnaissante de lui avoir livré vos réflexions et d'avoir posé des questions justes à l'Europe sur notre vigueur, notre idéalisme, notre esprit de curiosité et d'entreprise  ». Elle a salué son engagement «  pour défendre les valeurs qui sont à la base de la Convention européenne des Droits de l'Homme, valeurs qui unissent tous les Européens  », citant particulièrement la nécessité de combattre la « globalisation de l'indifférence », souvent dénoncée par le pape. «  Nous apprécions particulièrement votre engagement en faveur des migrants et des personnes les plus vulnérables  », a-t-elle ajouté. Dans son allocution, le pape avait souligné les défis du monde contemporain, «  à commencer par l'accueil des migrants, qui ont besoin d'abord et avant tout de l'essentiel pour vivre, mais principalement que leur dignité de personnes soit reconnue  ». «  Dès qu'il s'agit de réformer, il faut de la volonté, de la persuasion et de la persévérance pour vaincre les résistances  », a poursuivi Mme Brasseur, évoquant à titre d'exemple la journée internationale contre la violence à l'égard des femmes, célébrée le 25 novembre  : «  nous constatons que nous avons encore un long chemin à parcourir pour obtenir une égalité effective [entre hommes et femmes], non seulement proclamée en droit, mais vécue et mise en œuvre par ceux qui ont la responsabilité de nos institutions  ». Selon des chiffres publiés par les Nations-Unies, aujourd'hui «  35% des femmes et filles sont exposées à une forme de violence physique et/ou sexuelle au cours leur vie et 7 femmes sur 10 sont victimes d'abus dans certains pays  ». On estime «  que plus de 30 millions de filles âgées de moins de 15 ans risquent de subir des mutilations génitales féminines et que plus 130 millions dans le monde en ont été victimes  ». Soulignant la «  dimension religieuse du dialogue interculturel  », Anne Brasseur a remercié le pape pour sa proposition «  de créer une nouvelle agora comme plate-forme de dialogue et d'échange  »  : «  Ce dialogue est plus important que jamais alors que certains prêchent la violence et justifient les plus graves atteintes aux droits de l'homme en se fondant sur la croyance, ce qui discrédite des communautés et des cultures entières ainsi que l'essence même de la religion  », a-t-elle fait observer. Enfin, la parlementaire a salué le rôle du pape Jean-Paul II dans la chute du Mur de Berlin, il y a 25 ans  : «  Aujourd'hui il existe encore de nombreux murs à travers le monde... Ce sont non seulement des murs en béton mais, ce qui est peut-être plus grave encore, ce sont des murs dans nos esprits. Ensemble nous devons les détruire et empêcher qu'émergent de nouvelles divisions  ». News de Catholique.org Le pape encourage à annoncer Dieu dans les villeshttp://news.catholique.org/54358-le-pape-encourage-a-annoncer-dieu-dans-les 2014-11-27T11:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape encourage à « relever le défi de l'évangélisation dans les grands centres urbains, où tous ont besoin de sentir la proximité et la miséricorde de Dieu  »  : «  L'Église a la mission de faire arriver la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et de son amour salvifique dans tous les milieux  », rappelle-t-il. Le pape François a fait parvenir un message à l'archevêque de Barcelone, le cardinal Lluís Martínez Sistach, à l'occasion de la seconde partie du Congrès international de la pastorale des grandes villes à Barcelone, du 24 au 26 novembre 2014. Dans son message, lu le 25 novembre au soir durant une célébration en la basilique de la Sagrada Familia, le pape encourage à «  réfléchir de façon créative, sur la façon de relever le défi de l'évangélisation dans les grands centres urbains, toujours plus en expansion, et où tous ont besoin de sentir la proximité et la miséricorde de Dieu, qui ne les abandonne pas  ». «  L'Église a la mission de faire arriver la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et de son amour salvifique dans tous les milieux, sans craindre le pluralisme et sans aucune discrimination  », souligne-t-il. Ainsi, pour le pape, «  ce n'est une perte d'aller dans les périphéries ou de changer les schémas habituels, lorsque c'est utile  ». Il souhaite que «  la lumière de l'Évangile  » et «  l'accueil d'une communauté  » ne manquent à personne, «  pour mener une vie féconde d'espérance, de joie et de paix  ». Comme une mère, l'Église se préoccupe «  du bien de ses enfants, sans épargner aucun effort ni sacrifice  » et elle est convaincue que Dieu «  offre le vrai sens de la vie à ceux qui sont seuls, désorientés, ou qui souffrent des blessures provoquées par une société frénétique et non solidaire  », ajoute-t-il. Le pape conclut en assurant de sa prière pour les travaux et en donnant sa bénédiction aux participants. Selon Radio Vatican, le Congrès est né «  d'une idée développée par le pape François et le cardinal Martinez Sistach  ». La première rencontre a eu lieu du 20 au 22 mai avec la participation d'experts en sociologie, pastorale et théologie. Cette deuxième phase est destinée aux archevêques de grandes villes des cinq continents – dont les cardinaux Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et Philippe Barbarin, archevêque de Lyon – qui étudieront les thèmes suivants  : «  de l'analyse des villes comme lieu de vie globale aux rapports entre le centre et la périphérie ; de l'origine urbaine du christianisme aux dynamiques collectivité-communauté dans les métropoles ; de la communication de l'Évangile dans les centres urbains à la pastorale pour les pauvres des périphéries  ».  News de Catholique.org Pour que le vin de la vie consacrée ne devienne pas du vinaigrehttp://news.catholique.org/54370-pour-que-le-vin-de-la-vie-consacree-ne 2014-11-27T10:17:04Z text/html fr Catholique.org "Nous, consacrés, nous sommes faits pour servir le Seigneur et servir les autres", témoigne le pape François, qui indique le moyen pour empêcher que le "vin nouveau" de la vie consacrée ne devienne du "vinaigre" : la prière et la prière "gratuite". Et "ce n'est pas perdre son temps". Il indique ainsi une voie où service et prière ne s'opposent pas mais se promeuvent mutuellement. Le pape a reçu en audience au Vatican, ce jeudi 27 novembre, les membres de l'assemblée plénière du dicastère pour la vie consacrée, réunie jusqu'à samedi, 29 novembre, à la veille de l'ouverture de l'Année de la vie consacrée. La gratuité de la prière "Nous, consacrés, nous sommes faits pour servir le Seigneur et servir les autres par la Parole du Seigneur, non ?" a déclaré le pape qui a indiqué la condition d'une vie consacrée féconde : "Dites, je vous en prie, aux nouveaux membres, dites-leur que prier ce n'est pas perdre son temps, adorer Dieu n'est pas perdre son temps, louer Dieu n'est pas perdre son temps. Si nous, consacrés, nous ne nous arrêtons pas chaque jour devant Dieu, sans la gratuité de la prière, le vin sera du vinaigre." "Je trouve beau et significatif le titre que vous avez choisi pour cette session : "A vin nouveau outres neuves", a déclaré le pape. A la lumière de cette parole évangélique, vous avez réfléchi à l'aujourd'hui de la vie consacrée dans l'Eglise, cinquante ans après la constitution Lumen Gentium et le décret Perfectae Caritatis." Le pape a indiqué 5 critères pour "tester le vin nouveau" - la vie consacrée renouvelée ces cinquante dernières années par l'esprit de Vatican II - : "l'authenticité évangélique des choix, la fidélité charismatique, le primat du