Catholique.orghttp://www.catholique.org/ Portail Catholique Francophone fr Catholique.org Mon, 20 Oct 2014 08:17:06 +0200 SPIP 3.0.11 - www.spip.net Catholique.org http://www.catholique.org/images/catholique-logo-noir-200.jpghttp://www.catholique.org/ Sur les pas de deux grands saintshttp://news.catholique.org/53859-sur-les-pas-de-deux-grands-saints 2014-10-20T06:17:06Z text/html fr Catholique.org Nous publions le texte de la conférence de presse du cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec et primat du Canada, donnée au Vatican samedi 11 octobre 2014, sur le pèlerinage en France et à Rome de quelque 130 pèlerins du Canada, du Japon et des Philippines, sur les pas des deux nouveaux saints franco-canadiens, canonisés par le pape François le 3 avril dernier. Conférence du card. Lacroix « Sur les pas de deux grands saints » Membres de la presse, Merci d'avoir répondu à l'invitation de participer à cette conférence de presse. Je suis heureux d'être ici, aujourd'hui, avec Mgr Dennis Drainville, évêque anglican de Québec ainsi que son épouse, Madame Cynthia Ann Patterson, pour vous parler de la célébration que nous vivrons demain, avec le Saint-Père, le Pape François, en la Basilique Saint-Pierre à 10 heures du matin. Si nous sommes ici, c'est que le 3 avril de cette année, le Pape François a canonisé ces deux bienheureux d'origine française qui ont vécu de nombreuses années en Nouvelle-France. Saint François de Laval est arrivé à Québec à l'âge de 36 ans et il est décédé à l'âge de 85 ans. Pour sa part, sainte Marie de l'Incarnation est arrivée à l'âge de 40 ans et elle est décédée à l'âge de 73 ans. Ces deux géants de la première évangélisation de notre pays se sont avérés des personnes très engagées dans la mission de l'Église. Mais François de Laval et Marie de l'Incarnation sont aussi considérés comme des piliers de ce nouveau pays naissant. Leur présence, leur soutien et leur leadership ont permis à la petite colonie française de persévérer au milieu de grandes difficultés et de défis de taille. Saint François de Laval a été un grand visionnaire et missionnaire. Il a établi l'Église naissante au Canada en fondant le Séminaire de Québec, en soutenant les missionnaires qui partaient pour les régions éloignées à la rencontre des peuples autochtones. Il a su également organiser et soutenir les communautés naissantes de colons qui s'établissaient le long du Fleuve Saint-Laurent et en d'autres territoires. De son vivant, Mgr de Laval était déjà reconnu comme un homme de Dieu, pauvre et très généreux de ses biens et de sa présence surtout auprès des pauvres. Un homme en grande communion avec Dieu, un priant et un pasteur très attentif aux besoins de ce nouveau pays. Sainte Marie de l'Incarnation a laissé des traces profondes à Québec. Une religieuse ursuline cloîtrée, et pourtant, toute la colonie la connaissait parce qu'elle accueillait au parloir du Couvent des Ursulines. Elle était une femme d'envergure, profondément enracinée dans sa relation avec Dieu. Bossuet n'a pas hésité à l'appeler la Thérèse du Nouveau Monde. De fait, ses nombreux écrits nous dévoilent une grande mystique, le cœur en Dieu et les pieds sur terre. Elle portait bien son nom, Marie de l'Incarnation. Femme incarnée dans la réalité et la vie, tout autour d'elle l'intéressait et la préoccupait au plus haut point. Nous venons de vivre avec plus de 130 pèlerins, venus du Québec et d'ailleurs, un pèlerinage sur les pas de ces deux grands saints. Ce fut très touchant de visiter leurs lieux de naissance, les endroits où ils ont vécu et où ils ont été formés. Quels grands cadeaux nous avons reçus du Seigneur et de la France en saint François de Laval et sainte Marie de l'Incarnation. Notre pèlerinage prendra fin avec la messe de demain que présidera le Pape François, en action de grâces pour ces deux saints missionnaires et évangélisateurs de la Nouvelle-France. En nous les donnant comme modèles, le pape souhaite qu'ils nous servent d'exemples pour poursuivre la mission de nouvelle évangélisation si nécessaire au Québec comme dans tous les pays de longue tradition chrétienne. Nous avons besoin de retrouver le cœur de l'Évangile, l'essentiel de la foi chrétienne, le Christ Jésus. Saint François de Laval et sainte Marie de l'Incarnation nous laissent un témoignage éloquent et interpellant de confiance en Dieu, d'audace missionnaire, de don de soi, de persévérance, d'enracinement dans la foi et de vie spirituelle profonde. Tout cela est indispensable pour vivre aujourd'hui la mission de l'Église. Demain, j'aurai le privilège de concélébrer avec le Saint-Père l'Eucharistie d'action de grâces. C'est un grand privilège et une opportunité très spéciale. Je suis particulièrement fier que des confrères évêques, archevêques, cardinaux ainsi que des prêtres et des diacres du Canada et d'ailleurs soient présents. Une importante délégation de religieuses ursulines du Canada, de la France, du Pérou, du Japon et des Philippines nous accompagne ainsi que de nombreux laïcs et personnes consacrées de divers instituts de vie consacrée. C'est l'Église universelle qui reconnaît et rend grâce à Dieu pour sa fidélité et sa générosité envers notre Église canadienne. Nous ne manquerons pas de prier pour notre avenir, pour que l'Esprit de Dieu, qui a si bien soutenu nos nouveaux saints, nous soutienne afin que nous poursuivions nous aussi avec générosité et fidélité notre vocation, notre mission, celle de présenter la Bonne Nouvelle de Jésus Christ au monde et l'inviter à suivre et à vivre avec Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. News de Catholique.org Moyen-Orient : les pèlerinages encouragent les chrétienshttp://news.catholique.org/53858-moyen-orient-les-pelerinages-encouragent-les 2014-10-20T06:17:04Z text/html fr Catholique.org Les patriarches du Moyen-Orient appellent les baptisés à montrer leur solidarité «  par les pèlerinages, les aides concrètes et par la présence  », à l'exemple des prochaines réunions des Conférences épiscopales européennes qui se retrouveront à Jérusalem, l'année prochaine  : «  tous les signes de présence peuvent encourager les communautés au Moyen-Orient et leur faire sentir qu'elles ne sont pas abandonnées  ». Au lendemain du synode sur la famille, 86 cardinaux et patriarches étaient réunis en consistoire autour du pape François, ce 20 octobre 2014, pour échanger sur la situation du Moyen-Orient. Les participants ont écouté près de 30 interventions, données notamment par les 6 patriarches des Églises orientales catholiques du Moyen-Orient présents au synode et par les chefs des dicastères concernés, a expliqué à la presse le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège. C'est le pape François qui a ouvert le consistoire ce matin. Le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin a donné une synthèse appréciée de la réunion des nonces apostoliques au Moyen-Orient qui a eu lieu au début du mois (2-4 octobre). Selon le