5 juillet 2008 -
Saint Antoine-Marie de Zaccaria
Publié le : 26 avril 2005 Source :
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La une (News)« La joie d’annoncer et de témoigner à tous la Bonne Nouvelle du Christ Sauveur »ROME, Lundi 25 avril 2005 (ZENIT.org) - Voici l’allocution du pape Benoît XVI lors de son pèlerinage au tombeau de saint Paul, à Saint-Paul-hors-les-Murs, ce lundi soir. Messieurs les Cardinaux, Vénérables frères dans l’Episcopat et le Sacerdoce, Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Je rends grâce à Dieu qui, au début de mon ministère de Successeur de Pierre, m’accorde de m’arrêter pour prier auprès du tombeau de l’apôtre Paul. C’est pour moi un pèlerinage très désiré, un geste de foi, que j’accomplis en mon nom propre, mais aussi au nom du bien-aimé diocèse de Rome, dont le Seigneur m’a constitué Evêque et Pasteur, et de l’Eglise universelle confiée à mon soin pastoral. Un pèlerinage, pour ainsi dire, aux racines de la mission, de cette mission que le Christ ressuscité a confiée à Pierre, aux Apôtres et, de façon singulière, aussi à Paul, en le poussant à annoncer l’Evangile aux nations, jusqu’à arriver en cette ville, où, après avoir longtemps prêché le Royaume de Dieu (Actes des Apôtres 28,31), il a rendu par le sang l’extrême témoignage à son Seigneur, qui l’avait « conquis » (Philippiens 3,12) et envoyé. Avant même que la Providence le conduise à Rome, l’Apôtre avait écrit aux chrétiens de cette cité, capitale de l’empire, sa lettre la plus importante du point de vue doctrinal. Son commencement vient d’être lu, un dense préambule où l’Apôtre salue la communauté de Rome en se présentant comme « le serviteur du Christ Jésus, apôtre par vocation » (Romains 1,1). Et plus loin, il ajoute : « Par Lui [le Christ], nous avons reçu la grâce de l’apostolat pour obtenir l’obéissance de la foi de la part de toutes les nations » (Romains 1,5). ![]() Au début du troisième millénaire, l’Eglise sent avec une vivacité renouvelée que le mandat missionnaire du Christ est plus que jamais actuel. Le Grand Jubilé de l’An 2000 l’a conduite à « repartir du Christ », contemplé dans la prière, afin que la lumière de sa vérité soit irradiée par tous les hommes, avant tout par le témoignage de la sainteté. J’ai à cœur de rappeler la devise que saint Benoît a placée dans sa Règle, en exhortant ses moines à « ne rien préférer absolument à l’amour du Christ » (ch. 4). En effet, la vocation sur le chemin de Damas a conduit Paul à cela justement : à faire du Christ le centre de sa vie, en laissant tout pour la sublime connaissance de Lui et de son mystère d’amour, et en s’engageant ensuite à l’annoncer à tous, spécialement aux païens, « à la gloire de son nom » (Romains, 1,5). Sa passion pour le Christ l’a conduit à prêcher l’Evangile non seulement par la parole mais par sa propre vie, toujours plus en conformité avec son Seigneur. A la fin, Paul a annoncé le Christ par le martyre, et son sang, uni à celui de Pierre, et de tant d’autres témoins de l’Evangile, qui a irrigué cette terre et rendu féconde l’Eglise de Rome, qui préside à la communion universelle de la charité (cf. s. Ignace d’Antioche, Aux Romains, Inscr. : Funk, I, 252). Le XXe siècle a été un temps de martyre. Le pape Jean-Paul II l’a fortement mis en relief, en demandant à l’Eglise de « mettre à jour le martyrologe », et a canonisé et béatifié de nombreux martyrs de l’histoire récente. Si donc le sang des martyrs est semence de nouveaux chrétiens, au début du IIIe millénaire, il est licite de s’attendre à une nouvelle floraison de l’Eglise, spécialement là où elle a davantage souffert pour la foi et pour le témoignage de l’Evangile. Nous confions ce souhait à l’intercession de saint Paul. Qu’il daigne obtenir pour l’Eglise de Rome, en particulier pour son évêque, et pour tout le Peuple de Dieu, la joie d’annoncer et de témoigner à tous la Bonne Nouvelle du Christ Sauveur. [Traduction de l’original italien réalisée par Zenit] |