service, l'attention aux plus petits et aux plus fragiles, le respect de la dignité de toute personne". Il a souligné son attachement à la pauvreté dont, rappelle-t-il saint Ignace dit qu'elle est "mère" parce qu'elle donne la vie, mais aussi "protège" la vie consacrée de la "mondanité". Laisser les vieilles outres "Nous ne devons pas avoir peur de laisser les "vieilles outres" : c'est-à-dire de renouveler les habitudes et les structures dont nous reconnaissons, dans la vie de l'Eglise, et donc aussi dans la vie consacrée, qu'elles ne correspondent plus à ce que Dieu demande pour faire avancer son Royaume dans le monde : les structures qui nous donnent une fausse protection, et qui conditionnent le dynamisme de la charité ; les habitudes qui nous éloignent du troupeau auquel nous sommes envoyés, et qui nous empêchent d'écouter le cri de ceux qui attendent la Bonne Nouvelle de Jésus Christ", a fait observer le pape. A propos de l'Année de la vie consacrée, le pape a ajouté : "Prions ensemble le Seigneur afin qu'il nous aide en cette Année à mettre "le vin nouveau dans des outres neuves" ! (...) Que la Vierge Marie vous accompagne et vous obtienne une nouvelle ardeur de ressuscités et une sainte audace pour rechercher des voies nouvelles. Que l'Esprit Saint vous assiste et vous éclaire." News de Catholique.org "Nous, consacrés", dit le pape Françoishttp://news.catholique.org/54369-nous-consacres-dit-le-pape-francois 2014-11-27T10:17:02Z text/html fr Catholique.org "Nous, consacrés, nous sommes faits pour servir le Seigneur et servir les autres", témoigne le pape François, qui indique le moyen pour empêcher que le "vin nouveau" de la vie consacrée ne devienne du "vinaigre" : la prière et la prière "gratuite". Et "ce n'est pas perdre son temps". Il indique ainsi une voie où service et prière ne s'opposent pas mais se promeuvent mutuellement. Le pape a reçu en audience au Vatican, ce jeudi 27 novembre, les membres de l'assemblée plénière du dicastère pour la vie consacrée, réunie jusqu'à samedi, 29 novembre, à la veille de l'ouverture de l'Année de la vie consacrée. "Nous, consacrés, nous sommes faits pour servir le Seigneur et servir les autres par la Parole du Seigneur, non ?" a déclaré le pape qui a indiqué la condition d'une vie consacrée féconde : "Dites, je vous en prie, aux nouveaux membres, dites-leur que prier ce n'est pas perdre son temps, adorer Dieu n'est pas perdre son temps, louer Dieu n'est pas perdre son temps. Si nous, consacrés, nous ne nous arrêtons pas chaque jour devant Dieu, sans la gratuité de la prière, le vin sera du vinaigre." Voici notre traduction intégrale de l'allocution prononcée par le pape François en italien. A.B. Discours du pape François Chers frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce, Chers frères et soeurs, C'est avec joie que je vous rencontre ainsi que ceux qui servent dans le dicastère pour la vie consacrée. En particulier, je souhaite la bienvenue aux cardinaux et aux évêques qui ne sont devenus membres récemment, et je remercie le cardinal préfet pour l'allocution de bienvenue qu'il m'a adressée de la part de vous tous. Je remercie le secrétaire, et les deux sous-secrétaires pour ce "logo" que j'ai vu hier dans L'Osservatore Romano, mais je ne comprenais pas très bien ce que c'était, maintenant, j'ai compris ! Je trouve beau et significatif le titre que vous avez choisi pour cette session : "A vin nouveau outres neuves". A la lumière de cette parole évangélique, vous avez réfléchi à l'aujourd'hui de la vie consacrée dans l'Eglise, cinquante ans après la constitution Lumen Gentium et le décret Perfectae Caritatis. Après le concile Vatican II, le vent de l'Esprit a continué à souffler avec force, d'un côté en poussant les instituts à mettre en oeuvre le renouveau spirituel, charismatique et institutionnel, que le concile lui-même a demandé, d'un autre en suscitant dans le coeur des hommes et des femmes  différentes modalités de réponses à l'invitation de Jésus de tout laisser pour dédier leur vie à Sa suite et à l'annonce de l'Evangile. Dans la portion de vigne du Seigneur que représentent ceux qui ont choisi d'imiter le Christ de plus près par la profession des conseils évangélique, du raisin nouveau a mûri, et un vin nouveau a été pressé. Ces jours-ci vous vous êtes proposé de discerner la qualité et la maturation du "vin nouveau" qui a été produit au cours de la longue saison du renouveau, et en même temps, d'évaluer si les outres qui le contiennent, représentées par les formes institutionnelles présentes aujourd'hui dans la vie consacrée, sont adéquats pour contenir ce "vin nouveau" et favoriser sa pleine maturation. Comme j'ai eu d'autres fois l'occasion de le rappeler, nous ne devons pas avoir peur de laisser les "vieilles outres" : c'est-à-dire de renouveler les habitudes et les structures dont nous reconnaissons, dans la vie de l'Eglise, et donc aussi dans la vie consacrée,  qu'elles ne correspondent plus à ce que Dieu demande pour faire avancer son Royaume dans le monde : les structures qui nous donnent une fausse protection, et qui conditionnent le dynamisme de la charité ; les habitudes qui nous éloignent du troupeau auquel nous sommes envoyés, et qui nous empêchent d'écouter le cri de ceux qui attendent la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Vous ne vous cachez pas les zones de faiblesse que l'on peut rencontrer aujourd'hui dans la vie consacrée : par exemple, la résistance de certains secteurs au changement, la diminution de la force d'attraction, le nombre non négligeable d'abandons (et cela me préoccupe ! cela dit quelque chose de la sélection et de la formation des candidats, et puis il y a le mystère de toute personne, mais il nous faut d'abord bien évaluer ces deux choses), la fragilité de certains itinéraires de formation, l'agitation pour des tâches institutionnelles et ministérielles aux dépends de la vie spirituelle, la difficulté de l'intégration des diversités culturelles et générationelles, un équilibre problématique dans l'exercice de l'autorité, et dans l'utilisation des biens : la pauvreté aussi me préoccupe ! Je fais de la publicité pour ma famille, mais saint Ignace disait que la pauvreté est la mère et aussi le mur de la vie consacrée : elle est mère, la pauvreté, parce qu'elle donne la vie, et le mur protège de la mondanité. Pensons à ces faiblesses. Vous voulez être à l'écoute des signaux de l'Esprit Saint qui ouvre de nouveaux horizons et pousse sur des sentiers nouveaux, toujours en repartant de la règle suprême de l'Evangile, et inspirés par la créativité audacieuse de vos fondateurs et de vos fondatrices. Dans la tâche exigeante qui vous voit réunis, pour évaluer le vin nouveau et tester la qualité des outres qui doivent le contenir, que certains critères vous guident et vous orientent : l'authenticité évangélique des choix, la fidélité charismatique, le primat du service, l'attention aux plus petits et aux plus fragiles, le respect de la dignité de toute personne. Je vous encourage à continuer à travailler avec générosité et audace dans la vigne du Seigneur, pour favoriser la croissance et la maturation des grappes luxuriantes, d'où pouvoir tirer ce vin généreux qui pourra revigorer la vie de l'Eglise et réjouir le coeur de tant de frères et soeurs qui ont besoin de vos soins prévenants et maternels. Le remplacement des vieilles outres par des outres neuves n'advient pas automatiquement - vous l'avez bien souligné - mais exige engagement et capacités, pour