P. Lombardi, les patriarches ont vécu ce moment comme «  un soutien et un signe de proximité de la part du pape et du collège cardinalice  ». Ils ont chacun évoqué la situation de leurs pays – Irak, Syrie, Égypte, Terre sainte, Palestine et Liban – en dénonçant les graves difficultés auxquelles les chrétiens sont confrontés. Ils ont exprimé leur préoccupation pour le dilemme de ceux qui émigrent  : « Ils ont beaucoup insisté sur le fait qu'il est important que les chrétiens restent au Moyen-Orient : ils ont un rôle essentiel pour l'Église universelle, pour que la dimension orientale ne soit pas perdue, comme pour leur pays, où même en étant une minorité, ils sont médiateurs de paix », a précisé le P. Lombardi. Le consistoire a évoqué les bons rapports avec les autres confessions chrétiennes, en particulier avec les patriarches orthodoxes de la région et a souligné l'importance du dialogue islamo-chrétien. Quant à une éventuelle visite du pape en Irak ou au Moyen-Orient, le P. Lombardi a précisé qu'il n'y avait «  rien de précis et certainement rien d'imminent ». Voici une synthèse non officielle des interventions  : Après le discours du Saint-Père et le rapport du Secrétaire d'Etat sur la rencontre des nonces et des représentants diplomatiques au proche et moyen Orient (Vatican, 2-4 octobre), les cardinaux et les patriarches ont pris la parole. Les patriarches ont notamment décrit les situations et les problèmes des Églises particulières en Irak, Syrie, Égypte, Jordanie, Liban, Israël et Palestine. Les interventions ont insisté sur l'exigence de la paix et de la réconciliation, la défense de la liberté religieuse, le soutien aux communautés locales, l'importance de l'éducation pour de nouvelles générations capables de dialoguer, le rôle de la communauté internationale. On a souligné que la région a un besoin urgent de redéfinir son avenir. Il est important que Jérusalem soit reconnue comme capitale de la foi pour les trois grandes religions monothéistes, comme nécessaire de trouver une solution aux conflits israélo-palestiniens et syrien. Face aux violences perpétrées par l'Etat islamique (EI), il a été rappelé que l'on ne peut pas tuer au nom de Dieu. Il a été dit que la liberté de conscience, qui inclut la liberté de religion, est un droit fondamental, inné et universel, une valeur pour toute l'humanité. La reconnaissance pour les chrétiens des droits civils accordés aux autres citoyens a été réclamée, surtout dans les pays où la religion n'est pas séparée de l'État. A propos du soutien aux communautés locales, il a été rappelé qu'un Orient sans chrétiens serait une perte grave pour le monde, car ils ont un rôle fondamental dans l'équilibre de la région et dans l'éducation. Il convient donc d'encourager les chrétiens à ne pas quitter leurs pays et à persévérer dans leur contribution au bien-être de leurs sociétés. Une réflexion a été développée sur la migration des chrétiens, qui doivent pouvoir être accueillis dans les pays d'émigration et par les Églises locales. Celles-ci doivent donc se doter de structures pastorales adéquates en fonction des divers rites. On doit poursuivre en parallèle la fourniture de l'aide humanitaire dans cette partie du monde afin d'aider les chrétiens restants à ne pas émigrer. Les autres Églises doivent également organiser en leur faveur des manifestations de solidarité, comme des pèlerinages. Dans nombre de pays de la région, les manuels scolaires présentent sous un jour négatif les religions différentes de celle de l'État. Les institutions publiques locales sont invitées à se pencher sur la question, et à recourir plutôt au dialogue inter-religieux sur la base de la raison, mais aussi à une forte coopération œcuménique qui permette à toutes les confessions chrétiennes de parler d'une même voix. Il est demandé à la communauté internationale de garantir aux réfugiés chrétiens la possibilité de regagner dès que possible leurs foyers et d'instituer des zones de sécurité, notamment dans la plaine de Ninive. Il faut tout faire pour que toutes les personnes séquestrées soient libérées, et un appel est lancé pour qu'on ne les oublie pas. Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Moyen-Orient : état des lieux, réponse de l'Eglisehttp://news.catholique.org/53857-moyen-orient-etat-des-lieux-reponse-de-l 2014-10-20T06:17:02Z text/html fr Catholique.org Lors du consistoire consacré au Moyen-Orient ce 20 octobre 2014 au Vatican, le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin a donné un compte-rendu de la réunion des nonces apostoliques au Moyen-Orient qui a eu lieu au début du mois (2-4 octobre). Il a d'abord fait d'état d'une situation «  inacceptable  », induite notamment par les extrémistes de 'l'État islamique' en Irak et en Syrie, «  qui ont contraint des centaines de milliers de personnes à fuir de leurs maisons et à chercher refuge ailleurs dans des conditions de précarité, soumises à des souffrances physiques et morales  ». Ces conflits régionaux, a-t-il fait observer «  constituent l'une des plus sérieuses menaces à la stabilité internationale  ». Pour le Saint-Siège, «  une solution politique, juste et durable, au conflit israélo-palestinien  » contribuerait à «  la paix et la stabilité de la région  ». Les participants ont aussi évoqué le rôle de l'Iran dans la résolution de la crise syrienne et irakienne, ainsi que la situation du Liban, qui ressent lourdement ces conflits, en accueillant un million et demi de réfugiés. Faire déposer les armes Dans ce contexte, a plaidé le cardinal, la communauté internationale «  doit garantir le droit des réfugiés à retourner et à vivre dans la dignité et la sécurité dans leur pays et leur environnement  ». Elle est appelée à «  prévenir de nouveaux génocides  », à «  assister les réfugiés  » en impliquant les États de la région, et à oeuvrer pour «  faire déposer les armes  » et «  dialoguer  ». «  Il ne s'agit pas de protéger l'une ou l'autre communauté religieuse ou l'un ou l'autre groupe ethnique, mais de porter secours à des personnes qui font partie de l'unique famille humaine et dont les droits fondamentaux sont systématiquement violés  », a-t-il précisé. Quant au choix des moyens, s'il est «  licite d'arrêter l'agresseur injuste  », cela doit se faire «  dans le respect du droit international  ». Et «  la résolution du problème ne peut être confiée à la seule force militaire  ». La communauté internationale est appelée à «  affronter les causes du conflit  », entre autres «  l'idéologie fondamentaliste et l'encouragement au terrorisme nourri par la politique, le commerce illégal de pétrole, la fourniture d'armes et de technologie, le trafic d'armes  ». Les moyens de l'Église L'Église quant à elle montre sa proximité «  par tous les moyens possibles  », dans la prière et dans les actions humanitaires concrètes – par l'intermédiaire de Caritas et autres agences caritatives – mais aussi dans «  l'encouragement au dialogue et à la réconciliation  », a souligné le cardinal. En outre, elle éclaire «  la vocation particulière des chrétiens au Moyen-Orient  »  : «  être un levain, offrir une contribution irremplaçable dans leurs sociétés respectives, vers la modernité, la démocratie, l'état de droit et le pluralisme  ». Il s'agit en effet de stopper l'exode des chrétiens  : «  Nous ne pouvons nous résigner à penser le Moyen-Orient sans les chrétiens, qui jouent un rôle fondamental comme artisans de paix, de réconciliation et de développement.  » Au lieu d'encourager l'émigration en accordant des visas aux chrétiens persécutés, l'Église invite à les aider à « trouver des conditions de vie, de sécurité, de travail, d'avenir dans la région  », a expliqué le cardinal. Elle cherche par ailleurs à «  favoriser le dialogue interreligieux, qui constitue un antidote contre le fondamentalisme  », en dénonçant clairement «  l'instrumentalisation de la religion pour justifier la violence  ». Enfin, l'Église tente de faire mûrir les consciences sur un «  problème de fond  » représenté par «  le nœud inextricable entre religion et politique, c'est-à-dire le manque de séparation entre religion et État, entre domaine religieux et domaine civil  » au Moyen-Orient, «  ce qui rend difficile la vie des minorités non musulmanes  ». Le cardinal a conclu en exhortant les chrétiens à « ne pas oublier que tout dépend de Dieu et de sa grâce, mais à agir comme si tout dépendait de nous, de notre prière et de notre solidarité  ».  News de Catholique.org Sri-Lanka : Joseph Vaz canonisé par le pape le 14 janvier 2015http://news.catholique.org/53856-sri-lanka-joseph-vaz-canonise-par-le-pape-le 2014-10-20T03:17:02Z text/html fr Catholique.org L'apôtre du Sri-Lanka, le P. Joseph Vaz (1651-1711), sera canonisé le 14 janvier 2015, lors du voyage apostolique du pape François dans le pays (12-15 janvier). Il sera le premier saint du Sri-Lanka. Le pape a présidé ce lundi matin, 20 octobre, un consistoire ordinaire public pour la canonisation des bienheureux Joseph Vaz et Marie-Christine de l'Immaculée Conception. Il a décrété que le bienheureux Joseph Vaz serait inscrit au catalogue des saints le 14 janvier 2015. Prêtre indien de l'Oratoire de saint Philippe Néri, Joseph Vaz est le fondateur de l'Oratoire de la Sainte-Croix miraculeuse à Goa. Missionnaire zélé, il est mort le 16 janvier 1711 à Kandy, au centre du Sri Lanka, après avoir ranimé l'Eglise, alors persécutée. Le P. Joseph Vaz a été béatifié le 21 janvier 1995 par Jean-Paul II lors de son voyage dans le pays. Quatre mois avant son voyage, le pape François avait approuvé un vote pour sa canonisation en dispensant du deuxième miracle, nécessaire, après la béatification, le 17 septembre 2014. Il avait aussi approuvé le même jour le décret concernant un miracle attribué à l'intercession de la bienheureuse italienne Marie Christine de l'Immaculée Conception, au siècle Adélaïde Brando (1856-1906), fondatrice de la Congrégation des soeurs victimes expiatrices de Jésus Sacrement. Mais la date de la canonisation de la bienheureuse n'est pas encore fixée, précise un communiqué du Vatican. Les participants au consistoire se sont ensuite penchés toute la journée sur la situation actuelle des chrétiens au Moyen-Orient et l'engagement de l'Église pour la paix dans cette région. Avec une traduction de Constance Roques News de Catholique.org Moyen-Orient : aider les chrétiens à resterhttp://news.catholique.org/53855-moyen-orient-aider-les-chretiens-a-rester 2014-10-20T02:17:01Z text/html fr Catholique.org «  Nous ne pouvons pas nous résigner à penser au Moyen-Orient sans les chrétiens qui y confessent le nom de Jésus depuis deux mille ans  », déclare le pape François qui souhaite que l'Église apporte «  la meilleure aide possible aux communautés chrétiennes pour les aider à rester dans la région  ». Le pape François a présidé un consistoire ordinaire public pour la canonisation de bienheureux et pour le Moyen-Orient, ce lundi 20 octobre 2014, dans la salle du synode au Vatican. En introduisant les travaux sur la situation au Moyen-Orient, le pape a exprimé la préoccupation de l'Église, en particulier pour l'Irak et la Syrie  : «  Nous assistons à un phénomène de terrorisme aux dimensions jusqu'ici inimaginables. Tant de nos frères sont persécutés et ont dû laisser leurs maisons de manière souvent brutale. Il semble que l'on ait perdu la conscience de la valeur de la vie humaine... dans l'indifférence de la plupart.  » Le consistoire a pour but de «  faire émerger des réflexions et des suggestions valides pour pouvoir aider nos frères qui souffrent et pour affronter le drame de la baisse de la présence chrétienne sur la terre où est né et d'où s'est diffusé le christianisme  », a-t-il expliqué. Appelant «  la prière constante  » des chrétiens, le pape a aussi souhaité «  une réponse adéquate de la part de la Communauté internationale  », dans l'esprit préconisé par le Saint-Siège  : «  favoriser la résolution des conflits à travers le dialogue, la réconciliation et l'engagement politique  ». A.K. Allocution du pape François Éminences, chers patriarches et confrères dans l'épiscopat, Au lendemain de la clôture de la troisième Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques sur la famille, j'ai voulu consacré ce consistoire, outre certaines causes de canonisation, à une autre question qui me tient beaucoup à cœur ; il s'agit du Moyen-Orient et, en particulier, de la situation des chrétiens dans la région. Je vous suis reconnaissant de votre présence. Nous avons le désir commun de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient ainsi que la volonté de favoriser la résolution des conflits à travers le dialogue, la réconciliation et l'engagement politique. En même temps, nous voudrions apporter la meilleure aide possible aux communautés chrétiennes pour les aider à rester dans la région. Comme j'ai eu l'occasion de le redire à plusieurs reprises, nous ne pouvons pas nous résigner à penser au Moyen-Orient sans les chrétiens qui y confessent le nom de Jésus depuis deux mille ans. Les derniers événements, surtout en Irak et en Syrie, sont très préoccupants. Nous assistons à un phénomène de terrorisme aux dimensions jusqu'ici inimaginables. Tant de nos frères sont persécutés et ont dû laisser leurs maisons de manière souvent brutale. Il semble que l'on ait perdu la conscience de la valeur de la vie humaine, il semble que la personne ne compte pas et qu'elle puisse être sacrifiée à d'autres intérêts. Et tout ceci, hélas, dans l'indifférence de la plupart. Cette situation injuste requiert aussi, outre notre prière constante, une réponse adéquate de la part de la Communauté internationale. Je suis certain qu'avec l'aide du Seigneur, la rencontre de ce jour permettra de faire émerger des réflexions et des suggestions valides pour pouvoir aider nos frères qui souffrent et pour affronter le drame de la baisse de la présence chrétienne sur la terre où est né et d'où s'est