Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Sun, 13 Apr 2014 04:17:02 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ Passion, IIIhttp://news.catholique.org/51312-passion-iii 2014-04-13T02:17:02Z text/html fr Catholique.org Et ta voix parle  : Je veux expliquer le secret de ta souffrance tendre, craintive, parente de mon âme, ma bien-aimée  : C'est moi qui pleure dans tes profondeurs J'ai travaillé à te former, mille ans et plus encore j'ai béni tous tes pères et mères avec la Croix. Douleurs et blessures en ont été le prix,          et c'est parmi les épines          que j'ai détaché tes mains du monde. Tu m'as coûté de la solitude,          tu m'as coûté un silence obscur          de nombreuses vies humaines. Tu m'as coûté du bien et du sang,          tu m'as coûté la terre sous mes pieds,          tu m'as coûté tout un monde  ! Tu t'es affinée, âme,          tu es devenue          comme un lin soyeux que l'on a longuement tissé  : Tu es comme un fil léger qui ne tient plus. Vois, tu t'envoles à travers les campagnes de la vie,          tu t'envoles          à travers toutes les étendues fleuries du monde. Mais aucune d'entre elles ne te retiendra,          sans-patrie, âme voyageuse de ma souffrance. Extrait de  : Gertrud von le Fort, Hymnes à l'Eglise, Saint-Augustin, 2001 News de Catholique.org Causes des saints : Mgr François Eid membre du dicastèrehttp://news.catholique.org/51278-causes-des-saints-mgr-francois-eid-membre-du 2014-04-07T10:17:01Z text/html fr Catholique.org L'évêque égyptien Mgr François Eid, O.M.M., 70 ans, Procureur du patriarcat maronite près le Saint-Siège, a été nommé membre de la Congrégation pour les causes des saints par le pape François, le 5 avril 2014. Mgr Eid est aussi le recteur du Collège maronite à Rome depuis 2012. Il a été évêque des maronites au Caire et Supérieur général de l'Ordre maronite Mariamite. Le cardinal Angelo Amato et Mgr Marcello Bartolucci, respectivement préfet et secrétaire du dicastère, ont été confirmés dans leurs fonctions le 19 décembre 2013. News de Catholique.org Vietnam : Mgr Joseph Tran Van Toan évêque auxiliaire de Long Xuyênhttp://news.catholique.org/51277-vietnam-mgr-joseph-tran-van-toan-eveque 2014-04-07T09:17:01Z text/html fr Catholique.org Le pape François nomme Mgr Joseph Trần Văn Toản, 59 ans, évêque auxiliaire du diocèse de Long Xuyên, au Vietnam, en date du 5 avril 2014. Il était jusqu'à présent directeur du Centre pastoral du diocèse. Mgr Joseph Trần Văn Toản a été formé au séminaire de Long Xuyên et a servi 11 ans dans des paroisses du diocèse avant son ordination (1992), en attente du permis du gouvernement. Après son ordination, il a été vicaire en paroisse et a suivi un doctorat en éducation à l'Université De La Salle de Manille, aux Philippines. Depuis 2006, il était directeur du Centre pastoral et coordinateur des activités pastorales et missionnaires du diocèse, recteur du séminaire de Sainte-Thérèse et enseignant en missiologie au séminaire interdiocésain de Cần Thơ. News de Catholique.org Cameroun : Mgr Bruno Ateba Edo évêque de Maroua-Mokolohttp://news.catholique.org/51276-cameroun-mgr-bruno-ateba-edo-eveque-de 2014-04-07T08:17:04Z text/html fr Catholique.org Le pape François nomme Mgr Bruno Ateba Edo, S.A.C., 49 ans, évêque du diocèse de Maroua-Mokolo, au Cameroun, en date du 5 avril 2014. Il était jusqu'à présent supérieur régional des Pères Pallottins pour le Cameroun et le Nigeria. Le pape accepte également la renonciation pour raisons d'âge de l'évêque actuel, Mgr Philippe Albert Joseph Stevens, des Petits frères de l'Évangile, 77 ans, qui était à la tête du diocèse depuis 1994. Mgr Ateba Edoa étudié la théologie au Rwanda, au Cameroun, et à l'Institut théologique Pallottin de Vallendar, en Allemagne. Après son ordination sacerdotale en 1995, il a assumé diverses charges en paroisse et pour sa congrégation à Yaoundé, capitale du Cameroun, et a poursuivi une licence de théologie en Allemagne. Il est actuellement président de la Conférence des supérieurs majeurs du Cameroun. News de Catholique.org Lourdes, 7 avril 1858, "le miracle du cierge"http://news.catholique.org/51275-lourdes-7-avril-1858-le-miracle-du-cierge 2014-04-07T08:17:01Z text/html fr Catholique.org Mgr Jacques Perrier, évêque émérite de Tarbes-Lourdes, offre cette année aux lecteurs de Zenit un récit de chaque apparition de la Vierge Marie à Lourdes, le jour anniversaire de chaque apparition. Voici le récit de l'apparition du mercredi 7 avril 1858. Dix-septième apparition «  Le miracle du cierge  » Avec la fête de Pâques, le 4 avril, l'affluence à la Grotte n'a fait que s'amplifier. Plus de 5 000 personnes sont venues le lundi, au moins les deux tiers étant des «  étrangers  », ce qui, dans la mentalité locale et persistante, signifie qu'ils ne sont pas de Lourdes-même. Ceux-là surtout veulent voir Bernadette. Pour se protéger des indiscrets, la famille Soubirous accepte l'invitation de Blaise Vergez, l'ancien maire d'Adé, une commune voisin. Son rhumatisme avait disparu après usage de l'eau qui, désormais, coule abondamment à la Grotte. Il voulait donc remercier Bernadette. Vergez envoie chercher les Soubirous qui passent à Adé la journée du 6 avril. Ils reviennent l'après-midi. Bernadette va consulter son confesseur, l'abbé Pomian. On ne sait ce qu'ils se disent mais le bruit court  : Bernadette ira à la Grotte demain. Pour déjouer la vigilance du commissaire Jacomet, elle retourne à Adé le soir mais, le 7 au matin, vers les 5 heures, elle est effectivement à la Grotte. Comme toujours, elle porte un cierge. C'est celui que lui a confié Vergez, un très gros cierge pour dire toute sa reconnaissance. Bernadette commence à réciter son chapelet mais, en fait d'apparition, celui qui survient est un médecin, le docteur Dozous. Il veillait sur la santé des pompiers, du petit séminaire de Saint-Pé et de l'hospice des sœurs. Il n'était pas spécialement croyant et, en tout cas, il ne se laisserait pas prendre par les «  farces  » de cette «  drôlette  »  ! Cependant, il était déjà venu à la Grotte, car c'était un esprit curieux. Ce matin, il arrive, tout suant, et garde son chapeau, au grand scandale de l'assistance. Il explique qu'il craint d'attraper mal et qu'il est là pour étudier, scientifiquement, ce qui se passe à la Grotte. Oublions un instant le médecin. Bernadette continue sa prière. Maintenant, elle voit  : l'assistance s'en rend compte, car son visage change. Il ne reste pas figé, d'ailleurs, mais passe par toutes sortes d'expressions différentes, allant du rire aux larmes. La scène dure, peut-être plus que d'habitude. Le cierge offert par Vergez est trop lourd pour que la petite le tienne comme un cierge de procession. Elle l'appuie sur le sol et, pour qu'il tienne debout, l'entoure de ses mains. La prière se prolonge. Le cierge se consume. La flamme arrive à la hauteur des mains de Bernadette et, maintenant, lèche ses doigts. Autour d'elle, on s'affole. Mais le médecin rentre en scène  : il est là pour observer. Il veut voir ce qui va se passer. Pendant une dizaine de minutes, il constate que Bernadette semble ne rien sentir. Elle se lève et reprend le cierge d'une manière ordinaire. L'Apparition est toujours là. Quand elle finit par disparaître, Bernadette veut se retirer mais Dozous, lui, veut inspecter ses mains  : aucune trace, aucune brûlure. Il a cette phrase, assez jolie dans sa modestie  : «  Je ne sais pas ce que tu vois, mais maintenant je crois que tu vois quelque chose  !  » Plus tard dans la journée, d'autres voudront vérifier si Bernadette ne serait pas devenue insensible au feu. Mais, avec sa vivacité coutumière, elle proteste  : «  Je me brûle  ». Pendant ce temps-là, le docteur Dozous commence à diffuser la bonne parole, au Café français et au Petit Séminaire. Mais on ne le prend pas plus au sérieux dans un lieu que dans l'autre. Ce petit événement a eu une grande importance dans l'histoire de Lourdes. Mais il est aussi riche de sens. Il est important parce que les assistants ont tout-de-suite ciré au miracle. Pour l'origine de la source, on pouvait discuter  : sur l'indication de la Vierge, Bernadette l'avait découverte mais elle existait, sans doute, avant, souterraine. Le «  miracle du cierge  », lui, apparaissait incontestable. En plus, le fait s'était produit sous contrôle médical  : la présence des médecins est une des caractéristiques de Lourdes. Avant de déclarer l'authenticité des apparitions, l'évêque du temps, Mgr Laurence, soumettra les guérisons obtenues à une double instance médicale. C'est l'origine du Bureau des Constatations médicales et du Comité Médical International de Lourdes. Mais il est curieux que les contemporains n'aient pas fait le rapprochement entre ce qui s'est passé et la date de l'événement  : le 7 avril 1858 était le mercredi de Pâques, dans la grande semaine qui va de Pâques à Quasimodo. Or le symbole pascal par excellence, aujourd'hui comme hier, est le cierge, le gros cierge que le prêtre a allumé au feu nouveau, qui a précédé la procession pour entrer dans l'église, que le diacre a encensé et que l'on chante par l'Exultet. Pendant que le cierge pascal pénètre dans l'église, il distribue sa flamme aux fidèles et, s'il y a des baptêmes, il la donnera aux nouveaux baptisés. Le cierge pascal et les cierges des fidèles illustrent les deux paroles de Jésus  : «  Je suis la lumière du monde  » et «  vous êtes la lumière du monde  ». Les apparitions de Lourdes s'inscrivent dans un cadre liturgique. Les deux premières, préparatoires, se situent juste avant le Carême. La quinzaine est tout entière incluse dans le Carême. C'est le jour de l'Annonciation que la Dame dit son nom  : «  Je suis l'Immaculée Conception.  » C'est au temps de Pâques que se produit le «  miracle du cierge  ». et la dernière apparition se produira le jour d'une fête de la Vierge. Bernadette n'est, ni un fakir, ni une fée, ni une sorcière. C'est une chrétienne, une vraie chrétienne c'est-à-dire une sainte, qui laisse passer la lumière  : la lumière du cierge à travers ses doigts, la lumière du Ressuscité à travers sa vie. Si vous voulez commémorer le «  miracle du cierge  », attendez le mercredi de Pâques  : en 2014, le 23 avril. News de Catholique.org Rio2013 : ils ont "volé" le coeur du papehttp://news.catholique.org/51286-rio2013-ils-ont-vole-le-coeur-du-pape 2014-04-07T07:17:01Z text/html fr Catholique.org Les Brésiliens ont «  volé mon cœur  »  : le pape François "porte plainte" avec humour après la Journée mondiale de la jeunesse de Rio de Janeiro (23-28 juillet 2013). Il rappelle que «  Dieu multiplie les efforts de l'homme  ». Plus de huit mois après cet événement «  inoubliable  », le pape a rencontré le Comité organisateur, une soixantaine de laïcs, religieux, prêtres et évêques, avec à leur tête le cardinal Orani Tempesta, archevêque de Rio, ce matin, 7 avril 2014, au Vatican. Ceux qui ont volé le cœur du pape «  Les Cariocas – habitants de Rio – m'ont reçu à bras ouverts  », a rappelé le pape, accueillant «  avec une joie particulière  » le groupe qui a permis que «  l'amour de Dieu touche littéralement le cœur de millions de personnes  ». Le pape leur a fait «  une confidence  »  : «  Arrivé au Brésil j'ai dit que je voulais entrer dans l'immense cœur des Brésiliens en leur demandant la permission, pour le faire délicatement et passer la semaine avec le peuple brésilien. Mais à la fin de cette semaine, en retournant à Rome, plein de nostalgie, j'ai pensé que les Cariocas étaient des ‘voleurs'  ! Oui, ‘voleurs', car ils ont volé mon cœur !  ». «  J'en profite pour vous remercier de ce vol, de m'avoir contaminé par votre enthousiasme à Rio de Janeiro et aujourd'hui, de m'avoir aidé à ‘vaincre' la nostalgie du Brésil  », a-t-il ajouté. Dieu multiplie les efforts de l'homme Bien qu'il «  n'ait pas été facile d'organiser un évènement de cette dimension  », cependant «  les heures de travail, les sacrifices et même les malentendus momentanés sont minimes à côté de la grandeur de l'action de Dieu sur les pauvres ressources humaines  », a-t-il fait observer. Pour le pape, «  c'est la dynamique de la multiplication des pains  : quand Jésus a demandé aux apôtres de donner à manger à la foule, ils savaient que c'était impossible. Cependant, ils ont été généreux. Ils ont donné au Seigneur tout ce qu'ils avaient. Et Jésus a multiplié leurs efforts. N'est-ce pas ce qui s'est passé à la JMJ ?  » Le pape a invité à «  ne pas seulement regarder en arrière  » mais plutôt «  vers l'avenir  », «  avec l'assurance que Dieu multiplie toujours les efforts  » de l'homme  : «  Jésus nous redit sans cesse ‘Donnez-leur vous-mêmes à manger' (Mc 6,37)… ce miracle vécu durant la JMJ doit être répété chaque jour, dans chaque paroisse, dans chaque communauté, dans l'apostolat personnel de chacun », a-t-il insisté. Pour la gloire de Dieu et le salut des âmes Les chrétiens ne peuvent pas «  dormir tranquilles  » en sachant que «  tant de frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l'amitié de Jésus-Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie  », a poursuivi le pape (Evangelii gaudium, 49). Il a invité à repenser la pastorale à partir de ces trois idées qui « résument tout le message de la Journée mondiale de la Jeunesse  »  : «  allez, sans crainte, pour servir  ». L'Eglise doit être «  une Eglise en sortie  », a conclu le pape, en donnant l'exemple de José de Anchieta, déclaré saint le 3 avril dernier, qui écrivait : « Rien n'est difficile pour ceux qui chérissent dans leur cœur et ont pour seul but la gloire de Dieu et le salut des âmes  ». News de Catholique.org Italie : deux visites du pape François pour soutenir la lutte contre la criminalitéhttp://news.catholique.org/51285-italie-deux-visites-du-pape-francois-pour 2014-04-07T05:17:02Z text/html fr Catholique.org Le Saint-Siège confirme deux visites du pape François dans le Sud de l'Italie, le 21 juin en Calabre, à Cassano all'Ionio – où un enfant a