offrir un espace adapté pour accueillir et faire fructifier les nouveaux dons dont l'Esprit continue d'embellir l'Eglise, son Epouse. N'oubliez pas de remercier le Maître de la vigne qui vous appelés à cette tâche exaltante. Poursuivez le chemin de renouveau commencé et en grande partie mis en oeuvre pendant ces cinquante ans, en examinant toute nouveauté à la lumière de la Parole de Dieu et à l'écoute des nécessités de l'Eglise et du monde contemporain, et en utilisant tous les moyens que la sagesse de l'Eglise met à votre disposition pour avancer sur le chemin de votre sainteté personnelle et communautaire. Et parmi ces moyens le plus important, c'est la prière, aussi la prière gratuite, la prière de louange et d'adoration. Nous, consacrés, nous sommes faits pour servir le Seigneur et servir les autres par la Parole du Seigneur, non ? Dites, je vous en prie, aux nouveaux membres, dites-leur que prier ce n'est pas perdre son temps, adorer Dieu n'est pas perdre son temps, louer Dieu n'est pas perdre son temps. Si nous, consacrés, nous ne nous arrêtons pas chaque jour devant Dieu, sans la gratuité de la prière, le vin sera du vinaigre. L'assemblée plénière de votre Congrégation se situe à la veille de l'Année de la vie consacrée. Prions ensemble le Seigneur afin qu'il nous aide en cette Année à mettre "le vin nouveau dans des outres neuves" ! Et pour cela je veux spécialement remercier la congrégation, le préfet, le secrétaire, pour l'effort qu'ils ont fait pour organiser cette année. Je les remercie vraiment parce qu'ils arrivaient à la réunion avec des projets … et je pensais : je ne sais pas s'ils vont y arriver… Et vraiment à la dernière réunion, le projet avait pris forme, avait pris corps. Un tout grand merci pour cet effort ! Je vous remercie pour le travail que vous êtes en train de faire ces jours-ci, et pour le service que vous rendez en tant que membres et collaborateurs de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et le Sociétés de vie apostolique. Que la Vierge Marie vous accompagne et vous obtienne une nouvelle ardeur de ressuscités et une sainte audace pour rechercher des voies nouvelles. Que l'Esprit Saint vous assiste et vous éclaire. Merci. © Traduction de Zenit, Anita Bourdin News de Catholique.org Dialogue interreligieux : chrétiens et musulmans pour une société meilleurehttp://news.catholique.org/54368-dialogue-interreligieux-chretiens-et 2014-11-27T06:17:02Z text/html fr Catholique.org «  Le dialogue constructif entre chrétiens et musulmans joue un rôle crucial pour construire une société meilleure  », affirment les participants à la IXe réunion de dialogue entre le Centre iranien pour le dialogue interreligieux de «  l'Islamic Culture and Relations Organization  » (ICRO) et le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, organisée les 25 et 26 novembre 2014 à Téhéran. L'événement était présidé conjointement par M. Abouzar Ebrahimi Turkaman, président de l'ICRO, et par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du dicastère romain. Les participants se sont penchés sur le thème « Chrétiens et musulmans en dialogue constructif pour le bien de la société  » avec des exposés sur «  la spiritualité : sa nature, le rôle et les méthodes de sa promotion  »  ; «  les médias : leur rôle dans la promotion de la culture du dialogue  »  ; «  les valeurs religieuses : une réponse à l'extrémisme et à la violence  ». À la fin de la réunion, les participants ont publié ensemble cette déclaration : 1. Les deux décennies de dialogue entre les deux institutions ont fourni l'occasion d'une meilleure connaissance et compréhension mutuelle. 2. Les participants ont souligné que le dialogue constructif entre chrétiens et musulmans joue un rôle crucial pour construire une société meilleure. 3. La spiritualité est à la fois un don de Dieu et le fruit d'une aventure humaine conduisant à la vérité. 4. Une véritable spiritualité permet de reconnaître la présence et l'action de Dieu en nous et dans le monde. 5. Les médias sont appelés à jouer un rôle spécifique dans la promotion de relations positives entre chrétiens et musulmans. 6. Les participants ont condamné toutes formes d'extrémisme et de violence, en particulier lorsqu'ils sont commis au nom de la religion. La prochaine rencontre aura lieu à Rome en 2016, et sera précédée par une réunion préparatoire en 2015. La délégation de l'ICRO était composée du Dr Turkaman, du Dr Qahraman Suleimani, du Dr Ali Mohammad Helmi, de l'ayatollah Seyed Mostafa Mohageg Damad, de l'ayatollah Ali Akbar Rashad, de l'hojat al-islam Aboulhusein Khosrowpanah, de l'hojat al-islam Aboulhasan Nawab, de l'hojat al-islam Shahryar Shojaeipour, du Dr Emad Afrough, du Dr Abdolrahim Gavahi, de Mme Haideh Rostamabadi, de M. Ali Reza Gorbanpour. L'hojat al-islam Ali Younesi, Conseiller spécial du président pour les minorités ethniques et des affaires religieuses, est intervenu lors de la rencontre. Du côté de l'Église catholique, étaient présents le cardinal Tauran, le P. Miguel Ángel Ayuso Guixot, MCCJ, secrétaire du dicastère, Mgr Khaled Akasheh, chef de bureau pour l'Islam, Mgr Ramzi Garmou, archevêque chaldéen de Téhéran, Mgr Neshan Karakéhéyan, le P. Paul Lawlor, O.P., M. Michel Roy, secrétaire général de Caritas Internationalis, le Prof. Michele Zanzucchi, directeur de la revue Città Nuova du mouvement des Focolari, Soeur Nora Ishoui, M. Majdi Dayyat, président du Centre Notre-Dame de la Paix (OLOPC) de Amman, M. George Darash et M. Nagui Rizk. News de Catholique.org Un 27 novembre, à 17h30 : "Faites frapper une médaille sur ce modèle"http://news.catholique.org/54367-un-27-novembre-a-17h30-faites-frapper-une 2014-11-27T05:17:05Z text/html fr Catholique.org C'était il y a aujourd'hui 184 ans, le 27 novembre 1830. La Vierge est apparue - une nouvelle fois - à soeur Catherine Labouré, fille de la Charité de saint Vincent de Paul, dans la chapelle de la Rue du Bac, à Paris (France). Le site de la Chapelle de Notre Dame de la Médaille miraculeuse rappelle les événements. Il était 17 h 30, les novices étaient en prière dans la chapelle aujourd'hui visitée par des millions de personens chaque année, sous le tableau de saint Joseph, à l'emplacement actuel de la "Vierge au globe".  D'abord Catherine voit comme deux tableaux vivants qui passent, en fondu enchaîné, et dans lesquels la Vierge Marie se tient debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent. Dans le 1er tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d' une croix qu'elle élève vers le ciel. Catherine entend : « Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier » Dans le 2e tableau, il sort de ses mains ouvertes, dont les doigts portent des anneaux de pierreries, des rayons d'un éclat ravissant. Catherine entend au même instant une voix qui dit  : « Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent ». Puis un ovale se forme autour de l'apparition et Catherine voit s'inscrire en demi-cercle cette invocation en lettres d'or : « O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous ». Alors une voix se fait entendre : « Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces ». Enfin le tableau se retourne et Catherine voit le revers de la médaille : en haut une croix surmonte l'initiale de Marie, en bas deux cœurs, l'un couronné d'épines, l'autre transpercé d'un glaive. Une parole semble fondamentale "avec confiance" : ne la retrouve-t-on pas dans l'oraison enseignée par le Christ à Sainte Faustine Kowalska : "Jésus, j'ai