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Ils ne le reconnurent pas

Prière d’introduction Seigneur, je viens te demander de m’aider à mieux te connaître afin que je t’aime davantage et que je te suive toujours de plus près.

Demande Seigneur Jésus, accorde-moi la grâce que grandisse en moi le don de la foi.

Points de réflexion

1. Ils refusèrent de le reconnaître. Dans ce passage, l’aveuglement des scribes est probant. Ils avaient vu ou du moins entendu parler des miracles opérés par Jésus, dont l’expulsion de démons. Ils les avaient reconnus comme des faits indéniables. Néanmoins, ils ne croyaient pas ce qui était si évident pour tous, à savoir que ce n’est que par la puissance de Dieu que Satan peut être chassé. Ils refusèrent de voir le doigt de Dieu dans les miracles de Jésus. C’est troublant, choquant, de voir une telle folie ! Qu’est-ce qui peut emmener une personne à un tel aveuglement devant les oeuvres de Dieu ?

2. L’orgueil de l’homme. Il y a d’autres exemples dans la Bible qui font preuve de cette même témérité. L’arrogant Pharaon refuse de laisser partir le peuple de Dieu pour le désert. Il cède finalement après avoir été frappé par dix plaies. Et même alors, il change rapidement d’avis et fait pourchasser le peuple de Dieu jusqu’à la Mer Rouge. Pharaon et les scribes refusèrent de croire à cause de leur orgueil. Ils avaient vu mais ils ne comprenaient pas parce qu’ils ne voulaient pas comprendre. Ils fermèrent leurs coeurs au plan de Dieu, à la façon dont Dieu veut faire les choses. Les scribes étaient convaincus que Jésus ne pouvait pas être le Messie, pas même un prophète, encore moins le Fils de Dieu, car ils se croyaient ceux qui connaissaient le mieux les plans de Dieu. Devant l’inexplicable, devant les miracles, ils ne pouvaient qu’invoquer la puissance de Satan pour justifier le surnaturel de ces faits. Jésus fait ressortir devant eux, avec fermeté et cependant avec la tendresse du Bon Pasteur, que leur attitude est erronée. Il leur montre qu’il n’y a qu’une interprétation valable pour ses actions : la volonté de Dieu. Et là encore, ils refusent, alléguant qu’il est habité par un esprit mauvais. Ainsi, leur péché demeure, car ils n’ont pas vu le moment de leur délivrance. Ils refusèrent d’écouter la voix de l’Esprit Saint.

3. Le danger de l’orgueil. L’orgueil est le plus subtil, le plus mortel des sept péchés capitaux. Il est partout présent et il s’insinue dans nos vies de différentes façons. Il y a ceux, par exemple, qui refusent de voir la volonté de Dieu dans leurs supérieurs légitimes. Le Pape, lui, est relégué au rang de simple consultant auquel ils obéissent si- mais seulement si- ce qu’il dit leur plaît. Il y a ceux qui choisissent parmi les enseignements de l’Eglise ce qui leur convient, en laissant de côté le reste. De tels jugements sont de fait un refus de reconnaître le Christ présent et agissant dans l’Eglise. Cela revient à mettre en doute la fidélité des paroles du Christ. Par notre orgueil, nous faisons appel à notre propre « magistère », refusant, comme les Pharisiens, de voir la vérité.

Dialogue avec le Christ Fils éternel du Père et Fils de Marie, tu as établi ton Eglise sur le rocher de Pierre et tu as promis ta divine assistance pour les siècles à venir. Permets que je grandisse dans la foi et l’humilité pour accepter intégralement, toujours et de grand coeur, les enseignements de l’Eglise, ma Mère.

Résolution Aujourd’hui, je renouvellerai ma foi dans le Christ qui conduit infailliblement le Magistère de l’Eglise.