été tué par le crime organisé, ce que le pape avait dénoncé à l'angélus le 28 janvier  – et le 5 juillet dans le Molise, à Campobasso. Mgr Nunzio Galantino, évêque du diocèse de Cassano, que le pape a nommé secrétaire de la Conférence des évêques italiens, avait annoncé la possibilité de la visite du pape à Cassano le 29 mars. La Calabre souffre des méfaits de la «  N'Drangheta  ». Et c'est à l'évêque de Campobasso-Boiano, Mgr Giancarlo Maria Bregantini, CSS, que le pape François a confié les méditations du Chemin de croix du Vendredi Saint, au Colisée, non seulement par ce qu'il  appartient à la Congrégation des Saints Stigmates qui a le charisme de la méditation de la Passion du Christ, mais aussi pour ses prises de position contre le crime organisé. Ces deux visites manifestent l'engagement du pape François pour soutenir la lutte la mafia, réconforter les familles, et pour la conversion des criminels. Le pape François a participé à la rencontre organisée par l'association «  Libera  » des familles des victimes innocentes de la mafia, en l'église romaine Gregorio VII, le vendredi 21 mars. Le pape a demandé aux mafieux de se convertir en disant notamment  : «  Convertissez-vous pour ne pas finir en enfer. Je vous le demande à genoux, convertissez-vous  ! Changez de vie, arrêtez de faire le mal  !  » A l'angélus du 28 janvier, après l'assassinat du petit enfant de trois ans, Nicola (Cocò) Campolongo, il avait demandé de prier pour leur conversion. Mgr Galantino, a souligné que les paroles du pape étaient une invitation à être "plus vigilants" et "plus cohérents" dans la vie chrétienne. Il avait organisé, samedi, 25 janvier, une procession aux flambeaux qui a mobilisé la population pour dire non à la violence. Ce sera le quatrième et la cinquième visite du pape François en Italie, après son voyage à Lampedusa, celui à Cagliari et son pèlerinage à Assise. News de Catholique.org Syrie : le P. Frans Van der Lugt a été tué à Homshttp://news.catholique.org/51284-syrie-le-p-frans-van-der-lugt-a-ete-tue-a 2014-04-07T04:17:02Z text/html fr Catholique.org Le R. P. Frans Van der Lugt, jésuite, a été tué ce lundi matin, 7 avril, à Homs (Syrie) où il a accompagné jusqu'au bout les civils qui, pris entre deux feux, n'avaient pas pu quitté la ville.  D'origine néerlandaise, il vivait en Syrie depuis 1960. Il aurait pu être libéré par le Croissant Rouge, mais il avait refusé l'évacuation proposée pour rester avec les siens. La nouvelle de sa mort, parvenue ce matin en arabe à Zenit, a été confirmée à Rome en début d'après-midi par le service d'information des jésuites italiens qui dit ceci :  "Le P. Frans Van der Lugt a été enlevé ce lundi matin, par des hommes armés et masqués dans notre résidence de Homs, en Syrie où il vivait. Et il a été tué à coups d'armes à feu.  D'origine néerlandaise, le Père était né en 1938. Il était entré dans la Compagnie de Jésus en 1958 et il avait été ordonné prêtre en 1971. Il était en Syrie depuis 1960. En dépit des dangers, il avait spontanément décidé de rester dans la ville de Homs par solidarité avec les personnes qui n'avaient pas pu quitter la ville. Gardons-le dans notre mémoire et dans notre prière." Le 20 juin dernier, le sort du père Frans et des civils bloqués à Homs avait été confié à la prière des lecteurs de Zenit, lors d'une soirée du Service jésuite des réfugiés, à l'église du Gesù, par le père Ziad Hilal, jésuite de Homs, qui avait attiré l'attention de Zenit sur la situation de la ville assiégée.  News de Catholique.org "Sors de la tombe qui est dans ton coeur"http://news.catholique.org/51283-sors-de-la-tombe-qui-est-dans-ton-coeur 2014-04-07T03:17:04Z text/html fr Catholique.org «  Viens dehors ! Sors de la tombe que tu as à l'intérieur, de ces zones mortes du coeur …  »  : c'est l'appel du pape François lors de sa visite pastorale dans la paroisse “Saint-Grégoire-le-Grand”, dans le secteur ouest du diocèse de Rome, dimanche 6 avril 2014 dans l'après-midi. Il y a notamment rencontré les enfants et les jeunes, les malades, les personnes âgées, les fiancés et les couples dont les enfants ont été baptisés récemment. Puis le pape a confessé quelques personnes, avant de célébrer la messe, au terme de laquelle il a salué les prêtres et leurs familles. Il a également offert aux paroissiens des Evangiles de poche pour en lire «  un peu tous les jours  » des petits passages. Commentant les lectures de la messe, il a invité chacun à un examen de conscience sur ses «  nécroses spirituelles  », sur la « part morte de [son] âme  », afin «  d'enlever la pierre de la honte  » et de «  laisser le Seigneur dire, comme il l'a dit à Lazare : ‘Viens dehors !' ». Homélie du pape François Les trois lectures d'aujourd'hui nous parlent de Résurrection, nous parlent de vie. Cette belle promesse du Seigneur : “Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai sortir, ô mon peuple” (Ez 37,12), c'est la promesse du Seigneur qui possède la vie et qui a la force de donner la vie, pour que ceux qui sont morts puissent retrouver la vie. La seconde Lecture nous dit que nous sommes sous l'emprise de l'Esprit-Saint, que le Christ est en nous, et que son Esprit nous ressuscitera. Et dans la troisième Lecture, l‘Evangile, nous avons vu comment Jésus a donné la vie à Lazare. Lazare, qui était mort, est revenu à la vie. Je veux simplement dire une toute petite chose. Nous avons tous à l'intérieur de nous quelques zones, quelques petites parties de notre cœur qui ne sont pas vivantes, qui sont un peu mortes ; et chez certains de nombreuses parties du coeur sont mortes, une vraie nécrose spirituelle ! Quand nous nous apercevons que nous sommes dans cette situation, nous voulons en sortir, mais nous ne pouvons pas. Seul le pouvoir de Jésus, le pouvoir de Jésus, est capable de nous aider à sortir de ces zones mortes du coeur, de ces tombes de péché, que nous avons tous. Tous nous sommes pécheurs ! Mais si nous sommes très attachés à ces sépulcres, que nous les gardons à l'intérieur de nous et que nous ne voulons pas que tout notre coeur renaisse à la vie, nous devenons corrompus et notre âme commence, comme le dit Marthe, à “sentir déjà” (Jn 11,39), l'odeur de cette personne qui est attachée au péché. Et le carême sert un peu à cela. Pour que nous tous, qui sommes pécheurs, nous ne finissions pas attachés au péché, mais que nous puissions entendre ce que Jésus a dit à Lazare : «  Il cria d'une voix forte : ‘Lazare, viens dehors !' » (Jn 11,43). Aujourd'hui je vous invite à penser un instant, en silence, ici : où est ma nécrose intérieure ? Où est la part morte de mon âme  ? Où est ma tombe ? Pensez, une petite minute, tous en silence. Pensons : quelle est cette partie du cœur qui peut se corrompre, car je suis attaché à ces péchés ou à ce péché ? Et enlever la pierre, enlever la pierre de la honte et laisser le Seigneur nous dire, comme il l'a dit à Lazare : « Viens dehors ! ». Pour que toute notre âme soit guérie, ressuscite par l'amour de Jésus, par