confiance en toi". La médaille a été distribuée aux pauvres par Catherine Labouré et les prodiges qui ont suivi la diffusion de cette prière dont la médaille est un "support", l'ont fait appeler "médaille miraculeuse". Mais, comme l'expriment les deux coeurs incisés sur la médaille, ce qui est miraculeux, c'est l'amour. Un amour qui ne quitte pas celui qui porte la médaille, quoiqu'il arrive au cours de la vie : la médaille le rappelle au quotidien, non pas comme un fétiche mais comme un signe qui parle de l'intercession de la Vierge Marie pour chacun, pour la France et le monde, de l'Incarnation de Dieu, "né d'une femme" (Gal 4, 4), et de la Passion et résurrection de Jésus, Sauveur du monde. News de Catholique.org Eveiller la curiosité, rejoindre le coeur de l'autre, découvrir en lui l'expérience de Dieuhttp://news.catholique.org/54366-eveiller-la-curiosite-rejoindre-le-coeur-de 2014-11-27T05:17:03Z text/html fr Catholique.org Intriguer, susciter la curiosité, rejoindre le cœur de l'autre, découvrir en lui l'expérience de Dieu, faciliter la rencontre avec le Seigneur  : ce sont tout autant d'attitudes que le pape François recommande pour la pastorale des villes. Le pape a reçu ce matin, 27 novembre 2014, les archevêques des cinq continents qui ont participé la seconde phase du Congrès international de la pastorale des grandes villes qui a eu lieu à Barcelone, du 24 au 26 novembre. Le pape a parlé de son expérience personnelle, comme pasteur de la ville de Buenos Aires, treizième ville du monde la plus densément peuplée (8 millions de personnes le jour, trois millions la nuit, a-t-il rappelé). Il a donné quelques conseils pastoraux, issus d'un chantier mis en œuvre à Buenos Aires, avec les évêques des 11 diocèses de la région ecclésiastique, pour l'évangélisation des 13 millions d'habitants de la région. Rejoindre le cœur de l'autre Il s'agit d'abord d'opérer «  un changement dans la mentalité pastorale  »  : «  dans les cités il faut d'autres plans  », a souligné le pape, car l'Église n'est plus à l'époque où elle était «  l'unique référence  » de la culture, des valeurs, des réponses aux questions sur le sens ultime de la vie. Changer, a-t-il précisé, ce n'est pas adopter «  une "pastorale relativiste" qui pour être présente dans la "cuisine culturelle" perd l'horizon évangélique, en laissant l'homme livré à lui-même et émancipé de la main de Dieu  ». La route relativiste semble «  la plus confortable  » mais elle conduit «  à la solitude et à la mort  » car elle comprend «  deux graves dangers  »  : «  elle cache Jésus et la vérité sur l'homme  ». Pour le pape, le travail-clé de cette pastorale est de chercher «  comment n'avoir ni peur ni honte d'annoncer le Christ  »  : l'Église est appelée à «  avoir le courage de faire une pastorale évangélisatrice audacieuse et sans peur  », car «  l'homme, la femme, les familles et les divers groupes qui peuplent la ville ont besoin de la Bonne nouvelle de l'Évangile pour vivre  ». Deuxième point  : le pape a encouragé à «  dialoguer avec la multiculturalité  », sans «  négocier l'identité chrétienne  », dans l'objectif de «  rejoindre le cœur de l'autre, différent, pour y semer l'Évangile  ». Il faut pour cela «  une attitude contemplative  », qui «  sans refuser l'apport des diverses sciences pour connaître le phénomène urbain, cherche à découvrir le fondement des cultures, qui dans leur noyau le plus profond sont toujours ouvertes et assoiffées de Dieu  ». Il faut «  de l'empathie  » et «  de la créativité  » pour «  se faire comprendre de la multiculturalité  », souvent éloignée de la pensée judéo-chrétienne, a fait observer le pape. En rejoignant l'autre, on rejoint aussi – et c'est le troisième point – la «  religiosité du peuple  », a-t-il poursuivi en incitant à «  découvrir dans cette religiosité l'authentique substrat religieux  ». L'évangélisation consiste donc à «  aller au cœur  » des personnes en cherchant en elles «  cette expérience de Dieu  » parfois «  perdue ou confuse  », expérience «  qui demande à être découverte et non construite  ». Pour le pape, ce n'est pas simplement «  une expression de religiosité naturelle  » mais ce sont «  les semina Verbi de l'Esprit du Seigneur  ». La foi des migrants notamment, est «  un potentiel énorme pour l'évangélisation des zones urbaines  », a ajouté le pape en décrivant une double mission envers eux : «  les accueillir  » et «  chercher, valoriser et évangéliser leur foi  », qui est parfois «  mélangée à des éléments d'une pensée superstitieuse  ». Quatrième et dernier point d'attention pour une pastorale des villes renouvelée  : «  Aller vers les pauvres, les exclus, les rejetés, les marginalisés... [vers] toutes les victimes des nouvelles pauvretés, structurelles, économiques, sociales, morales et spirituelles  ». Un témoignage qui intrigue Le pape a enfin formulé deux propositions d'attitude pour la pastorale des villes, qui n'est pas seulement à considérer «  en terme d'actions  » mais aussi «  de présence, d'attitudes, de gestes  ». D'abord «  sortir et faciliter  »  : il s'agit de passer «  de l'attente à la recherche  », de «  sortir pour rencontrer Dieu qui habite dans les villes et dans les pauvres  », de «  sortir pour écouter, pour bénir, pour marcher avec les gens  ». Il a exhorté à «  éveiller chez les interlocuteurs la curiosité et l'intérêt pour Jésus-Christ. Cette curiosité a un saint patron  : Zachée  », a-t-il ajouté en invitant à «  apprendre à susciter la foi  ». Pour le pape, la qualité de la pastorale urbaine «  dépendra de la capacité de témoignage des Églises et de tout chrétien  ». L'Église ne grandit pas par prosélytisme mais par attraction, par un témoignage qui intrigue, a-t-il rappelé en citant Benoît XVI. «  Faciliter la rencontre avec le Seigneur  » consiste concrètement à «  rendre les sacrements accessibles  », à garder les portes des Églises «  ouvertes  », à adapter les horaires des secrétariats aux personnes qui travaillent, etc. La deuxième attitude, c'est «  l'Église samaritaine  »  : le témoignage de la charité de l'Église peut «  avoir des répercussions au cœur même de la culture des villes. Le témoignage concret de la miséricorde et de la tendresse qui cherchent à être présentes dans les périphéries existentielles et pauvres, agit directement sur les imaginaires sociaux, en générant des orientations pour la vie de la ville  », a affirmé le pape. Dans la pastorale sociale, «  l'Église se charge des plus pauvres avec des actions significatives, qui rendent le Royaume de Dieu présent en le manifestant et en l'élargissant  », a-t-il poursuivi. En outre, cette pastorale est un lieu «  propice à la pastorale œcuménique caritative  », qui se développe par des services accomplis «  au côté des frères d'autres Églises et communautés ecclésiales  ». En conclusion, le pape a souligné l'importance «  que les laïcs et les pauvres eux-mêmes soient protagonistes  » dans ces œuvres, car «  la maladie du cléricalisme  » est «  un des problèmes les plus graves  » et «  emprisonne  » la pastorale. News de Catholique.org France : 7 députés disent "non" à un "droit" à l'avortementhttp://news.catholique.org/54365-france-7-deputes-disent-non-a-un-droit-a-l 2014-11-27T05:17:01Z text/html fr Catholique.org Une résolution « visant à réaffirmer un droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse (IVG)  » autrement dit un "droit" à l'avortement, a été votée à l'Assemblée nationale française, hier, 26 novembre 2014, soit 40 ans après