diffusé le christianisme. Traduction de Zenit, Constance Roques News de Catholique.org Le dénominateur commun du synodehttp://news.catholique.org/53854-le-denominateur-commun-du-synode 2014-10-20T01:17:02Z text/html fr Catholique.org Malgré les positions diverses exprimées, la IIIe Assemblée générale du synode des évêques sur la famille avait un dénominateur commun  : le désir de servir la famille et de prendre soin de ceux qui souffrent, affirme le cardinal Maradiaga. Au lendemain du synode (5-19 octobre 2014), le cardinal Óscar Andrés Rodríguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa au Honduras et président de Caritas internationalis, fait un bilan de cet événement au micro de Radio Vatican. «  Ce synode a vraiment été un moment spécial de la vie de l'Église  : comme Peuple de Dieu nous avons écouté différentes voix, différentes situations, différentes circonstances  », souligne-t-il. «  Mais il y avait un dénominateur commun : le désir de servir la famille, de promouvoir la famille et surtout de “sortir”, comme dit le pape François, pour guérir spécialement ceux qui souffrent  », ajoute le cardinal. Il salue «  le très beau point culminant  » du synode  : «  le discours final qu'a prononcé le pape, qui est un programme et en même temps un solide appui pour tous les travaux qui suivront  ». «  Comme le pape l'a rappelé, le ministère de Pierre est le ministère de la communion, de l'unité ; il ne faut donc pas se décourager s'il existe des pensées diverses  : la plus grande joie est que nous avons un pape  », conclut-il. News de Catholique.org "Trop d'enfants sont privés du droit à la vie"http://news.catholique.org/53853-trop-d-enfants-sont-prives-du-droit-a-la-vie 2014-10-20T00:17:02Z text/html fr Catholique.org «  Trop d'enfants sont privés du droit le plus fondamental  : le droit à la vie  », déclare le Saint-Siège qui dénonce «  la sélection prénatale  » des bébés «  soupçonnés d'être handicapés et des enfants de sexe féminin  ». Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New York, a pris la parole devant la troisième commission de la 69e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, sur le thème des Droits des enfants, le 17 octobre 2014. Privés du droit à la vie L'archevêque a souligné les «  énormes défis  » de la communauté internationale pour assurer aux enfants «  la protection à laquelle ils ont droit  » alors que «  chaque conflit, chaque épidémie, chaque catastrophe naturelle fait reculer les progrès en matière de réduction de la mortalité infantile et d'accès à la nutrition, à l'eau potable et à l'éducation  ». Il a spécialement dénoncé «  les tragédies perpétrées par l'homme et dont les enfants sont victimes  »  : «  au cours des dernières années, près de trois millions d'enfants ont été tués dans les conflits armés ; six millions ont été laissés handicapés ; des dizaines de milliers mutilés par les mines antipersonnel  ». Mais les enfants sont aussi «  instrumentalisés  »  : «  le recrutement d'enfants soldats et d'enfants forcés à commettre des actes terroristes persiste  » et «  se propage dans certaines régions où ce phénomène n'était pas endémique  ». «  Par ailleurs, ma délégation rappelle que trop d'enfants sont privés du droit le plus fondamental  : le droit à la vie  », a poursuivi Mgr Auza, déplorant «  la sélection prénatale qui élimine les bébés soupçonnés d'être handicapés et les enfants de sexe féminin  ». Outre les enfants privés de « nourriture, de logement et de soins de santé suffisants  », le Saint-Siège a exprimé sa préoccupation pour «  la vente d'enfants à des trafiquants, l'exploitation sexuelle, le travail forcé, la prostitution des enfants et la pornographie impliquant des enfants  ». Responsabilité de la famille «  L'élimination de la violence contre les enfants exige que les États, les gouvernements, la société civile et les communautés religieuses soutiennent et permettent à la famille de s'acquitter de sa responsabilité propre  », a estimé l'archevêque. Il s'agit donc de «  se recentrer sur le rôle de la famille dans le développement pour faire face aux multiples défis qui menacent le développement global des enfants », y compris dans les pays développés et industrialisés. Mgr Auza a souligné en ce sens le rôle de conseil des parents pour l'accès des enfants à Internet, en «  minimisant les risques sans limiter les compétences de l'enfant et les possibilités d'apprentissage  ». Évoquant le 25e anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant (20 novembre 1989), il a invité à «  promouvoir des activités de sensibilisation afin d'améliorer la connaissance autour de ces questions  ». L'Église catholique, a assuré l'archevêque, «  continue à s'engager pour la libération et la réintégration des enfants soldats  » et «  à travers ses plus de 300.000 institutions sociales et éducatives à travers le monde  », elle «  travaille tous les jours pour assurer à la fois l'éducation et la nourriture aux enfants, ainsi que la réintégration des victimes de violence dans leur famille et dans la société  ». News de Catholique.org Chrétiens et hindous ensemble pour la culture de l'inclusionhttp://news.catholique.org/53852-chretiens-et-hindous-ensemble-pour-la 2014-10-19T23:17:02Z text/html fr Catholique.org «  Chrétiens et hindous ensemble pour la promotion de la culture de l'inclusion  »  : c'est le titre du Message du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux à l'occasion de la fête hindoue de Diwali/Deepavali. Célébrée autour du 23 octobre 2014, la fête dure trois jours, marquant le début d'une nouvelle année, sous le signe de la réconciliation familiale et de l'adoration à Dieu. Elle représente la victoire de la vérité sur le mensonge, de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort, du bien sur le mal. Signé par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du dicastère et par le P. Miguel Ángel Ayuso Guixot, MCCJ, secrétaire, le message plaide pour «  une culture de l'inclusion » face «  à l'augmentation de la discrimination, de la violence et de l'exclusion dans le monde entier  ». Promouvoir la culture de l'inclusion est «  un appel commun et une responsabilité partagée  » entre chrétiens et hindous, et «  ceux et celles qui ont le souci de la santé et de la survie de la famille humaine sur la terre  ». Le texte évoque les effets pervers de la mondialisation sur les communautés religieuses  : «  relativisme, syncrétisme, individualisation de la pratique religieuse, fondamentalisme religieux, ethnique, tribal et violence sectaire  ». Dans un monde où les pauvres «  sont traités comme s'ils étaient des déchets  » et où sévit «  l'exploitation des enfants et des femmes, le manque d'attention à l'égard des personnes âgées, des malades, des handicapés, des migrants et des réfugiés, la persécution des minorités  », hindous et chrétiens sont appelés à «  agir individuellement et collectivement  » pour «  une société juste et pacifique  ». A.K. Message du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux Chrétiens et Hindous : Ensemble pour la promotion de la culture de l'« inclusion » Chers Amis Hindous, 1. Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux est heureux de vous adresser ses vœux cordiaux pour la célébration de Deepavali, le 23 octobre de cette année. Puisse la Lumière Transcendante éclairer vos cœurs, vos maisons et vos communautés, et que toutes vos célébrations accroissent ce sens d'appartenance mutuelle dans vos familles et dans vos voisinages, en faisant grandir l'harmonie et le bonheur, la paix et la prospérité. 2. « Ensemble pour la promotion de la culture de l'inclusion » est le sujet de réflexion que nous aimerions partager avec vous cette année. Face à l'augmentation de la discrimination, de la violence et de l'exclusion dans le monde entier, « cultiver une culture de l'inclusion » peut justement être considéré comme l'une des aspirations les plus authentiques des peuples partout dans le monde. 3. Il est vrai que la globalisation nous a montré de nombreuses nouvelles frontières, nous ouvrant des opportunités inouïes pour développer, entre autres, de meilleurs services dans les domaines de la santé et de l'éducation, en faisant grandir la conscience de la démocratie et de la justice sociale dans le monde, au point que, grâce aux nouveaux moyens de communication et de transport, notre planète est devenue un « village planétaire ». Mais il est aussi vrai que la mondialisation a manqué son but primordial qui était d'intégrer dans la communauté globale les populations locales. Plutôt, on ne peut pas ne pas remarquer que la mondialisation a contribué d'une manière importante au fait que plusieurs peuples ont perdu leur identité socio-culturelle, économique et politique. 4. Les effets pervers de la mondialisation ont aussi affecté les communautés religieuses dans le monde entier en raison des liens étroits qu'elles entretiennent avec les cultures qui les entourent. De fait, la mondialisation a contribué à fragmenter la société et à faire glisser toujours davantage vers le relativisme et le syncrétisme dans le domaine religieux aussi bien que vers l'individualisation de la pratique religieuse. Le fondamentalisme religieux, ethnique, tribal et la violence sectaire dans différentes parties du monde ne sont que des signes du mécontentement, de l'incertitude et de l'insécurité qui règnent parmi les peuples, surtout parmi les pauvres et les marginalisés, qui ont été exclus des avantages de la mondialisation. 5. En outre, les conséquences négatives de la mondialisation, telles que le matérialisme et le consumérisme si répandus, ont poussé les individus à devenir plus individualistes, à avoir faim de pouvoir et à être indifférents vis-à-vis des droits des autres, de leurs besoins et souffrances. C'est cela qui a mené, comme le dit le pape François, à une « "mondialisation de l'indifférence", qui nous fait lentement nous " habituer " à la souffrance de l'autre, en nous fermant sur nous-mêmes » (Message pour la Journée mondiale de la paix, 2014). Cette indifférence fait naître une « culture de l'exclusion  » (cf. Pape François, Au Mouvement apostolique des aveugles et à la Petite mission pour les sourds-muets, 29 mars 2014) marquée par la négation des droits des pauvres, des marginalisés et des plus vulnérables, à qui sont aussi refusées ces opportunités et ces ressources qui sont généralement à la disposition des autres membres de la société. Les pauvres sont traités comme étant insignifiants, superflus, onéreux, non nécessaires, comme des objets dont on peut se servir, puis les jeter comme s'ils étaient des déchets. A divers niveaux, l'exploitation des enfants et des femmes, le manque d'attention à l'égard des personnes âgées, des malades, des handicapés, des migrants et des réfugiés, la persécution des minorités ne sont que quelques indicateurs fiables de ce genre de culture. 6. Promouvoir la culture de l'inclusion devient donc un appel commun et une responsabilité partagée, à assumer avec urgence, un projet concernant ceux et celles qui ont le souci de la santé et de la survie de la famille humaine sur la terre. Ce souci et projet doit être mené à bien au sein des forces qui perpétuent la culture de l'exclusion et malgré elles. 7. Enracinés dans nos respectives traditions religieuses et partageant certaines convictions, puissions-nous, hindous et chrétiens, agir individuellement et collectivement avec les membres d'autres traditions religieuses et les personnes de bonne volonté, pour promouvoir une culture de l'inclusion pour une société juste et pacifique. Nous vous souhaitons un heureux Deepavali ! Cardinal Jean-Louis Tauran, Président P. Miguel Ángel Ayuso Guixot, MCCJ, Secrétaire News de Catholique.org C'est le Christ, et non un autre, qui guide l'Egllise et qui la sauvehttp://news.catholique.org/53845-c-est-le-christ-et-non-un-autre-qui-guide-l 2014-10-19T10:17:02Z text/html fr Catholique.org C'est le Christ, et non un autre, qui guide l'Egllise et qui la sauve" : le pape François a prononcé cette homélie lors de la messe de béatification du pape Paul VI (1897-1978), en ce 19 octobre, jour de conclusion du synode extraordinaire pour la famille, également journée mondiale des missions, en présence du pape émérite Benoît XVI et de deux autres cardinaux créés cardinaux par Paul VI. Le bienheureux Paul VI a été proclamé bienheureux pae le pape François à 10h48. Il sera fêté liturgiquement le 26 septembre, en la date de sa naissance. La relique apportée près de l'autel après la formule de béatification est la chemise teintée de son sang, à l'occasion de l'attentat au poignard aux Philippines, à l'aéroport de Manille, le 27 novembre 1970, par la main du peintre bolivien Benjamin Mendoza. La foule à interrompu le pape deux fois par des applaudissements lorsqu'il a remercié Paul VI : "À l'égard de ce grand Pape, de ce courageux chrétien, de cet apôtre infatigable, nous ne pouvons dire aujourd'hui devant Dieu qu'une parole aussi simple que sincère et importante : merci ! Merci ! [applaudissements] Merci à notre cher et bien-aimé Pape Paul VI ! Merci pour ton témoignage humble et prophétique d'amour du Christ et de son Église !" [applaudissements] La foule, dont quelque 3 000 pèlerins de Milan, où il avait été archevêque, a aussi applaudi cette citation de Paul VI : "Dans son journal personnel, le grand timonier du Concile, au lendemain de la clôture des Assises conciliaires, a noté : « Peut-être n'est-ce pas tant en raison d'une aptitude quelconque ou afin que je gouverne et que je sauve l'Église de ses difficultés actuelles, que le Seigneur m'a appelé et me garde à ce service, mais pour que je souffre pour l'Église, et qu'il soit clair que c'est Lui, et non un autre, qui la guide et qui la sauve »." Voici la traduction officielle de l'homélie, prononcée en italien, sans modifications. Homélie du pape François Nous venons d'entendre une des phrases les