la force de Jésus. Il est capable de nous pardonner. Nous en avons tous besoin ! Tous. Nous sommes tous pécheurs, mais nous devons être attentifs à ne pas devenir corrompus  ! Pécheurs nous le sommes, mais Il nous pardonne. Ecoutons cette voix de Jésus qui, avec la puissance de Dieu, nous dit : “Viens dehors ! Sors de la tombe que tu as à l'intérieur. Sors. Je te donne la vie, je te rends heureux, je te bénis, je te veux pour moi.” Que le Seigneur aujourd'hui, en ce dimanche où l'on parle tant de la Résurrection, nous donne à tous la grâce de ressusciter de nos péchés, de sortir de nos tombeaux ; avec la voix de Jésus qui nous appelle, aller dehors, aller à Lui. Il y a autre chose : le cinquième dimanche de carême, ceux qui se préparaient au Baptême dans l'Eglise, recevaient la Parole de Dieu. Cette communauté aujourd'hui aussi, fera le même geste. Et je voudrais vous donner l'Evangile ; que vous portiez l'Evangile chez vous. Cet Evangile est un Evangile de poche à porter toujours avec nous, pour lire des petits passages ; l'ouvrir comme ça et lire quelque chose de l'Evangile, quand je dois faire la queue ou quand je suis dans la bus  ; mais quand je suis à une place confortable dans le bus, car sinon je dois faire attention à mes poches  ! Lire toujours un petit passage de l'Evangile. Cela nous fera tant de bien, tant de bien ! Un peu tous les jours. C'est un cadeau, que j'ai apporté pour toute votre communauté, pour qu'ainsi, aujourd'hui, cinquième dimanche du carême, vous receviez la Parole de Dieu et que vous puissiez entendre la voix de Jésus qui vous dit : “Sors ! Viens ! Viens dehors !”, et vous préparer à la nuit de Pâques. Traduction de Zenit, Anne Kurian News de Catholique.org Laisser le Seigneur "secouer sa vie"http://news.catholique.org/51282-laisser-le-seigneur-secouer-sa-vie 2014-04-07T03:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape invite les baptisés à laisser le Seigneur "secouer [leur] vie", dans un tweet publié ce 7 avril 2014 :  "Combien cela nous fait du bien de laisser le Seigneur secouer notre vie tiède et superficielle !" News de Catholique.org Pour des paroisses qui évangélisent "aux périphéries"http://news.catholique.org/51281-pour-des-paroisses-qui-evangelisent-aux 2014-04-07T02:17:02Z text/html fr Catholique.org Alex et Maud Loriot-Prévost, qui ont participé au synode sur la Nouvelle évangélisation, témoignent de l'élan des paroisses françaises pour témoignage de l'amour du Christ Jésus «  aux périphéries  », selon l'expression du pape François. Du concret. Zenit - Alex et Maud Lauriot-Prévost, vous êtes délégués épiscopaux à la Nouvelle évangélisation du diocèse d'Avignon depuis bientôt 3 ans, et vous êtes régulièrement invités à intervenir dans des paroisses ou des diocèses sur les thématiques  : paroisse & évangélisation, ou mariage & évangélisation.  Quelles attentes percevez-vous au sein des Eglises locales ? Maud Lauriot-Prévost - Il est clair que depuis la tenue du Synode sur la Nouvelle Evangélisation à Rome en 2012, nous avons perçu une prise de conscience nouvelle en France sur cette question de l'évangélisation, de la première annonce, sur l'urgence de «  faire des disciples  » (Mt 28, 19) puisque c'est LA mission que Jésus-Christ a confiée à ses apôtres. En France, pour beaucoup de baptisés et de pasteurs dans les années 1990-2000, la Nouvelle Evangélisation pouvait être perçue comme le ‘dada' de Jean-Paul II puis de Benoit XVI, ou des communautés nouvelles, des charismatiques, des jeunes prêtres et de quelques fortes personnalités épiscopales. Ce synode de 2012 a créé selon nous une réelle prise de conscience puisque toute la communauté catholique s'est alors exprimée dans sa diversité, sur l'impératif d'un renouveau évangélisateur, en Europe et en occident certes, mais aussi au sein des jeunes Eglises d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique du Sud (cette dernière ayant sans doute 10 ou 20 ans d'avance sur l'Europe en la matière). L'élection du pape François renforce cette prise de conscience car il revient constamment sur la priorité pastorale qu'est l'évangélisation, la première annonce, le kérygme, le témoignage et l'urgence de se tourner vers les non-croyants et non-pratiquants.  Les deux prochains synodes en 2014 et 2015 sur «  le mariage dans le contexte de la Nouvelle Evangélisation  » focalisent aussi beaucoup cette question de la mission sur les thématiques de l'amour, du couple, du mariage, de la sexualité... Comme nous avons pas mal travaillé ces thèmes ces derniers temps[1], nous percevons peut-être d'autant plus les attentes du ‘terrain' en la matière. Alex Lauriot-Prévost - Beaucoup de laïcs et de pasteurs se sont donc laissés interpellés par ces appels répétés de l'Eglise à l'évangélisation, mais beaucoup sur le terrain sont démunis, à la fois sur ce que recouvre au plan théologique et spirituel cette Nouvelle Evangélisation, mais aussi au plan pastoral, concernant la formation comme la pratique  : il y a un grand besoin de sensibilisation, d'information mais aussi de pédagogie, d'outils, d'accompagnement, alors que certaines institutions traditionnelles de formation dans l'Eglise ne sont pas encore très à l'aise avec ces questions, ou alors restent cantonnées à des principes théoriques. Il se trouve - un peu comme Obélix tombé dans sa potion magiqueJ - que nous avons eu la chance (et surtout l'immense joie) d'être tous deux immergés dans la Nouvelle Evangélisation voici 30 ans en secondant le père Daniel-Ange dans la fondation de l'école d'évangélisation Jeunesse-Lumière en 1984. Depuis, nous essayons de répondre aux demandes au gré des disponibilités que nous laisse notre vie professionnelle et familiale, comme nous avons pu le faire dans différents diocèses, paroisses et communautés ces derniers temps. Beaucoup d'autres initiatives vont d'ailleurs dans ce sens aujourd'hui : le vaste travail engagé par Marc et Florence de Leyritz depuis plusieurs années sur le leadership missionnaire ou le précieux ministère du père et théologien Mario Saint Pierre en sont des exemples, parmi de nombreuses propositions qui se développent. Lorsqu'on parle du pape François, on pense tout de suite à sa charité, à sa générosité et à sa simplicité qui le rendent si proche et aimé de tous dans le monde entier, y compris parmi les baptisés non-pratiquants ou les non-chrétiens. Nous avons peut-être moins à l'Esprit son zèle missionnaire  : pouvez-vous revenir à cette attention du pape en matière d'évangélisation  ? Alex Lauriot-Prévost - Ce qui nous frappe dans ses propos (et notamment dans l'exhortation Evangelii Gaudium ou son interview aux revues jésuites), c'est son appel répété et surtout exigeant adressé aux prêtres, aux religieux et aux laïcs engagés pour qu'ils centrent leur ministère et leur apostolat sur l'évangélisation afin de rejoindre le plus grand nombre, particulièrement ceux qui sont loin, loin de la foi, de l'Eglise, de la ‘morale' chrétienne  : «  Ici dans nos