l'ouverture des débats de la loi Veil sur l'avortement. La proposition de résolution a été adoptée par 143 voix contre 7. Les 7 députés qui ont voté contre cette proposition de résolution sont : Jean-Frédéric Poisson (député UMP des Yvelines – 10ème circonscription) Xavier Breton (député UMP de l'Ain – 1ère circonscription) Nicolas Dhuicq (député UMP de l'Aube – 1ère circonscription) Jean-Christophe Fromantin (député UDI des Hauts de Seine – 6ème circonscription) Yannick Moreau (député UMP de Vendée -3ème circonscription) Jacques Bompard (député non inscrit du Vaucluse – 2ème circonscription) Olivier Marleix (député UMP d'Eure-et-Loir -2ecirconscription) On peut prendre connaissance de l'ensemble des votes ici. La Fondation Jérôme Lejeune, qui a alerté la semaine dernière sur cette proposition, signale aujourd'hui plusieurs prises de parole. Jacques Bompard, écrit la Fondation "peut être particulièrement remercié pour sa prise de parole exceptionnelle lors de la discussion générale face au consensus qui régnait dans l'hémicycle. Il y dénonçait notamment la décision du CSA qui « refuse la diffusion de vidéos défendant les enfants trisomiques pour favoriser une culture de l'éradication de la différence et de la faiblesse ». "(Cf. compte rendu des débats). Jean-Frédéric Poisson, s'est également mobilisé dans les médias "pour rappeler le principe fondamental du respect de l'être humain dès le commencement de sa vie". Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune, a manifesté son opposition ferme à cette proposition de résolution dans Le Figaro, Valeurs Actuelles et sur BFM-TV. News de Catholique.org Ecologie humaine : grand rendez-vous les 6 et 7 décembre à Parishttp://news.catholique.org/54364-ecologie-humaine-grand-rendez-vous-les-6-et 2014-11-27T04:17:02Z text/html fr Catholique.org "C'est à partir de la famille que peut se déployer une véritable culture humaine. Car c'est de la famille que germe la culture du don", explique Tugdual Derville, l'un des initiateurs du Courant pour une écologie humaine, qui présente aux lecteurs de Zenit les Assises organisées à Paris et 6 et 7 décembre. Zenit - Un grand événement du Courant pour une écologie humaine aura lieu les 6 et 7 décembre à Paris : à qui s'adresse-t-il ? Tugdual Derville - Il s'agit des Assises de l'écologie humaine  ; elles s'adressent à tous, à tous ceux qui sont attirés par la force de cette expression «  écologie humaine  ». Aussi bien en France, qu'en Europe. Notre programme alterne des temps de formation, des séances de travail en groupe restreints et des échanges d'expériences et d'idées. Les participants entendront aussi bien des philosophes que des personnes de terrain. Des membres engagés dans le Courant présenteront le fruit de ces premiers mois de travail, qui sont à la fois fondateurs et prometteurs  : des outils concrets pour vivre la bienveillance au travail  ; des initiatives dans le domaine de la solidarité ou du «  co-working  » (mise en commun d'espaces de travail)  ; un «  jardin partagé  » transformant une friche urbaine en potager pour tisser des liens entre voisins etc. Nous nous adressons à toutes les personnes qui ont pris conscience de leur responsabilité : à nous de vivifier la société  ; à chacun de la construire sans tout attendre de l'Etat, des partis politiques ou d'un leader providentiel. Mais pour cela, il faut se réunir et agir ensemble, autour de sujets très concrets. Le témoignage des agriculteurs nous aidera à garder les pieds sur terre... Durant ces Assises, nous partagerons le formidable objectif du Courant pour une écologie humaine : changer la société. Pour cela, nous tablons en premier lieu sur un réveil de «  la base  ». C'est ce que nous appelons notre «  humble ambition  ».  De toutes les façons, nous n'avons pas le choix. La société des hommes est confrontée à une telle perspective que c'est la préservation de l'identité même de l'humanité qui est désormais en jeu. Je pense au fantasme du transhumanisme, qui est devenu le défi majeur du siècle. Nous en voyons déjà les prémices : financiarisation de l'économie, technocratisation de l'agriculture, explosion exponentielle de la technologie dans nos vies quotidiennes. C'est le moment de nous interroger : sommes-nous libérés ou aliénés par cette accélération de l'Histoire  ? Il ne faudrait pas que les magnifiques progrès de l'Humanité se retournent contre elle, comme si elle se trouvait soudain condamnée à déléguer son destin à ses inventions...  Qui sont les principaux intervenants des Assises  ? Outre les trois co-initiateurs  : Pierre Yves Gomez, Gilles Heriard-Dubreuil et moi-même, nous aurons la présence de magnifiques philosophes  : François-Xavier Bellamy, Fabrice Hadjadj, Dominique Bourg, spécialiste de l'écologie,  et de nombreuses autres personnalités  : Jean-Guilhem Xerri, Violaine du Châtellier, Jean-Marc Poitevin, François-Daniel Migeon, etc. Chacun donnera un éclairage personnel sur ce concept d'écologie humaine qui apporte une réponse aux grands défis contemporains. Tout autant que les intervenants, c'est la modalité d'animation de ces premières Assises qui en fait toute l'originalité. Chaque participant pourra faire un parcours personnel lié à ses préoccupations majeures. Nous comptons beaucoup sur les rencontres et les réflexions pour faire naître des initiatives nouvelles, capables de changer le monde. Comment expliquez-vous que votre Courant soit né aujourd'hui en France ? Que le Courant pour une écologie humaine émerge en France n'a rien d'anodin. La France est à la fois le pays qui, par tradition, porte le souci de la personne et celui qui souffre d'une profonde crise d'identité, au risque de noyer son âme dans l'idéologie matérialiste et laïciste, et la morosité égotique. Cette âme généreuse de la France, nous la voyons cependant s'éveiller avec la levée de boucliers, dans tout l'échiquier politique, contre la gestation pour autrui : la France n'est pas un pays où l'on «  se couche  » devant le marché. Elle résiste spontanément lorsque ce marché prétend faire de l'être humain un objet de consommation qu'on fabrique, trie, élimine, pour de l'argent. En France, on ne vend pas ses organes, ni son sperme, ni ses ovocytes, ni ses embryons... Ce serait contraire à notre conception de la dignité humaine. La France est aussi un pays où la femme, depuis des centaines d'années, est mise au premier plan. La «  galanterie  » française n'est pas aussi dérisoire qu'on le croit. C'est d'ailleurs largement au nom du respect de la femme que l'on résiste en France à cette gestation pour autrui, qui signifie la marchandisation de son corps et l'éclatement de la maternité. Dans beaucoup d'autres pays, il n'y a même pas eu débat. Nous aurions beaucoup d'autres choses à découvrir sur la France, qui en fait un terreau favorable à l'éclosion de l'écologie humaine : c'est un pays qui a le souci de l'universalité, même si certains peuvent l'interpréter comme de l'arrogance… Et qui reste curieux des autres cultures, qu'il respecte volontiers. Quoi qu'il en soit, je suis persuadé que l'écologie humaine est une réponse adaptée à chaque nation dans un contexte de mondialisation qui tendrait à l'inverse à écraser les spécificités culturelles. Il me semble que le rayonnement de la France, même si notre nation est loin d'être à la hauteur de sa vocation, lui donne une mission particulière pour que l'écologie humaine prenne en compte l'humanité dans toute sa richesse. Nous sommes ouvert à tous, à toutes les