plus célèbres de tout l'Évangile : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21). À la provocation des pharisiens qui, pour ainsi dire, voulaient lui faire passer l'examen de religion et le prendre en défaut, Jésus répond avec cette phrase ironique et géniale. C'est une réponse à effet que le Seigneur livre à tous ceux qui se posent des problèmes de conscience, surtout quand entrent en jeu leurs intérêts, leurs richesses, leur prestige, leur pouvoir et leur réputation. Et cela arrive de tout temps, depuis toujours. L'accent de Jésus retombe sûrement sur la seconde partie de la phrase : “Et (rendez) à Dieu ce qui est à Dieu”. Cela signifie reconnaître et professer – face à n'importe quel type de pouvoir – que seul Dieu est le Seigneur de l'homme, et qu'il n'y en a pas d'autre. C'est la nouveauté éternelle à découvrir chaque jour, en vainquant la peur que nous éprouvons souvent devant les surprises de Dieu. Lui n'a pas peur de la nouveauté ! C'est pourquoi, il nous surprend continuellement, nous ouvrant et nous conduisant par des chemins imprévus. Il nous renouvelle, c'est-à-dire qu'il nous fait “nouveaux”, continuellement. Un chrétien qui vit l'Évangile est “la nouveauté de Dieu” dans l'Église et dans le monde. Et Dieu aime beaucoup cette “nouveauté” ! « Rendre à Dieu ce qui est à Dieu », signifie s'ouvrir à sa volonté, lui consacrer notre vie et coopérer à son Royaume de miséricorde, d'amour et de paix. Là se trouve notre force véritable, le ferment qui la fait lever et le sel qui donne saveur à chaque effort humain contre le pessimisme dominant que nous propose le monde. Là se trouve notre espérance parce que l'espérance en Dieu n'est donc pas une fuite de la réalité, elle n'est pas un alibi : c'est rendre à Dieu d'une manière active ce qui lui appartient. C'est pour cela que le chrétien regarde la réalité future, celle de Dieu, pour vivre pleinement la vie – les pieds bien plantés sur la terre – et répondre, avec courage, aux innombrables nouveaux défis. Nous l'avons vu ces jours-ci durant le Synode extraordinaire des Évêques – “Synode” signifie « marcher ensemble ». Et en effet, pasteurs et laïcs de chaque partie du monde ont apporté ici à Rome la voix de leurs Églises particulières pour aider les familles d'aujourd'hui à marcher sur la route de l'Évangile, le regard fixé sur Jésus. Ce fut une grande expérience dans laquelle nous avons vécu la synodalité et la collégialité, et nous avons senti la force de l'Esprit Saint qui guide et renouvelle toujours l'Église appelée, sans délai, à prendre soin des blessures qui saignent et à rallumer l'espérance pour beaucoup de gens sans espérance. Pour le don de ce Synode et pour l'esprit constructif offert par tous, avec l'apôtre Paul : « À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières » (1 Th 1, 2). Et que l'Esprit Saint qui, en ces jours laborieux nous a donné de travailler généreusement avec vraie liberté et humble créativité, accompagne encore la marche qui, dans les Églises de toute la terre, nous prépare au prochain Synode Ordinaire des Évêques d'octobre 2015. Nous avons semé et nous continuerons à semer avec patience et persévérance, dans la certitude que c'est le Seigneur qui fait croître tout ce que nous avons semé (cf. 1 Co 3, 6). En ce jour de la béatification du Pape Paul VI, me reviennent à l'esprit ses paroles, par lesquelles il a institué le Synode des Évêques : « En observant attentivement les signes des temps, nous nous efforçons d'adapter les orientations et les méthodes … aux besoins croissants de notre époque et à l'évolution de la société » (Lett. ap. Motu proprio Apostolica sollicitudo). À l'égard de ce grand Pape, de ce courageux chrétien, de cet apôtre infatigable, nous ne pouvons dire aujourd'hui devant Dieu qu'une parole aussi simple que sincère et importante : merci ! Merci ! [applaudissements] Merci à notre cher et bien-aimé Pape Paul VI ! Merci pour ton témoignage humble et prophétique d'amour du Christ et de son Église ! [applaudissements] Dans son journal personnel, le grand timonier du Concile, au lendemain de la clôture des Assises conciliaires, a noté : « Peut-être n'est-ce pas tant en raison d'une aptitude quelconque ou afin que je gouverne et que je sauve l'Église de ses difficultés actuelles, que le Seigneur m'a appelé et me garde à ce service, mais pour que je souffre pour l'Église, et qu'il soit clair que c'est Lui, et non un autre, qui la guide et qui la sauve » [applaudissements] (P. Macchi, Paul VI à travers son enseignement, de Guibert 2005, p. 105). Dans cette humilité resplendit la grandeur du Bienheureux Paul VI qui, alors que se profilait une société sécularisée et hostile, a su conduire avec une sagesse clairvoyante – et parfois dans la solitude – le gouvernail de la barque de Pierre sans jamais perdre la joie ni la confiance dans le Seigneur. Paul VI a vraiment su “rendre à Dieu ce qui est à Dieu” en consacrant sa vie tout entière à « l'engagement sacré, solennel et très grave : celui de continuer dans le temps et d'étendre sur la terre la mission du Christ » (Homélie pour le rite du couronnement, Documentation catholique n. 1404 [1963], col. 932), en aimant l'Église et en la guidant pour qu'elle soit « en même temps mère aimante de tous les hommes et dispensatrice du salut » (Lett. ap. Ecclesiam Suam, Prologue). News de Catholique.org Théiosis ? Déification-divinisation ?http://news.catholique.org/53847-theiosis-deification-divinisation 2014-10-19T00:17:02Z text/html fr Catholique.org Résumé des épisodes précédents*  : Dans les débuts, l'Eglise parlait l'hébreu, puis elle s'est mise au grec, le latin viendra plus tard  : à chaque étape, elle a souhaité que la Révélation soit comprise du plus grand nombre et elle a donc adopté la langue principale de l'époque. Ainsi les nouveaux convertis se préparant au baptême apprenaient que la vocation de l'Homme était…  la «  théiosis  ».  Théiosis… Un mot grec un peu oublié de nos jours, que l'on traduit par déification, ou divinisation, ou encore, union à Dieu, participation à la vie de Dieu… Etant donné que le mot est oublié, la signification qu'il recouvre peut sembler étrangère à la pensée quotidienne… Déification-divinisation, ne sont pas des mots de notre vocabulaire. L'Homme appelé à la … divinisation  ? Étrange. N'est-ce pas au moyen de cette tentation que le serpent de Genèse 3,5 tentait d'influencer la liberté d'Awa/Ève  ? (1) En lui disant «  Vous serez comme des dieux.  » Pour beaucoup de chrétiens aujourd'hui, la proposition de devenir comme des dieux est donc suspecte, elle rappelle trop les paroles du serpent trompeur. Pourtant il semblerait que la faute n'est pas de souhaiter «  devenir comme des dieux  », mais de vouloir devenir comme des dieux, en se passant de Dieu et de son alliance. Devenir des dieux sans Dieu  ! Ce qui relève du délire, car comment prétendre s'emparer de ce titre en se passant de Celui qui seul peut le donner  ? Devenir comme des dieux, par effraction  ? Toujours est-il que cette théiosis-déification, selon les Pères de l'Église et les Conciles, est l'unique vocation que le Créateur propose à l'Homme, pour de vrai, et avec son aide. Car les Pères avaient compris que le Créateur propose à tout homme ou femme  : «  faisons l'Homme  », ensemble. C'est une alliance sans repentance et c'est toujours le projet pour chacun et chacune d'entre nous, sans distinction. De nos jours, sans doute pour éviter des confusions, on n'emploie plus ce terme de déification-divinisation mais plutôt, «  entrée dans la vie divine  », «  partage le banquet des noces du Royaume  », «  paradis  » etc… ou encore «  sanctification  ». Saint Augustin qui ne parlait pas le grec se fait expliquer au V° siècle les termes qu'il retrouve chez tous les Pères grecs et découvrant la traduction s'exclame  : «  Je comprends  ! Ce que les Père grecs appellent théiosis-déification, ce n'est autre que ce que nous, les latins, nous appelons «  sanctification  »  ! Il est intéressant de noter que Jésus a employé ce terme sans sa langue. Ce mot était déjà en hébreu dans la Bible juive, car on voit Jésus le  citer dans saint Jean : «  N'est-il pas écrit dans votre Torah  : «  J'ai dit  : vous êtes des dieux  »  ? Alors qu'elle a appelé «  des dieux  » ceux à qui la Parole de Dieu a été adressée- et l'Ecriture ne peut être récusée- à celui que Dieu a consacré et envoyé dans le monde vous dites  : tu blasphèmes, parce que j'ai dit «  Je suis Fils de Dieu  »… Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas, mais si je les fais, quand bien même vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause de ces actes/œuvres, afin de reconnaître une bonne fois que le Père est en moi, et moi dans le Père ….  » (Jean 10, 34-38). Il fait référence en particulier au Psaume 82, verset 6  : Moi j'ai dit  : «  Vous des dieux, des fils du Très-Haut, vous tous  ?...  » Dans ce passage de Jean, sont abordés plusieurs thèmes importants pour notre enquête. On observera que dans la démarche de réflexion que le Christ propose, il y a la confrontation au réel qui est la méthode de notre enquête  : Le Christ invite à s'appuyer sur des faits  : les œuvres, les actes, c'est-à-dire, sur ce qui est vérifiable,  plutôt que de s'appuyer sur de simples paroles. En effet, chacun peut raconter tout ce qu'il veut, alors que les faits, actes/œuvres,  quant à eux, sont  vérifiables…  »Si je ne les fais pas, ne me croyez pas  !  » On ne peut pas demander aux gens de croire aveuglement, jamais la Bible ne le fait. Les prophètes et le Christ invitent toujours à la vérification, l'analyse, la comparaison, l'usage normal de l'intelligence… «  Souvenez-vous, Dieu n'a-t-il pas fait pour vous ou pour vos Pères, ceci ou cela  ?  » Quand il leur reproche leur manque de foi-confiance, le Christ leur dit  : «  Hommes de peu… d'intelligence, lents à … comprendre ce qu'ont dit les prophètes  !  »… Et même quand, avec Matthieu, il sera question de croire sans avoir vu, on notera que Jésus n'a pas dit  : Heureux ceux qui croiront sans réfléchir, (ou bêtement). D'ailleurs, chaque fois que l'Eglise a croisé cette attitude qui dévalue la raison humaine, elle a nommé cela «  fidéisme  » et elle a condamné cette croyance comme une déformation de l'enseignement des évangiles. Revenons au passage de Jean cité  : « … afin de reconnaître une bonne fois que le Père est en moi, et moi dans le Père ….  » Nous serons attentifs, à ce thème de l'Union, thème essentiel qui sera développé par certains papes et que les conciles vont travailler pour approfondir et mieux comprendre ce que signifie cette théiosis... (2) La théiosis, le mot revient un grand nombre de fois dans tous les écrits des Pères, ainsi, l'évêque de Lyon, avant l'an 200, Saint Irénée (3) nous dit que cette théiosis-déification ne peut être que progressive pour les Hommes que nous sommes. Non pas que Dieu ne soit pas capable d'aller plus vite dans cette opération  : «  faisons l'Homme  !  ». Mais parce que Dieu lui-même, choisit de respecter les étapes de création. Par respect pour sa création…  Ainsi, c'est Lui qui nous donne la première naissance, à nous d'aller, avec son aide, vers la nouvelle naissance, comme le Christ l'explique à Nacdimon' (Nicodème). Cette seconde naissance est nécessaire pour entrer dans le Royaume des Cieux. (4) C'est ainsi que l'Eglise envisage deux naissances pour l'Homme. La première, qui est biologique, nous fait sortir du sein de notre mère. Puis la seconde, qui est spirituelle, nous fait entrer dans le Royaume de Dieu. C'est une création nouvelle que Dieu opère, mais pas sans notre participation… (A suivre…) Brunor           *Retrouvez les épisodes précédents sur www.brunor.fr ou sur le site de Zénit                http://www.zenit.org/fr/googlesearch?q=les%20indices%20pensables (1)    Awa en hébreu = vie, que l'on a correctement traduit  Zoé=vie  en grec mais simplement calqué en français  : Eve, ce qui n'est pas une traduction, mais un décalque. (2)   En particulier le Pape Léon le Grand et le concile de Chalcédoine, 451 (3)   Saint Irénée, évêque de Lyon, né en 120, mort martyr en 202. (4)    (Entretien avec Nicodème, Jean 3,3) News de Catholique.org Le bienheureux Paul VI, pape de la mission et pape marialhttp://news.catholique.org/53846-le-bienheureux-paul-vi-pape-de-la-mission-et 2014-10-18T23:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François a souligné combien le bienheureux pape Paul VI a été un pape missionnaire et un pape marial, avant la prière de l'angélus, au terme de la messe de béatification de Paul VI, place Saint-Pierre ne présence de quelque 70 000 personnes. Le pape a ensuite ajouté  : «  A tous je souhaite un bon dimanche. Je vous demande de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir.  » Avant de se retirer, vers 12h13, le pape est allé saluer le pape émérite Benoît XVI. Il est allé embrasser l'autel, puis, avant de rentrer dans la basilique Saint-Pierre, il s'est arrêté, a levé les yeux vers l'image du bienheureux Paul VI, suspendue à une tapisserie, à la loggia des bénédictions, puis il a fait le signe de croix. Une fois retirés ses ornements liturgiques, le pape est revenu saluer un à un les cardinaux présents, puis il est monté sur sa voiture découverte  : il a fait le tour de la place jusqu'à 12h47. A.B. Paroles du pape François avant l'angélus Chers frères et sœurs, Au terme de cette célébration solennelle, je désire saluer les pèlerins venus d'Italie et de différents pays, avec une pensée déférente pour les délégations officielles. Je salue ne particulier les fidèles des diocèses de Brescia, Milan et Rome, liée de façon significative à la vie et au ministère du pape Montini. Je vous remercie tous de votre présence et je vous exhorte à suivre fidèlement les enseignements et l'exemple du nouveau bienheureux. Il a été un ardent soutien de la mission ad gentes  ; comme en témoigne surtout son Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi par laquelle il voulait réveiller l'élan et l'engagement pour la mission de l'Eglise. Cette exhortation est encore actuelle, a tout son actualité [applaudissements]. Il est significatif de considérer cet aspect du pontificat de Paul VI, justement aujourd'hui où l'on célèbre la Journée missionnaire mondiale. Avant d'invoquer tous ensemble la Vierge Marie, avec la prière de l'Angélus, j'aime à souligner la profonde dévotion mariale du bienheureux Paul VI. Le peuple chrétien sera toujours reconnaissant à ce pontife pour son Exhortation apostolique Marialis Cultus et pour avoir proclamé Marie «  Mère de l'Eglise  » [applaudissements], à l'occasion de la clôture de la troisième session du Concile Vatican II. Que Marie, Reine des saints, nous aide à réaliser la volonté du Seigneur fidèlement dans notre vie, comme le nouveau bienheureux l'a fait. Angelus… © Traduction de Zenit, Anita Bourdin News de Catholique.org Le synode n'a jamais remis en question les vérités sur le mariagehttp://news.catholique.org/53839-le-synode-n-a-jamais-remis-en-question-les 2014-10-18T07:17:02Z text/html fr Catholique.org Le pape François discerne cinq tentations, au terme du synode extraordinaire sur la famille : autant de points de repères pour un examen de conscience tout au long du processus synodal, qui se poursuit jusqu'au synode de 2015. Il déclare en même temps que "jamais" le synode n'a "remis en question les vérités fondamentales du Sacrement du mariage". Il "canonise" la "Relatio synodi" comme un "résumé fidèle et clair de tout ce qui a été dit et discuté en salle, et dans les carrefours". Le pape s'est adressé à l'assemblée, et son discours a duré une vingtaine de minutes, mentionnant notamment ces "cinq tentations" : il n'a pas ignoré les difficultés du synode. Les applaudissements debout ont duré cinq minutes. Les cinq tentations sont, pour le pape François : la tentation d'un "raidissement hostile" ; ou d'un "bonisme" qui serait "destructeur" ; la tentation de "transformer la pierre en pain pour rompre un jeûne long, pesant et douloureux" ou de transformer "le pain en pierre" et de la "jeter contre les pécheurs" ; la tentation de "descendre de la croix, pour contenter les gens" ; le danger de "négliger le dépôt de la foi" et celui de "négliger la réalité". "Chers frères et soeurs, a ajouté le pape, les tentations ne doivent ni nous faire peur ni nous déconcerter et encore moins nous décourager, parce qu'aucun disciple n'est plus grand que son maître ; donc, si Jésus a été tenté - et même appelé Belzéboul (cf. Mt 12, 24) - ses disciples ne doivent pas s'attendre à un traitement meilleur." Il confie : "Personnellement, j'aurais été très préoccupé et attristé s'il n'y avait pas eu ces tentations et ces discussions animées, ce mouvement des esprits - comme saint Ignace l'appelait (Exercices spirituels, 6) -, si tous avaient été d'accord ou taciturnes, dans une paix fausse et quiétiste." "Au contraire, a-t-il poursuivi, j'ai vu et j'ai écouté - avec joie et reconnaissance - des discours et des interventions pleins de foi, de zèle pastoral et doctrinal, de sagesse, de franchise, de courage et de parresie. Et j'ai senti qu'on a mis devant ses yeux le bien de l'Eglise, des familles, et la "loi suprême" [suprema lex dans le texte, ndlr], le "salut des âmes" [salus animarum, dans le texte] (cf. Code de droit canon, canon 1752). Et cela toujours - nous l'avons dit ici dans la salle - sans jamais mettre en discussion les vérité fondamentales du Sacrement du mariage : l'indissolubilité, l'unité, la fidélité et la procréativité, c'est-à-dire l'ouverture à la vie (cf. Canons 1055, 1056 et Gaudium et Spes, 48)." Le pape a ensuite manifesté son amour pour l'Eglise, "mère facionde" et "maîtresse attentive" qui "n'a pas peur de se retrousser les manches pour verser l'huile et le vin sur les blessures des hommes." Il a indiqué le chemin encore à parcourir : "Maintenant, nous avons encore un an pour mûrir les idées proposées , avec un vrai discernement spirituel, et pour trouver des solutions conàrètes a tant de difficultés et d'innombrables défis que les familles doivent affronter, à donner des réponses à tant de découragements qui entourent et suffoquent les familles. Un an pour travailler sur la "Relatio synodi" qui est le résumé fidèle et clair de tout ce qui a été dit et discuté dans cette salle, et dans les carrefours. Et qui est présenté aux conférences épiscopales comme les "Lineamenta". " Les lineamenta sont le document de base d'un synode qui doit ensuite servir au Secrétariat du synode pour élaborer un "instrument de travail" (Instrumentum laboris). News de Catholique.org "Ils piétinent nos valeurs"http://news.catholique.org/53838-ils-pietinent-nos-valeurs 2014-10-18T05:17:10Z text/html fr Catholique.org Le pape François s'est permis un coup de gueule devant l'assemblée synodale, ce samedi soir, 18 octobre. Il est en effet sorti de son silence au terme du vote du document final pour s'exclamer : "Ils piétinent nos valeurs !" Alors que le synode s'achevait, le secrétaire du pape François a reçu un appel téléphonique du maire de Rome, M. Ignazio Marino, qui annonçait l'établissement d'un registre pour les unions homosexuelles. Il a reconnu six "mariages" contractés à l'étranger. Le pape a déploré cette annonce au terme du synode sur la famille, saluant avec ironie la "délicatesse" du geste et s'emportant : "Ils se moquent de nous, ils piétinent nos valeurs", indique un témoin à Zenit. News de Catholique.org Le synode refuse trois paragraphes litigieuxhttp://news.catholique.org/53837-le-synode-refuse-trois-paragraphes-litigieux 2014-10-18T05:17:08Z text/html fr Catholique.org Les pères du synode ont refusé trois paragraphes litigieux du Rapport final du synode extraordinaire sur la famille, ce samedi après-midi, 18 octobre, au Vatican. Il s'agit des paragraphes 52, 53 et 55 du Rapport intermédiaire. Ce sont les paragraphes concernant la communion sacramentelle aux personnes divorcées et remariées, la communion spirituelle et l'homosexualité, qui "n'a rien à voir avec la famille". Chaque paragraphe a en effet été voté, sans débat, en assemblée générale et ces paragraphes n'ont pas obtenu la majorité des deux tiers nécessaire à leur adoption. News de Catholique.org Le pape François remercie les journalistes au terme du synodehttp://news.catholique.org/53836-le-pape-francois-remercie-les-journalistes 2014-10-18T05:17:06Z text/html fr Catholique.org Le pape François a remercié les journalistes au terme du synode, en sortant du vote du Rapport final, ce samedi soir, 18 octobre. Le pape s'est arrêté auprès des journalistes présents à la sortie de la Salle Paul VI du Vatican vers 18h30, poru leur dire : "Je vous remercie pour le travail que vous avez fait." Les journalistes en ont déduit que le vote du Rapport avait été positif, avait remporté la majorité des deux tiers requises. Reste à savoir quels paragraphes auront été ou non retenus. News de Catholique.org