villes, tant de gens ont besoin de cette annonce de Jésus-Christ car seul le message chrétien répond aux attentes de nos contemporains ». En effet poursuit-il, «  l'Evangile est pour tous et non pour quelques-uns qui semblent plus proches ou réceptifs. Le Seigneur est à la recherche de tous, même de ceux qui semblent loin, indifférents ». Le pape François nous invite donc à nous sentir interpellés par tous, y compris par ceux qui ne demandent rien à l'Eglise, par ceux qui y sont visiblement indifférents, voire opposés  : nous sommes tous les enfants bien-aimés du Père, tous appelés à être sauvés. Il nous invite à nous laisser interpeller par ceux que nous côtoyons tous les jours et qui attendent de rencontrer le Dieu vivant et aimant  ; beaucoup sont meurtris par la vie, par la solitude, par la vacuité du monde, par la méconnaissance de l'amour de Dieu et des œuvres de Salut du Christ. Beaucoup de curés et de laïcs ont essayé de rejoindre ces périphéries depuis des dizaines d'années, se donnent sans relâche et souvent avec tant de générosité, sans pourtant beaucoup de fruits d'évangélisation proprement dite. Le pape nous indique-t-il les écueils de l'évangélisation, mais aussi une approche fructueuse pour évangéliser, notamment en paroisse ? Maud Lauriot-Prévost - Le pape François évoque en effet de très nombreux écueils à l'évangélisation  : trop souvent évoque-t-il «  il n'y a pas vraiment d'autre forme d'évangélisation que la sacramentalisation  »,  on s'est «  laissé enfermer dans des petits préceptes  », on ne sait pas bien «  guérir les blessures, rejoindre et toucher les cœurs  », on «  parle théologie en prenant le thé, devenant incapables de zèle apostolique  », on a des «  têtes de piments dans le vinaigre  » ...  ; nous pourrions citer des dizaines d'écueils rapportés par François, et nous sommes tous concernés  : évangéliser exige avant tout une conversion sincère et profonde du baptisé  ! Mais François n'en reste pas là, il ouvre la voie et nous invite à revenir à l'essentiel pour évangéliser  : «  la première annonce ou “kérygme” a un rôle fondamental, qui doit être au centre de l'activité évangélisatrice : elle est l'annonce qui correspond à la soif d'infini présente dans chaque cœur humain  ». Annoncer, témoigner et confesser ce kérygme est selon lui la vraie réponse à la soif et à l'attente, même inconnue et souvent insoupçonnée, de chaque homme, de chaque femme, de chaque enfant  : être si abondamment aimé, choyé, béni, guéri, libéré, pardonné, unifié, pacifié… par Dieu en personne. Cette insistance constante du pape sur l'annonce du kérygme  - «  le plus important est la première annonce : “Jésus Christ t'a sauvé !”  » - renvoie chacun de nous, baptisé, couple ou célibataire, prêtre ou religieux à sa propre expérience de foi et du kérygme : sinon, comment être attractif  ? Comment donner envie d'être chrétien  ? Comment rayonner et témoigner de l'amour de Dieu si l'amour et la grâce du Christ ne nous ont pas nous-mêmes profondément sauvés, transformés et libérés  ? Alex Lauriot-Prévost - Depuis un an, le pape François vient réveiller notre foi et notre amour du Seigneur, secouer nos tiédeurs et notre tranquillité, déranger nos pastorales peut-être un peu trop centrées sur l'entre-soi paroissial : «  N'attendez pas seulement ceux qui frappent à la porte  : pour être disciple, il faut sortir, partir comme Jésus le fit avec ses disciples  ! Ne restez pas enfermés dans votre paroisse quand tant de personnes attendent l'Evangile  : en partant de la périphérie, sortez pour chercher et rencontrer ceux qui ne fréquentent pas la paroisse  ». Sinon prévient-il «  lorsque nous nous enfermons dans nos paroisses avec ceux qui pensent comme nous, l'Eglise est en grand danger, elle tombe malade » et nous avec  ! Maud Lauriot-Prévost - Selon nous, cette vigueur et la clairvoyance de cette exhortation du pape François renvoient aux propos de missionnaires de grande expérience en paroisse, entendus lors du dernier synode sur l'évangélisation : «  Le problème n'est pas que l'Église catholique n'évangélise pas, mais que ce soient trop souvent des “non évangélisés” qui évangélisent, c'est-à-dire que beaucoup d'évangélisateurs n'ont pas fait d'expérience personnelle et transformante de l'amour de Dieu  »[2]. «  Tant que des communautés seront réduites à des cercles où circule avant tout la culture ou les valeurs chrétiennes, elles continueront à se réduire et à s'épuiser car ne s'y manifestent plus le désir ardent de rejoindre chaque cœur et de lui proposer le Salut du Christ »[3]. L'évangélisation passe avant tout par notre propre chemin de conversion personnelle et communautaire, et François ne prend pas des gants pour nous le rappeler  ! Alex Lauriot-Prévost - De multiples manières, le pape exhorte donc les évêques, les curés et les baptisés à «  se mettre en état permanent  de mission », ce qui demande selon lui, un vrai travail de conversion - le mot est fort : «  j'espère que toutes les paroisses feront le nécessaire pour avancer sur le chemin d'une conversion missionnaire  » car «  la mission dérange nos vies même chrétiennes, trop souvent réfugiées dans une vie tranquille ou des structures caduques !  ». C'est pourquoi « j'exhorte chaque Église et son pasteur à entrer dans un processus résolu de discernement, de purification et de réforme. L'objectif  n'est pas d'abord l'organisation ecclésiale, mais le rêve missionnaire d'arriver à tous  ». Il s'agit de conduire nos paroisses à évoluer de la pastorale de la cloche à celle de la sonnette, d'une pastorale d'entretien à celle de la croissance, d'une pastorale ad intra à une mission ad extra. Pour un curé, une équipe de prêtres, un conseil pastoral de paroisse, comment engager cette mutation pastorale vers l'évangélisation aux périphéries  ? Alex Lauriot-Prévost - Le pape est très clair  : «  J'exhorte chaque Église et son pasteur à entrer dans un processus résolu de discernement, de purification et de réforme. L'objectif  ne sera pas d'abord l'organisation ecclésiale, mais le rêve missionnaire d'arriver à tous ». Le curé n'est donc pas le missionnaire-en-chef qui décide de tout, avec des laïcs à son service et qui exécutent  ! Au nom du Christ, il est certes la tête, mais il préside un corps dont il fait partie, dont il assure l'unité et le dynamisme apostolique : la priorité pastorale du curé est donc d'engager ce processus dont parle François, de faire partager à ses paroissiens «  ce rêve missionnaire d'arriver à tous  », de les entrainer dans cet élan missionnaire, pour conduire chacun, à partir de là où il en est, à devenir un baptisé évangélisé et évangélisateur, un «  disciple-missionnaire » comme le pape aime à le rappeler. Certes, de telles perspectives bousculent souvent nos habitudes en paroisse, on ne sait pas bien comment s'y prendre, comment s'organiser pour répondre à cet appel, mais l'expérience illustre que beaucoup de paroisses se sont ainsi réveillées en quelques années, sont (re)devenues attractives, ont su (re)créer un dynamisme apostolique en faisant (re)découvrir et vivre aux paroissiens la mission principale que le Christ a confiée aux apôtres  : «  faire des disciples  ». Maud Lauriot-Prévost - Depuis que notre évêque nous a confié cette nouvelle mission, nous observons avec intérêt l'évolution et la conduite d'un certain nombre de paroisses en France, que l'on pourrait considérer comme ‘pilotes', et qui centrent avant tout leur pastorale sur l'évangélisation,  donc sur la croissance et l'attractivité missionnaire de la communauté paroissiale  ; le fait pour nous d'intervenir auprès de telle ou telle est bien sûr d'autant plus formateur. Même si c'est essentiellement de manière informelle mais bien réelle, nombre de ces pasteurs se visitent, échangent, partagent entre eux, avec des théologiens, des intervenants, … et nourrissent également leur réflexions avec l'apport d'expériences menées dans d'autres pays, voire dans d'autres Eglises, notamment évangéliques ou anglicanes.  