cultures, tout en mesurant combien l'enracinement personnel de chaque être humain est essentiel à son épanouissement. Il n'existe pas d'humanité «  hors sol  ». Et ceux qui sont chahuté par la vie - je pense aux migrants de toutes sortes - ont besoin de poser leurs sacs pour s'enraciner dans une nouvelle culture, une nouvelle région. Quels sont vos objectifs et perspectives ? Le thème de nos Assises : « La révolution de la bienveillance  » en dit long. Nous pensons que dans une société éclatée, où l'individualisme finirait par exclure chacun des membres en commençant par les plus fragiles, la bienveillance est à proprement parler révolutionnaire. Il s'agit pour chacun de veiller au bien de tous. Il ne suffit pas en effet de dire que la société va dans le mur, ou de protester – ce qui est nécessaire – contre l'injustice  ; il nous faut construire en ayant conscience que la société devient ce que nous en faisons. En participant au Courant pour une écologie humaine, chacun assume sa part du Politique. Nous faisons nôtre la maxime Small Is Beautiful, tout en considérant que l'accumulation des initiatives, la mise en relation et en synergie, aboutit à des mutations bien plus essentielles que celles que peut provoquer le discours prononcé par un leader au cours d'un meeting politique. Le Courant pour une écologie humaine nait au milieu d'une vitalité associative, d'un triple foisonnement issu de la tradition chrétienne d'engagement auprès des plus pauvres, de la tradition écologique de prise en compte des soucis de l'environnement, ou encore d'une émergence de réflexions nouvelles autour de la gouvernance démocratique. Le pape François vient justement d'exhorter au développement d'une écologie humaine, dans un discours prononcé à Rome puis à Strasbourg, lors de sa rencontre avec les Eurodéputés   : qu'est -ce que cela signifie pour vous ? A Strasbourg, le pape en a parlé en insistant sur la dignité de l'homme au travail, et c'est la préoccupation de beaucoup de ceux qui rejoignent notre Courant… J'étais présent à Rome, quelques jours plus tôt, lors de ce colloque international sur la complémentarité homme-femme. Que le Pape François ait parlé d'écologie humaine dans ce cadre est très révélateur  : tout pouvoir authentiquement légitime a son origine dans la famille. Le village ou la nation ne sont que des «  familles de familles  ». Ainsi, en cercles concentriques, à partir de la complémentarité père-mère, se dessinent les écosystèmes nécessaires à la croissance de l'être humain. La famille, nucléaire puis élargie, est ainsi le lieu d'émergence de la vie, d'apprentissage de la liberté, d'apprentissage également de la différence… et c'est à partir de la famille que peut se déployer une véritable culture humaine. Car c'est de la famille que germe la culture du don… Un dernier message  ? Venir aux Assises de l'écologie humaine, s'inscrire dès maintenant est un acte politique fort, à la fois consolateur et prometteur : conscients des crises qui fracturent la société, nous nous rassemblons pour favoriser un tournant culturel, source d'humanisation.  http://www.ecologiehumaine.eu/les-assises/ . News de Catholique.org Le Saint-Siège appelle à protéger les migrants environnementauxhttp://news.catholique.org/54363-le-saint-siege-appelle-a-proteger-les 2014-11-27T02:17:02Z text/html fr Catholique.org Le Saint-Siège appelle la communauté internationale à prendre des mesures pour protéger les droits et la dignité des personnes déplacées à cause des changements climatiques et des catastrophes naturelles, encore trop peu prises en compte aujourd'hui. Mgr Silvano M. Tomasi, représentant permanent du Saint-Siège aux Nations Unies à Genève, a pris la parole lors de la 105e Session du Conseil de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), le 26 novembre 2014. Les migrations, a-t-il rappelé, concernent «  une personne sur sept dans le monde  », avec aujourd'hui «  un nombre sans précédent d'enfants non accompagnés », «  plus de 50 millions de personnes déplacées de force  » et des «  urgences sanitaires et humanitaires complexes  ». Mgr Tomasi a appelé la communauté internationale à «  répondre à la mondialisation de la migration par la mondialisation de la solidarité et de la coopération  », par «  le dialogue et la rencontre  », par «  l'ouverture  », afin «  d'éradiquer l'inégalité, l'injustice et les abus  ». Un cadre pour les réfugiés climatiques Le Saint-Siège a particulièrement exprimé sa préoccupation pour les personnes déplacées à cause des changements climatiques et des catastrophes naturelles  : «  Plus que jamais, l'accélération du changement climatique appelle un nouvel examen de ses effets sur la migration  ». Ce phénomène concerne 27 millions de personnes par an en moyenne. Il a déploré le manque de consensus sur «  une définition  » des migrants environnementaux  : «  Ni la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 1992, ni le Protocole de Kyoto de 1997 ne comportent de dispositions relatives à l'assistance ou à la protection spécifique des personnes directement touchées par les effets du changement climatique.  » Mgr Tomasi a préconisé de prendre en compte cette réalité, afin de « créer le cadre nécessaire pour les protéger  »  : «  Aucun pays ne peut faire face seul aux difficultés liées à ce phénomène. Le respect pour les droits humains des migrants est un devoir éthique... La dignité n'a pas de nationalité.  » Il a salué la conférence de l'OIM sur le thème "Migrants et villes" prévue en octobre 2015  : «  La grand majorité des migrants internes et internationaux s'installe dans les grandes régions métropolitaines, souvent dans des établissements informels et des bidonvilles précaires, dans un environnement dégradé et problématique.  » Réguler le recrutement des migrants Le Saint-Siège a aussi évoqué les travailleurs migrants  : «  Les inégalités persistantes et la pauvreté croissante poussent de nombreux travailleurs dans les pays en développement à chercher du travail à l'étranger  ». Ce type de migration, a dénoncé l'archevêque, «  est encore trop souvent associée à des abus inacceptables et à l'exploitation  », en particulier sur les femmes, «  particulièrement vulnérables, qui sont souvent victimes de la traite humaine  ». Pour combattre ces abus, Mgr Tomasi a proposé que le processus de recrutement des migrants soit «  officialisé et facilité  », au sein «  d'une coopération plus étroite entre le secteur privé et les gouvernements  », afin de «  s'assurer que les droits des travailleurs migrants soient respectés  ». Que la migration devienne un choix Il a aussi souligné la nécessité «  de créer un environnement adéquat » dans les pays d'origine, en s'attaquant «  aux causes profondes de la migration : la pauvreté extrême, les situations politiques instables, les crises sanitaires, les persécutions, les changements climatiques  ». En effet, «  aucun homme ou femme qui a la possibilité de vivre dans sa patrie avec dignité, ne se sent obligé de fuir son pays  ». L'objectif de la communauté internationale doit donc être «  de faire de la migration un choix et non une nécessité  ». Dans les pays d'accueil, si la migration «  est une des forces les plus puissantes qui façonnent la vie économique, sociale, politique et culturelle », encore faut-il «  que la dignité des migrants soit respectée, que leur intégration soit favorisée, que leurs droits fondamentaux soient garantis, et que le développement de leurs talents et de leur énergie soit