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Aujourd’hui peut-on communier sans s’être confessé ?

Péchés « véniels » ou « mortels » ?

L’Église distingue en fait depuis le Concile de Trente les péchés « mortels » des péchés « véniels ».
Jean-Paul II insiste à nouveau aujourd’hui sur cette distinction qui pour beaucoup de chrétiens est dépassée.
Les péchés dits « mortels » sont ceux suffisamment graves qui détruisent en nous la grâce et l’œuvre de Dieu et qui ne peuvent être remis que dans le sacrement de Réconciliation.
Les seconds dits « véniels » ou légers ou quotidiens peuvent être remis par le repentir sincère de celui qui les a commis et ne nécessitent pas forcément de les confesser.

Déjà saint Jean parlait de ces péchés « qui ne conduisent pas à la mort » et pour lesquels il « suffit de prier » (cf. 1 Jn 5,16).
Ce vrai repentir passe cependant par des actes de repentance multiples : aux débuts de l’Eglise les plus fréquents étaient la prière, l’aumône et le jeûne.
D’une manière générale, tout acte de charité nous purifie des péchés légers selon cette parole de l’Apôtre Pierre « La charité couvre la multitude des péchés » (1 Pierre 4,8). Sachant que le péché quotidien ne nous fait pas perdre la charité au contraire du péché mortel, tout ce qui en nous ravive la charité suffit à nous remettre ces péchés quotidiens.

Les groupes de prière communautaire, la méditation et le partage de la Parole de Dieu, la relecture de sa vie avec un prêtre ou en équipe...mais aussi les gestes extérieurs de piété au cours de la messe, la demande du Notre Père « pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » dite avec sincérité, sont autant de moyens de raviver en nous la ferveur de la charité qui nous libère de ces péchés quotidiens.

Eucharistie nous sépare du péché


Mais ce sont surtout les sacrements et en particulier l’Eucharistie qui nous sépare du péché en nous purifiant des péchés commis et en nous préservant des péchés futurs.
Ainsi ce n’est pas malgré nos péchés quotidiens que nous pouvons communier mais nous avons besoin de communier précisément à cause d’eux.
Comme l’écrit St Ambroise, « chaque fois que nous Le recevons (dans l’Eucharistie), nous annonçons la mort du Seigneur’ (1 Cor 11,26).
Si nous annonçons la mort du Seigneur, nous annonçons la rémission des péchés. Si chaque fois que son Sang est répandu, il est répandu pour la rémission des péchés, je dois toujours Le recevoir, pour que toujours Il remette mes péchés.

Au début de la messe, quand nous récitons le « Je confesse à Dieu... », nous nous rappelons que le sacrement de l’Eucharistie nous purifie des péchés quotidiens. En outre, comme chaque communion augmente en nous la charité, elle contribue à nous préserver du péché mortel.

Il y aurait beaucoup d’avantages à rappeler à tous les croyants cette doctrine très ancienne de l’Église selon laquelle les péchés mortels sont pardonnés nécessairement par le Christ à travers le sacrement de réconciliation, et que les péchés véniels peuvent être remis de multiples façons et en particulier par la communion au Corps du Christ.