Ainsi il existe en France comme une sorte d'incubateur pastoral et missionnaire pourrait-on dire, qu'il est réellement passionnant et surtout très utile de suivre  ; il se dégage petit-à-petit une réflexion de fond, une évaluation des pratiques nouvelles, un savoir-faire appuyé sur un certain nombre d'outils expérimentés dans différents domaines de la pastorale. Tout cela dans un souci constant de communion ecclésiale et d'orthodoxie catholique, bien sûr  ! Alex Lauriot-Prévost - De manière plus ou moins formalisée, nous sommes convaincus qu'en France des dizaines d'initiatives se multiplient dans ce sens au sein de paroisses qui se sentent appelées à se renouveler et mieux s'organiser pour s'engager bien plus résolument dans l'évangélisation aux périphéries : nous invitons vraiment les curés, les laïcs à davantage développer les échanges d'expérience, à partager entre eux, à se visiter les uns les autres, à se renseigner sur les différentes initiatives menées, puis à ‘faire son miel', discerner et adapter à chaque contexte, sans pour autant faire l'économie d'inévitables tâtonnements. Dans cet incubateur à grande échelle, l'Esprit-Saint bouillonne et agit magnifiquement  : nous en rendons grâce. Quel temps passionnant de l'Eglise vivons-nous aujourd'hui  ! Même si chaque expérience est sans doute unique, peut-on dégager certains principes de conduite pastorale fructueuse pour centrer une paroisse vers l'évangélisation ? Alex Lauriot-Prévost - L'Esprit-Saint est d'une liberté totale, nous ne nous risquerions pas à mettre en équation son action  : elle est si mystérieuse et à chaque fois unique  ! Maintenant, au regard de ce que nous observons, engager résolument une communauté paroissiale vers l'évangélisation requiert avant tout beaucoup de zèle, une grande foi et une volonté sans faille du curé, tout centré sur cet objectif prioritaire auquel doit se référer tous les autres. Un tel projet missionnaire repose d'abord sur la foi et la prière fervente du curé et de son noyau pastoral  ; il exige également du temps et un accompagnement adéquat, de la méthode, un certain savoir-faire pastoral et missionnaire afin de poursuivre cet objectif sans se perdre dans des détails. A cette fin, nous constatons que l'étape fondatrice d'un tel projet réside d'abord dans la capacité du curé à faire partager à un noyau pastoral représentatif cette ambition et cette vision missionnaire, puis à suivre pas à pas sa mise en œuvre en impliquant et associant peu à peu un plus grand nombre de paroissiens dans la diversité de leurs charismes, pour permettre à chacun de trouver sa place, en formant, en accompagnant…. afin de libérer les énergies évangélisatrices qui habitent le cœur de chaque baptisé. Ainsi, nos paroisses ne s'épuiseront plus dans des divisions qui trop souvent les minent (et les centrent sur elles-mêmes), donneront un témoignage d'amour fraternel et d'unité dans la diversité, pour confesser de manière vivante et attractive que Jésus sauve et libère, que Jésus est vraiment le Salut de tout homme : elles porteront alors de beaux fruits apostoliques  car «  le Seigneur veut que nos communautés évangélisatrices soient fécondes  »nous dit le pape François. Maud Lauriot-Prévost - Pour notre part, nous faisons évoluer depuis 18 mois - au fil des rencontres, de nos observations, des retours d'expérience dans telle ou telle paroisse ou de nos interventions - un outil de formation et d'introduction à la conduite du changement pastoral en paroisse en vue de l'évangélisation. C'est un outil parmi bien d'autres. Nous nous permettons simplement d'indiquer à certains de vos lecteurs qu'ils pourront, s'ils le souhaitent, en retrouver des vidéos et une synthèse sur les pages «  Nouvelle Evangélisation  » du site Internet du diocèse d'Avignon www.diocese-avignon.fr/spip/-Nouvelle-Evangelisation-    : «  Paroisse & Evangélisation, de nouveaux défis  !  » [1] Trois livres publiés en 2013 (Salvator)  :«  Evangéliser le Mariage/Le Kérygme conjugal  », «  Jésus sauve ton couple  ! », «  Le Manuel du Nouvel Evangélisateur  » [2] Prado Flores, Ecoles Saint André [3] Dom Piggi, Cellules paroissiales d'Évangélisation News de Catholique.org Le maire doit payer de sa personne pour le bien-être du peuplehttp://news.catholique.org/51280-le-maire-doit-payer-de-sa-personne-pour-le 2014-04-07T01:17:04Z text/html fr Catholique.org Le maire doit rester «  au milieu du peuple, pour faire l'unité, pour faire la paix  », il doit «  payer de sa personne pour l'unité de son peuple, pour le bien-être du peuple  », déclare le pape François. Le pape a reçu les représentants de l'Association nationale des communes italiennes (ANCI), samedi dernier, 5 avril 2014, en fin de matinée, au Vatican. Il a invité les maires à être «  médiateurs  » et non pas «  intermédiaires  ». Et si au terme de son mandat, le maire est «  fatigué  », il aura cependant «  le cœur plein d'amour parce qu'il a été médiateur  », a-t-il assuré. Comme Jésus, qui était pressé par la foule au point "de ne presque plus pouvoir respirer", "tel doit-être le maire... parce que ceci signifie que le peuple le cherche parce qu'il sait répondre", a insisté le pape.  