encouragé  ». News de Catholique.org "Il y a une communion entre l'Église en marche et l'Église du Ciel"http://news.catholique.org/54362-il-y-a-une-communion-entre-l-eglise-en 2014-11-27T00:17:03Z text/html fr Catholique.org «  Il y a une continuité et une communion de fond entre l'Église qui est au Ciel et celle qui est encore en marche ici-bas  », affirme le pape François lors de l'audience générale du 26 novembre 2014, place Saint-Pierre. Ceux qui sont «  auprès de Dieu  » peuvent «  soutenir et intercéder  » pour ceux qui sont sur terre. Et à leur tour ceux qui sont ici-bas sont invités «  à offrir de bonnes œuvres, des prières, et l'Eucharistie pour soulager les âmes tourmentées qui sont encore dans l'attente de la béatitude sans fin  ». Poursuivant son cycle de catéchèses sur l'Église, le pape a médité sur la fin ultime de l'Église, « la dernière et merveilleuse destination  : le Royaume des Cieux, dont l'Église sur terre est le germe et le commencement  ». Catéchèse du pape François Chers frères et sœurs, bonjour. La journée n'est pas terrible mais vous êtes courageux, bravo  ! Espérons pouvoir prier ensemble aujourd'hui. En présentant l'Église aux hommes de notre temps, le Concile Vatican II était bien conscient d'une vérité fondamentale qu'on ne saurait oublier : l'Église n'est pas une réalité statique, figée, une fin en soi, mais une réalité historique qui ne cesse de marcher vers la dernière et merveilleuse destination  : le Royaume des Cieux, dont l'Église sur terre est le germe et le commencement (cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. sur l'Église Lumen gentium, 5). Lorsque nous portons notre regard vers cet horizon, nous constatons que notre imagination s'arrête, se révélant tout juste capable de deviner la splendeur du mystère qui prévaut sur tous nos sens. Des questions se posent alors immédiatement à nous : quand aura lieu ce passage final ? Comment sera la nouvelle dimension dans laquelle l'Église entrera ? Qu'en sera-t-il alors de l'humanité ? Et de la création qui nous entoure ? Mais ces questions ne sont pas nouvelles, les disciples de Jésus, en leur temps, les avaient déjà posées : «  Mais quand cela aura-t-il lieu ? Quand l'Esprit triomphera-t-il sur la création, sur tout…  ». Ce sont des questions humaines, anciennes. Et, nous aussi, nous nous les posons. 1. La Constitution conciliaire Gaudium et spes, face à ces interrogations qui résonnent depuis toujours dans le cœur de l'homme, affirme : « Nous ignorons le temps de l'achèvement de la terre et de l'humanité, nous ne connaissons pas le mode de transformation du cosmos. Elle passe, certes, la figure de ce monde déformée par le péché ; mais, nous l'avons appris, Dieu nous prépare une nouvelle terre où régnera la justice et dont la béatitude comblera et dépassera tous les désirs de paix qui montent au cœur de l'homme » (n. 39). C'est vers cette destination que l'Église tend : comme dit la Bible, vers la «  nouvelle Jérusalem  », vers le «  Paradis  ». Plus que d'un lieu, il s'agit d'un «  état  » de l'âme dans lequel nos attentes les plus profondes seront comblées en surabondance et où notre être, de créature et d'enfant de Dieu, atteindra sa pleine maturité. Nous serons alors enfin revêtus parfaitement de la joie, de la paix et de l'amour de Dieu, sans plus aucune limite, et nous nous retrouverons face à Lui ! (cf. 1 Cor 13,12). Il est beau de penser cela, de penser au Ciel. On se retrouvera tous là-haut, tous. C'est beau, ça donne de la force à l'âme. 2. Dans cette perspective, percevoir qu'il y a une continuité et une communion de fond entre l'Église qui est au Ciel et celle qui est encore en marche ici-bas, est une belle chose. Ceux qui sont auprès de Dieu peuvent en effet nous soutenir et intercéder pour nous, prier pour nous. D'autre part, nous sommes, nous aussi, toujours invités à offrir de bonnes œuvres, des prières, et l'Eucharistie pour soulager les âmes tourmentées qui sont encore dans l'attente de la béatitude sans fin. Oui, car dans la vision chrétienne la distinction n'est plus entre celui qui est déjà mort et celui qui ne l'est pas encore, mais entre celui qui est en Jésus-Christ et celui qui ne l'est pas ! Ceci est un élément déterminant, vraiment décisif pour notre salut et pour notre bonheur. 3. En même temps, les Saintes Écritures nous enseignent que l'accomplissement de ce merveilleux dessein concerne aussi tout ce qui nous entoure et qui est sorti des pensées et du cœur de Dieu. L'apôtre Paul l'affirme de manière explicite quand il dit que « la création a gardé l'espérance d'être, elle aussi, libérée de l'esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (Rm 8,21). D'autres textes utilisent les images « un ciel nouveau », «  une terre nouvelle  » (cf. 2 P 3,13 ; Ap 21,1), dans le sens où tout l'univers sera renouvelé et libéré une fois pour toutes de toute trace du mal et de la mort. La création qui se profile devant nous est l'accomplissement d'une transformation qui en réalité a déjà lieu depuis la mort et la résurrection du Christ, il s'agit donc d'une nouvelle création et non d'un anéantissement du cosmos et de tout ce qui l'entoure  ; d'une volonté de porter toute chose à sa plénitude d'être, de vérité, de beauté. Tel est le projet que Dieu - le Père, le Fils et le Saint-Esprit - veut réaliser depuis toujours et qu'il est en train de réaliser. Chers amis, quand nous pensons à ces réalités magnifiques qui nous attendent, nous voyons bien qu'appartenir à l'Église est vraiment un don merveilleux, dont la très haute vocation s'inscrit dans l'histoire ! Alors demandons à la Vierge Marie, Mère de l'Église, de toujours veiller sur nos pas et de nous aider à être, comme elle, un signe joyeux de confiance et d'espérance au milieu de nos frères. © Traduction de Zenit News de Catholique.org France : le pape François se rendra là où les papes ne sont pas encore alléshttp://news.catholique.org/54361-france-le-pape-francois-se-rendra-la-ou-les 2014-11-27T00:17:01Z text/html fr Catholique.org Pour son voyage en France en 2015, le pape François se rendra à Paris, il est invité à Lourdes, et il souhaite aussi se rendre dans une ville où les papes ne sont pas encore allés : d'aucuns susurrent une ville du midi... Le pape François a répondu à cinq questions lors de sa rencontre avec la presse sur l'avion de Strasbourg à Rome, mardi 25 novembre. L'enseignement social catholique A une question sur le programme de son voyage en France, confirmé pour 2015, le pape a répondu qu'il irait à Paris - incontournable -, qu'il y avait une "proposition d'aller à Lourdes", mais que pour sa part il souhaitait aussi se rendre dans "une ville dont les citoyens n'ont jamais eu l'occasion de saluer un pape". Il précise que le programme n'est pas encore fixé.  Pour l'éventualité - non retenue - d'une visite à la cathédrale de Strasbourg, le P. Lombardi a précisé que l''archevêque de Strasbourg, Mgr Jean-Pierre Grallet, avait offert au pape François "deux beaux volumes sur la cathédrale". Mais la visite n'a pas été possible : c'était ajouter une visite "en France" à la visite aux institutions européennes. Le pape a dit sa "préoccupation" pour l'Europe, c'est la raison de sa venue, pour "aider". Un journaliste lui demande s'il est "social-démocrate", vu ses deux discours. Mais le pape proteste en souriant : "C'est du réductionnisme !". Et il explique : "J'ose dire que cela vient de l'Evangile : c'est le message de l'Evangile, assumé par la doctrine sociale de l'Église. En cela, concrètement, et dans d'autres choses - sociales ou politiques - que j'ai dites, je ne me suis pas détaché de la doctrine sociale de l'Église. La doctrine sociale de l'Église vient de l'Évangile et de la tradition chrétienne. Ce que j'ai dit - l'identité des peuples - c'est une valeur évangélique, non ? C'est dans ce sens-là que je le dis. Mais vous m'avez fait rire, merci !" Pour un dialogue transversal A propos de ses paroles sur un "pacte entre les générations", et sur la "transversalité" - dans son discours devant le Conseil de l'Europe -, le pape répond : "Le fait de la "transversalité",  c'est important. Je l'ai vu dans les dialogues avec de jeunes politiciens, au Vatican, surtout de différents partis et nations : ils parlent avec une musique différente propice à la transversalité. C'est une valeur ! Ils n'ont pas peur de sortir de leur appartenance, sans la nier, mais d'en sortir pour parler. Et ils sont courageux ! Je pense que cela, nous devons l'imiter ; et également le dialogue entre les générations. Ce "sortir" pour aller trouver des personnes d'autres "appartenances" et dialoguer : l'Europe a besoin de cela, aujourd'hui." Devant le Conseil de l'Europe - 47 nations, 900 millions d'habitants -, le pape a dit notamment : "L'autre défi que je voudrais mentionner est la transversalité. Je pars d'une expérience personnelle : dans les rencontres avec les politiciens de divers pays de l'Europe, j'ai pu remarquer que les politiciens jeunes affrontent la réalité avec une perspective différente par rapport à leurs collègues plus adultes. Ils disent peut-être des choses apparemment similaires, mais l'approche est différente. Cela s'observe chez les jeunes politiciens des divers partis. Cette donnée empirique indique une réalité de l'Europe contemporaine que l'on ne peut ignorer sur le chemin de la consolidation continentale et de sa projection future : tenir compte de cette transversalité qui se retrouve dans tous les domaines. Cela ne peut se faire sans recourir au dialogue, même inter-générationnel. Si nous voulions définir aujourd'hui le continent, nous devrions parler d'une Europe en dialogue, qui fait en sorte que la transversalité d'opinions et de réflexions soit au service des peuples unis dans l'harmonie." Il avait ajouté : "Emprunter ce chemin de communication transversale comporte non seulement une empathie générationnelle mais aussi une méthodologie historique de croissance. Dans le monde politique actuel de l'Europe, le dialogue uniquement interne aux organismes (politiques, religieux, culturels) de sa propre appartenance se révèle stérile. L'histoire aujourd'hui demande pour la rencontre, la capacité de sortir des structures qui « contiennent » sa propre identité afin de la rendre plus forte et plus féconde dans la confrontation fraternelle de la transversalité. Une Europe qui dialogue seulement entre ses groupes d'appartenance fermés reste à mi-chemin ; on a besoin de l'esprit de jeunesse qui accepte le défi de la transversalité." Le terrorisme, l'esclavage, l'anarchie Une autre question a été posée au pape François dans l'avion de Strasbourg à Rome, sur le terrorisme international. Il avait dit, toujours au Conseil de l'Europe : "La paix est aussi mise à l'épreuve par d'autres formes de conflit, tels que le terrorisme religieux et international, qui nourrit un profond mépris pour la vie humaine et fauche sans discernement des victimes innocentes. Ce phénomène est malheureusement très souvent alimenté par un trafic d'armes en toute tranquillité." Et il avait ajouté, à propos de l'esclavage : "La paix est violée aussi par le trafic des êtres humains, qui est le nouvel esclavage de notre temps et qui transforme les personnes en marchandises d'échange, privant les victimes de toute dignité. Assez souvent, nous notons également comment ces phénomènes sont liés entre eux." La question portait sur la possibilité éventuelle d'un dialogue avec les extrémistes. Le pape François, qui ne ferme jamais la porte, a répondu : "Je n'ai jamais considéré une cause comme perdue. Peut-être ne peut-on pas avoir de dialogue, mais ne jamais fermer la porte. C'est difficile, vous pouvez dire « presque impossible », mais la porte reste toujours ouverte. Vous avez employé deux fois le mot « menace » : c'est vrai, le terrorisme est une réalité qui menace ... Mais l'esclavage est une réalité insérée dans le tissu social d'aujourd'hui, et depuis longtemps ! Le travail-esclave, la traite des personnes, le commerce des enfants ... c'est un drame ! Ne fermons pas les yeux devant cela ! L'esclavage est aujourd'hui une réalité, l'exploitation des personnes ... Et puis il y a la menace de ces terroristes. Mais aussi une autre menace, et c'est le terrorisme d'Etat. Quand les choses montent, montent, montent et que chaque Etat considère qu'il a lui-même le droit de massacrer les terroristes et qu'avec les terroristes tombent beaucoup d'innocents. C'est une anarchie de haut niveau qui est très dangereuse. Il faut combattre le terrorisme, mais je répète ce que j'ai dit lors de mon voyage précédent : quand il faut arrêter un agresseur injuste, on doit le faire avec le consensus international." Les péchés des fils de l'Eglise Dans ce même discours au Conseil de l'Europe, le pape François a parlé des "péchés des fils de l'Église". Un journaliste lui pose la question d'une affaire de pédophilie présumée à Grenade (Argentine), que le pape lui-même a dénoncée. Le pape répond : "Une lettre m'a été adressée. Je l'ai lue. J'ai téléphoné à la personne et je lui ai dit : "Demain, tu vas voir l'évêque". Et j'ai écrit à l'évêque de commencer le travail, de faire l'enquête, d'avancer. Comment j'ai reçu la nouvelle ? Avec une grande douleur, une très grande douleur. Mais la vérité est la vérité. Nous ne devons pas la cacher." Le pape avait dit, dans son discours : "Le bienheureux Paul VI a défini l'Église « experte en humanité ». Dans le monde, à l'imitation du Christ, malgré les péchés de ses enfants, elle ne cherche rien d'autre que de servir et de rendre témoignage à la vérité. Rien d'autre que cet esprit ne nous guide dans le soutien du chemin de l'humanité." Dans son discours du Parlement européen aussi, le pape a parlé du péché - un mot ajouté au texte prévu - : "Et une histoire bimillénaire lie l'Europe et le christianisme. Une histoire non exempte de conflits et d'erreurs, et même de péchés, mais toujours animée par le désir de construire pour le bien." Le pape aime saint Joseph Enfin, une question personnelle : "Vous êtes un dévot de saint Joseph ?" Réponse : "… Mais oui !" Le journaliste insiste : "Dans votre chambre, vous avez une statue de lui ?" Réponse : "Oui ! Quand j'ai demandé une chose à saint Joseph, il me l'a toujours donnée." Mais le pape n'a pas parlé de se rendre à Cotignac, en Provence (département du Var), seul lieu au monde d'une apparition de saint Joseph : le journaliste, italien, n'a pas poussé plus loin ses questions.  Rappelons que le 7 juin 1660, saint Joseph est apparu à un berger épuisé et assoiffé, Gaspard Ricard. Il lui dit en provençal, en désignant un rocher : "Je suis Joseph, soulève-le et tu boiras". Le rocher était imposant : il faudra huit hommes pour le faire bouger. Joseph l'exhorte à nouveau. Le berger déplace le rocher et découvre une source d'eau fraîche. Il boit... Lorsqu'il se relève, l'apparition a disparu. De nombreux miracles furent ensuite attestés et la source continue de couler. 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