Discours du pape François Je remercie Monsieur le maire de Turin pour ses paroles en votre nom. Je le remercie d'avoir parlé du cardinal Pellegrino, auquel je suis très reconnaissant  : après la guerre c'est lui qui a aidé ma famille à trouver du travail. Ce fut un beau geste de sa part. Faire mémoire de ces hommes d'Église, ces hommes et ces femmes d'Église – paroissiens, sœurs, laïcs – qui savaient avancer avec leur peuple, au milieu du peuple et avec le peuple. L'identité d'un maire c'est un peu cela ! Vous avez commencé votre discours en disant  : "Un tel s'adresse au maire, d'autres s'adressent au maire...". Avec tous ceux qui s'adressent au maire, pauvre maire, il finit par s'écrouler [sous le poids] de tant de choses … Mais c'est le travail du maire, et je dirais votre spiritualité. Je l'imagine à la fin de la journée, et on pourrait parler de la fatigue du maire, quand après une journée il rentre à la maison avec tant de choses qui n'ont pas été résolues. Quelques-unes, oui, mais d'autres non. Le maire, au milieu des gens. On ne comprend pas un maire qui ne soit pas [au milieu des gens], car c'est un médiateur, un médiateur au milieu des besoins des gens. Et le danger est de devenir un maire qui ne soit pas un médiateur, mais un intermédiaire. Mais quelle est la différence  ? L'intermédiaire exploite les besoins des partis et prend une partie pour lui, comme celui qui prend un peu de ci et un peu de là entre un petit commerçant et son fournisseur ; ce maire, s'il existe – je le dis en tant que possibilité – ce maire ne sait pas ce qu'est être maire. Par contre le médiateur est celui qui paie lui-même de sa personne pour l'unité de son peuple, pour le bien-être de son peuple, pour faire avancer les diverses solutions pour les besoins de son peuple. Après le temps consacré à leur mandat, cet homme, cette femme, finissent fatigué, fatiguée, avec l'envie de se reposer un peu, mais avec le cœur plein d'amour parce qu'ils ont été médiateurs. Ceci je vous le souhaite  : que vous soyez médiateurs. Au milieu du peuple, pour faire l'unité, pour faire la paix, pour résoudre les problèmes et aussi résoudre les besoins du peuple. Je pense à Jésus  : il n'était pas maire, mais l'image peut nous servir. Je pense à Jésus à un moment de sa vie, quand il était au milieu de la foule  : la foule le pressait au point – dit l'Evangile – qu'il ne pouvait pratiquement pas respirer. Tel doit-être le maire, avec ses administrés, avec lui, avec elle, parce que ceci signifie que le peuple, comme avec Jésus, le cherche parce qu'il sait répondre. Je vous souhaite cela. La fatigue, au milieu de votre peuple, et que les gens vous cherchent parce qu'ils savent que vous répondez toujours bien. Merci pour ce que vous faites, et priez pour moi  ! Traduction de Zenit, Hugues de Warren News de Catholique.org L'institut financier du Vatican poursuivra sa missionhttp://news.catholique.org/51279-l-institut-financier-du-vatican-poursuivra 2014-04-07T01:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François maintient l'Institut financier du Vatican - Institut pour les oeuvres de religion (IOR)  : il «  continuera à servir avec prudence  » et à «  fournir des services financiers spécialisés à l'Église catholique dans le monde entier  », annonce un communiqué du Saint-Siège publié ce 7 avril 2014. Le pape a en effet approuvé une proposition sur l'avenir de l'IOR qui réaffirme l'importance de sa mission «  pour le bien de l'Église catholique, du Saint-Siège et de l'État du Vatican  ». La proposition a été élaborée par la Commission pontificale référente sur l'IOR (CRIOR), la Commission pontificale référente sur l'organisation de la structure économique et administrative du Saint-Siège (Cosea), la Commission cardinalice pour l'IOR et le Conseil de surveillance de l'IOR. Présenté au pape par le préfet du Secrétariat pour l'économie, le cardinal George Pell, avec l'accord du cardinal Santos Abril y Castelló, président de la Commission cardinalice pour l'IOR, le texte s'inspire des réflexions sur la mission de l'IOR « dans la perspective du service religieux et pastoral de l'Église » qui ont animé la réunion du ‘Conseil de cardinaux' (C8) du 17 au 19 février dernier (cf. Zenit du 18 février 2014). Le communiqué précise que si les activités de l'IOR vont «  continuer à diminuer  » sous la surveillance de l'Autorité d'information financière (AIF), l'Institut «  continuera à servir avec prudence  » et à «  fournir des services financiers spécialisés à l'Église catholique dans le monde entier  ». «  Les précieux services qui peuvent être offerts par l'Institut assistent le pape dans sa mission de pasteur universel ainsi que les institutions et personnes qui collaborent avec lui dans son ministère  », affirme la note. Le cardinal Pell a plaidé pour «  un alignement systématique durable du cadre juridique du Saint-Siège avec les meilleures pratiques réglementaires internationales  ». Il a souligné quatre points d'attention «  critiques  » pour l'avenir de l'Institut : stricte surveillance  ; amélioration de la conformité à la réglementation  ; transparence  ; accélération des opérations initiées en 2012 et 2013. Les questions financières n'étaient pas au départ une priorité de sa réforme de la curie, mais la question de l'IOR s'est imposée à l'agenda du pape  : après un motu proprio le 8 août 2013, une loi est entrée en vigueur le 8 octobre, afin de réglementer les activités financières dans la transparence. Le président de l'IOR, Ernst von Freyberg et le comité de gestion, finaliseront un projet afin que l'IOR «  puisse remplir sa mission comme partie prenante des nouvelles structures financières du Saint-Siège  ». Le projet sera ensuite présenté au pape, ajoute le communiqué. Le mois dernier, une tentative d'escroquerie a été démasquée par la Gendarmerie du Vatican : deux hommes ont tenté d'accéder à l'IOR avec de faux titres de crédit au porteur à hauteur de milliers milliards (cf. Zenit du 1er avril 2014). News de Catholique.org L'Amour aux entrailleshttp://news.catholique.org/51287-l-amour-aux-entrailles 2014-04-06T07:17:03Z text/html fr Catholique.org           Tu m'as séduit sur les monts élevés  Là où ta pureté enveloppe l'azur, Où ta lumière irradie plus blanche que neige Et ta Présence exhale la douceur du miel.           Mais c'est ailleurs que je t'ai rencontré, Dans les entrailles de mon humanité Cellier mille fois scellé et oublié – Là, tu m'attendais  ! – Dans mes blessures, Là seulement, Tu t'es fait l'Epoux de mon humanité – Ci-gît désormais ma demeure de gloire –.           Au Très-Bas, radieux, L'irrévocable serment D'immortel printemps  : «  Je t'ai aimée d'un amour éternel  ».                           Extrait de  : Eric de Rus, Vivre en incandescence, Ad Solem, 2013 News de Catholique.org La résurrection a déjà commencéhttp://news.catholique.org/51269-la-resurrection-a-deja-commence 2014-04-06T02:17:10Z text/html fr Catholique.org La résurrection a déjà commencé, explique le pape François qui a commenté à l'angélus, de ce dimanche 6 avril, l'Evangile de la Résurrection de Lazare. Le pape a exhorté quatre fois à croire dans la miséricorde divine. Il a évoqué le génocide rwandais, le séisme de L'Aquila, l'urgence de l'éducation, l'épidémie du virus Ebola en Guinée, avant de faire distribuer des milliers d'évangiles de poche, place Saint-Pierre, en invitant à le lire souvent au cours de la journée : "quand vous lisez, a dit le pape, c'est Jésus qui vous parle". Voici notre traduction intégrale des paroles du pape François prononcées en italien avant et après la prière de l'angélus. Avant l'angélus Chers frères et soeurs, L'Evangile de ce cinquième dimanche de carême, nous raconte la résurrection de Lazare. C'est le sommet des «  signes  » prodigieux accomplis par Jésus  : un geste trop grand, trop clairement divin pour être toléré par les grands prêtres, qui, ayant appris ce fait, ont pris la décision de tuer Jésus (cf. Jean 11,53). Lazare était mort depuis déjà trois jours quand Jésus est arrivé. Et à ses soeurs, Marthe et Marie, il a dit des paroles qui sont restées imprimées pour toujours dans la mémoire de la communauté chrétienne  : «  Je suis la résurrection et la vie, qui croit en moi, même s'il meurt, vivra  ; qui vit et croit en moi ne mourra pas à jamais  » (Jean 11,25). Sur la parole du Seigneur, nous croyons que la vie de qui croit en Jésus et suit son commandement, sera, après la mort, transformée en une vie nouvelle, pleine et immortelle. Comme Jésus est ressuscité dans son corps, mais n'est pas revenu à une vie terrestre, ainsi nous ressusciterons avec nos corps qui seront transfigurés en corps glorieux.   Lui, il nous attend auprès du Père, et la force de l'Esprit Saint, qui l'a ressuscité, nous ressuscitera aussi en union avec lui. Devant la tombe scellée par l'ami, Jésus «  a crié d'une voix forte  : «  Lazare, sors dehors  !  » Le mort est sorti, debout, les pieds et les mains liées par les bandages, le visage enveloppé d'un suaire  » (vv. 43-44). Ce cri péremptoire s'adresse à tout homme, parce que nous sommes tous marqués par la mort. C'est la voix de celui qui est le maître de la vie et qui veut que tous «  nous l'ayons en abondance  » (Jean 10,10). Le Christ ne se résigne pas aux tombeaux que nous nous sommes construits par nos choix de mal et de mort. Lui, il nous invite, quasiment, il nous ordonne, de sortir du tombeau où nos péchés nous ont ensevelis. Il nous appelle avec insistance à sortir des ténèbres de la prison dans laquelle nous nous sommes enfermés, en nous contentant d'une vie fausse, égoïste, médiocre. «  Viens dehors  !  » Laissons-nous saisir par ces paroles que Jésus répète aujourd'hui à chacun de nous. Laissons-nous libérer des «  bandages  » de l'orgueil. Parce que l'orgueil nous rend esclaves, esclaves de nous-mêmes, esclaves de tant d'idoles, de tant de choses. Notre résurrection commence quand nous nous décidons d'obéir au commandement de Jésus en sortant à la lumière, à la vie  ; quand les masques tombent de notre visage - si souvent, nous sommes masqués par le péché, les masques doivent tomber  ! - et que nous retrouvons le courage de notre visage original, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Le geste de Dieu qui ressuscite Lazare montre jusqu'où peut arriver la force de la grâce de Dieu, et donc jusqu'où peut arriver notre conversion, notre changement, vous entendez  : il n'y a pas de limite à la miséricorde divine offerte à tous  ! Il n'y a pas de limite à la miséricorde divine. Rappelez-vous cette phrase  ! Nous pouvons la dire tous ensemble : «  Il n'y a pas de limite à la miséricorde divine  ». Disons-le ensemble  : «  Il n'y a pas de limite à la miséricorde divine  ». Le Seigneur est toujours prêt à soulever la pierre tombale de nos péchés qui nous sépare de lui, Lumière des vivants. (Prière de l'angélus) Et rappelez-vous bien  : il n'y a aucune limite à la miséricorde divine offerte à nous tous  ! Après l'angélus Anniversaire du génocide au Rwanda Demain, au Rwanda, on célébrera le XXe anniversaire du génocide perpétré contre les Tutsis en 1994 En cette occasion, je désire exprimer ma proximité paternelle au peuple rwandais, en l'encourageant à continuer avec détermination et espérance, le processus de réconciliation - qui a déjà porté ses fruits - et l'engagement pour la reconstruction humaine et spirituelle du pays. Je le dis à tous  : N'ayez pas peur  ! Construisez votre société sur le roc de l'Evangile, dans l'amour, dans la concorde, parce que c'est seulement comme cela que l'on engendre une paix durable  ! J'invoque sur toute la chère nation rwandaise la protection maternelle de Notre Dame de Kibeho. Je me souviens avec affection des évêques du Rwanda qui ont été ici, au Vatican, la semaine passée. Et je vous invite tous à prier Notre Dame de Kibeho  : «  Je te salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de ton sein est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvre pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.  » Investir dans l'éducation Je salue tous les pèlerins présents, en particulier les participants du Congrès du Mouvement d'engagement éducatif de l'Action catholique italienne. Investir dans l'éducation signifie investir dans l'espérance. Je salue les fidèles de Madrid et de Minorque  ; ceux du diocèse de Concordia-Pordenone ; le groupe brésilien  “Fraternidade e tráfico humano” ; les étudiants du Canada, d'Australie, de Belgique et ceux de Carthagène-Murcie ; les Chasseurs alpins de Côme et de Rome. Je salue les groupes d'adolescents qui ont reçu ou se préparent à recevoir la Confirmation, les jeunes de différentes paroisses et les nombreux étudiants. Anniversaire du séisme de L'Aquila Il y a exactement cinq ans que le tremblement de terre a frappé L'Aquila et sa région. Nous voulons nous unir maintenant à cette communauté qui a tant souffert et souffre encore, lutte et espère, avec tellement de confiance en Dieu et dans la Vierge Marie. Prions pour toutes les victimes  : qu'elles vivent pour toujours dans la paix du Seigneur. Et prions pour le chemin de résurrection du peuple de L'Aquila  : que la solidarité et la renaissance spirituelle soient la force de la reconstruction matérielle. Virus Ebola en Guinée Prions aussi pour les victimes du virus Ebola qui s'est développé en Guinée et dans les pays limitrophes. Que le Seigneur soutienne les efforts pour combattre ce début d'épidémie et pour assurer les soins et l'assistance à tous ceux qui en ont besoin. Distribution des évangiles Et maintenant je voudrais faire pour vous un geste simple. Les dimanches précédents, j'ai suggéré de se procurer un petit évangile, à porter sur soi pendant la journée, pour pouvoir le lire souvent. Et ensuite j'ai repensé à cette tradition ancienne de l'Eglise de remettre, pendant le carême, l'Evangile aux catéchumènes qui se préparent au baptême. Alors aujourd'hui, je voudrais vous offrir, à vous qui êtes place Saint-Pierre – mais c'est un signe pour tous – un Evangile de poche. Il va vous être distribué gratuitement. Prenez-le, portez-le sur vous, et lisez-le tous les jours  : c'est Jésus qui vous parle  ! Et comme lui je vous dis  : vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement  ! En échange de ce don, faites un acte de charité, un geste d'amour gratuit. Aujourd'hui on peut lire l'Evangile aussi sur tant d'instruments technologiques. On peut porter avec soi la Bible entière sur un téléphone portable, une tablette. L'important, c'est de lire la Parole de Dieu, par tous les moyens, et de l'accueillir avec un cœur ouvert. Alors, la bonne semence porte du fruit  ! Bon dimanche et bon déjeuner  ! Au revoir  ! Traduction et intertitres de Zenit, Anita Bourdin News de Catholique.org